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Le gouvernement de la Transition a décidé de baptiser l’université de Ouagadougou du nom du Pr Joseph Ki-Zerbo, selon un communiqué du président de l’université, le Pr Rabiou Cissé. La cérémonie de baptême, que présidera le président du Faso, aura lieu le 26 décembre 2015 dans l’enceinte de l’université.

26 décembre 2015, 02:56, par Sidpawalemdé Sebgo

Internaute n° 35 Étudiant : Parlez de ce que vous connaissez et évitez les affirmations gratuites et fausses.

Depuis son agrégation en 1956, le Pr Joseph Ki-Zerbo a enseigné en France, en Guinée Conakry, au Sénégal mais aussi en Haute Volta de 1956 à 1962. Rappelons qu’en Guinée, avec son épouse, il avait répondu à l’appel du peuple frère de Guinée victime de la vengeance de De Gaulle après le "non" au référendum sur la communauté. TOUS les enseignants expatriés avaient quitté les classes et le pays du jour au lendemain.

Rentré et installé au pays en 1963, il a été Directeur général de l’éducation et de la jeunesse au ministère voltaïque de l’éducation nationale, puis professeur à l’Université de Ouagadougou de 1968 à 1973. Pendant ce temps il a aussi représenté le Burkina à l’Unesco et été secrétaire général du CAMES, dont il a participé à la création et obtenu le siège à Ouagadougou. Il a par la suite occupé exclusivement ce dernier poste jusqu’en 1979. Il s’est consacré à partir de 1980, toujours à Ouagadougou, à son Centre de Recherche le CEDA.
C’est la révolution et son animosité envers les "intellectuels petit-bourgeois" qui l’oblige à quitter le pays en 1986 pour Dakar, ou il est chercheur à l’IFAN de l’Université Cheik Anta Diop et préside le Centre de recherche CRDE. Avec le retour à une vie démocratique normale au vote de la constitution de Juin 1991, il est à nouveau rentré au pays. Pour la petite histoire il ne pouvait pas rentrer dans sa maison parce qu’elle était occupée par... Blaise et Chantal Compaoré !

En résumé donc, il a travaillé en résidant brièvement à l’extérieur à quatre occasions : En début de carrière en France, au Sénégal, capitale de l’AOF avant l’indépendance, en Guinée par solidarité avec le peuple Guinéen, et encore au Sénégal parce qu’en exil politique. La plupart des postes prestigieux qu’il a occupé à l’international, il les gérait depuis son pays, avec de fréquents voyages. Que cet éminent intellectuel, patriote et pan-africaniste soit plus reconnu et respecté à l’extérieur, qu’il ait occupé des postes prestigieux internationaux ne vous autorise pas à dire qu’il aurait "abandonné" son pays. Donc évitez de raconter n’importe quoi par pure jalousie et volonté de dénigrement !

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