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Attaque de Solhan : 132 morts et 40 blessés (Bilan officiel)

10 juin 2021, 06:53, par caca

Je vais illustrer mes propos par un personnage biblique dont son parcours de vie est riche en compromis pour la survie d’un peuple. Jephté est un personnage du Livre des Juges, qui fait partie de la Bible. Il est l’un des Juges d’Israël. À la suite d’un vœu, il « sacrifie » sa fille unique, vierge, la consacrant à Dieu.
Récit biblique
Après la mort de Jaïr, les enfants d’Israël font encore ce qui déplaît à Dieu en rendant un culte à Baal et Astarté. De colère, Dieu les jette dans les mains des Philistins et des Ammonites. Jephté succède à Jaïr pour sauver les enfants d’Israël.
Jephté est le fils de Galaad et d’une prostituée. Galaad est également le père d’autres fils engendrés avec son épouse légitime. Devenus adultes, ces fils rejettent Jephté en lui disant :
« Tu n’hériteras pas dans la maison de notre père, car tu es fils d’une autre femme. Jephté part vivre dans le pays de Tob. »
Lorsque les Ammonites déclarent la guerre aux Hébreux, Jephté est choisi comme chef pour les combattre6. Avant d’attaquer les Ammonites, Jephté fait le vœu imprudent d’offrir à Dieu, en holocauste, en cas de victoire, quiconque viendra le premier à sa rencontre à son retour chez lui. C’est sa fille unique qui accourt la première au-devant de lui, « en dansant au son des tambourins ». Elle lui demande d’exaucer la promesse faite à Dieu, mais également de lui accorder deux mois pour « pleurer sa virginité » dans la montagne avec ses compagnes. Au bout des deux mois, Jephté voua sa fille à Dieu.
La victoire des hommes de Galaad sur les Ammonites provoque la jalousie des Ephraïmites, qui engagent le combat et sont vaincus. Les hommes de Galaad prennent les gués du Jourdain, et lorsque des fugitifs éphraïmites tentent de traverser le fleuve, ils les reconnaissent à leur mauvaise prononciation du mot shibboleth, qu’ils les forcent à dire, avant de les égorger près du Jourdain.
Jephté reste juge d’Israël pendant six ans. Ibtsan lui succède.
Interprétation
Ce récit, concernant l’épisode du sacrifice de la fille de Jephté, est susceptible de deux interprétations, lesquelles pencheront dans un sens ou l’autre selon les subtilités de traduction du Livre ou les sensibilités du lecteur.
Une première interprétation affirme que, malgré les apparences, il ne pouvait s’agir pour Jephté d’offrir sa fille en sacrifice par le feu car Dieu a en aversion les sacrifices humains. La loi mosaïque les interdisait selon le Deutéronome chapitre 18 verset 10 :
« Il ne se trouvera chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu. »
Jephté voulait dire qu’il affecterait au service exclusif de Dieu celui ou celle qui viendrait à sa rencontre. La loi mosaïque stipulait que des personnes pourraient vouer leur vie à Dieu. Par exemple, des femmes servaient au sanctuaire, où elles étaient peut-être chargées du transport de l’eau (Exode 38:8). Après qu’il lui eut accordé deux mois pour « pleurer sa virginité » son père dut accomplir son vœu et sa fille consentit au sacrifice, qui consistait probablement à l’envoyer servir à plein temps dans la maison de Dieu, au sanctuaire. Elle pleura non pas sur sa mort mais sur sa virginité, car chez les Israélites on désirait avoir des enfants afin de perpétuer le nom et l’héritage de sa famille. Jephté, quant à lui, allait devoir se priver de la compagnie de sa fille unique qu’il aimait tant. La fille de Jephté ne fut pas la seule à respecter les vœux de ses parents, plus tard le jeune Samuel fit de même (1 Samuel 1:11). Sa mère fit le vœu de le donner à Dieu si celui-ci lui donnait un fils. Pourquoi aurait-elle fait le vœu de vouloir enfanter pour ensuite sacrifier son enfant par le feu ? Dans maintes chapitres de la Bible, Dieu condamnait les pratiques païennes et impures des nations voisines (notamment les sacrifices humains), comment ce même Dieu aurait-il pût se contredire ? Autre élément est que le récit ne mentionne pas " la mort" de sa fille mais finit plutôt en ces termes :
« Quant à elle, elle n’eut jamais de relations avec un homme.[...] »
D’année en année les filles d’Israël venaient louer la fille de Jephté le Guiléadite, quatre jours dans l’année." (Versets 39,40). L’interprétation la plus plausible est qu’elle sacrifia sa virginité ; vouant sa vie de célibat à servir Dieu et ainsi honorer la promesse que son père fit à Dieu.

Pour une seconde interprétation, Jephté, tenu par sa promesse, aurait été contraint de respecter sa parole et aurait donc offert sa fille en sacrifice à Dieu : il avait bel et bien promis d’offrir ce qui viendrait à sa rencontre en holocauste à Dieu. Or l’holocauste, dans la tradition israélite, est un sacrifice par le feu (les Samaritains le pratiquent encore sur l’agneau pascal au mont Garizim). Certes, la Bible, dans certains passages, proscrit le sacrifice humain mais en d’autres il impose d’immoler les hommes voués au Seigneur :
« Tout ce qu’un homme dévouera par interdit à l’Éternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit une personne, un animal, ou un champ de sa propriété ; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Éternel. Aucune personne dévouée par interdit ne pourra être rachetée, elle sera mise à mort. »
— Lévitique, chap. XXVII, v. 28-29, traduction Louis Segond, 1910.
Ce que la Vulgate exprime par : « Non redimetur, sed morte morietur. »
Voltaire traite de ce récit biblique dans l’article « Jephté ou des sacrifices de sang humain » de son Dictionnaire philosophique de 1764 en soulignant qu’il rappelle d’autres récits mythologiques et notamment celui du sacrifice accompli par le roi crétois Idoménée sur son propre fils dans des circonstances comparables à l’occasion de son retour de la guerre de Troie.

Ce récit mérite une compréhension dans l’histoire actuelle de notre pays. Nous avons une génération de généraux qui ont géré ce pays à un moment donner de son histoire. Ils sont exclus aujourd’hui par la peur d’avoir servi l’ex-président. Certains sont en prison, d’autres dans nos ambassades cependant Dieu seul sait leur capacité à nous mettre à l’abri de tout danger. La situation présente nécessite une humilité et un compromis sans faille.

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