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	<title>leFaso.net</title>
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	<description>L'information en temps r&#233;el du Burkina, M&#233;dias, journaux, infos, direct, les derni&#232;res nouvelles, politiques.</description>
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		<title>Les 100 Visages du Burkina Digital : &#201;mile Yaogo, aux sources de l'Internet burkinab&#232;</title>
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		<dc:creator>Cyriaque</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; 60 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui ont contribu&#233; &#224; &#233;crire l'histoire du Burkina num&#233;rique. Aujourd'hui, nous remontons aux premi&#232;res heures de l'Internet au Burkina Faso avec &#201;mile Yaogo, ing&#233;nieur r&#233;seaux et t&#233;l&#233;communications, entrepreneur et expert DNS, dont le parcours relie les d&#233;buts de la connexion du pays aux grands enjeux actuels de r&#233;silience et de souverainet&#233; num&#233;riques. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour toute une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/whatsapp_image_2026-08-17_at_22.00.07-6d02d.jpg?1787006192' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; 60 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui ont contribu&#233; &#224; &#233;crire l'histoire du Burkina num&#233;rique. Aujourd'hui, nous remontons aux premi&#232;res heures de l'Internet au Burkina Faso avec &#201;mile Yaogo, ing&#233;nieur r&#233;seaux et t&#233;l&#233;communications, entrepreneur et expert DNS, dont le parcours relie les d&#233;buts de la connexion du pays aux grands enjeux actuels de r&#233;silience et de souverainet&#233; num&#233;riques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour toute une g&#233;n&#233;ration, Internet semble avoir toujours exist&#233;. Pourtant, il y a moins de trente ans, se connecter au r&#233;seau mondial depuis le Burkina Faso relevait encore de la nouveaut&#233;. Il fallait construire les infrastructures, proposer les premiers abonnements, cr&#233;er des messageries &#233;lectroniques, h&#233;berger les premiers sites et familiariser les utilisateurs avec un univers alors largement inconnu.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;mile Yaogo appartient &#224; la g&#233;n&#233;ration de techniciens et d'entrepreneurs qui ont particip&#233; &#224; cette aventure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1997, aux premi&#232;res heures de l'Internet burkinab&#232;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1997 constitue un tournant dans son parcours. &#201;mile Yaogo cr&#233;e River Telecom, fournisseur d'acc&#232;s Internet qui figure parmi les premiers op&#233;rateurs du secteur au Burkina Faso aux c&#244;t&#233;s de l'ONATEL et du Cenatrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;River Telecom propose alors des services qui paraissent aujourd'hui ordinaires mais qui, &#224; l'&#233;poque, ouvrent une nouvelle fen&#234;tre sur le monde : abonnements d'acc&#232;s &#224; Internet, messagerie &#233;lectronique, noms de domaine et h&#233;bergement de sites web. Dans un Burkina Faso o&#249; le num&#233;rique en est encore &#224; ses balbutiements, cette initiative contribue &#224; installer les premi&#232;res briques d'un &#233;cosyst&#232;me Internet national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;mile Yaogo participe &#233;galement &#224; un important projet de construction d'art&#232;res num&#233;riques interurbaines de transmission pour l'acheminement des images de t&#233;l&#233;vision et du t&#233;l&#233;phone. Pour le compte de l'&#233;quipementier am&#233;ricain Lucent Technologies, il supervise notamment l'installation des multiplexeurs de trafic et la t&#233;l&#233;surveillance des &#233;quipements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quinze ans au service des infrastructures Internet nationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son r&#244;le dans le d&#233;veloppement de l'Internet burkinab&#232; ne s'arr&#234;te pas &#224; l'entrepreneuriat. Pendant quinze ans, &#201;mile Yaogo assure le support technique des services Internet de l'ONATEL. Ses missions touchent &#224; plusieurs composantes essentielles du fonctionnement du r&#233;seau : gestion du domaine national .bf, messagerie &#233;lectronique des abonn&#233;s, h&#233;bergement de sites web ou encore lutte contre le spam. Des activit&#233;s peu visibles du grand public, mais indispensables au fonctionnement quotidien d'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son parcours rappelle ainsi une r&#233;alit&#233; souvent oubli&#233;e : derri&#232;re les sites web, les applications et les services num&#233;riques se trouve toute une infrastructure technique qu'il faut administrer, s&#233;curiser et faire &#233;voluer en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vingt-sept ann&#233;es au c&#339;ur de France T&#233;l&#233;com et Orange&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience d'&#201;mile Yaogo prend ensuite une dimension internationale. Pendant vingt-sept ans, il &#233;volue au sein de France T&#233;l&#233;com/Orange France, o&#249; il exerce notamment comme architecte technique dans une &#233;quipe charg&#233;e de l'architecture des projets complexes. Son m&#233;tier consiste alors &#224; traduire les besoins des organisations en solutions techniques capables d'accompagner leurs projets de transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;veloppe &#233;galement une expertise approfondie du DNS, ce syst&#232;me essentiel qui permet notamment de traduire les noms de domaine utilis&#233;s par les internautes en adresses compr&#233;hensibles par les machines. Au sein du d&#233;partement DNS d'Orange France, il travaille sur l'analyse en temps r&#233;el des flux afin d'identifier les comportements anormaux, d'am&#233;liorer la qualit&#233; de service et de d&#233;tecter des abonn&#233;s dont les &#233;quipements sont infect&#233;s par des logiciels malveillants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une expertise qui d&#233;passe les fronti&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette longue carri&#232;re lui permet d'intervenir dans diff&#233;rents environnements technologiques et industriels. Il effectue des missions de formation et de transfert de comp&#233;tences &#224; New Delhi aupr&#232;s d'Orange India et intervient &#233;galement chez Airbus &#224; Hambourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son parcours professionnel r&#233;v&#232;le par ailleurs une polyvalence assez singuli&#232;re. Au sein de France T&#233;l&#233;com Recherche et D&#233;veloppement, il participe &#224; la conception d'outils de calcul de charge, de performance et de supervision des r&#233;seaux. Il intervient aussi comme consultant chez Renault dans le domaine du calcul de structures automobiles et chez le constructeur informatique Bull pour le d&#233;veloppement d'un syst&#232;me expert destin&#233; au pilotage de hauts-fourneaux dans l'industrie sid&#233;rurgique. Derri&#232;re l'expert t&#233;l&#233;com appara&#238;t ainsi un ing&#233;nieur habitu&#233; &#224; faire dialoguer informatique, r&#233;seaux, math&#233;matiques et probl&#233;matiques industrielles complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour au Burkina, pr&#232;s de trente ans plus tard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2024, &#201;mile Yaogo revient s'installer au Burkina Faso. Ce retour ouvre un nouveau chapitre de son parcours. Pr&#232;s de trois d&#233;cennies apr&#232;s la cr&#233;ation de River Telecom, les enjeux ont profond&#233;ment chang&#233;. Il ne s'agit plus seulement de connecter le Burkina &#224; Internet. Il faut d&#233;sormais rendre cet Internet plus robuste, plus s&#233;curis&#233; et davantage ma&#238;tris&#233; localement. Il cr&#233;e alors Standards Libres, une entreprise destin&#233;e &#224; promouvoir l'utilisation des logiciels et standards libres au Burkina Faso, avec un int&#233;r&#234;t particulier pour le DNS, IPv6 et les m&#233;canismes d'authentification forte. Le pionnier des premiers acc&#232;s Internet revient ainsi sur un terrain qu'il conna&#238;t bien, mais avec les probl&#233;matiques d'une nouvelle &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DNSSEC, IPv6 : pr&#233;parer l'Internet burkinab&#232; de demain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle &#233;tape de sa carri&#232;re est fortement orient&#233;e vers le transfert de comp&#233;tences. Expert DNS, &#201;mile Yaogo assure notamment des formations sur le DNS, DNSSEC et la cryptographie pour le compte de l'Alliance Burkinab&#232; des Domaines Internet (ABDI), dont Standards Libres est membre. Son engagement dans ce domaine est salu&#233; le 5 d&#233;cembre 2025 par une attestation de reconnaissance de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des communications &#233;lectroniques et des postes (ARCEP), &#224; l'occasion du lancement de DNSSEC au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ces acronymes techniques se jouent pourtant des questions strat&#233;giques. DNSSEC contribue &#224; renforcer la s&#233;curit&#233; du syst&#232;me des noms de domaine, tandis qu'IPv6 pr&#233;pare Internet &#224; la multiplication continue des &#233;quipements et services connect&#233;s. Former des comp&#233;tences nationales dans ces domaines revient donc &#224; pr&#233;parer les infrastructures sur lesquelles reposera une partie du Burkina num&#233;rique de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parcours entre deux &#226;ges de l'Internet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours d'&#201;mile Yaogo poss&#232;de une particularit&#233; rare. Il a connu l'&#233;poque o&#249; l'enjeu &#233;tait de faire arriver Internet et il participe aujourd'hui &#224; celle o&#249; il faut mieux le s&#233;curiser, le ma&#238;triser et pr&#233;parer son avenir. Entre les deux, pr&#232;s de trois d&#233;cennies d'exp&#233;rience dans les r&#233;seaux et t&#233;l&#233;communications, dont vingt-sept ann&#233;es au sein de France T&#233;l&#233;com/Orange France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa formation refl&#232;te d'ailleurs cette double culture. &#201;mile Yaogo est titulaire d'un dipl&#244;me d'ing&#233;nieur R&#233;seaux T&#233;l&#233;com de l'Universit&#233; Paris 6-Jussieu et d'un dipl&#244;me de statisticien-&#233;conomiste de niveau master de l'Institut Technique de Pr&#233;vision &#201;conomique et Sociale de Paris. Une combinaison entre ing&#233;nierie et analyse qui accompagne un parcours consacr&#233; aux infrastructures invisibles sans lesquelles aucune transformation num&#233;rique n'est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il appartient &#224; la g&#233;n&#233;ration des pionniers qui ont contribu&#233; &#224; introduire et d&#233;velopper l'Internet au Burkina Faso.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'en cr&#233;ant River Telecom d&#232;s 1997, il a particip&#233; &#224; l'&#233;mergence des premiers fournisseurs d'acc&#232;s Internet du pays et &#224; la diffusion de services alors nouveaux : connexion Internet, courrier &#233;lectronique, noms de domaine et h&#233;bergement web.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'il a consacr&#233; quinze ann&#233;es au support technique des services Internet de l'ONATEL et vingt-sept ann&#233;es &#224; France T&#233;l&#233;com/Orange France, d&#233;veloppant une expertise pointue des r&#233;seaux et du DNS.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'apr&#232;s une longue carri&#232;re internationale, il a choisi de revenir au Burkina Faso pour transmettre son expertise et contribuer aux nouveaux chantiers que sont DNSSEC, IPv6, l'authentification forte et les standards logiciels libres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et parce que son parcours dessine, &#224; lui seul, une boucle remarquable de l'histoire num&#233;rique du pays : avoir contribu&#233; hier &#224; connecter le Burkina &#224; Internet et travailler aujourd'hui &#224; rendre cet Internet plus s&#251;r, plus r&#233;silient et mieux ma&#238;tris&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefasodigital.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lefasodigital.