Accueil > ... > Forum 900351

Conseil des ministres du 23 mars : Réduction du train de vie de l’Etat, adoption des textes d’application au niveau de la Justice

24 mars 2016, 13:20, par Précisions

De sources hospitalières proches de la maternité du CHU Yalgado, la table d’accouchement ne s’est pas totalement brisée avec l’épouse défunte de monsieur Pamtaba.Il convient de préciser que la table en question comportait 2 parties. Une partie supérieure principale sur laquelle les femmes enceintes se couchent .Une autre partie inférieure faite juste pour poser les pieds. C’est cette dernière partie qui s’est effondrée sous le poids de la dame qui, sans doute voulait descendre ou se tortillait suite à des douleurs. Ce drame engage la responsabilité du personnel de garde de la maternité de l’hôpital qui a fait acte de négligence et de manque de conscience professionnelle en abandonnant seule la femme dans les douleurs d’accouchement. Vue même le poids de la femme 140kg, au moins 2 agents de santé de la maternité devraient l’assister en restant à ses côtés pour l’aider à descendre et dans tous ses mouvements. Cela aurait évité qu’elle glisse vers le bas avec tout son poids sur la partie de la table qui est réservée pour les pieds ,ce qui pouvait éviter la cassure de cette partie et la chute de la dame. Voilà une preuve palpable de certains mauvais comportements d’agents de santé que le SYNTSHA tentait de nier de façon éhontée. L’époux de la défunte qui est un homme de tenue a même fustigé des comportements d’agents de santé qui frisent la corruption et le manque de conscience professionnelle. C’est le lieu d’interpeller les autorités au sommet de l’Etat pour qu’elles renforcent le financement des services de santé publics et alléger les procédures d’acquisition des équipements médicaux de qualité. On se rappelle que la direction générale du CHU Yalgado a plusieurs fois attiré l’attention sur le manque de moyens pour les traitements des maladies rénales et autres préoccupations liées à des restrictions budgétaires effectuées sur les budgets 2014,2015 et 2016 qui bloquent le bon fonctionnement de l’hôpital. Il faut sanctionner les actes indélicats d’agents de santé et doter le système sanitaire national de moyens adéquats pour son meilleur fonctionnement au profit de tous. Ceux qui tentent de profiter des drames pour parvenir à leurs fins de règlements de comptes se trompent de combat. Sans moyens nécessaires, aucun DG, ni ministre ou autres responsables ne peut réaliser des prouesses. Depuis les inondations du 1er septembre 2009, plusieurs gouvernements se sont succédé sans jusque là parvenir à parachever la délocalisation de certains services spécialisés de santé de Yalgado à l’ex CMA du secteur 30 pour désengorger le CHU Yalgado. Face à cette situation de léthargie, les citoyens se demandent s’il s’agit d’un manque de moyens difficilement compréhensible ou d’une négligence politique. Aussi, le gouvernement THIEBA sous l’impulsion du président Roch Marc Christian Kaboré captive l’espoir pour un renouveau de la politique sanitaire nationale. Un espoir qui ne devrait pas se faner par les lenteurs et lourdeurs bureaucratiques habituelles. Il faut passer aux actes concrets sans tarder. La santé n’a pas de prix. L’Etat devra y mettre le prix nécessaire.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2019 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés