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Relations dozo- koglwéogo : « Qu’on ne nous provoque pas », prévient maître Yacouba Drabo, chef de la confrérie des dozo

15 septembre 2018, 15:42, par Ultima R2

Ne cherchez pas à noyer le poisson avec cette diversion. Ce qui est encore pire, c’est de permettre qu’officiellement des Koglwéogo portent des armes sans enquête de moralité , et parfois sans autorisation de port d’arme.

L’introduction des Koglwéogo au Burkina Faso est étroitement liée à l’adoption de la doctrine de la police de proximité en 2003, qui a aboutit à la signature du décret n°2005-245 du 12 mai 2005, qui détermine les « modalités de la mise en œuvre du partenariat entre les services de police et les différentes communautés ».

Le décret, quant à lui, annonce un arrêté d’application devant apporter plus de précisions sur les Comités Locaux de Sécurité. Cet arrêté n’a pas été pris, en partie parce que les autorités ont voulu expérimenter le mécanisme avant de le fixer dans des textes.

De la mairie au Ministère de la sécurité...
Mr l’ancien Maire de Ouagadougou a participé à l’expérimentation du projet au sein de la commune de Ouagadougou, jusqu’à ce que des rumeurs circulent sur la présence de "milice de Simon".

En 2010, la démarche de la Mairie de Ouagadougou fait appel à un modèle de Comités Locaux de Sécurité que l’on qualifie dans cette étude d’institutionnel et qui est très différent du modèle adopté jusqu’ici par le Burkina Faso dans les secteurs et les villages.
La présentation des CLS ici portera essentiellement sur les CLS tels qu’ils sont conçus dans le premier plan quinquennal, qui relèvent, selon notre terminologie, d’un modèle communautaire
Source :Coginta, Police reforms and community safety. "Les Comités Locaux de Sécurité au Burkina Faso"
Dominique Wisler

A la tête du Ministère de la Sécurité, l’ancien Maire de Ouagadougou, avait aussi pour mission de mettre en pratique le projet, avec l’objectif d’occuper tout le territoire, avant de pouvoir formaliser le flou qui est resté en suspens sur l’arrêté d’application du décret n°2005-245 du 12 mai 2005, devant apporter plus de précisions sur les Comités Locaux de Sécurité.

Face aux dérives et aux bavures commis par les Koglwéogo, la pénétration dans le grand Ouest devenait compliqué, avec en face, des populations qui n’avaient pas été impliqués, ni consultés sur l’implantations de CLS entamée depuis 2005 dans certaine localités , ou communauté.

Le gouvernement en ressort affaiblit, donnant totalement raison aux Donso qui jusqu’à présent sont resté sur la défensive, avec en arrière plan les confrérie Donso du Mali et de Côte d’Ivoire qui observent et espèrent l’arrêt des violences envers leur communauté.

Les Koglwéogo vont ils continuer à forcer leur implantation dans l’Ouest, ou vont ils revenir à la réalité des faits et se soumettre aux moeurs des Donso, ou aux lois de la république ?

Comment un état peut il lutter contre le terrorisme extérieur, s’il n’est même pas capable de maitriser quelques récalcitrants de l’intérieur ?

Le chef des Donso a bien fait de ne pas évoquer le bilan macabre des Koglwéogo, au risque de se rapprocher des terroristes qui de l’extérieurs ôtent la vie de nos concitoyens. Même si les méthodes sont pas les mêmes, les résultats peuvent être effrayant.

Semons la paix, pour récolter la tranquillité.

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