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Burkina/Cybers&#233;curit&#233; : Une nouvelle certification pour Younoussa Sanfo et son centre HorusLabs</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'engagement dans la promotion des comp&#233;tences num&#233;riques, l'expert en cybers&#233;curit&#233; et en investigation num&#233;rique Younoussa Sanfo franchit une nouvelle &#233;tape. D&#233;sormais instructeur certifi&#233; EC-Council, il voit &#233;galement son centre HorusLabs int&#233;grer le r&#233;seau des centres de formation agr&#233;&#233;s de l'organisation. Une cons&#233;cration qui t&#233;moigne d'un parcours marqu&#233; par la rigueur et la volont&#233; de renforcer l'expertise en cybers&#233;curit&#233; au Burkina Faso. Dans cet entretien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/7af506b5-c8ff-4fda-a06a-fdf98d9b42b9-2634f.jpg?1787004137' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'engagement dans la promotion des comp&#233;tences num&#233;riques, l'expert en cybers&#233;curit&#233; et en investigation num&#233;rique Younoussa Sanfo franchit une nouvelle &#233;tape. D&#233;sormais instructeur certifi&#233; EC-Council, il voit &#233;galement son centre HorusLabs int&#233;grer le r&#233;seau des centres de formation agr&#233;&#233;s de l'organisation. Une cons&#233;cration qui t&#233;moigne d'un parcours marqu&#233; par la rigueur et la volont&#233; de renforcer l'expertise en cybers&#233;curit&#233; au Burkina Faso. Dans cet entretien accord&#233; &#224; notre r&#233;daction ce lundi 17 ao&#251;t 2026 &#224; Ouagadougou, il revient sur cette distinction et ses implications pour l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique burkinab&#232;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lefaso.net : Cela fait un moment que nous n'avons pas eu de vos nouvelles. Que devient M. Younoussa Sanfo ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y.S. :&lt;/strong&gt; Je suis l&#224;, bien l&#224; ! C'est vrai que depuis environ un an, j'ai disparu de l'espace public. Et pour une bonne raison : j'ai d&#233;cid&#233; de repasser tous mes examens et toutes mes certifications, dont certaines datent de plus de 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi me suis-je impos&#233; cela ? Parce que dans notre m&#233;tier, la cybers&#233;curit&#233; et les investigations num&#233;riques, une certification vit rarement plus de trois &#224; cinq ans. Au-del&#224;, certaines entreprises ne la consid&#232;rent m&#234;me plus comme valable : on vous demandera une certification plus r&#233;cente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la raison est simple : en cybers&#233;curit&#233;, tout &#233;volue &#224; une vitesse grand V. Il y a vingt ans, quand j'&#233;valuais la s&#233;curit&#233; d'une entreprise, personne ne me demandait ce qu'elle avait pr&#233;vu face aux inondations, aux vents violents ou aux autres ph&#233;nom&#232;nes climatiques. Aujourd'hui, le changement climatique est devenu un domaine &#224; part enti&#232;re des certifications en cybers&#233;curit&#233;. Et il faut y ajouter l'intelligence artificielle, devenue le cinqui&#232;me grand domaine de la discipline : les hackers l'utilisent pour attaquer les entreprises et les individus, et les sp&#233;cialistes l'utilisent pour mieux les prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc tout repass&#233;. Et &#224; l'issue de ce marathon, je peux le dire sereinement : je suis &#224; la page, pr&#234;t &#224; servir les entreprises et les administrations qui en auront besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous venez d'obtenir la certification d'instructeur EC-Council, tandis que HorusLabs a &#233;t&#233; reconnu comme centre de formation agr&#233;&#233; par cette organisation internationale de r&#233;f&#233;rence en cybers&#233;curit&#233; et en investigation num&#233;rique. Que repr&#233;sente cette double distinction pour vous et pour le Burkina Faso ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous, c'est une &#233;tape majeure. HorusLabs veut d&#233;sormais mettre son exp&#233;rience et ses comp&#233;tences au service de la formation des jeunes et des sp&#233;cialistes, en cybers&#233;curit&#233;, en investigation num&#233;rique et en intelligence artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre un centre agr&#233;&#233; nous autorise &#224; dispenser des formations reconnues par EC-Council, donc reconnues &#224; l'international. EC-Council est l'un des leaders mondiaux de la formation en cybers&#233;curit&#233; : l'arm&#233;e am&#233;ricaine, Boeing et de tr&#232;s grandes structures utilisent ses programmes pour former leurs experts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reconnaissance s'inscrit dans la droite ligne de ce que nous avons toujours d&#233;fendu : former les comp&#233;tences locales ici m&#234;me, au Burkina Faso. Avant, pour suivre ce type de formations et d&#233;crocher ces certifications, il fallait prendre l'avion. Aujourd'hui, tout cela s'obtient ici, au m&#234;me prix qu'ailleurs, sans le billet d'avion ni les frais de s&#233;jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voici ce que je voudrais que chacun retienne : d&#233;sormais, au Burkina Faso, tout le monde peut se former &#224; la cybers&#233;curit&#233;, &#224; l'intelligence artificielle et aux investigations num&#233;riques, quel que soit son niveau, d&#232;s la classe de 3&#7497;, et obtenir des connaissances et un certificat reconnus dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous comptons d'ailleurs collaborer avec les autorit&#233;s. Le minist&#232;re en charge de la Jeunesse, par exemple, pourrait s'appuyer sur notre expertise pour former des jeunes. La cybers&#233;curit&#233; comporte plusieurs niveaux de comp&#233;tences, et le premier est accessible d&#232;s le BEPC. Ces jeunes form&#233;s aux comp&#233;tences de base pourront accompagner les entreprises, notamment &#224; travers des actions de sensibilisation. Ensuite viennent tous les autres niveaux, en cybers&#233;curit&#233; comme en investigation num&#233;rique et en intelligence artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'IA, notre approche est particuli&#232;re. Il ne s'agit pas d'apprendre &#224; utiliser l'intelligence artificielle : il s'agit de comprendre comment elle fonctionne, comment l'int&#233;grer dans une entreprise, et d'acqu&#233;rir les connaissances n&#233;cessaires pour participer &#224; une &#233;quipe qui con&#231;oit une intelligence artificielle. Voil&#224; le type de formations que nous allons proposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre est pr&#234;t. Nous pourrions commencer demain si nous avions des inscriptions ! Mais nous avons choisi de lancer officiellement les activit&#233;s le 14 septembre, pour finaliser tranquillement notre pr&#233;paration. Deux formations ouvriront ce jour-l&#224; : la premi&#232;re est ouverte &#224; tout public ; la seconde s'adresse aux sp&#233;cialistes, aux informaticiens et &#224; ceux qui sont d&#233;j&#224; engag&#233;s dans la cybers&#233;curit&#233;. Elle porte sur le CEH (Certified Ethical Hacker), la certification qui donne les comp&#233;tences d'un hacker &#233;thique, cette personne capable d'identifier les vuln&#233;rabilit&#233;s d'un syst&#232;me pour pr&#233;venir les failles de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223998 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;70&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH500/2_la_certification_ouvre_de_nouveaux_horizons_a_l_acade_mie_horuslabs-eb24b.jpg?1787004702' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;La certification ouvre de nouveaux horizons a&#768; l'Acade&#769;mie HorusLabs &lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, les deux distinctions sont arriv&#233;es en m&#234;me temps. J'ai &#233;t&#233; nomm&#233; EC-Council Certified Instructor : je suis donc autoris&#233; &#224; former et &#224; faire passer des certifications &#224; des ing&#233;nieurs comme &#224; des jeunes, dans n'importe quel centre EC-Council du monde. Mais je commencerai, naturellement, par notre centre au Burkina Faso. Et ce n'est pas tout. EcCouncil nous a incit&#233;s &#224; passer le test pour avoir les comp&#233;tences qui allient S&#233;curit&#233; Offensive et intelligence artificielle. Le combo parfait pour faire face aux r&#233;centes attaques qui secouent le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la grande nouvelle en plus, c'est que je ne suis pas seulement instructeur certifi&#233; : je suis &#233;galement EC-Council Senior Instructor. Cela signifie que je peux former des personnes qui deviendront &#224; leur tour instructeurs certifi&#233;s EC-Council. Nous en sommes particuli&#232;rement honor&#233;s : dans tout l'espace francophone africain, nous sommes les premiers &#224; atteindre ce niveau. Des centres comparables existent au Kenya ou au Nigeria, mais aucun centre francophone africain n'avait encore obtenu ce niveau de reconnaissance. Oui, nous en sommes fiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment s'est d&#233;roul&#233; votre parcours jusqu'&#224; cette distinction internationale ? &#201;tait-ce difficile ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, tr&#232;s difficile. Et je vais vous faire une confidence : j'ai &#233;chou&#233; &#224; l'un des examens, et j'ai d&#251; le reprendre. La cause ? Justement ce volet sur le changement climatique, que je n'avais pas suffisamment travaill&#233;. J'y ai perdu des points, et j'ai repass&#233; l'examen pour d&#233;crocher la certification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pleine s&#233;rie de certifications, EC-Council m'a contact&#233;. Ils voulaient comprendre comment j'avais pu obtenir sept certifications en seulement huit mois ! Je leur ai expliqu&#233; que je les poss&#233;dais d&#233;j&#224; et que je les repassais simplement pour me prouver que j'&#233;tais toujours d'actualit&#233;. J'ai d'ailleurs mesur&#233;, &#224; cette occasion, l'ampleur des &#233;volutions depuis mes derni&#232;res certifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des &#233;changes, ils m'ont sugg&#233;r&#233; de devenir instructeur. J'&#233;tais int&#233;ress&#233;, mais il n'existait pas de centre au Burkina Faso. Ils m'ont encourag&#233; &#224; d&#233;poser un dossier, et nous remplissions les crit&#232;res. Il fallait notamment des sponsors : des institutions reconnues, capables d'attester de votre expertise en cybers&#233;curit&#233; et de votre exp&#233;rience de formateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait sept ans que j'enseigne &#224; l'Universit&#233; Thomas Sankara, dans deux masters : Droit p&#233;nal et sciences criminelles, et Sciences politiques et juridiques. L'universit&#233; a accept&#233; de me sponsoriser et a sign&#233; le jour m&#234;me. Les Nations unies m'ont &#233;galement soutenu : elles me recrutent r&#233;guli&#232;rement pour former des unit&#233;s de police dans plusieurs pays d'Afrique francophone, et elles ont valid&#233; mes comp&#233;tences ainsi que mon expertise en mati&#232;re d'enqu&#234;tes sur la fraude et les biens mal acquis. Tout cela a acc&#233;l&#233;r&#233; le traitement de mon dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restait l'&#233;preuve finale : un examen de seize heures, r&#233;parties sur deux jours, enti&#232;rement en anglais. Trois jours plus tard, je re&#231;ois un courriel d'une seule phrase : &#171; Congratulations &#187;. J'ai compris imm&#233;diatement. Ce simple mot valait toutes les nuits de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il n'a donc pas &#233;t&#233; facile de concilier cette pr&#233;paration avec vos activit&#233;s professionnelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah oui, absolument. J'encha&#238;nais des journ&#233;es de quatorze &#224; quinze heures de travail. Je commen&#231;ais souvent &#224; 6 heures du matin, et il m'arrivait d'&#234;tre encore dans mon bureau &#224; 1 heure. J'ai pass&#233; de nombreuses nuits blanches. Mais quand on sait pourquoi on le fait, on tient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on dire que ces certifications vous font entrer dans une nouvelle dimension ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Aujourd'hui, nous pouvons rivaliser avec des soci&#233;t&#233;s occidentales dans le domaine de la cybers&#233;curit&#233;. Il y a les certifications que j'ai obtenues, mais aussi celles de plusieurs membres de mon &#233;quipe. En les additionnant, nous atteignons le niveau des grandes soci&#233;t&#233;s sp&#233;cialis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel regard portez-vous sur le niveau actuel de pr&#233;paration des entreprises et des administrations face aux cybermenaces ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut mieux faire. Tr&#232;s clairement, nous pouvons faire mieux, dans les entreprises priv&#233;es comme dans les administrations publiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223997 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;89&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/3_younoussa_sanfo_espe_re_former_au_moins_5000_personnes_en_cyberse_curite_d_ici_dix_ans.