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Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

9 février, 00:17, par Dedegueba Sanon

Moi, je ferai simple et court. Du drame de Yirgou, j’avais réagi en disant que c’était une idiotie des kolgweogo. Pour six tués on massacre sans discernement une quarantaine en répression juste parce que soupçonnés de connivences avec l’ennemi, comme pour montrer son muscle ?
Si on recule dans le passé, (reste à savoir jusqu’où ?), j’insinuais que certains koglweogo massacraient sans le savoir un cousin éloigné, de troisième ou quatrième génération. Car aucune ethnie du fait des mouvements des populations ne peut se prévaloir d’une pureté absolue. Le teint clair et le profil mince ne sont plus le monopole des peuls. Donc se limiter à un patronyme ou une morphologie pour donner une étiquette ethnique à quelqu’un est une erreur. Exemple feu Salif Diallo était -il peul ou mossé ? Et à Ouahigouya vous avez des Traoré, des Touré, des Keita etc...Or ces patronymes sont aussi en Guinée, au Sénégal, au Mali,en Cote d’Ivoire, même au Niger. En Sierra Leonne et au Libéria ils sont anglicisés. Les patronymes SANON, SINON, SANOU et SANA sont tellement proches que cela intrigue. Des turcas ont été convoyés au Sénégal pour cultiver l’arachide( hé oui, il n’y a pas que les bissa), certains y sont restés et sont devenus des Ndiaye , Faye ou Diarra.
Moi je suis "parenté en plaisanterie" avec les peuls, mais ma morphologie me fait penser que j’ai eu un ascendant (ou des ascendants) peul. Pourtant mon père et ma mère sont tous deux SANON.
Récemment j’ai découvert qu’un grand frère donc un SANON, avait comme véritable père un mossé ( qui a comblé un vide laissé par l’oncle au front pendant la deuxième guerre mondiale)...
Je dois avoir des cousins baoulés car on m’a parlé d’un oncle porté disparu dans la région de Bouaké avant ma naissance. Les dagara sont des ghanéens, burkinabè et ivoiriens. L’évêque de Wa au Ghana a son frère qui fut maire chez nous ( je tais exprès le nom de la commune).
J’espère que je ne vais pas heurter les mossé en rappelant la légende de Yennega ? Et on dit même que les mossé seraient venus du Tchad et plus près du Ghana. Pareille pour leurs cousins gourmantchés (qui dansent un peu comme les cassena de Leo ou Pô).
Les bobo seraient venus de la Guinée et seraient remontés au Mali avant de redescendre au Burkina.
Cessons donc cette "stupide ethnicité" ou stigmatisation tout simplement. Peut-être que demain nos "arrières arrières arrières petits enfants" ne parleront plus nos patois...
Chez moi c’est déjà parti, dans ma famille vous avez des Sawadogo, des Traoré, des Ouattara, des Lompo, des Youl ,des Somda, même des Compaoré. Évidemment nous avons pioché deux ou trois poulotes, et pour l’instant nous ne leur avons rien donné...

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