Retour au format normal
lefaso.net

Les artistes burkinabé et la révolution d’août

jeudi 20 septembre 2007.

 
Abdoulaye Cissé

La révolution burkinabé du 4-août semble lointaine ; elle a été interrompue, il y a de cela deux décennies. C’est une parenthèse de sang ouverte une nuit d’août 83 et refermée un jeudi noir d’octobre 87 par une salve de mitraillettes. Quatre années qui ont radicalement modifié l’histoire de notre pays.

Cependant, hormis quelques politiciens qui puisent dans ce patrimoine quelques articles pour leur marketing, et les rares tentatives de cinéastes, tel Balufu Bakupa kanyindé, et de dramaturges africains, comme Lamko Koulsi, qui s’intéressent à la figure de proue de cette révolution, le devoir de mémoire n’est pas entrepris. Comme si une certaine omerta œuvrait à rendre le Burkinabé amnésique. Les créateurs burkinabé, par une sorte d’évitement qui ne s’explique pas, zappent aussi sur cette période qui fut pourtant la plus féconde en termes de réalisation matérielle, d’implication d’un peuple à son devenir ; donc riche de matériaux pouvant nourrir l’imaginaire du créateur.

Si l’Histoire, c’est le moment où un peuple ayant pris conscience de sa force s’approprie son destin et fomente un avenir à la hauteur de ses rêves, on peut assurément dire que le Burkina est réellement entré dans l’Histoire avec la révolution d’août.

Pour la première et unique fois ( ?) les fils de ce pays avaient la vision d’une destinée commune ; un rêve de grandeur et d’émancipation s’allumait dans les yeux du paysan et du berger, du soldat et du fonctionnaire, de l’homme et de la femme.

C’est pourquoi en ces périodes troubles où les conflits fonciers, les régionalismes, la corruption et la fracture sociale lézardent l’unité nationale, il est nécessaire que l’artiste, par un travail de mémoire et de recréation, nous montre qu’un autre Burkina est possible.

Parce qu’un autre Burkina a existé ! Celui né du 4-Août. Il ne s’agit pas par une incantation de sorcier de ressusciter cette époque, étant entendu que le temps, comme les fleuves, ne revient jamais en arrière, mais de témoigner par devoir.

Le créateur peut et doit montrer comment cette terre, désolée, chauffée par un brûlant soleil, balayée par les souffles chauds des vents du Sahara et arpentée d’une année à l’autre par des sécheresses terribles, cette terre de bergers faméliques et d’agriculteurs affamés, ce pays d’exode, grand pourvoyeur de main-d’œuvre pour les plantations de café et de cacao, ce réservoir de lave-vaisselle et de bandits de faits-divers de Fraternité Matin a réussi à se réhabiliter aux yeux des pays voisins et à devenir le porte-flambeau d’une Afrique sans complexe.

Par quelle alchimie, le Burkinabé est passé, dans la perception des autres, de l’infra-humain au stade d’homme libre montrant la voie de la dignité ?

Que le poète chante les grandes combustions de l’esprit, les jaillissements de l’énergie créatrice, les ébullitions et les explosions d’un génie créateur qui, en trois ans, ont fait reculer la désertification, ont vaincu la faim, et ont jugulé les épidémies endémiques.

Ce peuple mettant dans un sol longtemps chauve des millions de plants et substituant à l’ocre et au rouge latéritique des sols, le vert des frondaisons pour intimer au désert d’arrêter sa marche et au ciel d’étancher la soif d’un sol craquelé.

Qu’il nous parle de ce peuple d’assistés dont la main a longtemps tenu la sébile devant les institutions onusiennes et dont les greniers ventrus étaient, en cette période-là, pleins à ras bord. Qu’un diptyque de peintre juxtapose les yeux suppliants et le ventre cave du paysan voltaïque et le regard assuré et le corps apaisé du cultivateur burkinabé. Et aussi le défi insensé de vacciner toutes les couches vulnérables du Burkina et être le premier pays au monde à le réussir !

Que le poète, le cinéaste ou le dramaturge nous montre, dans sa dignité et sa vérité, ce leader charismatique qui rêva pour chaque Burkinabé un lopin de terre, un ventre rassasié, un corps sain, et vécut dans une austérité de moine.

Dans la course actuelle à l’enrichissement illicite, que la statuaire nationale taille dans le roc le visage de celui dont le pouvoir ne servit ni à bâtir des palais ni à ouvrir des comptes dans des banques off shore, ni à créer une ploutocratie. Celui qui comprit que « faire la révolution, c’est oublier d’exister pour que les autres existent ».