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH389/3_younoussa_sanfo_espe_re_former_au_moins_5000_personnes_en_cyberse_curite_d_ici_dix_ans-ae0d8.jpg?1787004702' width='500' height='389' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Younoussa Sanfo espe&#768;re former au moins 5000 personnes en cyberse&#769;curite&#769; d'ici dix ans&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont aujourd'hui les profils les plus recherch&#233;s dans les m&#233;tiers de la cybers&#233;curit&#233; en Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous secteurs confondus, la cybers&#233;curit&#233; figure parmi les cinq m&#233;tiers les plus en vue et les plus prometteurs. Viennent ensuite les sp&#233;cialistes de l'intelligence artificielle, de l'analyse pr&#233;dictive et de plusieurs m&#233;tiers li&#233;s &#224; la gestion et &#224; l'exploitation des donn&#233;es. Aujourd'hui, les pays sont &#233;valu&#233;s en fonction du nombre de sp&#233;cialistes en cybers&#233;curit&#233; qu'ils poss&#232;dent, et de leurs capacit&#233;s &#224; contenir les cybermenaces. Nous pouvons contribuer &#224; r&#233;duire notre d&#233;ficit dans ce domaine et &#224; en &#234;tre les leaders en Afrique de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le monde entier manque de sp&#233;cialistes, et le Burkina Faso accuse lui aussi un d&#233;ficit important de comp&#233;tences r&#233;elles. On voit beaucoup de CV affichant le titre d'expert en cybers&#233;curit&#233;, mais c'est souvent tr&#232;s trompeur. Notre objectif est de former de v&#233;ritables comp&#233;tences. Et nous invitons ceux qui se pr&#233;sentent d&#233;j&#224; comme experts &#224; venir obtenir des certifications reconnues, qui confirmeront officiellement leur niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que vous avez l'impression que les jeunes Burkinab&#232; s'int&#233;ressent de plus en plus &#224; la cybers&#233;curit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, de plus en plus. Le principal blocage aujourd'hui, c'est l'acc&#232;s aux certifications de pointe. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cela que nous nous sommes battus : pour les rendre disponibles au Burkina Faso. Je pense que le lancement de nos formations va susciter beaucoup d'int&#233;r&#234;t chez les jeunes, surtout que le gouvernement indique clairement son intention de booster le secteur des technologies &#233;mergentes. Cela passe par la formation de vraies comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre obstacle pourrait &#234;tre le co&#251;t. Alors nous avons d&#233;cid&#233; de faire un effort consid&#233;rable : le tout premier niveau, qui co&#251;te normalement autour de 600 000 F CFA, nous le proposons &#224; 125 000 F CFA, formation et certification comprises. C'est imbattable. La m&#234;me formation en France, c'est environ 1 000 euros, soit pr&#232;s de 650 000 F CFA, sans compter le voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel conseil donneriez-vous &#224; un &#233;tudiant qui souhaiterait se lancer dans la cybers&#233;curit&#233; ou l'investigation num&#233;rique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venez ! Nous avons mis en place tout un parcours de progression. Une personne qui suit nos formations pendant une ann&#233;e compl&#232;te peut atteindre un tr&#232;s bon niveau en cybers&#233;curit&#233;, surtout si elle poss&#232;de d&#233;j&#224; deux ann&#233;es de formation en informatique. Quelqu'un qui a &#233;tudi&#233; le d&#233;veloppement informatique, ou les r&#233;seaux, ou les bases de donn&#233;es devrait absolument ajouter la brique cybers&#233;curit&#233; &#224; son profil. C'est un appel que je lance &#224; tous les informaticiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'y a pas que les informaticiens ! Tous les travailleurs, tous ceux qui utilisent un t&#233;l&#233;phone ou des outils num&#233;riques, devraient suivre le premier niveau, le CSCU (Certified Secure Computer User). La formation dure 20 heures ; &#224; l'issue, vous passez un examen et obtenez un certificat reconnu dans le monde entier. Pour 125 000 F CFA, formation et certification comprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ouvrons &#233;galement cette certification aux adolescents &#224; partir de 14 ans, c'est-&#224;-dire d&#232;s la classe de 3&#7497;. Que vous soyez &#233;l&#232;ve, secr&#233;taire, comptable, enseignant, m&#233;canicien, gendarme, policier, militaire ou de tout autre m&#233;tier, vous pouvez passer le CSCU. Vous y apprenez &#224; prot&#233;ger votre t&#233;l&#233;phone, &#224; g&#233;rer votre pr&#233;sence sur les r&#233;seaux sociaux et tout votre environnement num&#233;rique. Vous comprendrez le contenu de toutes nos sensibilisations habituelles, mais avec une validation officielle qui atteste que vous ma&#238;trisez ces notions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et croyez-moi : quand un candidat ajoute une certification CSCU &#224; son dossier d'embauche, le regard des recruteurs change imm&#233;diatement. Les entreprises appr&#233;cient les personnes d&#233;j&#224; sensibilis&#233;es aux enjeux de cybers&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223995 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/4_la_certification_de_horuslabs_de_sormais_centre_de_formation_agre_e_ec-council.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH393/4_la_certification_de_horuslabs_de_sormais_centre_de_formation_agre_e_ec-council-0a062.jpg?1787004702' width='500' height='393' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;La certification de HorusLabs de&#769;sormais Centre de formation agre&#769;e&#769; EC-Council&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; voyez-vous HorusLabs dans dix ans ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans dix ans, nous aimerions avoir form&#233; au moins 5 000 jeunes en cybers&#233;curit&#233;, et avoir form&#233; des instructeurs un peu partout dans le pays : il faudrait qu'au moins chaque ville du Burkina Faso dispose d'un instructeur qualifi&#233;. Notre ambition, c'est aussi que chaque entreprise burkinab&#232;, sans exception, m&#234;me celle qui n'emploie que cinq personnes, dispose d'un sp&#233;cialiste ou d'un ing&#233;nieur en cybers&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on envisager &#224; terme que le Burkina Faso devienne un p&#244;le r&#233;gional de formation en cybers&#233;curit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Burkina Faso peut devenir un leader de la formation en cybers&#233;curit&#233;. Il suffit que nous obtenions l'approbation et l'accompagnement des autorit&#233;s. Nous pouvons commencer d&#232;s le 14 septembre et, gr&#226;ce aux formations en ligne, le nombre de participants n'est pas un probl&#232;me : mille personnes peuvent suivre simultan&#233;ment une m&#234;me formation et passer la m&#234;me certification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons organiser des sessions de 200, 300 personnes ou davantage. Certains examens comportent une partie pratique, pour laquelle les participants viennent dans notre laboratoire installer et configurer un serveur ou r&#233;aliser d'autres manipulations techniques. Mais cela ne concerne qu'une partie des certifications : la majorit&#233; des formations et des examens peuvent &#234;tre suivis &#224; distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous faites partie de ceux qui croient au potentiel de la jeunesse. Depuis le mois de juin, vous avez entam&#233; une s&#233;rie de formations &#224; l'endroit des enfants dans le domaine de la robotique et du codage, de l'intelligence artificielle et du pilotage de drone. Comment cela se passe-t-il sur le terrain ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, cela fait d&#233;j&#224; douze ans que nous formons non seulement des jeunes, mais aussi des enfants, d&#232;s l'&#226;ge de sept ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, &#224; l'Institut sup&#233;rieur de Technologies (IST), nous proposons aux enfants une formation &#224; l'intelligence artificielle. Nous leur apprenons &#224; utiliser l'IA pour r&#233;viser leurs le&#231;ons, comprendre les notions mal assimil&#233;es en classe et approfondir leurs connaissances. Et nous insistons &#233;norm&#233;ment sur l'utilisation responsable : pas de copier-coller, pas de triche aux examens et aux &#233;valuations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche, nous y croyons profond&#233;ment, et les r&#233;sultats parlent. Les enfants qui avaient dix ans il y a douze ans en ont aujourd'hui vingt-deux. Ils sont &#224; l'universit&#233;, et nous continuons &#224; les suivre. Ils sont nombreux. La plupart poursuivent leurs &#233;tudes en Chine, au Japon, au Canada ou aux &#201;tats-Unis, dans des sp&#233;cialit&#233;s comme la robotique ou la cybers&#233;curit&#233;, des disciplines encore trop peu d&#233;velopp&#233;es chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains reviennent m&#234;me effectuer leurs stages chez nous. En ce moment, j'ai quatre stagiaires, dont deux ont suivi nos formations lorsqu'ils &#233;taient enfants : l'un avait huit ans, l'autre onze ans quand ils ont commenc&#233;. Aujourd'hui, ils sont de retour, en stage dans notre laboratoire. Les formateurs sont pour la plupart des anciens pensionnaires de l'acad&#233;mie de cr&#233;ation et d'&#233;veil scientifique (ACES). C'est l'une de mes plus grandes fiert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223996 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;106&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/5_la_certification_de_l_expert_younoussa_sanfo_qui_fait_de_lui_un_instructeur_se_nior_certifie_ec-council_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH393/5_la_certification_de_l_expert_younoussa_sanfo_qui_fait_de_lui_un_instructeur_se_nior_certifie_ec-council_-ed952.jpg?1787004702' width='500' height='393' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;La certification de l'expert Younoussa Sanfo qui fait de lui un instructeur se&#769;nior certifie&#769; EC-Council &lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la session 2026, constatez-vous un engouement particulier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, un v&#233;ritable engouement, alors m&#234;me que nous n'avons pas beaucoup communiqu&#233;. Et cela d&#233;passe l'IST. Le lyc&#233;e Martin Luther King de Ziniar&#233;, l'une des meilleures &#233;coles du Burkina Faso, qui affiche chaque ann&#233;e 100 % de r&#233;ussite au BEPC et au baccalaur&#233;at depuis sa cr&#233;ation, souhaite d&#233;sormais int&#233;grer nos formations dans son programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;quipe y dispense actuellement des formations pendant les vacances, et les salles sont pleines : une trentaine d'enfants suivent les cours de robotique actuellement &#224; Ziniar&#233;. Les enseignants que nous avons envoy&#233;s sur place sont pris en charge par l'&#233;tablissement et y r&#233;sident pendant toute la dur&#233;e de la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel type d'accompagnement attendez-vous de l'&#201;tat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Honn&#234;tement, la plus grande aide que nous pourrions recevoir viendrait de l'&#201;tat. Nous souhaiterions que les autorit&#233;s nous orientent davantage de jeunes &#224; former, et que les entreprises nous envoient leurs informaticiens. L'avantage, c'est que toutes ces formations se suivent ici, au Burkina Faso : ceux qui manquent de temps peuvent suivre les cours en ligne et venir au laboratoire pour les travaux pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve de voir &#233;merger des &#233;quipes sp&#233;cialis&#233;es dans toutes les administrations strat&#233;giques du pays. Mon r&#234;ve, c'est de cr&#233;er une Red-Team au sein de la police, une autre dans l'arm&#233;e, dans les douanes, dans les universit&#233;s et dans les entreprises sensibles comme la SONABHY, la SONABEL ou la SOFITEX. Ces Red-Teams auraient pour mission de rechercher et d'exploiter les failles afin d'identifier les vuln&#233;rabilit&#233;s des syst&#232;mes. Et &#224; leurs c&#244;t&#233;s, il faudrait des Blue-Teams, charg&#233;es de corriger les failles d&#233;tect&#233;es et de renforcer les dispositifs de protection. J'ai d&#233;j&#224; fait ce type de formation d'unit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es d&#233;j&#224; dans plusieurs pays africains et au Burkina Faso, &#231;a a donn&#233; une &#233;quipe tr&#232;s efficace qui s'appelle la BCLCC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un message de fin &#224; l'endroit des jeunes qui sont fascin&#233;s par la technologie, les drones, l'intelligence artificielle ou la cybers&#233;curit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, il existe un centre de formation au Burkina Faso. Nos portes sont ouvertes, venez nous voir. Ceux qui ne sont disponibles que les week-ends trouveront des sessions adapt&#233;es ; nous organiserons aussi des formations en soir&#233;e, &#224; partir de 18 heures, pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une personne en reconversion professionnelle peut acqu&#233;rir des comp&#233;tences en cybers&#233;curit&#233; ou en investigation num&#233;rique. Un journaliste peut se former &#224; l'investigation num&#233;rique. Un comptable aussi. Et sur l'intelligence artificielle, je ne parle pas de la simple utilisation quotidienne, mais d'une compr&#233;hension approfondie de son fonctionnement et de la capacit&#233; &#224; influencer efficacement le comportement d'une IA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je veux que vos lecteurs retiennent, c'est ceci : d&#233;sormais, au Burkina Faso, tout le monde peut se faire former en cybers&#233;curit&#233;, en intelligence artificielle et en investigations num&#233;riques, quel que soit son niveau, &#224; partir de la classe de 3&#7497;, et obtenir des connaissances et un certificat reconnus dans le monde entier. Il n'y a plus de barri&#232;re. La porte est ouverte : il ne reste qu'&#224; la franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Fredo