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Procès du putsch du CND : « Laissons le passé au passé », exhorte Jean-Baptiste Ouédraogo

12 mars, 08:14, par Sidpassata Veritas

Je suis d’accord avec l’internaute Un Burkinabê pour dire que notre pays n’a plus besoin du cirque des réconciliations et pardons qui ont souvent été utilisés sans résoudre les vrais problèmes de justice. Que chacun soit jugé responsable des ses propres actes sans qu’on confonde ces aventuriers avec les institutions qu’ils étaient censés représenter. Juger des militaires, ce n’est pas juger l’armée : c’est ainsi d’ailleurs qu’on a dissout le RSP sans toucher aux autres régiments de l’armée ? La sanction d’un élément déviant n’est pas la sanction de l’ensemble et cette sanction est même salutaire pour la santé de l’ensemble du corps. Cela vaut pour l’armée et c’est la même chose pour les civils dans les institutions et les associations. FORCE DOIT RESTER A LA LOI.
- JUSTICE pour les victimes et JUSTICE pour les contribuables. Les militaires politisés et les civils politiciens malhonnêtes doivent être jugés selon la loi et dans la mesures du possible il faut récupérer ce qu’ils ont pillé des caisses de l’État et des Sociétés étatiques.
- S’il faut passer 30 ans à les juger un à un ; on passera 30 ans puisque qu’ils ont passé de longues années à nous piller. Et si par hasard on décide dans des clans de politiciens de nous imposer une réconciliation sans justice ; alors que ce qui décideraient de cela cotisent pour dédommager les victimes.
- Souvenons-nous ! Avant l’adoption du la constitution en juin 1991, les burkinabè ont auparavant manifesté dans la rue pour réclamer en vain une conférence nationale souveraine comme dans les pays voisins, afin de quitter les régimes d’exception pour entre dans la démocratie. Les militaires, avec Blaise COMPARE en tête, ont préféré nous imposer un comité de réconciliation bancale, présidé par Mgr Séraphin ROUAMBA qui, à l’époque curé de la cathédrale de Ouagadougou. Ils nous ont imposé aussi cette constitution taillée sur mesure. Ils nous ont fait la violence tout le temps et les burkinabè ont été patience pour réussir par une lutte d’usure à enfin conduire cette machine du pouvoir militaire à son échec. La moindre des choses qu’il faut faire ; pour une vraie réconciliation des burkinabè, c’est de prendre le temps nécessaire à la justice. Par le passé, toutes les solutions (collèges des sages, journée du pardon...) qui ont été envisagées sans la justice n’ont conduit qu’à l’échec, l’impunité encourageant toujours quelques militaires téméraires à croire qu’ils peuvent passer en force et qu’ensuite ils pourront toujours demander pardon si ça se passe mal.
- Si nous voulons vraiment tourner définitivement la page, il faut passer par la justice pour obtenir une réconciliation, même imparfaite : tous le monde aurait désormais intégré le principe que celui qui commet un crime économique ou de sang devra s’expliquer devant la Justice de la Nation. La justice, n’est pas à voir comme une vengeance, c’est une nécessité de vérité qui apaise. Il n’est donc pas question de se refuser de traquer ceux qui ont tué et pillé les biens des contribuables et de dire qu’il faut simplement prendre à nouveau les biens des contribuables pour réparer les mêmes crimes, en fermant les yeux sur les biens mal acquis des criminels : c’est une logique insupportable pour qui souhaite une vraie réconciliation pour notre pays. Quelle justice vis-à-vis des populations qui n’ont pas de quoi se soigner, instruire leurs enfants et accéder aux biens de première nécessité, du fait précisément des égarements et des cupidités de ses "dirigeants" hommes-forts d’hier.
- Il faut que cela soit claire pour tous que ceux qui n’ont pas voix au chapitres ont déjà fait 2 insurrections dans ce pays et fait échec à un coup d’état militaires. Qu’on le veuille ou pas, désormais ils n’accepteront pas l’injustice avec l’impunité en prime : PLUS RIEN DE SERA COMME AVANT, et malgré les apparence, ce n’est pas seulement un slogan. L’Unité et la réconciliation nationales passeront nécessairement par la Justice.

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