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Tribune - Yirgou : Leçon de responsabilité collective de tous les Burkinabè

12 janvier, 19:54, par Dibi

Il ne sert à rien de couvrir par des mots creux, les douleurs de notre peuple et les méfaits néocoloniaux qui l’accablent du fait de l’incompétence, l’irresponsabilité et la débilité de ses responsables politiques.
Ici, en l’occurrence, les postures morales de justification ou de compréhension des choix néocoloniaux de gestion politique de ce pays relève purement d’orientation réactionnaire et idéologiquement conservatrice. Et ceci appelle ici, sans entrer dans des détails, une autre analyse.
C’est dur et difficile à dire ou à entendre ! Mais la réalité est que nombre de nos petits politiciens de culture moaga ou d’orientation néocoloniale — un classique dans notre pays — ont du mal à condamner cette milice ethnique que sont les koglowéogo ; et ont du mal à demander leur dissolution.
C’est bien déplorable pour notre présent commun et à venir !
La non-dissolution de cette milice en rajoute, pour demain, à nos nombreux problèmes sociopolitiques qui s’accumulent à l’horizon ; en plus de la lutte sans stratégie claire et offensive, contre le terrorisme. Cette lutte qu’on nous vend depuis longtemps, comme une guerre asymétrique ingagnable par notre peuple.
C’est dire que le néocolonialisme et ses éléments de langage nous paralysent, avant même de sortir dans l’arène de la lutte contre cette vermine manipulée par l’impérialisme occidental. Une vermine sans nom, sans visage, sans base arrière (au Mali, au Niger...?) sans soutiens (locaux, étrangers ?), sans autres ressources hors la seule foi de l’Islam wahhobo-djihadiste ?...).
Et que peuvent les Koglowéogo moaga dans cette affaire ? Rien, sinon en rajouter à la confusion qui aide à la carrière de petits politiciens locaux inscrits dans le néocolonialisme criminel !
Voilà une milice dédiée à la protection de l’ordre social féodal moaga, et qui, dans les grands moments de notre histoire qu’ont été les résistances primaires et secondaires de notre peuple contre la domination coloniale, voilà une milice dis-je, qui a été totalement absente du champs des luttes anticoloniales.
A oublier les leçons de l’histoire, on finit par se la prendre en pleine gueule ! Et les exemples sont nombreux en Afrique !
Et ça, même sans être un révolutionnaire, Maurice Yaméogo l’avait compris, dans sa lutte contre la chefferie ; c’est à dire, contre toutes ces féodalités et leurs structures surannées et anachroniques.
Il a négocié "l’indépendance" dans le cadre d’une République une, indivisible, laïque et à prétention démocratique même néocoloniale. Laquelle est aujourd’hui tenue par des traites, des bandits et des voleurs de grands chemins.
Na an lara, an sara !
La Patrie ou la mort !
En d’autres termes : La République ou la mort !

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