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29e Assemblée générale des sociétés d’État : La SOGEMAB, l’AGETEER et la CNAMU en déficit, la SONABHY, la LONAB et la SONATUR en baisse de volume d’activités

25 juin, 10:59, par M’nnifu

Ecouter, la Sogemab est congénitalement condamnée à mourir de sa belle mort. Pour comprendre les problèmes de cette société, il faut se poser les bonnes questions : qui a créé l’Agemab puis Sogemab et pourquoi ? A partir des réponses justes qui en sortiront vous saurez pourquoi cette société ne pouvait prospérer actuellement au Burkina Faso avec la misère ambiante qui règne au sein de notre peuple. Elle a été créée pour faire manger une famille et ses amis. Voilà la base du problème. Comment elle fonctionnait avant et qu’actuellement, elle ne peut continuer de fonctionner ? A titre d’exemple, elle n’avait aucun professionnel du biomédical en son sein même jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs. Les achats des matériels par la Sogemab pour le compte de l’Etat étaient surfacturés. Par exemple pour l’achat d’un scanner pour l’hôpital Souro Sanou, il y avait deux concurrents. Un premier concurrent propose son appareil à 2 milliards CFA et l’autre concurrent propose pour lui à 950 millions CFA. La Sogemab trouve moyen de choisir le scanner qui coute 2 milliards au détriment du moins disant. Maintenant le second concurrent porte plainte à l’ARCOP. L’ORAD voulait comprendre le choix de la Sogemab qui préfère plus cher que la seconde proposition qui est sensée aussi répondre au cahier de charge édicté par elle-même. Comme dit plus haut, la Sogemab n’avait aucun spécialiste qui puisse donner une explication claire sur leur choix. Pourquoi prendre un scanner de 2 milliards et laisser celui de 950 millions ? C’est tout simplement un choix de la prédation. C’est ainsi que l’ARCOP-ORAD a tout bonnement refusé d’entrer dans le jeu en annulant purement et simplement le dossier d’appel d’offres pour la fourniture du scanner. Tous les appareils achetés par la Sogemab l’ont été sur le même modèle de surfacturation en plus de la ponction de 7% du coût des matériels qu’elle achète pour l’Etat. Maintenant avec les politiques de résilience, il n’y a plus d’argent à mettre dans des surfacturations surtout à vue d’œil. Ainsi pour survivre elle s’est rabattue sur la maintenance des équipements dans les CMA. Et là aussi ses compétences sont maigres avec des plaintes un peu partout des utilisateurs d’appareils dans les CMA. La seule solution qui s’offre à elle aujourd’hui c’est sa liquidation pure et simple et l’affectation des techniciens qui le désirent dans des structures publiques du ministère de la santé (DIEM, hôpitaux etc…). Toute autre solution est vouée à l’échec.

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