Que le tragédien nous montre la solitude du visionnaire abandonné par un peuple harassé par trois années de travaux titanesques et aspirant à la trêve tandis que, lui, pressent que la marche doit continuer jusqu’à l’achèvement de l’édifice.

Et que le comédien de théâtre incarne le héros qui sent les gigantesques mâchoires de la trahison s’entrouvrir pour son anéantissement et attend lucidement la mort imminente ; en somme, nous montrer un homme qui préféra mourir que de forfaire à une certaine idée supérieure de l’honneur.

Un homme qui aurait pu dire comme Saint-Just : « Je méprise cette poussière qui me compose et qui vous parle ; on pourra la persécuter et faire mourir cette poussière ! Mais je défie qu’on m’arrache cette vie indépendante que je me suis donnée dans les siècles et dans les cieux ». Celui qui accepta de mourir pour vivre éternellement.

Mais que les créateurs nous exhument aussi la part d’ombre de cette révolution, ce versant honteux de l’édifice, ce côté bas et mesquin des acteurs de cette époque. Qu’un cinéaste nous retrace les turpitudes de milliers d’enseignants licenciés. Qu’il dissèque la descente aux enfers du maître d’école respecté qui, du jour au lendemain, devient un paria.

Et les enfants de ce travailleur licencié, qui découvrent les privations, les jours où l’âtre est froid et sans feu, les matins sans repas et les nuits sans chaleur. Les expulsions des maisons pour cause d’impayés, le retour forcé au village dans la gêne, les scolarités interrompues... Les rêves d’enfants brisés , les familles disloquées et les carrières compromises...

Et l’exode de ces hommes anéantis vers les pays limitrophes, l’incertitude du lendemain dans les yeux. Et parfois l’extrême : dans la nuit, la corde accrochée à la charpente d’une chambre ou à une branche de caïlcedrat et le nœud coulant que l’homme passe au cou comme une cravate et le saut final... dans la mort.

Le matin, un cadavre qui se balance, une famille éplorée et des orphelins désemparés. Combien de suicidés, combien de fous et combien d’êtres brisés pour toujours ce licenciement a engendrés ? Quels dommages cette mesure a portés au système éducatif ? Qu’un chroniqueur nous en fasse le macabre décompte !

Que l’on nous parle des liquidations extrajudiciaires et des basses besognes des CDR. Des balles qui ont fauché des citoyens qui se sont malencontreusement trouvés dans la ligne de mire d’un CDR ivre ou drogué. Qu’un long métrage prenne pour sujet ces petits délinquants ou cette racaille qui s’est incrustée dans les Comités de Défense et qui, sous le couvert du sécuritaire rackettaient la population, terrorisaient les honnêtes gens et même assassinaient impunément...

Ces CDR dans l’Administration qui, tels des boas constrictors, s’enroulaient autour de l’organigramme et paralysaient le fonctionnement des services. Car à l’ordre du chef hiérarchique se substituait le contre-ordre aboyé par le planton délégué CDR. Que l’on nous peigne ces monstres qui utilisaient leur position dans l’appareil d’Etat pour commettre des abus, condamner des innocents et se venger de ceux qu’ils jalousaient.

Que les créateurs nous entretiennent du calvaire de ceux qui ont été exclus de la révolution : les anciens politiciens, les officiers supérieurs mis à la retraite anticipée, les rares médecins spécialistes congédiés et condamnés à l’exil. Qu’une pièce dramatique nous introduise dans le quotidien du Burkinabé ostracisé et frappé du sceau « Apatride ».

Qu’il nous retrace le chemin de croix de l’exilé. La douloureuse géographie des paysages intérieurs de ceux qui n’habitent plus leur pays, mais sont habités par l’absence de la Terre des pères. Qu’on nous restitue l’écho des cris d’outre-tombe de ces nombreux exclus morts hors de leur pays avec le regret de ne pas reposer sous la terre du Burkina.

Et tutti quanti. Il est clair que cette période de notre histoire fut lumineuse et sombre, claire et obscure, pleine d’espoir et de force, mais aussi de fureur et de violence. Néanmoins, elle contient tous les éléments qui donnent à une nation la force de se penser et de s’élancer vers l’avenir ; et aussi les enseignements de tous les périls qui guettent une nation en gestation.

Que le créateur burkinabé soit un contempteur ou un panégyriste de cette époque, il trouvera matière pour agonir ou louer. Et il ne lui est pas demandé l’objectivité du chercheur, car à la sécheresse de la vérité, nous préférons les parures et les accommodements de la fiction.