Bassol&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contacts utiles : T&#233;l&#233;phones : 07 00 07 00 et 03 13 13 13&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://horuslabs.tech/inscriptions&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://horuslabs.tech/inscriptions&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 &lt;i&gt;La certification de l'expert Younoussa Sanfo qui fait de lui un instructeur se&#769;nior certifie&#769; EC-Council &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;4 &lt;i&gt;La certification de HorusLabs de&#769;sormais Centre de formation agre&#769;e&#769; EC-Council&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.JPG&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;3 .JPG&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Burkina : Le minist&#232;re de la Transition digitale r&#233;fl&#233;chit &#224; sa contribution pour la mise en &#339;uvre du plan RELANCE 2026-2030</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le minist&#232;re de la Transition digitale, des postes et des communications &#233;lectroniques tient ce lundi 17 ao&#251;t 2026 une session extraordinaire de son Conseil d'administration du secteur minist&#233;riel (CASEM). La rencontre r&#233;unit autour du ministre Aminata Zerbo/Saban&#233;, pr&#233;sidente du CASEM, les premiers responsables des structures centrales et rattach&#233;es du minist&#232;re. Elle va constituer un cadre de r&#233;flexion sur la contribution du d&#233;partement minist&#233;riel &#224; la mise en &#339;uvre du plan RELANCE adopt&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH67/whatsapp_image_2026-08-17_at_17.56_23-915aa.jpg?1786990223' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='67' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le minist&#232;re de la Transition digitale, des postes et des communications &#233;lectroniques tient ce lundi 17 ao&#251;t 2026 une session extraordinaire de son Conseil d'administration du secteur minist&#233;riel (CASEM). La rencontre r&#233;unit autour du ministre Aminata Zerbo/Saban&#233;, pr&#233;sidente du CASEM, les premiers responsables des structures centrales et rattach&#233;es du minist&#232;re. Elle va constituer un cadre de r&#233;flexion sur la contribution du d&#233;partement minist&#233;riel &#224; la mise en &#339;uvre du plan RELANCE adopt&#233; en janvier 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le CASEM extraordinaire du minist&#232;re de la Transition digitale qui se tient ce jour va permettre d'examiner le rapport d'ex&#233;cution des activit&#233;s du plan de travail annuel au 30 juin 2026 ; d'examiner et d'adopter la version r&#233;vis&#233;e du plan de travail annuel 2026 et aussi de d&#233;battre de diverses probl&#233;matiques strat&#233;giques pour le secteur du num&#233;rique. La mise en &#339;uvre du plan de travail annuel permet d'enregistrer plusieurs acquis au 30 juin 2026. En ce qui concerne le d&#233;veloppement d'infrastructures de communications &#233;lectroniques, on note &#224; ce niveau l'inauguration des deux datacenters modulaires et la pr&#233;paration du processus de migration des donn&#233;es et plateformes h&#233;berg&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur ou dans des datacenters priv&#233;s, la poursuite des travaux pour la couverture des 750 localit&#233;s, la finalisation de l'architecture du nouveau r&#233;seau national souverain de l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;860&#034; height=&#034;615&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/8yMwJVizNzI?si=XAmzNhg-7n4DYTgW&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la transformation num&#233;rique, les acquis portent essentiellement sur la refonte totale du Syst&#232;me int&#233;gr&#233; de gestion des courriers et documents (SIGED) ; le lancement de plusieurs plateformes dont Burkina en marche, eDimaakia, eServices publics, ePetition citoyenne et le portail des r&#233;gions ; la poursuite du d&#233;ploiement des plateformes transversales de l'administration CIM et CIMEXT dans 32 structures publiques ainsi que la validation de la feuille de route de l'intelligence artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223988 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;141&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-17_at_17.56_24.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH269/whatsapp_image_2026-08-17_at_17.56_24-a74b9.jpg?1786990223' width='500' height='269' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Pour la ministre Aminata Zerbo/Saban&#233;, les r&#233;sultats enregistr&#233;s sont le fruit d'un engagement collectif et d'une action men&#233;e en synergie.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au titre de l'extension et de la modernisation du r&#233;seau postal, les gros &#339;uvres des deux &#034;Zama Tch&#232;&#034; pilotes (maisons du citoyen) qui seront construits &#224; Ouaga et &#224; Kaya ont &#233;t&#233; lanc&#233;s. Les &#233;tudes architecturales t&#233;moins des autres Zama Tch&#232; &#224; construire dans les zones rurales et urbaines ont aussi &#233;t&#233; men&#233;es. Un atelier a &#233;galement &#233;t&#233; organis&#233; sur la diffusion de la norme d'adressage postal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en f&#233;licitant ses collaborateurs pour les diff&#233;rents r&#233;sultats enregistr&#233;s, Aminata Zerbo/Saban&#233; a soulign&#233; qu'ils sont la r&#233;sultante d'une synergie d'action. &#171; Ces r&#233;sultats dont nous pouvons l&#233;gitimement &#234;tre fiers sont avant tout le fruit de notre engagement, de notre pers&#233;v&#233;rance et de notre capacit&#233; &#224; agir collectivement. Ils t&#233;moignent de ce que nous sommes capables d'accomplir lorsque nous avan&#231;ons unis autour d'une m&#234;me ambition &#187;, a-t-elle laiss&#233; entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a invit&#233; les acteurs de l'&#233;cosyst&#232;me du num&#233;rique &#224; redoubler d'efforts dans le but de consolider les acquis tout en apportant des solutions novatrices face aux attentes grandissantes des populations et des acteurs &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contribution au Plan RELANCE au c&#339;ur des r&#233;flexions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me retenu pour cette session extraordinaire du CASEM est &#171; Contribution du secteur du num&#233;rique et des postes au plan RELANCE &#187;. Il s'agit de mener la r&#233;flexion pour une contribution remarquable du secteur du num&#233;rique au Plan RELANCE sur la p&#233;riode 2026-2030. Moussa Badiel, directeur g&#233;n&#233;ral des &#233;tudes et des statistiques sectorielles, qui a livr&#233; une communication sur la th&#233;matique, a laiss&#233; entendre que le secteur du num&#233;rique et des postes contribue &#224; la mise en &#339;uvre de trois piliers strat&#233;giques du Plan RELANCE &#224; travers trois programmes, cinq effets attendus, quinze indicateurs d'effets et 22 extrants.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223986 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;178&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-17_at_17.56_23_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/whatsapp_image_2026-08-17_at_17.56_23_1_-c40c0.jpg?1786990223' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Moussa Badiel, directeur g&#233;n&#233;ral des &#233;tudes et des statistiques sectorielles, a pr&#233;sent&#233; la contribution du secteur du num&#233;rique aux trois piliers strat&#233;giques du plan RELANCE.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les trois programmes portent sur le renforcement de l'acc&#232;s aux infrastructures num&#233;riques, l'am&#233;lioration de la qualit&#233; des services num&#233;riques et la modernisation des services postaux. En ce qui concerne le renforcement des infrastructures num&#233;riques, l'objectif est d'am&#233;liorer la couverture num&#233;rique du territoire &#224; travers l'augmentation du taux de p&#233;n&#233;tration de l'internet &#224; 94 % d'ici 2030 ; l'extension du r&#233;seau de fibre optique ; l'interconnexion des administrations publiques ; le renforcement des capacit&#233;s nationales de stockage et de traitement des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est du d&#233;veloppement des services num&#233;riques s&#233;curis&#233;s et de qualit&#233;, l'ambition affich&#233;e est de moderniser l'administration et les services publics. Cela par la d&#233;mat&#233;rialisation des proc&#233;dures administratives ; la g&#233;n&#233;ralisation de l'identifiant unique &#233;lectronique ; l'am&#233;lioration de la satisfaction des usagers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223987 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;149&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-17_at_17.57_25.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH225/whatsapp_image_2026-08-17_at_17.57_25-5395d.jpg?1786990223' width='500' height='225' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Photo de famille des participants &#224; la session extraordinaire du CASEM du minist&#232;re de la Transition digitale, des postes et des t&#233;l&#233;communications&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour l'ann&#233;e 2026, les principales actions pr&#233;vues sont la mise en place du syst&#232;me d'interop&#233;rabilit&#233; des bases de donn&#233;es ; l'enr&#244;lement de plus de 7,4 millions de personnes dans le syst&#232;me d'identification unique ; la d&#233;mat&#233;rialisation de 100 proc&#233;dures administratives et le d&#233;ploiement d'infrastructures num&#233;riques mutualis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la modernisation des services postaux, il s'agit de les rendre plus accessibles et plus performants sur l'ensemble du territoire. Les objectifs &#224; l'horizon 2030 comprennent un taux de couverture g&#233;ographique des agences postales de 42,7 % ; 295 points de contact postaux fonctionnels et une croissance annuelle minimale de 6 % des comptes financiers postaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Armelle Ou&#233;draogo&lt;br class='autobr' /&gt;
Dalilha Ky (stagiaire)&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les 100 Visages du Burkina Digital : Sylvain Zongo, celui qui connecta le Burkina &#224; Internet</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148648</link>
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		<dc:date>2026-08-16T23:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; 61 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui ont contribu&#233; &#224; &#233;crire l'histoire du Burkina num&#233;rique. Aujourd'hui, nous remontons &#224; une date fondatrice : le 9 avril 1996, jour o&#249; le Burkina Faso &#233;tablit sa premi&#232;re connexion &#224; Internet. Derri&#232;re cette prouesse technique se trouve un homme : Naineba Sylvain Marie Emmanuel Zongo, ing&#233;nieur syst&#232;me Unix, sp&#233;cialiste des r&#233;seaux IP, entrepreneur, formateur et infatigable (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/sylvain-zongo-be37e.jpg?1786913642' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; 61 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui ont contribu&#233; &#224; &#233;crire l'histoire du Burkina num&#233;rique. Aujourd'hui, nous remontons &#224; une date fondatrice : le 9 avril 1996, jour o&#249; le Burkina Faso &#233;tablit sa premi&#232;re connexion &#224; Internet. Derri&#232;re cette prouesse technique se trouve un homme : Naineba Sylvain Marie Emmanuel Zongo, ing&#233;nieur syst&#232;me Unix, sp&#233;cialiste des r&#233;seaux IP, entrepreneur, formateur et infatigable promoteur des logiciels libres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, se connecter &#224; Internet est devenu un geste banal. Un t&#233;l&#233;phone, quelques secondes et le monde s'ouvre &#224; nous. Mais au milieu des ann&#233;es 1990, au Burkina Faso, Internet appartient encore &#224; un univers de chercheurs, d'ing&#233;nieurs et de passionn&#233;s qui exp&#233;rimentent de nouveaux moyens de faire communiquer les ordinateurs &#224; travers le monde. Sylvain Zongo est de ceux-l&#224;. Son parcours raconte une &#233;poque o&#249; tout &#233;tait &#224; construire : les connexions, les serveurs, les comp&#233;tences, les usages et m&#234;me la compr&#233;hension de ce que cette nouvelle technologie allait changer dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 avril 1996 : le Burkina se connecte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire commence v&#233;ritablement &#224; l'ORSTOM, devenu aujourd'hui l'Institut de recherche pour le d&#233;veloppement (IRD). Apr&#232;s un DESS en informatique obtenu &#224; l'Universit&#233; de Rennes 1 en France en 1993, Sylvain Zongo rentre au Burkina Faso et rejoint l'ORSTOM &#224; Ouagadougou comme responsable du service informatique. Il y administre les serveurs, d&#233;veloppe les r&#233;seaux internes et forme les &#233;quipes aux nouveaux outils num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis vient le 9 avril 1996. Des chercheurs participant &#224; une rencontre en Afrique du Sud doivent acc&#233;der &#224; une base