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Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

12 mars, 12:48, par KONE

Défis et enjeux pour le coton africain
LE COTON EN AFRIQUE
Culture de rente vitale pour des millions d’africains (environ 3,5 millions d’exploitations cotonnières dans 35 pays sur 54).
Moteur du développement rural et agro-industriel :
- 300 usines d’égrenage dans les zones cotonnières
- Huileries et usines textiles
Contribution avérée à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire.
Source importante de recettes d’exportation :
- 3ième produit agricole après le cacao et le café
- > 25 % des exportations totales dans plusieurs paysDUUR COTON EN
VUE D’ENSEMBLE DU SECTEUR COTON EN AFRIQUE
4,5 millions ha en 2013/14 (14 % du total mondial)
93 % culture pluviale (Gossypiumhirsutum)
Petites exploitations familiales peu ou pas mécanisées
100 % récolte manuelle
Egrenage à scies prédominant
1,5 million t fibre (6 % de la production mondiale)
1,3 million t exportées (15 % du total mondial)
320,000 t filées localement (1,4 % consommation mondiale)
Principaux pays producteurs d’Afrique
2013-2014
Burkina Faso Mali Côte d’Ivoire Bénin Cameroun Egypte Tanzanie Nigéria Zimbabwe Mozambique Malawi Zambie Ethiopie Togo Tchad

PLACE DU COTON AFRICAIN DANS LE MONDE
Surface cotonnière 2013/14
Pakistan 9% Brésil 3% USA 9% Chine 14% Afrique 14% Inde 36%
Autres pays Ouzbékistan 11% 4%
Principaux pays producteurs (campagne 2013/14)
Chine Inde USA Pakistan Brésil Afrique Ouzbékistan Australie Turquie Autres pays
Millions de tonnes de fibre

Production de coton-fibre 2013/14
Brésil 6% Ouzbékistan 4%
Autres pays Turquie 7%
3%
Pakistan 8% Inde 26% USA 11% Chine 26%
Australie 3% Afrique 6%

Part du coton africain dans le monde
HANDICAPS ET RISQUES

PRINCIPAUX HANDICAPS DU COTON AFRICAIN
Aléas climatiques (culture pluviale)
Manque d’éducation des cotonculteurs
Equipement rudimentaire
Faible utilisation et coût élevé des intrants
Enclavement des zones cotonnières
Manque infrastructures transport et énergie
Exposition aux fluctuations des prix et taux de change
Transformation locale non compétitive
Insuffisante connaissance du marché
Défauts de gouvernance et de régulation
Concurrence (importations frauduleuses, subventions)
Image de marque négative
LE COTON AFRICAIN EST FORTEMENT EXPOSÉ AUX RISQUESLE COTON Volatilité intersaisonnière des prix du coton
Moyenne Indice A Cotlook par campagne* (cents USD par livre CFR)
Moyenne 73/74 – 09/10
* Août n à juillet n+1 ; source : Cotton Outlook164
Volatilité des prix au producteur
Malawi Mozambique
Tanzanie Ouganda
Zambie Zimbabwe
Moyenne zone franc
Cents USD / kg coton-graineGOUVERNMENTAL DIRECT AU COTON (MILLIARDS $ US)
LE DÉFI DE LA PRODUCTIVITE
21Rendements moyens par pays 2013/14
Chine
Inde
USA
Pakistan
Brésil
Afrique
Australie
Ouzbékistan
Turquie
Monde
kg de fibre par hectare
Les rendements moyens diffèrent selon les régions
Zone franc (pluvial)
Source : ICAC
Autres pays ASS (pluvial)
kg de fibre par hectare
’AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE EST CRUCIALE POUR LES REVENUS L’AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE EST CRUCIALE POUR LES REVENUS
Le prix n’est qu’une des composantes des revenus des
cotonculteurs.
La faible productivité réduit les revenus des cotonculteurs et des égreneurs.
Les producteurs peuvent améliorer leur rendement alors qu’ils n’ont aucune maîtrise sur les prix. Le cotonculteur africain produisant moins d’une tonne de coton-graine à l’hectare n’a guère d’avenir.
LE RENDEMENT A L’EGRENAGE AFFECTE LES PRIX AU PRODUCTEUR
Un faible rendement à l’égrenage se traduit par un prix au producteur bas : toutes choses égales par ailleurs, le prix payable au producteur est 20 % plus élevé avec un rendement égrenage de 42 % qu’avec un rendement de 35 %.