En revanche, aucun artiste n’a le droit d’aider à refermer les battants sur cette époque unique de son pays. Car « Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un peuple sans âme ».

Barry Alceny Saïdou

L’Observateur Paalga



Vos commentaires

  • Le 20 septembre 2007 à 08:36, par KgB En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

    Ce n’est pas la Revolution qui etait une "parenthese de sang", mais c’est plutot cet ecrit inutile qui est une "parenthese de non-sens".

    Répondre à ce message

    • Le 20 septembre 2007 à 11:59, par internaute anonyme En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

      Cet écrit n’a point dit ou fait penser que la révolution a été "une parenthèse de sang" ! Il a tout simplement rappelé que la Révolution a eu, comme toute oeuvre humaine, sa part d’ombre et ses mérites indéniables ! Toutes choses qui sont inhérentes à la Nature Humaine ! A ce titre, n’est-il pas vrai que l’Homme, ici bas, est imparfait ? Alors, pourquoi refuser de reconnaitre qu’il puisse être perfectible ? Aussrément, c’est votre réaction, Kgb, qui est une "parenthèse de non-sens" ! Et si vous aviez connu la période révolutionnaire, vous seriez farouchement combattu parce que les gens comme vous qui refusaient l’auto-critique insupportaient au plus haut point Thomas SANKARA ! Car sans auto-critique, l’on ne saurait guère s’améliorer, avancer ! Evitons donc de tomber dans un schéma manichéen ! Ayons, comme l’a si bien souligné l’auteur de l’article incriminé, le courage de faire notre auto-critique, condition sinéquanun du retour véritable de la Paix des coeurs dans notre chère Patrie ! S’en est trop de cette querelle fratricide qui perdure depuis 20 ans ! Asseyons-nous tous ensemble pour communiquer, échanger dans le but d’enterrer définitivement la hâche de guerre ! Cette guerre qui nous empêche, entre autres choses, de nous développer ! Par conséquent, je vous invite, Kgb, à surmonter votre passion pour ouvrir votre coeur à la Raison ! Parce que la Raison commande que face aux multiples défis de développement qui attendent notre Peuple, toutes les compétences, d’où qu’elles viennent ( Sankaristes, Blaisistes et autres ) travaillent ensemble pour l’édification d’un Burkina prospère ! Ce n’est point une vision idéaliste des choses que je prône ! C’est une nécessité pour nous d’agir de la sorte ! Du reste, Thomas SANKARA n’a-t-il pas, de son vivant, clamé et prouver que : "Tout ce qui sort de l’imagination de l’Homme, est réalisable par l’Homme" ? Donc, si tous ensemble, animés d’une bonne volonté, nous décidons d’enterrer la hâche de guerre pour le Bonheur de notre Peuple, dont nous avons par ailleurs pris en otage le développement avec nos querelles intestines, si donc nous acceptons de nous réconcilier définitivement, nul doute que notre Peuple en tirera des bénéfices conséquents certains et enviables par d’autres ! Qu’en dites-vous ?

      Répondre à ce message

      • Le 20 septembre 2007 à 17:04, par beognere En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

        Il faut savoir décéler ce que l’article a de consubstantiel : il reconnait au Président Thomas Sankara (paix à son âme !) la précieuse qualité d’un homme qui a aimé son peuple et a rêvé de beaucoup de meilleures choses pour ce peuple. L’article met aussi en évidence les agissements négatifs des CDR et autres qui n’avaient pas compris et aidé la Révolution. Ces CDR ; ces pantins mâcheurs qui ont (dans les hautes instances du CNR et dans les rues, le poing fermé) ces chicaneurs salivant discrètement leur envie de vendre-comme Judas- l’honneur et la dignité de notre Faso (ils sont en haut maintenant ces agrégats de la peste !Il sont à Devandougou ) à vil sou sont bien décrits. Oui ! Le Burkina Faso ne sera plus comme avant ! Même quand les uns mangent et les autres regardent.....

        Répondre à ce message

      • Le 20 septembre 2007 à 18:10 En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

        J’insiste, je ne peux pas accepter qu’on traite une periode aussi importante de l’histoire de mon peuple de "Parenthese de Sang"(il faut lire les articles avant de bondir). Avant d’ecrire les gens doivent peser leurs mots sinon ils passeront leur temps a produire autant de degats que de contre-verites. Et parler ainsi c’est traiter notre Revolution comme celle des Khmer Rouges. Non. Si on veut bien parler de "parenthese de sang", eh bien on doit avoir tout le courage et l’honnetete de dire quand cette "Parenthese de sang" s’est refermee. En tout cas ce n’etait pas en 1987.