de donn&#233;es h&#233;berg&#233;e sur le serveur de l'ORSTOM &#224; Ouagadougou. Sylvain Zongo r&#233;alise alors la configuration permettant cette connexion. Dans un entretien accord&#233; &#224; Lefaso.net en mars 2025, il revient sur cet &#233;pisode et explique comment les &#233;changes &#233;lectroniques reposaient jusque-l&#224; notamment sur des liaisons X25 et le protocole UUCP. Cette connexion ouvre une nouvelle &#233;tape : le Burkina entre dans l'univers du protocole Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son CV consigne sobrement l'&#233;v&#233;nement en une ligne : &#171; R&#233;alisation de la premi&#232;re connexion du Burkina &#224; Internet le 9 avril 1996. &#187; Une ligne pour une date qui allait contribuer &#224; changer durablement l'histoire technologique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire plus avec moins gr&#226;ce aux logiciels libres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, Sylvain Zongo fait un choix technologique qui marquera toute sa carri&#232;re : celui des logiciels libres. &#192; l'ORSTOM, il d&#233;couvre Linux et commence progressivement &#224; remplacer certaines infrastructures co&#251;teuses par des solutions reposant sur des ordinateurs plus accessibles et des logiciels dont le code peut &#234;tre &#233;tudi&#233;, adapt&#233; et ma&#238;tris&#233; localement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son entretien avec Lefaso.net, il raconte que cette approche lui permettait non seulement de r&#233;duire les co&#251;ts, mais aussi de gagner en autonomie technique. Une exp&#233;rience qui nourrit une conviction qu'il d&#233;fendra pendant des ann&#233;es : pour les pays africains, le logiciel libre constitue un puissant outil d'appropriation technologique. Son CV t&#233;moigne de cette orientation. Linux, messagerie, DNS, Web, s&#233;curit&#233; IP : &#224; partir de la fin des ann&#233;es 1990, il multiplie les formations au Burkina Faso et dans plusieurs pays africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Former pour multiplier les comp&#233;tences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Sylvain Zongo, la ma&#238;trise de la technologie semble toujours aller de pair avec sa transmission. D&#232;s 1995, il enseigne les r&#233;seaux et la t&#233;l&#233;matique &#224; l'&#201;cole inter-&#201;tats de l'&#201;quipement rural ainsi que les syst&#232;mes Unix &#224; l'&#201;cole sup&#233;rieure d'informatique. Il anime ensuite de nombreux ateliers consacr&#233;s &#224; Internet et &#224; Linux. Cette activit&#233; de formation le conduit bien au-del&#224; du Burkina Faso : C&#244;te d'Ivoire, S&#233;n&#233;gal, Niger, Gabon, Cameroun, Mali, Mauritanie ou encore Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il intervient notamment dans les Rencontres africaines des logiciels libres et participe aux sessions de formation organis&#233;es par la Francophonie et l'Internet Society. Bien avant que l'expression &#171; renforcement des capacit&#233;s num&#233;riques &#187; ne devienne courante dans les politiques publiques, Sylvain Zongo en faisait d&#233;j&#224; une pratique quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ZCP, l'aventure de l'entrepreneur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es &#224; l'ORSTOM, il choisit de quitter l'institution pour entreprendre. En novembre 1999, il cr&#233;e Zongos Consulting &amp; Productions (ZCP Informatique), soci&#233;t&#233; de services sp&#233;cialis&#233;e dans les technologies de l'information et de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aventure entrepreneuriale devient rapidement un nouveau terrain d'exp&#233;rimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son entretien &#224; Lefaso.net, Sylvain Zongo se souvient notamment de la mise en place d'une cabine t&#233;l&#233;phonique utilisant Internet. Lors d'une p&#233;riode de crise entre le Burkina Faso et la C&#244;te d'Ivoire ayant entra&#238;n&#233; une coupure des communications t&#233;l&#233;phoniques entre les deux pays, cette cabine devient, selon son t&#233;moignage, un moyen permettant encore de joindre la C&#244;te d'Ivoire. La demande est telle qu'il faut limiter la dur&#233;e des communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il participe &#233;galement, avec Simplice M&#233;da, &#224; l'ouverture de Cyberfrite, pr&#233;sent&#233; dans cet entretien comme le premier cybercaf&#233;, avec l'ambition de rendre l'acc&#232;s &#224; Internet financi&#232;rement plus accessible. Ces initiatives t&#233;moignent d'une &#233;poque o&#249; l'innovation num&#233;rique avan&#231;ait souvent plus vite que les cadres &#233;conomiques et r&#233;glementaires qui devaient l'accompagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Burkina au rendez-vous du logiciel libre africain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement de Sylvain Zongo ne s'arr&#234;te pas aux fronti&#232;res nationales. Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, il participe &#224; plusieurs rencontres internationales consacr&#233;es &#224; Internet et aux logiciels libres. Il prend part aux rencontres mondiales du logiciel libre en France, aux travaux li&#233;s &#224; la mise en place d'AFRINIC et &#224; la cr&#233;ation de l'Association africaine des utilisateurs de Linux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2004, il pr&#233;side le comit&#233; d'organisation de la premi&#232;re Rencontre africaine des logiciels libres (RALL) organis&#233;e &#224; Ouagadougou. Quelques ann&#233;es plus tard, Lefaso.net le pr&#233;sente comme pr&#233;sident de l'Association burkinab&#232; des utilisateurs de logiciels libres (ABULL). Lors de la Semaine nationale de l'Internet en 2009, il intervient publiquement pour expliquer la philosophie et les enjeux du logiciel libre, dans un contexte o&#249; la question du co&#251;t des logiciels propri&#233;taires constitue d&#233;j&#224; un enjeu pour les administrations et organisations africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des machines aux hommes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre dimension du parcours de Sylvain Zongo m&#233;rite d'&#234;tre soulign&#233;e : apr&#232;s avoir consacr&#233; une grande partie de sa carri&#232;re aux infrastructures et aux logiciels, il s'investit durablement dans la formation. Consultant et enseignant &#224; partir de 2010, il devient en 2015 Directeur acad&#233;mique adjoint de l'ESTA &#224; Ouagadougou. Pendant huit ann&#233;es, il participe &#224; la coordination des d&#233;partements, &#224; l'organisation acad&#233;mique et au recrutement des enseignants. Depuis juillet 2023, il poursuit ses activit&#233;s comme consultant ind&#233;pendant. Le technicien des premiers serveurs Internet est ainsi devenu, au fil des ann&#233;es, un passeur de connaissances. Une &#233;volution finalement coh&#233;rente avec l'ensemble de son parcours : connecter les machines d'abord, transmettre les savoirs ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un t&#233;moin et un acteur de trois d&#233;cennies de r&#233;volution num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours de Sylvain Zongo permet de mesurer le chemin parcouru. Lorsqu'il r&#233;alise la premi&#232;re connexion Internet du Burkina en avril 1996, les smartphones n'existent pas. Google n'est pas encore cr&#233;&#233;. Facebook, YouTube, WhatsApp et l'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative appartiennent &#224; un futur encore inimaginable. Trois d&#233;cennies plus tard, Internet irrigue l'administration, l'&#233;conomie, les m&#233;dias, l'&#233;ducation, la finance et la vie quotidienne de millions de Burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre ces deux &#233;poques se trouve une g&#233;n&#233;ration de pionniers qui a d&#251; apprendre, exp&#233;rimenter, installer, convaincre et surtout transmettre. Sylvain Zongo appartient incontestablement &#224; cette g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que son nom est associ&#233; &#224; une date fondatrice de l'histoire num&#233;rique nationale : le 9 avril 1996, premi&#232;re connexion du Burkina Faso &#224; Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il a contribu&#233; &#224; installer et administrer certaines des premi&#232;res infrastructures Internet du pays, des serveurs de messagerie aux r&#233;seaux locaux en passant par le Web.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'il a &#233;t&#233; l'un des promoteurs pr&#233;coces des logiciels libres au Burkina Faso et en Afrique, convaincu qu'ils pouvaient renforcer l'autonomie technologique et r&#233;duire les co&#251;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il a entrepris, innov&#233; et surtout form&#233; plusieurs g&#233;n&#233;rations de professionnels et d'&#233;tudiants aux r&#233;seaux, &#224; Linux et aux technologies Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parce qu'avant que le Burkina ne parle de transformation digitale, de souverainet&#233; num&#233;rique ou d'intelligence artificielle, Sylvain Zongo faisait d&#233;j&#224; partie de ceux qui construisaient le chemin permettant au pays d'entrer dans le monde connect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefasodigital.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lefasodigital.net&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les 100 Visages du Burkina Digital : Wendkouni Georges &#201;variste Tassemb&#233;do, l'entrepreneur qui b&#226;tit les fondations technologiques de la souverainet&#233; num&#233;rique</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On parle souvent de transformation digitale &#224; travers les applications, les plateformes ou les services num&#233;riques. Mais avant que ces solutions ne voient le jour, il faut des infrastructures fiables, des centres de donn&#233;es performants, des r&#233;seaux s&#233;curis&#233;s et des &#233;quipes capables d'assurer leur disponibilit&#233; 24 heures sur 24. C'est pr&#233;cis&#233;ment dans cet univers que s'est illustr&#233; Wendkouni Georges &#201;variste Tassemb&#233;do. &lt;br class='autobr' /&gt; Ing&#233;nieur en r&#233;seaux et maintenance informatique, entrepreneur, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/tassembedo-4f523.png?1786746274' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On parle souvent de transformation digitale &#224; travers les applications, les plateformes ou les services num&#233;riques. Mais avant que ces solutions ne voient le jour, il faut des infrastructures fiables, des centres de donn&#233;es performants, des r&#233;seaux s&#233;curis&#233;s et des &#233;quipes capables d'assurer leur disponibilit&#233; 24 heures sur 24. C'est pr&#233;cis&#233;ment dans cet univers que s'est illustr&#233; Wendkouni Georges &#201;variste Tassemb&#233;do.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ing&#233;nieur en r&#233;seaux et maintenance informatique, entrepreneur, dirigeant d'entreprise et expert en infrastructures num&#233;riques, il fait partie de cette g&#233;n&#233;ration de professionnels qui ont accompagn&#233; la mont&#233;e en puissance des technologies de l'information au Burkina Faso. Depuis plus de 23 ans, il met son expertise au service des entreprises, des administrations et des grandes organisations, en d&#233;veloppant des solutions d'infrastructures, de cybers&#233;curit&#233;, de stockage, de virtualisation et de continuit&#233; des services, de centre d'appels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers E-SERVICES SA, l'entreprise qu'il dirige depuis 2011, il contribue &#224; renforcer les capacit&#233;s technologiques du Burkina Faso tout en d&#233;fendant une vision ambitieuse : faire &#233;merger une industrie num&#233;rique nationale port&#233;e par des entreprises burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une vocation tourn&#233;e vers les infrastructures num&#233;riques&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours d'&#201;variste Tassemb&#233;do d&#233;bute &#224; l'&#201;cole Sup&#233;rieure d'Informatique (ESI) de l'Universit&#233; Polytechnique de Bobo-Dioulasso, o&#249; il obtient en 2003 son dipl&#244;me d'Ing&#233;nieur des Travaux Informatiques, option R&#233;seaux et Maintenance Informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conscient que les technologies &#233;voluent en permanence, il poursuit tout au long de sa carri&#232;re un important travail de perfectionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il obtient notamment une certification ITIL Foundation, plusieurs certifications sp&#233;cialis&#233;es dans les infrastructures de centres de donn&#233;es (DCIS, DCES, DCIE), ainsi qu'un Master en Gestion de Projet et un MBA en Entrepreneuriat et D&#233;veloppement Durable, illustrant une volont&#233; constante d'allier expertise technique et vision strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette double culture de l'ing&#233;nieur et du manager deviendra l'une des marques de son parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'ing&#233;nieur au dirigeant d'entreprise&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ses premi&#232;res exp&#233;riences comme ing&#233;nieur technico-commercial dans le secteur des technologies