Actualités :: Burkina : Zéphirin Diabré tourne la page de l’opposition

Une page se referme et une autre s’ouvre pour Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique de 2012 à 2020, et son parti politique, l’Union pour le progrès et le changement (UPC). A l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux des militants du parti à son égard, ce mardi 12 janvier 2020 à Ouagadougou, le tout nouveau ministre d’Etat en charge de la Réconciliation nationale a fait une sorte d’introspection avant de clarifier la position du parti, qui a décidé désormais d’accompagner l’action du pouvoir.

Arrivé troisième à l’issue de la présidentielle du 22 novembre 2020 et en quatrième position pour ce qui est des législatives (en termes d’élus), le parti de Zéphirin Diabré a opté de rejoindre le pouvoir. Ainsi, le président de l’UPC est nommé ministre d’Etat auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale. « 2020 a été pour nous une année de combat politique âpre, avec la tenue des élections couplées présidentielle et législatives. Malgré l’engagement résolu et la détermination dont nous avons collectivement fait montre, les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes », rappelle Zéphirin Diabré, félicitant et encourageant tous les militants pour leur sacrifice et leur combativité lors de ces élections.

« Par leur vote lors des élections législatives, les Burkinabè ont exprimé clairement leur volonté de ne plus voir notre parti, l’UPC, diriger le CFOP [Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso]. Ils ont opéré une alternance au niveau du CFOP », conclut-il.

L’ex-porte-parole de l’opposition a saisi le moment pour s’excuser auprès d’éventuelles personnes qu’il aurait heurtées par son attitude. Il a aussi pardonné à tous ceux qui l’ont offensé. « Pour le reste, il appartient désormais à l’histoire de juger mon action en tant que chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso », soumet-il.

L’UPC et son président sont désormais orientés vers l’avenir, fait également de collaboration avec le pouvoir. « Au sortir des élections, le président du Faso, SEM Roch Marc Christian Kaboré, a proposé à l’UPC et à son président d’apporter leur contribution dans la gestion des affaires du pays, notamment sur la question ô combien délicate mais ô combien indispensable de la réconciliation nationale. Au regard de ce que cet enjeu représente pour le destin de notre pays, et prenant en compte la position constante de notre parti sur la question et ce qu’il peut apporter comme contribution vu sa position sur l’échiquier politique national avant et après l’insurrection populaire de 2014, l’UPC a décidé, de manière souveraine, de répondre favorablement à la demande du Président Kaboré », justifie le nouveau ministre d’Etat.

« Les termes de la nomination du président de l’UPC que je suis, et l’ancrage institutionnel qui a été décidé montrent clairement que nous sommes sur le registre non pas d’un ministère classique aux attributions et à l’organisation déjà établies, mais d’une mission bien précise à exécuter aux côtés du président du Faso, dans la suite des engagements qu’il a pris au lendemain de sa réélection », précise Zéphirin Diabré.

L’ancien CFOP-BF retrace : « Je me permets de noter que cette confiance fait écho au compagnonnage gouvernemental qui nous a réunis dès 1992 et à la confiance qu’il avait placée en moi en me confiant, en 1994, avec l’accord du Président Blaise Compaoré, le ministère stratégique de l’Economie et des Finances dans le gouvernement qu’il a été appelé à diriger, au lendemain d’une dévaluation monétaire historique à tout point de vue, et dont tout le monde redoutait les conséquences pour notre pays. Je voudrais ici, de manière solennelle, le rassurer de mon entière loyauté et de mon engagement ferme, pour traiter de la question qu’il m’a confiée ».

Zéphirin Diabré dit croire « fermement » avec son parti que sans une réconciliation sincère des filles et fils de ce pays, et sans une cohésion sociale raffermie, le pays aura toutes les difficultés à relever les défis qui l’assaillent.
Selon M. Diabré, l’UPC entend définir, dans les jours à venir, et de concert avec les autres partis qui soutiennent l’action du président du Faso, les modalités de leur travail en commun.

O.L
Lefaso.net

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