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Burkina : « J’ai trop souffert de l’utilisation de l’État à des fins personnelles », lâche Me Hermann Yaméogo

15 avril 2019, 02:44, par Mechtilde Guirma

Ka, Combien de fois je vais vous expliquer que le 18 septembre 1989 à la Commune de Nongremassem, Salif Diallo a demandé aux femmes de demander à la radio, l’exécution des chefs de l’UNDD (bien entendu notamment Hermann). Je me suis opposée, alors il m’a intimé l’ordre de me taire si je n’ai de proposition adéquate (selon ce que lui il veut). Non seulement je me suis tue, mais devant tout le monde je me suis levée et j’ai foutu mon camp, non sans avoir auparavant écouter l’intervention d’Eulalie Yerbanga qui s’inscrivait dans la logique de Salif Diallo. Quelques jours après, il a organisé un atelier pour enseigner aux femmes leur rôle dans la Nation. Dans mon ministère on me désigna pour représenter les femmes. Le CR (Mole Traoré), Dieu ait son âme, vint me supplier en vain. Il alla trouver une collègue pour me supplier et m’expliqua, que si je n’y allais, j’allais causer de problème au CR parce que Salif Diallo aurait dit que s’il ne réussissait pas à me décider, il en aura et qu’il fallait coûte que coûte que je vienne, parce que j’animais les débats (d’ailleurs c’est ce que le Somé dit comme preuve de sa tolérance à mon égard). Pour satisfaire le CR je suis partie le rassurer je lui ai dit de ne pas s’en faire et qu’il suffisait qu’il dise à Salif Diallo, que moi j’ai dit que si mon père, ma mère et mon Église ne m’ont pas enseigné ces valeurs cardinales, je ne voyais plus quel va-nu-pieds pourrait encore me l’enseigner. Soit dit en passant que je sais que cette façon de me laisser parler sous le prétexte que j’anime les débats est louche. Et tout est récupéré et transformé à des fins mafieuses. Mais je ne m’en plains pas. Dieu a son temps. Salif jusqu’à la fin de sa vie, m’a poursuivie.

Mr. Ka. Je crois que je vous avais donné un conseil, à savoir de faire beaucoup attention à vos prises de position, car un jour elles pourront se retourner contre vous. C’est alors que vous m’avez traité de tous les noms d’oiseaux au point que vos amis Korô-Yam-Yellé et Vérité n°1 vous ont désapprouvé. Aussi depuis je n’osais même plus vous adresser la parole. Mais ce que je veux vous dire et cela pour la dernière fois que je vous parle : Faites attention à vos propos surtout quand vous voulez vous portez en connaisseur de faits qui se sont passés dans l’histoire de la révolution, de Salif Diallo, Lingani, Zongo etc... Et cela je le fait en toute amitié comme pour la première fois où j’ai voulu vous donner ces mêmes conseils. On vous fait tronquer l’histoire exprès et demain ce serait vous le mouton qu’il faudrait sacrifier pour couvrir tout ceux qui vous poussent et vous manipulent. Et croyez-moi, on ne vous donnera même pas le choix d’assumer, on le fera pour vous.

Pour votre gouverne pour commencer. Sachez que Salif Diallo n’est pas un inconnu de ma famille. Pendant de longues années ses parents ont été abrités par la belle famille de mon grand frère. Mon beau-frère Sayouba pourrait vous en conter mieux. Mais fier Yadga, il se respecte pour s’adonner à de telles exercices qui n’ajoutent rien à la compréhension des hommes qui ne contemplent que leur nombril. Salif Diallo avait le même âge que mon neveu. Ils ont été des amis d’enfance. Je crois que cela vous suffit largement.

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