de l'information, &#201;variste Tassemb&#233;do rejoint SOFTNET Burkina, o&#249; il gravit progressivement les &#233;chelons. D'abord ing&#233;nieur technico-commercial, il devient ensuite Directeur Commercial et Marketing, participant au d&#233;veloppement commercial de l'entreprise, &#224; la gestion des grands projets et au pilotage des appels d'offres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode lui permet de d&#233;velopper une connaissance approfondie des besoins num&#233;riques des administrations publiques, des institutions financi&#232;res et des entreprises priv&#233;es. Elle pr&#233;pare surtout la cr&#233;ation de sa propre entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;er une entreprise au service de la transformation num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 2011, il fonde E-SERVICES SA, dont il assure depuis la direction g&#233;n&#233;rale. Sous son impulsion, l'entreprise devient un acteur reconnu de l'int&#233;gration de solutions informatiques au Burkina Faso. Ses domaines d'intervention couvrent notamment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	les centres de donn&#233;es (Datacenters) ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	les infrastructures syst&#232;mes et r&#233;seaux ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	les architectures de stockage et de sauvegarde ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	les services r&#233;seaux ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Les centres d'appels ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	La mise en place de centres de supervision, SOC ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	la gestion de projets num&#233;riques ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	le conseil en transformation des infrastructures informatiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Formation et centre de certification agr&#233;&#233; PEARSON VUE &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Infog&#233;rance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dirigeant E-SERVICES SA, Wendkouni Georges &#201;variste Tassemb&#233;do fait le choix d'investir dans des m&#233;tiers souvent peu visibles du grand public mais absolument essentiels &#224; la r&#233;ussite de la transformation digitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Construire les fondations du num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une &#233;conomie de plus en plus connect&#233;e, les infrastructures constituent le socle sur lequel reposent tous les services num&#233;riques. &#201;variste Tassemb&#233;do s'est sp&#233;cialis&#233; dans cet univers exigeant o&#249; la disponibilit&#233; des syst&#232;mes, la s&#233;curit&#233; des donn&#233;es, la r&#233;silience des r&#233;seaux et la continuit&#233; des activit&#233;s sont des priorit&#233;s absolues. Son expertise couvre aussi bien la conception des architectures que leur d&#233;ploiement, leur exploitation et leur maintenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ma&#238;trise globale lui permet d'accompagner des projets complexes n&#233;cessitant une forte disponibilit&#233; des services num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un manager au service de l'excellence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des aspects techniques, le parcours d'&#201;variste Tassemb&#233;do est marqu&#233; par une solide exp&#233;rience du management. Depuis plus de quinze ans, il pilote des &#233;quipes techniques, coordonne des projets d'envergure et accompagne des organisations dans leurs choix technologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son parcours t&#233;moigne d'une conviction simple : la r&#233;ussite d'un projet num&#233;rique d&#233;pend autant de la qualit&#233; des femmes et des hommes qui le portent que des technologies mises en &#339;uvre. Cette vision explique son investissement permanent dans la formation, la qualit&#233; et la gestion de projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un engagement pour structurer l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des &#233;volutions les plus marquantes de son parcours intervient en avril 2025 lorsqu'il est &#233;lu Pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des Acteurs du Num&#233;rique (FED-NUMERIQUE). &#192; travers cette responsabilit&#233;, il devient l'un des porte-parole du secteur priv&#233; du num&#233;rique burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La f&#233;d&#233;ration &#339;uvre au renforcement de l'&#233;cosyst&#232;me national, &#224; la promotion des entreprises locales, au dialogue avec les pouvoirs publics et au d&#233;veloppement d'un environnement favorable &#224; l'innovation. Son engagement d&#233;passe ainsi les int&#233;r&#234;ts de sa propre entreprise pour contribuer &#224; la structuration de toute une fili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, il exerce les fonctions de Tr&#233;sorier adjoint de ROPTIC-UEMOA, r&#233;seau r&#233;gional des professionnels des technologies de l'information, renfor&#231;ant ainsi la coop&#233;ration num&#233;rique &#224; l'&#233;chelle ouest-africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Former pour accompagner la croissance du secteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution rapide des technologies impose un renouvellement permanent des comp&#233;tences. Gr&#226;ce aux nombreuses formations professionnelles qu'il a suivies au Burkina Faso, en C&#244;te d'Ivoire, en Suisse et aupr&#232;s de grands constructeurs internationaux, &#201;variste Tassemb&#233;do incarne cette culture de l'apprentissage continu qui caract&#233;rise les leaders du num&#233;rique. Son parcours rappelle que la souverainet&#233; num&#233;rique ne d&#233;pend pas uniquement des &#233;quipements, mais aussi des comp&#233;tences capables de les concevoir, de les exploiter et de les faire &#233;voluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une vision de l'entrepreneuriat num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez &#201;variste Tassemb&#233;do, l'entreprise ne constitue pas seulement un outil &#233;conomique. Elle est un levier de d&#233;veloppement. Cr&#233;er des emplois qualifi&#233;s, d&#233;velopper une expertise locale, accompagner les organisations dans leur modernisation et contribuer &#224; la comp&#233;titivit&#233; du Burkina Faso : telle est la logique qui guide son engagement entrepreneurial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui fait de l'innovation, du secteur priv&#233; et de la souverainet&#233; technologique des piliers du d&#233;veloppement num&#233;rique national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il fait partie des entrepreneurs qui ont choisi d'investir dans les infrastructures technologiques indispensables au d&#233;veloppement du num&#233;rique burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il dirige depuis plus de quinze ans une entreprise sp&#233;cialis&#233;e dans les r&#233;seaux, les datacenters, les syst&#232;mes et les architectures num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il contribue aujourd'hui &#224; f&#233;d&#233;rer les acteurs du secteur en tant que Pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des Acteurs du Num&#233;rique (FED-NUMERIQUE), participant ainsi &#224; la structuration d'un &#233;cosyst&#232;me num&#233;rique plus fort et plus comp&#233;titif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parce qu'il d&#233;montre, &#224; travers son parcours, que la transformation digitale repose autant sur des entrepreneurs visionnaires que sur des technologies performantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefasodigital.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lefasodigital.net&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Publicitaires associ&#233;s : Le nouveau Bureau ex&#233;cutif national (BEN) install&#233;, Christophe Sombi&#233; d&#233;sormais pr&#233;sident</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148614</link>
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		<dc:date>2026-08-14T22:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Publicitaires associ&#233;s a install&#233; son nouveau bureau ex&#233;cutif national, d&#233;sormais pr&#233;sid&#233; par Christophe Sombi&#233;. Il succ&#232;de &#224; Salif Sanfo, qui aura dirig&#233; l'organisation durant trois ans, de 2023 &#224; 2026. La c&#233;r&#233;monie d'installation a &#233;t&#233; l'occasion de dresser le bilan du mandat &#233;coul&#233;, marqu&#233; notamment par la mobilisation de plus de 17 millions de francs CFA au profit de l'effort national de paix. Le nouveau pr&#233;sident, lui, entend inscrire son mandat dans l'action, avec pour priorit&#233;s le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH102/1-1014-f24a5.jpg?1786723262' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Publicitaires associ&#233;s a install&#233; son nouveau bureau ex&#233;cutif national, d&#233;sormais pr&#233;sid&#233; par Christophe Sombi&#233;. Il succ&#232;de &#224; Salif Sanfo, qui aura dirig&#233; l'organisation durant trois ans, de 2023 &#224; 2026. La c&#233;r&#233;monie d'installation a &#233;t&#233; l'occasion de dresser le bilan du mandat &#233;coul&#233;, marqu&#233; notamment par la mobilisation de plus de 17 millions de francs CFA au profit de l'effort national de paix. Le nouveau pr&#233;sident, lui, entend inscrire son mandat dans l'action, avec pour priorit&#233;s le renforcement de la gouvernance, la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des professionnels, l'assainissement du secteur publicitaire et le d&#233;veloppement des partenariats. Il ambitionne &#233;galement de faire davantage contribuer la communication et la publicit&#233; au d&#233;veloppement et au rayonnement du Burkina Faso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le Communicathon, la mobilisation de plus de 17 millions de dons pour contribuer &#224; l'effort national de paix, la participation et l'accompagnement aux initiatives du minist&#232;re, aux Universit&#233;s africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), &#224; la Semaine nationale de la culture (SNC), aux rencontres avec les forces vives, la r&#233;flexion sur la profession, la cr&#233;ation des Zama d'or, dont la premi&#232;re &#233;dition est pr&#233;vue dans les prochains mois, la nuit du communicateur&#8230; pour les professionnels de la communication et de la publicit&#233; &#187;, tels sont, circonscrites, les actions entreprises durant le mandat du pr&#233;sident sortant, Salif Sanfo, qui, apr&#232;s trois ans &#224; la t&#234;te de Publicitaires associ&#233;s, soit de 2023 &#224; 2026, passe le t&#233;moin au nouveau pr&#233;sident, Christophe Sombi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;860&#034; height=&#034;615&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/Yz3eJkS4N9I?si=qdiYzJBA6XWO-vwG&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous sommes toujours le produit d'une histoire, d'une transmission et de multiples rencontres. Au cours de ces trois ann&#233;es, nous avons essay&#233; de faire de Publicitaires associ&#233;s plus qu'une simple association professionnelle. Nous avons voulu qu'elle soit un espace de dialogue, de solidarit&#233;, de d&#233;fense de la profession, mais &#233;galement un acteur majeur de la vie de notre pays en pleine R&#233;volution populaire et progressiste&#8230; Tout n'a pas &#233;t&#233; fait, tout n'a pas &#233;t&#233; parfait, mais je crois humblement que nous avons avanc&#233; et surtout que nous avons pos&#233; quelques jalons sur lesquels les g&#233;n&#233;rations futures pourront continuer &#224; construire &#187;, s'est exprim&#233; Salif Sanfo.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223856 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;182&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/2-9510.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH486/2-9510-14e0f.jpg?1786723262' width='500' height='486' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; tous ceux qui ont ouvert une porte, donn&#233; un conseil, accompagn&#233; une initiative, soutenu une activit&#233; ou tout simplement cru en nous, je vous dis merci &#187;, Salif Sanfo&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En prenant les r&#234;nes de Publicitaires associ&#233;s, le nouveau pr&#233;sident entend &#339;uvrer dans la concr&#233;tisation des chantiers et projets de l'institution. &#171; Notre bureau ne veut pas porter un mandat de d&#233;clarations. Nous voulons porter un mandat d'actions, fond&#233; sur trois principaux engagements. Le premier est celui de renforcer la gouvernance de l'association et les services aux membres... Le deuxi&#232;me engagement est celui de la poursuite du plaidoyer et du lobbying, pour le respect de la r&#232;glementation et l'assainissement du secteur de la publicit&#233; du Burkina Faso&#8230; Le troisi&#232;me engagement concerne le d&#233;veloppement des partenariats et l'assainissement du secteur de la publicit&#233; du Burkina Faso &#187;, a-t-il &#233;gren&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223855 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;163&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/3-8349.