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Christophe Dabiré : Un Premier ministre formaté à l’ombre de glorieux… cadets

27 janvier, 01:36, par Mechtilde Guirma

« Chaque pays, me précisera-t-il, a sa culture, chaque pays a son propre rythme et ses valeurs fondamentales. Quelle que soit la dynamique d’un système de gouvernement, elle est toujours teintée par les valeurs fondamentales du pays. Pour ce qui nous concerne, c’est d’abord le travail émancipateur. C’est ensuite la rigueur et la volonté de réussir. Et de pouvoir mobiliser, rassembler le peuple pour aller dans une direction qui lui permette de s’émanciper, de résoudre ses problèmes fondamentaux à partir, essentiellement, de ses propres moyens et de sa propre mobilisation ».

Merci Mg Béjot de nous rappeler tout cela. En effet, j’ai appris en sociologie, qu’« une révolution ne détruit jamais les valeurs fondamentales d’un pays. Tout au contraire, ce qu’elle demande c’est remodeler les comportements pour restaurer les valeurs dans leur authenticité ». N’est-ce pas qu’après que la révolution de 1789 ait balayé tout ce qu’il y avait d’Église catholique (et aussi chrétienne), et ce malgré la présence d’un certain Abbé Sieyès, il y eut la tentative d’instaurer le culte de l’Être Suprême, avant que de nouveau la France ne se rappelle de la parole du Christ : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas »(Lc, 21, 29-33).

Elle fit même mieux : « Allez ! De toutes les nationss faites des disciples »(Matthieu (28, 16-20),

Oui en effet éradiquer la corruption, médicaliser l’excision au lieu de nous imposer le « LGBT-isme » par le chantage économique. C’est pourquoi, et cela me conforte dans mes positions, Youssouf et Yé Arsène Bongnessian m’ont appuyée pour mon projet de démocratie : Au lieu d’une case des Ancêtres, comme loi fondamentale pour la Nation burkinabé, il nous faut une Constitution (dans son sens actualisé et moderne) qui réponde à nos valeurs fondamentales. Encore faut-il, pour bien faire,qu’on ne détruise pas les témoins de l’histoire que sont ces cases.

D’un autre côté vous avez cité le Premier Ministre Dabiré : « la simplicité » qui « rend disponible pour tous et accessible à tous », mais aussi « la persévérance » qui « permet de relever la plupart des défis » et, enfin, « la rigueur dans le raisonnement, le comportement et les décisions », une rigueur qui, disait-il alors*, « fait la force des hommes qui ne marchandent pas leurs principes » :

Simplicité, disponibilité, accessibilité à tous et persévérance OUIIIIIIIIIII !
Permet de relever le défi : Tout à fait Mr Béjot
Rigueur dans le raisonnement, le comportement et décision fait la force des hommes qui ne marchandent pas leurs principes : Absolument

Dans le premier de ces postulats ci-dessus, je dirai plutôt que les « parrains », que vous collez au Nouveau Premier Ministre (dont vous citez aussi ces paroles vertueuses comme pour les prêter aux parrains), n’ont pas tous répondu aux critères de :« la force des hommes qui ne marchandent pas leurs principes ». Seul Youssouf Ouédraogo y répond vraiment. Encore faut-il que pour que le filleul sache suivre son parrain, cela dépend aussi du milieu éducationnel d’où l’on vient. Je veux dire aussi de ses géniteurs naturels (ou tout simplement de sa culture).

De mes demandes d’audience et de mes correspondances, Son Excellence Youssouf Ouédraogo a répondu quand il était Premier ministre. Et n’eût été les intrigues de deux de mes collègues femmes du ministère avec un milieux mafieux français, bref….Mais Youssouf est toujours fidèle à ses principes…
Mais j’avoue que je n’ai pas eu à demander une audience ni envoyé quoique ce soit au Ministre Zagré.

J’ai quitté le Burkina quand Youssouf Ouédraogo était Ministre des Affaires Étrangères pour le Canada pays où il y a la liberté d’expression tant individuelle que de presse.

Quand je suis partie le voir pour le remercier et lui dire un simple au revoir, il m’a dit en me laissant devant la porte de son bureau au premier étage « Nous nous reverrons très bientôt ». Je n’ai pas compris ce qu’il voulait dire. Il est donc parti avec son secret. Mais après sa mort, cela était comme la confirmation de ce dont je doutais dès le départ, à savoir comme s’il voulait me dire « Surtout ne revient pas de si tôt. Mais profite pour tenter ta chance » (Dans les traditions africaines, pour cerner l’énigme d’une phrase, il faut la reprendre dans son sens contraire).

Quand aux deux parrains, Ouédraogo Kadré Désiré-Kaboré Rock, aucune réponse, ni à mes propositions ni, à mes demandes d’audiences.

Je veux dire effectivement que les « fins ne justifient pas toujours les moyens ». Encore que dans une révolution, il faut qu’on sache faire la distinction ou mieux le discernement entre « faire table rase pour reprendre les fils conducteurs des fondamentaux (expression que je vous dois d’ailleurs) et destructions massives de biens, de cultures prétendument néfastes, de l’âme de Peuples, pour remplacer avec quelque chose de tout à fait nouveau, de bâtard si vous me permettez le mot avec des « doses de folies »…furieuses non loin du terrorisme. Je crois qu’en Europe vous en vivez maintenant les conséquences. Pourquoi l’Afrique se priverait-elle alors d’être prévoyante et puiser dans cette expérience édifiante, quitte à vous venir ensuite à votre secours pour réinstaller de nouveau l’équilibre européen non pas avec ses valeurs à elle, mais les vôtres propres.

Merci Mr. Béjot de ce rappel historique très précieux.

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