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Putsch du CND : "il n’y avait pas une volonté manifeste de la hiérarchie de s’opposer" (Diendéré)

3 décembre 2018, 09:55, par Bougoumbarga

Certains camarades internautes, en suite des évolutions de ce procès ont commencé à bien voir et comprendre les choses dans leur réalité. Les évènements tels que déroulés ne pouvaient se réaliser sans l’intervention de certaines personnes, surtout politiques qui ont l’art des magouilles et des machinations. Le montage de cette tentative de « putsch » est si grossier que le commun des mortels a fini par le qualifier « d’infantile » en comparaison aux coups antérieurs vécus dans notre pays et dont les justifications furent, on ne peut, claires et bien compréhensibles.
Ce furent :
• La mise à profit des « Luttes syndicales » orchestrées par un parti (RDA) contre l’Opposition d’alors composé du parti du Lion (PRA) le 06Janvier 1966 ;

• Puis, ce fut la Lutte menée par le MLN, le PAI et le PCRV pour exclure de la chose, le RDA en faisant partir le Régime Lamizana au profit de celui du Président Saye Zerbo après le refus du Général Zagré, à l’époque Commandant des Forces Armées

• Ensuite, ce fut la Lutte interne entre le MLN, le PAI et le PCRV qui a vu l’écartement du MLN et du PCRV par le PAI à travers les mésententes entre les jeunes Officiers et les doyens d’âge sciemment orchestrées par les politico-civils d’alors qui a amené au renversement du Colonel Saye Zerbo et son Régime au profit des plus jeunes Officiers dirigés par Mr. J.B. Ouédraogo (CSP 1 & CSP 2)

• Suivi du coup réalisé par l’aile dur des Jeunes Officiers (Thomas Sankara, Blaise Compaoré, Henry Zongo, Lingani et autres) qui a vu le départ du Régime de JBO au profit de celui du CNR dirigé par le Président Thomas Sankara qui a été le premier Régime à verser du sang sur notre Territoire National ;

• Et enfin, ce fut une lutte entre frères d’armes et camarades de lutte qui, intervenue en 1983, a vu l’élimination de ThomSank (04 Août 1983), de Henry Zongo et Lingani au profit de Blaise Compaoré qui, par des exécutions à tour de bras a pu et su rester aux Commandes 27 années durant en se reposant sur cette milice déguisée que fut le RSP qui terrorisait le peuple. Le peuple, désabusé et excédé a fini par mettre à la porte, ce Régime en Octobre 2014.
Les modes d’exécution de tous ces Coups d’Etat furent clairement compris par la population quand bien même, bon nombre de personnes d’entre elle (population), n’ont pas ce qui s’est déroulé.

Cette tentative de putsch du 15/09/2015, de par ce qu’on a su à ses moment, tout portait à croire que celui-là ou ceux-là qui l’ont réalisé ont été limités dans leur réflexion, sinon ont manqué de jugeote dans sa réflexion. Et pourtant ?
Les plus analystes et les plus avertis avaient soupçonné la présence dans cette affaire de « personnes insoupçonnables » (jusqu’à preuve du contraire). Les vieux briscards de la politique nationale et les bonzes des 27 ans de la gouvernance du CDP, les opportunistes leaders qui ont su savamment exploiter la nécrophagie qui a amené à la mort du Président du CNR, les opportunistes militaro-civiles qui ne peuvent exceller que dans les milieux/systèmes de répression et les enfants d’anciens responsables qui par manque de capacités propres, estiment que seules leurs familles sont élues pour diriger le pays etc. etc. par exemple que le présent procès est entrain de porter à la lumière des gens.

Très avertis, tous ces lascars ont su rechercher et trouver la personne la plus indiquée pour cette tâche. Personne lunatique et rêveuse, une certaine personne (YIZ) se voyant Président du pays, peut-être à lui prodigué par son Pasteur, n’a pas hésité à : i)-créer la zizanie au sein de son Corps d’origine parce que, connaissant que les éléments qui le compose sont faits de drogués et d’assassins capables de tout, puis en face, celui-là qui est à la base de leur création et qui, orgueilleux ne saurait accepter qu’on lui fasse ombrage ou brûler sa politesse ; ii)-se jouer de ses supérieurs couards et pas assez décisifs pour usurper ce qu’il n’a pas droit (la Présidence du pays) ; iii)-les preuves dont on n’a besoin d’aller loin pour chercher des faits qu’on dans le box des accusés, bon nombre d’entre eux, puis, l’exfiltration (constatée) de certains de ceux-là qui parmi les Officiers Supérieurs au moment des faits ont été cités pour des faits et déclarations pour lesquels ils doivent donner des explications simplement parce qu’ils sont « protégés ». Pourquoi ne doivent-ils pas parler ?