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH404/3-8349-a16fc.jpg?1786723262' width='500' height='404' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; La nomination des repr&#233;sentants r&#233;gionaux, pour un meilleur maillage du territoire national, fait &#233;galement partie des objectifs &#187;, Christophe Sombi&#233;&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours, Dr J&#233;r&#233;mie Nion, charg&#233; de mission au minist&#232;re en charge de la communication, par ailleurs repr&#233;sentant du ministre Gilbert Ou&#233;draogo, estime que Publicitaires associ&#233;s devra poursuivre l'&#233;lan de ses anciens pr&#233;sidents depuis sa cr&#233;ation en 2007. L'institution doit aussi, selon ses dires, apporter sa pierre &#224; la construction du pays, surtout au regard du contexte s&#233;curitaire. &#171; Elle doit contribuer &#224; informer, &#224; sensibiliser, &#224; mobiliser et &#224; renforcer la coh&#233;sion sociale. Elle doit pouvoir &#234;tre une v&#233;ritable arme de construction massive, capable d'accompagner les efforts du gouvernement dans ses actions de communication et de sensibilisation des populations. Nous souhaitons notamment que cette collaboration puisse se renforcer davantage, &#224; l'occasion de la c&#233;l&#233;bration prochaine des 20 ans d'&#339;uvres des Publicitaires associ&#233;s &#187;, a-t-il l&#226;ch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223854 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;87&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/4-5862.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH394/4-5862-eccfc.jpg?1786723262' width='500' height='394' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Dr J&#233;r&#233;mie Nion remettant une &#233;charpe &#224; Mme Sanou, membre du bureau ex&#233;cutif national&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le pr&#233;sident entrant dit prendre bonne note de ce message. Selon ses dires, sa vision pour les trois ann&#233;es &#224; venir va au-del&#224; de la d&#233;fense de la corporation. &#171; Nous voulons que le secteur de la publicit&#233; contribue davantage au d&#233;veloppement et au rayonnement du Burkina Faso. Dans un contexte national qui appelle &#224; la coh&#233;sion, &#224; la responsabilit&#233; et &#224; l'engagement sans r&#233;serve, nos m&#233;tiers ont un r&#244;le majeur &#224; jouer. La communication peut informer, sensibiliser, rassembler, promouvoir les initiatives nationales, valoriser les talents, soutenir les institutions et contribuer &#224; porter une image positive, digne et ambitieuse de notre cher pays, le Burkina Faso &#187;, se convainc-t-il, tout en lan&#231;ant un appel &#224; la mobilisation aux membres de son bureau.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223853 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;155&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/5-3445.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH358/5-3445-3a6e0.jpg?1786723262' width='500' height='358' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;En remettant l'&#233;charpe de pr&#233;sident au camarade Christophe Sombi&#233;, le camarade Salif Sanfo a souhait&#233; qu'il porte encore plus haut Publicitaires associ&#233;s&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; La mission qui commence aujourd'hui est exigeante. Elle nous demandera du temps, de la rigueur, de la transparence et de l'esprit d'&#233;quipe. Nous devrons rendre compte, &#233;couter, d&#233;cider et agir. C'est &#224; ce prix que nous m&#233;riterons la confiance plac&#233;e en nous. Nos devanciers, auxquels nous rendons un vibrant hommage, ont trac&#233; la voie, mais comme des parents aimants, ils attendent de nous que nous fassions bien mieux qu'eux. Ce mandat n'est pas le mandat du pr&#233;sident, il est le mandat d'une &#233;quipe. Nous r&#233;ussirons ensemble, ou nous r&#233;ussirons ensemble &#187;, a-t-il appel&#233; de tous ses v&#339;ux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223852 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/6-1761.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH341/6-1761-cdfe9.jpg?1786723262' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;En image, les membres du nouveau bureau install&#233;s&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Erwan Compaor&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les 100 Visages du Burkina Digital : Jean-Baptiste Millogo, connecter le Burkina &#224; l'Internet mondial</title>
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		<dc:date>2026-08-13T22:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; 65 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina num&#233;rique. Cent personnalit&#233;s, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons en lumi&#232;re Jean-Baptiste Millogo, expert des infrastructures Internet, dirigeant international et acteur engag&#233; de la gouvernance du num&#233;rique, dont le parcours illustre le r&#244;le strat&#233;gique des r&#233;seaux dans le d&#233;veloppement num&#233;rique des &#201;tats. &lt;br class='autobr' /&gt; Derri&#232;re chaque connexion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/millogo-ad1bb.png?1786653107' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; 65 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina num&#233;rique. Cent personnalit&#233;s, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons en lumi&#232;re Jean-Baptiste Millogo, expert des infrastructures Internet, dirigeant international et acteur engag&#233; de la gouvernance du num&#233;rique, dont le parcours illustre le r&#244;le strat&#233;gique des r&#233;seaux dans le d&#233;veloppement num&#233;rique des &#201;tats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Derri&#232;re chaque connexion Internet, se trouvent des infrastructures complexes, des r&#233;seaux d'interconnexion, des points d'&#233;change Internet, des centres de donn&#233;es et des accords de coop&#233;ration qui permettent aux informations de circuler rapidement, en toute s&#233;curit&#233; et &#224; moindre co&#251;t. Depuis pr&#232;s d'un quart de si&#232;cle, Jean-Baptiste Millogo contribue &#224; b&#226;tir ces fondations invisibles. Son parcours, partag&#233; entre le Burkina Faso et les grandes organisations internationales de l'Internet, fait de lui l'un des principaux ambassadeurs des infrastructures num&#233;riques africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un ing&#233;nieur des r&#233;seaux devenu strat&#232;ge de l'Internet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Form&#233; &#224; l'administration et &#224; la s&#233;curit&#233; des r&#233;seaux, Jean-Baptiste Millogo compl&#232;te progressivement son parcours par plusieurs formations en management et en strat&#233;gie, jusqu'&#224; entreprendre un Executive MBA. Cette double comp&#233;tence technique et manag&#233;riale lui permet d'&#233;voluer naturellement vers des fonctions de direction o&#249; les enjeux technologiques se conjuguent avec la gouvernance, la coop&#233;ration internationale et le d&#233;veloppement des politiques num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, il acquiert une expertise reconnue dans les r&#233;seaux IP/MPLS, les infrastructures de t&#233;l&#233;communications, les points d'&#233;change Internet (IXP), les r&#233;seaux de diffusion de contenu (CDN), les infrastructures satellitaires et les politiques de gouvernance de l'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des t&#233;l&#233;communications &#224; l'Internet mondial&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La carri&#232;re de Jean-Baptiste Millogo d&#233;bute dans l'environnement universitaire avec l'Agence universitaire de la Francophonie, o&#249; il pilote le d&#233;ploiement d'infrastructures num&#233;riques dans plusieurs pays d'Afrique centrale et accompagne la modernisation de nombreux campus num&#233;riques. Il rejoint ensuite les grands op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, d'abord Airtel puis Orange Burkina Faso, o&#249; il prend en charge la conception et l'&#233;volution des infrastructures IP et du c&#339;ur des r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette p&#233;riode, il participe notamment &#224; la modernisation du backbone national, au renforcement des capacit&#233;s internationales de transit IP, &#224; la n&#233;gociation de nouveaux acc&#232;s aux c&#226;bles sous-marins et au d&#233;ploiement de services strat&#233;giques avec plusieurs acteurs mondiaux tels que Google, Meta (ex Facebook), Netflix, Cloudflare, PCH et Afrinic.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces r&#233;alisations contribuent &#224; am&#233;liorer durablement la performance, la r&#233;silience et la capacit&#233; des infrastructures Internet du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire grandir l'&#233;cosyst&#232;me Internet burkinab&#232;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2018, Jean-Baptiste Millogo assure la direction ex&#233;cutive du Burkina Faso Internet Exchange Point (BFIX), l'infrastructure nationale qui permet aux fournisseurs d'acc&#232;s Internet d'&#233;changer localement leur trafic. Sous son impulsion, le BFIX renforce ses capacit&#233;s techniques, d&#233;veloppe de nouveaux points de pr&#233;sence, favorise l'h&#233;bergement local des contenus num&#233;riques et encourage l'installation de r&#233;seaux de diffusion de contenu (CDN) internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des performances techniques, cette action participe &#224; un objectif strat&#233;gique : conserver davantage de trafic Internet &#224; l'int&#233;rieur du pays, am&#233;liorer la qualit&#233; des services et renforcer la souverainet&#233; num&#233;rique du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une voix africaine au sein de l'Internet Society&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2022, Jean-Baptiste Millogo rejoint l'Internet Society (ISOC) en qualit&#233; de Directeur des technologies Internet et du d&#233;veloppement. &#192; ce poste, il pilote des projets de d&#233;veloppement des infrastructures Internet dans plusieurs r&#233;gions du monde et coordonne notamment le Forum africain sur le peering et l'interconnexion (AFPIF) de 2022 &#224; 2025, l'un des principaux espaces de coop&#233;ration technique du continent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il accompagne &#233;galement la cr&#233;ation et le d&#233;veloppement de points d'&#233;change Internet, de r&#233;seaux communautaires et de partenariats entre gouvernements, op&#233;rateurs, organisations techniques et soci&#233;t&#233; civile. &#192; travers cette fonction internationale, il contribue &#224; renforcer l'acc&#232;s &#224; un Internet plus ouvert, plus r&#233;silient et plus inclusif, bien au-del&#224; des fronti&#232;res du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un acteur engag&#233; de la gouvernance de l'Internet&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Millogo ne limite pas son engagement aux infrastructures techniques. Fondateur du chapitre burkinab&#232; de l'Internet Society, cofondateur et copr&#233;sident de l'Internet Governance Forum Burkina Faso, ancien administrateur de l'Alliance Burkinab&#232; des Domaines Internet (ABDI) et membre de plusieurs instances africaines consacr&#233;es au peering et &#224; l'interconnexion des r&#233;seaux, il participe activement aux d&#233;bats sur l'avenir de l'Internet en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son parcours illustre l'importance du dialogue entre les communaut&#233;s techniques, les pouvoirs publics, les entreprises et la soci&#233;t&#233; civile dans la construction d'un Internet ouvert, s&#233;curis&#233; et accessible &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une vision d'un Internet africain plus r&#233;silient&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jean-Baptiste Millogo, la souverainet&#233; num&#233;rique commence par la ma&#238;trise des infrastructures qui transportent les donn&#233;es. D&#233;velopper les points d'&#233;change Internet, renforcer les capacit&#233;s nationales, favoriser l'h&#233;bergement local des contenus, am&#233;liorer l'interconnexion entre op&#233;rateurs et participer aux grandes instances internationales sont autant de leviers qui permettent aux pays africains de construire un Internet plus performant, plus abordable et plus ind&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui fait de la r&#233;silience des infrastructures num&#233;riques et de la coop&#233;ration internationale des priorit&#233;s pour l'avenir du Burkina num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il compte parmi les principaux experts africains des infrastructures et de la gouvernance de l'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il contribue depuis pr&#232;s de vingt-cinq ans au d&#233;veloppement des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications et des infrastructures critiques qui soutiennent l'&#233;conomie num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il dirige le Burkina Faso Internet Exchange Point tout en occupant des responsabilit&#233;s internationales au sein de l'Internet Society, faisant rayonner l'expertise burkinab&#232; sur la sc&#232;ne mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il &#339;uvre au renforcement des capacit&#233;s techniques, &#224; l'am&#233;lioration de l'interconnexion r&#233;gionale et &#224; la promotion d'un Internet plus ouvert, plus r&#233;silient et plus accessible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parce que son parcours rappelle que derri&#232;re chaque innovation num&#233;rique se trouvent des infrastructures robustes, des coop&#233;rations internationales et des femmes et des hommes qui travaillent, souvent dans l'ombre, &#224; maintenir l'Internet en mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefasodigital.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lefasodigital.net&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du mainframe &#224; l'intelligence artificielle : Le Dr Joachim Tankoano raconte plus de 50 ans de transformation num&#233;rique au Burkina Faso</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148535</link>