        Il n’ ya jamais eu de Hache de guerre au Burkina, sinon nous n’en serions pas la. Vous qui avez la raison, je suis bien choqué de constater que vous continuer a voir en tous vos compatriotes soit des Sankaristes ou des Blaisistes... Comme si les gens ne peuvent plus etre eux-memes, sans etre etiquettés. J’admire les sankaristes et les Blaisistes, mais comme des millions d’autres Burkinabes, je ne suis ni dans l’un ou l’autre camp.

        Répondre à ce message

        • Le 20 septembre 2007 à 20:27, par internaute anonyme En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

          Ouh-la-la ! Dépassionnons le débat ! Quand je parle de "hâche de guerre", j’entends par là toutes les manifestations d’hostilité, de haine que les uns nourrissent à l’égard des autres ( et réciproquement ! ) du fait de cette divergence de vue sur l’interprétation du 15 Octobre 1987 et de ses conséquences ! Affirmer, comme vous l’avez fait, qu’il n’y a jamais eu de "hâche de guerre" dans notre pays, c’est refuser tout simplement d’accepter l’évidence ! Parce qu’il est indéniable que le 15 Octobre 1987 a divisé les fils de ce pays ! Surtout ceux qui, du temps de la Révolution, étaient les meilleurs amis ! J’épargnerai ici à tous ceux qui consultent ce forum l’énumération de la liste de tout ce qui a été dit et/ou fait à l’occasion de ce schisme potilique intervenu le 15 Octobre 1987 ! Si malgré tout cela, vous continuer à soutenir que le Peuple Burkinabé vit, depuis cette date, en Paix avec lui-même, c’est que vous n’avez pas encore pris la mesure de la vie réelle au Faso ! Vous gagneriez alors sincèrement à revoir votre "copie" ! Par ailleurs, vous affirmez être choqué que je voies en tous mes compatriotes soit des Sankaristes, soit des Blaisistes ! Non seulement j’ai le recul suffisant pour éviter de tomber dans une telle sytématisation, mais aussi et surtout je n’ai jamais affirmé, penser ou laisser supposer une telle chose ! C’est vous qui interprétez mes propos de la sorte ! Ce qui est tout à fait votre droit, vu que vous êtes libre de penser ce que vous voulez ! Par contre, éviter d’attribuer aux autres des intentions qui sont loin d’être les leurs ! Car dans tout forum, les réactions, diverses et variées, sont fonction de l’objet direct de la controverse suscitée ! Il est donc recommandé de re-centrer les choses, même si des digréssions sont de temps à autre autorisées ! Enfin, notez, pour votre gouverne, que je revendique ma sympathie pour l’action deThomas SANKARA ! Et je n’en ai point honte ! Merci de votre attention !

          Répondre à ce message

          • Le 20 septembre 2007 à 22:05 En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

            he ecouter aujord’hui meme les enciens CDR se permettes de parler mal de leurs epoque.
            en realite les CDR n’ont pas seulement faient que du mal.personne ne parle du bien de ces braves jeunes du faso qui se sont sacrifier jour et nuit pour le burkina. combien d’ecoles ,de dispensaires et des ponts et autres que les CDR ONT CONSTRUIT SANS ETRES PAYER.dans certains de vos villages jusqu’aujord’hui n’ont pas eu une de plus de conscruite apres 20 ans .pendant que vous dormiez ces jeunes veillaient a votre securite.c’est vrais qu’il y’a eu souvent des abus,mais c’est ca la revolution partout dans ce monde.combient delement CDR ont faient ou peris dans la guerre de noel avec le mali en 1985,sans un sous.combien de quartier ont’ete loti ?calculer le nombre des annees.
            pendant la revolution il y’avait des gens qui etaient contre,et ont les appelaient "LES REACTIONNAIRES". qui veut dire les ennemis de la revolution.et l’objective des CDR ETAIENT DE LES COMBATTRES.
            c’est ca la revolution...
            il y’a eu des des BONS CDR et des CDR BROUETTES.
            apres 20 de trahison et de lachette,ex cequ’il n’y’a pas toujours des brouettes ?

            le petit frere d’un encien CDR et fier de l’etre....
            vive la revolution,

            Répondre à ce message

            • Le 24 septembre 2007 à 02:21, par Wend waoga En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