THÈME 1
DURABILITÉ,
INNOVATIONS ET
ASSURANCE INDICIELLE :
LES DÉFIS POUR
L’EXPLOITATION
COTONNIÈRE AFRICAINE
LE DÉFI DE LA QUALITÉ
MARCHÉ INTERNATIONAL DU COTON
Importations mondiales : environ 7,5 millions tonnes en 2014-2015 (Chine 20 %)
97 % cotons « upland » (Gossypiumhirsutum)
3/4 moyennes et longues soies : filature classique (à anneaux)
1/4 soies courtes : filature à rotor (open end)
3 % cotons extra-longue soie (Gossypiumbarbadense) égrenage à rouleaux ; filés très fin
CONCURRENTS DES COTONS AFRICAINS
- Fibres chimiques (ennemi No. 1 : polyester)
- Cotons récoltés à la machine (50% des exportations)
- Cotons de grandes exploitations irriguées
- Cotons d’autres origines récoltés à la main (Inde)
- Cotons des autres pays africains
- Cotons de la même origine vendus par d’autres
PROBLEMATIQUE DE LA QUALITE DU COTON AFRICAIN
Le prix du coton-fibre dépend :
- des propriétés de la fibre (« la fibre ») ;
- de sa contamination réelle ou perçue (« rien que la fibre ») ;
- de la façon dont il est classé, emballé et livré (« pas seulement la fibre ») ;
- de la réputation de l’origine et du vendeur (inviolabilité des contrats).
Le prix du coton africain est décoté par rapport aux autres origines principalement à cause de la perception du risque de contamination associé à la récolte manuelle
DIFFÉRENTIELS DE PRIX
Cotations dans Cotton Outlook pour les grades supérieurs
(SM 1-1/8”) moins Indice A Cotlook(cents USD par livre)
Source : Cotton Outlook,
(12/7/2013)
LE PROBLÈME DE LA CONTAMINATION
La contamination par des corps étrangers (ne provenant pas ducotonnier) est le problème le plus sérieux auquel sont confrontés les filateurs de coton (pas avec la fibre de polyester, principal concurrent).
. La présence de fibres étrangères (surtout polypropylène) peut entraîner le déclassement, voire le rejet, des filés, tissus ou vêtements.
. La récolte manuelle est perçue comme la cause principale de la contamination.
. Le risque avéré ou supposé de contamination se traduit par des différentiels de prix importants.
. En réalité, la réputation du coton africain est plus contaminée que la fibre elle-même.

THÈME 2 :
UNE NOUVELLE DONNE
POUR L’AMÉLIORATION
DE LA QUALITÉ ET LA
PROMOTION DU COTON
AFRICAIN
LE DÉFI DE LA CRÉATION
DE VALEUR AJOUTÉE

ATOUTS ET OPPORTUNITÉS POUR LE COTON AFRICAIN
- Empreinte carbone trés faible.
- Coûts de production compétitifs en Afrique (vs Chine, USA, Brésil).
- La production devrait baisser dans plusieurs pays, notamment aux USA.
- Grande marge de progrès en matière de productivité et de qualité.
- Réserves de terres non cultivées.
- Le rendement moyen mondial semble devoir plafonner.
- Qualités intrinsèques de la fibre issue de la récolte manuelle.
- Débouchés potentiels sur le continent africain (Egypte, Ethiopie).
Evolution des prix
DES EXEMPLES À MÉDITER
En Afrique :
- Le Cameroun obtient le rendement moyen en culture pluviale le plus élevé du continent africain (514 kg de fibre / ha sur plus de 200000 ha) en 2013/14 tout en payant un prix élevé au producteur.
- Démarche qualité au Sénégal.
- Optimisation de la logistique export au Mali.
L’Afrique doit tirer des leçons de l’émergence très rapide de l’Inde, cliente devenue concurrente.
Le coton en Afrique et en Inde
(2013/14)
Afrique Inde
Population 2015 (milliards) 1,2 1,3
Nombre exploitations (est.) 3,5 7,5
Surface (millions ha) 4,47 11,65
Rendement moyen (kg fibre/ha) 332 581
Production (millions t fibre) 1,48 6,77
Exportations (millions t fibre) 1, 3 2,0
Importations (millions t fibre) 0,185 0,15
Consommation (millions t lfibre) 0,32 5,04
POTENTIEL DE PRODUCTION COTONNIÈRE EN AFRIQUE
Surface cultivée : 5 millions ha
Rendement moyen : 1,5 t coton-graine / ha
Rendement égrenage : 40 %
Rendement fibre : 600 kg/ha
Production : 3 millions t fibre

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