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Simon Compaoré aux Koglweogo de Kantchari : « Même les chiens ont des papiers »

17 janvier 2018, 17:29, par Ezéchielo

Les hommes politiques doivent savoir adapter leur langage à l’auditoire, en fonction des registres de langue et des différentes couches sociales. Ainsi, aux intellectuels, il faut employer des termes soutenus et approfondis, pour permettre la réflexion et des propositions. Aux jeunes, il faut de temps en temps rentrer dans leur jargon, pour être un peu dans l’air du temps avec eux, ce qui facilite les échanges. Ainsi, le ministre d’Etat Simon Compaoré sait manier ces subtilités du langage, à tel point qu’il est devenu spécialiste de néologismes et de phrases qui choquent parfois, suscitent de l’humour, de la méditation, mais, avec toujours une finalité de mieux faire passer un message. Les artistes musiciens auraient même pu se regrouper pour souhaiter les meilleurs vœux à Simon Compaoré, dont, le vocabulaire a inspiré un artiste et un opérateur économique, qui ont respectivement composé une chanson sur les néologismes simonistes tels que tanquillos et créé un maquis-bar du même nom. Ainsi, ces mots auxquels des mauvaises langues avaient voulu coller des connotations péjoratives, se sont transformés en des mots festifs, musicaux et contribuent à générer des revenus pour l’artiste, les vendeurs de cassettes et CD, le personnel du bar etc. Le concept tranquillos a également permis à des opposants, de sortir de la tranquillité de leur manque de programme de développement ,pour se donner en spectacle et mener de l’agitation médiatique ,à défaut de rester à n’avoir rien à dire ou à faire. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, également dans son néologisme mouta mouta, a voulu fustiger des habitudes non transparentes et d’arrangements égoïstes de certains citoyens. Simon, vieux briscard, qui signifie une personne qui se bat pour une cause, un soldat expérimenté, a œuvré à la promotion des groupes civils d’autodéfense (Koglwéogos,dozos),qui apparaissent aujourd’hui, à l’évidence ,comme la meilleure forme de police de proximité au Burkina. Grâce à ces initiatives locales de sécurité, les attaques à main armées et des actes de banditisme qui connaissaient une recrudescence, ont grandement disparu sur les axes routiers, dans des villes et villages. Il est donc normal, qu’en sa qualité de ministre de la sécurité et premier flic du pays, qu’il continue la sensibilisation de ces groupes d’auto défense, pour une meilleure structuration. Il convient également, à l’instar de Simon Compaoré, que de bonnes volontés soutiennent matériellement et financièrement les Koglwéogos et dozos, en raison de leur contribution positive à la sécurité publique au profit de tous dans le bénévolat.

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