              Toutes discutions qu nous menons aujourd’hui,je l’espère,est à but constructif.C’est d’ailleurs ce qui nous amène à sortir deci-delà des argument pour affuter nos convictions.
              Regardez aujourd’hui,la plus grande partie de la population réfléchit encore en therme de régionalisme et vote en fonction.Le cdp l’a d’ailleur compris et exploite à fond ce coté-là.Alors,ne soyons pas étonnés que 20 ans plus tot,les gens (les CDR) n’aient pas compris les enjeux réels des taches qui leur étaient confiées et donc,étaient facilement manipulables.Aujourd’hui,quand j’y pense,je me demande parfois si ces dérapages n’avaient pas été dilligentés dans le but justement de ternir l’image du CNR et celle du Capitaine Thomas Sankara afin que l’avènement de la " rectification " ne se heurte pas à la réaction populaire comme au temps de JBO.
              C’est comme aujourd’hui avec le phénomène Alqaeda,les uns voient en Ben Laden un héro qui va finir en martyre,les autres le voient comme satan en personne qu’il faut faire disparaitre de la terre.
              Toujours est-il que " l’existence d’Alqaeda sert de prétexte aux états unis pour faire la guerre partout où on trouve du pétrole et, curieusement,ces pays sont dirigés par des gens qui leur tiennent tete.Tout comme Sankara qui voulait que le Burkina ne recoive d’ordre d’aucun autre pays.Et comme pour abattre son chien on l’accuse de rage,l’Irak a été envahi sous-prétexte qu’il y avait des armes de destruction massive, et était le répert de terroristes, tout comme on reproche aux CDR d’ avoir commis des dégats sous le CNR,suscitant ainsi l’indignation au sein d’une frange de la population.Mais combien y a t-il de gens qui se demandent si Tom Sank était au courant de ce qui se passait.Combien de gens se disent que si effectivement ces dérapages étaient montés de toutes pièces,les instigateurs pourraient etre de la plus part des dirigents qui sont actuellement assis dans le navire qu’est notre pays et, à l’aide de pioches, sont entrain de s’acharner là-dessus et le font couler dangereusement ?
              Combien de gens se disent que Alqaeda et le régime G. W. Bush pourraient n’etre qu’un ?

              Répondre à ce message

          • Le 20 septembre 2007 à 23:02, par KgB En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

            Ok, Comme tu endorses la notion de "Parenthese de sang", eh bien, pourrais-tu nous eclairer en nous disant quand-est-ce que cette parenthese s’est ouverte et quand-est-ce qu’elle s’est refermee ? Il ne suffit pas de balancer des notions en l’air pour son propre plaisir.

            Just a friendly reminder : "Hache de guerre" n’est pas quand il ya de simples debats politiques entre citoyens. Toutes ces expressions ronflantes ne font qu’effrayer les gens comme si le Burkina va bruler autour du 15 octobre.

            Au Burkina, on n’est pas d’accord sur beaucoup de choses, oui. Mais cela ne vous donne pas le droit de chanter qu’on a "deteré la hache de Guerre". Il ne faut pas prendre des echanges verbaux ou epistolaires entre politiciens ou citoyens comme un signe de "haine" ou de deteration de " Hache de guerre". La haine dont tu parles, comment se manifeste t-elle concretement ?

            J’admire que tu aies "pris la mesure de la vie réelle au Faso". Mais malheureusement tes unites de mesure ne semblent pas valables. Mais je vous comprends. Beaucoup comme toi ne sont pas encore familiers aux debats democratiques, et chaque divergence d’idees leur rappelle le passé. C’est pas grave, je sais que tu diras desormais qu’il ya la HAINE entre nous. That’s so cheap to say.

            Répondre à ce message

  • Le 20 septembre 2007 à 13:29, par Mousty En réponse à : > Les artistes burkinabé et la révolution d’août

    WO, wo, revenons sur terre, chers amis, ! Il est vrai que tout sujet portant sur la période la révolution suscite débat et parfois passion. Cependant restons dans l’intention première de cet écrit qui est je pense de réflechir sur l’apport des artistes burkinabé pendant et après la révolution. A ce titre, il n’a pas tort car voilà des personnes qui ont bénéficié de soutiens multiformes de la part des responsables de la révolution et qui subitement sont devenus amnésiques après. Je crois qu’il est interessant de s’interroger sur le fait que ce soit seulement des artistes d’autres pays qui créent des oeuvres autour de la révolution burkinabé et de son leader. A l’exception bien entendu de musiciens comme Sams’k, Dick Marcus ou de Moussa Sanou à Bobo (pièce de théâtre Sankara-Mitterand, soutenue et portée d’abord par le théâtre de Nanterre en France). Censure, autocensure ? Voilà à mon sens les vraies questions.
    Salut KGB

    Répondre à ce message