Cette absence confirmée des personnes-clés citées dans cette affaire vient appuyer la thèse que le Régime en place (MPP) doit être impliqué dans ce montage idiot du pusch râté. Sinon, comment expliquera-t-on ces exfiltrations et autres mises à l’abri qui visent à tenir les concernés à l’écart du procès alors que « l’Accusé principal » après avoir accepté la responsabilité de l’Acte réclame à cors et à cris leur présence pour la manifestation de la vérité ? Par finir, nous sommes convaincus que, pour calmer, sinon écarter les « soupçons dans ce sens », il se pourrait qu’au finish, on accepte leur (Zagré, Tarpaga et autres) présence excepté ce « Déserteur (YIZ) » mais sous d’autres casquettes (témoins par exemple) alors que le demandeur les souhaite dans le box des accusés au regard de ce qu’il sait réellement de leur implication dans la mise en œuvre et la réalisation du forfait. Ce qui au bout viendra embrouiller davantage les choses.
Tout comme il (YIZ) l’a fait avec ses Supérieurs hiérarchiques (tromperies), il a su également embarquer beaucoup de personnes ignorantes de la chose politique et militaire telles ses soi-disant alliés multiformes et civiles (OSC’s) dans des stratagèmes pour accéder au Pouvoir avec en conscience que ses Camarades du RSP, le connaissant, ne le laisseront pas faire. D’où les embrouillages en leur sein qu’il a engagé et surtout su mené. La suppression de ce Corps quoique réclamée par la population tenait plus de ses pratiques inciviques d’alors parce que, puissante et sans véritable contrôle. Mais vu et présenté comme on le découvre à présent, ce ne fut ni la bonne manière, ni la méthodologie qu’il sied. Les conséquences en effet, nous le constatons et constatons surtout toutes les pertes (financières et de compétences) que notre pays a enregistrées. Oui. La Nation a décaissé beaucoup d’argent pour les formations de ces personnes qui auraient pu être déployées sur d’autres fronts de lutte quand on sait que « le Militaire doit être prompte et prêt à servir partout où on l’envoie surtout pout défendre la Patrie ».

La finalité de tout cela fut de piéger ce Général (Diendéré) dont la peau si l’on poursuit les analyses, était fortement recherchée. Comme on le dit dans un des jargons africains, « lorsqu’on dit qu’un gris-gris est efficace, c’est une hache qui a coupé le bois qui a servi produire le charbon utilisé pour sa préparation ». Mieux, il est dit « Que quand vous vous imaginez fort, la logique recommande de calmer votre ardeur car vous rencontrerez un plus fort que vous un jour ». Donc, observer plus d’humilité.

C’est dire que le Gl Diendéré s’est retrouvé piégé dans ce jeu macabre parce qu’il a sous-estimé son protégé, son neveu que fut Zida. Pis, lui et son protégé se sont retrouvés dans le piège des « politico-politiciens » qui de nature, sont plus patients et plus tenaces. Il (Gl Diendéré) s’est retrouvé en « bouc émissaire » dans un traquenard savamment tissé par YIZ son protégé qui lui aussi a été piégé par les personnes ci-dessus citées. Et voilà les résultats. Traqué de toutes parts et ce depuis belle lurette, il se retrouve en effet dans sa position actuelle, « d’Agneau sacrificiel » comme quoi, en tant que mères, maman Souris et maman Chatte ont les mêmes soucis de sécurité pour leurs progénitures.

Pour se dédouaner en effet, le MPP devra expliquer comment et pourquoi de toutes les personnes ayant géré le putsch, c’est le Gl Diendéré qui se retrouve seul au banc des accusés en tant que seul auteur principal du putsch ? Les autres sont passés où car on sait qu’un coup d’état ne saurait être mené seul ?
Le peuple veut et attend la vérité et toute la vérité ; vérité que le Gl Diendéré (à l’écouter) entend déballer avec la seule condition que toutes les personnes, pour ne pas dire, tous les co-responsables par lui citées soient présentes.
Plus de Justice « mouta-mouta » où ce sont les innocents qui sont derrière les barreaux alors que les vrais coupables sont libres et vaquent à leurs occupations.
On veut et on doit tout savoir.

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