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Yacouba Isaac Zida : « Je n’exclus pas la possibilité d’être candidat en 2020 »

1er avril, 17:16, par Sacksida

D’abord, il faut souligner qu’il nous sera presqu’impossible de trouver un homme politique Burkinabè et qui soit un « parangon de la vertu » comme fût le Président Thomas Sankara de la révolution d’aout 1983. Concernant, Yacouba Isaac Zida, des gens de bonne foi, sans parti pris et lucides, reconnaissent au moins qu’il a joué un rôle majeur lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ; et qu’il a avec l’armée nationale évité le chaos dans notre pays. Comme, il le dit lui-même à France 24, « la Transition malgré quelques griefs a été globalement un succès ». Mais, du fait que cette transition conduite par Michel Kafando, Yacouba Isaac Zida et leur gouvernement, ont pris faits et cause pour des intérêts du peuple, alors que des chefs militaires du RSP et leurs Troupes voulaient d’une Transition à leur dévotion, et ainsi le « Coup d’Etat le plus bête du monde » est survenu faisant des dizaines de morts parmi des gens du peuple. Après toutes ces péripéties difficiles, depuis plus de trois ans, des autorités sont en place et la démocratie, la liberté et la justice bourgeoises fonctionnent « tant bien que mal », parce qu’en réalité le peuple ne se reconnait pas vraiment dans ces activités. Car des défis immenses restent à relevés : l’analphabétisme sous toutes ses formes, la pauvreté de la majorité des gens, le manque d’eau potable suffisante, la crise alimentaire, la crise de l’éducation et la crise sécuritaire, la nécessité de moderniser l’agriculture et l’élevage, le chômage croissant des jeunes, la mauvaise gouvernance, la pollution de l’environnement et l’insalubrité dans toutes les agglomérations dont Ouaga 2000 qui manque de latrines publiques, le désordre dans la circulation et du fait de l’incivisme sous toute ses formes, la persistance de l’absence de vertu dans l’administration et le patriotisme, le népotisme et le favoritisme, l’injustice sociale et l’insouciance de certaines autorités nationales et communales face aux problèmes sociaux économiques, le déficit chronique de notre balance commerciale et des paiements etc. En tout état de cause, si notre Burkina Faso veut un tant soit pouvoir résoudre ses multiples problèmes récurrents, il est temps de réorienter notre gouvernance générale afin de la mettre en adéquation avec les intérêts réels du peuple Burkinabè sans laquelle toute autre attitude ne serait que l’activité d’un certains nombres de personnes avec plus ou moins de mérité, mais qui représentent simplement des « momies » incapables de faire mouvoir la réalité sociale et économique. Un grand homme africain disait : « A travers l’histoire, c’est l’inaction de ceux qui aurait pu agir, l’indifférence de ceux qui savaient, le silence de la voix de la justice quand elle comptait le plus qui a rendu possible le triomphe des maux ». Courage et Salut !

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