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		<dc:date>2026-08-11T22:48:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des ordinateurs qui occupaient des pi&#232;ces enti&#232;res aux smartphones, de quelques kilobits par seconde aux centaines de gigabits de capacit&#233; internationale, le Burkina Faso a parcouru en quelques d&#233;cennies un chemin vertigineux. L'ancien ministre des postes et des technologies de l'information et de la communication, le Dr Joachim Tankoano, a remont&#233; le fil de cette histoire. Il a retrac&#233; les grandes &#233;tapes d'une transformation qui a profond&#233;ment boulevers&#233; l'administration, les entreprises et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH113/1_jpg_37_-89d9e.jpg?1786486271' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des ordinateurs qui occupaient des pi&#232;ces enti&#232;res aux smartphones, de quelques kilobits par seconde aux centaines de gigabits de capacit&#233; internationale, le Burkina Faso a parcouru en quelques d&#233;cennies un chemin vertigineux. L'ancien ministre des postes et des technologies de l'information et de la communication, le Dr Joachim Tankoano, a remont&#233; le fil de cette histoire. Il a retrac&#233; les grandes &#233;tapes d'une transformation qui a profond&#233;ment boulevers&#233; l'administration, les entreprises et la soci&#233;t&#233;. Mais derri&#232;re les progr&#232;s, le pionnier alerte aussi sur les d&#233;fis de souverainet&#233;, de cybers&#233;curit&#233;, de formation et d'intelligence artificielle. C'&#233;tait &#224; l'occasion du Grand Hommage du num&#233;rique au Burkina Faso (GHN-BF), tenu le 17 juillet 2026 &#224; Ouagadougou.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant plus d'une heure, le Dr Joachim Tankoano replonge l'assistance dans une histoire qui d&#233;passe largement celle des ordinateurs. Le pionnier burkinab&#232; d&#233;roule le fil d'une transformation commenc&#233;e bien avant que les expressions &#171; transformation digitale &#187; ou &#171; intelligence artificielle &#187; n'entrent dans le vocabulaire courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence intitul&#233;e &#171; Transition num&#233;rique du Burkina Faso des ann&#233;es 70 &#224; nos jours &#187; est pr&#233;sent&#233;e devant un public compos&#233; d'acteurs du num&#233;rique, d'universitaires, d'&#233;tudiants, d'entrepreneurs et de passionn&#233;s des technologies. Elle constitue l'un des temps forts de la premi&#232;re &#233;dition du Grand Hommage du num&#233;rique au Burkina Faso, organis&#233;e pour distinguer le Dr Tankoano et rappeler la contribution des pionniers &#224; la construction de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant de parler du Burkina Faso, le conf&#233;rencier prend de la hauteur. Pour comprendre la port&#233;e de la r&#233;volution num&#233;rique, il faut, selon lui, la replacer dans la longue histoire des grandes mutations qui ont chang&#233; la trajectoire de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatre inventions, quatre ruptures civilisationnelles&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le conf&#233;rencier, l'histoire de l'humanit&#233; est ponctu&#233;e de ruptures. Des moments o&#249; une invention ne se contente pas d'am&#233;liorer l'existant, mais transforme profond&#233;ment les mani&#232;res de vivre, de produire, de communiquer et de penser. Il explique que la premi&#232;re rupture est celle de l'agriculture, autour de 10 000 ans avant J&#233;sus-Christ. En apprenant &#224; fa&#231;onner et &#224; dompter davantage son environnement, l'homme rend la nourriture plus abondante. La s&#233;dentarisation s'installe. Des villages puis des villes apparaissent. Avec eux viennent la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, des hi&#233;rarchies sociales plus complexes et, progressivement, les &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite l'&#233;criture, poursuit l'ancien ministre, apparue vers 3 400 avant J.-C. Elle permet &#224; l'homme d'externaliser sa m&#233;moire en fixant la parole et la pens&#233;e sur des supports physiques. Le savoir peut d&#233;sormais traverser les g&#233;n&#233;rations. Les lois peuvent &#234;tre consign&#233;es et administrer de vastes ensembles politiques. Des si&#232;cles plus tard, l'invention de l'imprimerie contribue &#224; d&#233;mocratiser l'acc&#232;s &#224; ce savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me rupture, d&#233;veloppe le conf&#233;rencier, est la r&#233;volution industrielle, entre le XVIIIe et le XIXe si&#232;cles. Avec la ma&#238;trise de l'&#233;nergie thermique, la production et le transport cessent d'&#234;tre limit&#233;s par la seule force musculaire humaine ou animale. L'&#233;conomie bascule progressivement de l'agriculture et de l'artisanat vers la production m&#233;canis&#233;e &#224; grande &#233;chelle. Les usines attirent les populations rurales, la classe ouvri&#232;re se d&#233;veloppe et &#233;mergent le capitalisme moderne et la soci&#233;t&#233; de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Lire aussi : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article147954&#034;&gt;Grand hommage du num&#233;rique au Burkina Faso : Dr Joachim Tankoano, personnalit&#233; distingu&#233;e de l'&#233;dition 2026&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;volution num&#233;rique et les premiers pas du Burkina Faso&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Dr Tankoano, elle est &#224; la fois la plus profonde, la plus rapide et l'une des plus difficiles &#224; suivre. Elle na&#238;t de la combinaison de plusieurs &#233;volutions. Celles de l'informatique, la num&#233;risation des textes, des sons, des images et des vid&#233;os, le traitement algorithmique des donn&#233;es et leur transport sur les r&#233;seaux IP. Sa finalit&#233; est de d&#233;multiplier les capacit&#233;s humaines de traitement de l'information, de simplifier la vie, de transformer l'apprentissage et de modifier profond&#233;ment la mani&#232;re dont les entreprises travaillent, produisent, vendent et communiquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette r&#233;volution n'est pas termin&#233;e. Elle conna&#238;t aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, un nouveau tournant qui bouleverse jusqu'&#224; la notion m&#234;me d'algorithme. Pour raconter la transition num&#233;rique burkinab&#232;, le Dr Tankoano utilise une image parlante. Celle d'un lac calme dans lequel tombe une grosse pierre. Le choc produit une onde qui se propage du centre vers les extr&#233;mit&#233;s. La transition num&#233;rique, dit-il, fonctionne de mani&#232;re comparable. Ce qui diff&#233;rencie les pays, explique-t-il, ce sont notamment la puissance et la vitesse de propagation de cette onde. &#192; cela s'ajoutent les effets qu'elle produit et les strat&#233;gies mises en place pour l'acc&#233;l&#233;rer, l'orienter et en limiter les cons&#233;quences ind&#233;sirables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, cette transition conna&#238;t trois grandes phases. La premi&#232;re correspond aux ann&#233;es 1970 et 1980, avec l'&#232;re du Centre national de traitement de l'information (CENATRIN) et des mainframes. &#192; cette &#233;poque, l'ordinateur n'a rien du petit appareil pos&#233; aujourd'hui sur un bureau. &#192; l'&#233;poque, les ordinateurs centraux remplissaient des pi&#232;ces enti&#232;res. Leur capacit&#233; de calcul reste pourtant tr&#232;s &#233;loign&#233;e de celle des ordinateurs personnels qui appara&#238;tront plus tard. Les &#233;quipements informatiques sont &#224; la fois rares, co&#251;teux et difficiles d'acc&#232;s. Les comp&#233;tences humaines sp&#233;cialis&#233;es dans ce domaine sont elles aussi limit&#233;es. Face &#224; cette double contrainte, la strat&#233;gie consiste &#224; mutualiser les ressources disponibles. Un m&#234;me &#233;quipement et les comp&#233;tences associ&#233;es sont ainsi mis &#224; la disposition de plusieurs structures, &#224; travers des traitements informatiques r&#233;alis&#233;s pour leur compte, selon leurs besoins. C'est dans cette logique qu'est cr&#233;&#233; le CENATRIN, avec pour ambition notamment de contribuer &#224; l'&#233;laboration, au contr&#244;le et &#224; l'application de la politique informatique nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'informatique commence ainsi &#224; p&#233;n&#233;trer l'administration publique et les entreprises. Des applications sont d&#233;velopp&#233;es pour la gestion des d&#233;penses et du personnel de l'&#201;tat, du budget, des imp&#244;ts ou encore des statistiques du commerce ext&#233;rieur. Dans le secteur public et priv&#233;, l'informatique accompagne notamment la facturation des abonn&#233;s de la SONABEL et de l'ONEA, la comptabilit&#233; de banques et de grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode permet surtout au Burkina Faso de d&#233;velopper ses premi&#232;res comp&#233;tences nationales pointues dans le domaine informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;mergence de 128 soci&#233;t&#233;s de services informatiques en 2023&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Tankoano souligne que la deuxi&#232;me phase intervient dans les ann&#233;es 1990. Le mainframe centralis&#233; commence &#224; c&#233;der progressivement la place aux ordinateurs personnels, aux r&#233;seaux locaux et aux premi&#232;res infrastructures pr&#233;parant l'arriv&#233;e massive d'internet. La strat&#233;gie change. Il ne s'agit plus de concentrer les traitements dans quelques grands centres, mais de rapprocher l'outil informatique de l'utilisateur afin de raccourcir les d&#233;lais et de favoriser le traitement en temps r&#233;el. Le pays entreprend alors de structurer davantage son environnement institutionnel. Le Conseil sup&#233;rieur &#224; l'informatique du Faso est cr&#233;&#233;. Tandis que la D&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale &#224; l'informatique (DELGI) devient un outil d'aide &#224; la d&#233;cision, d'ex&#233;cution et de contr&#244;le de la politique informatique de l'&#201;tat. Des structures charg&#233;es des t&#233;l&#233;communications, de l'audiovisuel et de la r&#233;gulation viennent compl&#233;ter cet &#233;difice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux plans directeurs informatiques nationaux sont adopt&#233;s, couvrant les p&#233;riodes 1991-1995 et 1996-2000. La formation devient une priorit&#233;. L'&#201;cole sup&#233;rieure d'informatique (ESI) est cr&#233;&#233;e au sein de l'universit&#233; de Ouagadougou. Deux &#233;tablissements priv&#233;s, l'Institut sup&#233;rieur d'informatique de gestion (ISIG) et le Centre d'&#233;tudes de formation en informatique de gestion (CEFIG), viennent &#233;galement renforcer la formation des techniciens et cadres. Dans le m&#234;me temps, l'&#233;cosyst&#232;me entrepreneurial s'&#233;toffe. Les soci&#233;t&#233;s de services informatiques se multiplient dans la vente et la maintenance de mat&#233;riels, le d&#233;veloppement de logiciels, la r&#233;seautique ou encore la formation des utilisateurs. Le Dr Tankoano rappelle qu'elles sont d&#233;j&#224; 128 en juillet 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le num&#233;rique commence &#233;galement &#224; s'&#233;tendre aux banques, aux &#233;tablissements financiers et aux grandes entreprises. Des r&#233;seaux informatiques sont d&#233;ploy&#233;s sur plusieurs localit&#233;s. L'administration d&#233;veloppe des syst&#232;mes destin&#233;s &#224; la gestion de la d&#233;pense publique, de la dette, des ressources humaines, des douanes ou encore de la comptabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'internet &#224; l'hyperconnectivit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancien ministre confie qu'en 1993, le Burkina Faso cr&#233;e son domaine national de premier niveau, le &#8220;.bf&#8221;. En mars 1997, l'Office national des t&#233;l&#233;communications (ONATEL) lance commercialement la connexion internationale &#224; internet. Au fil des ann&#233;es, la capacit&#233; augmente et l'acc&#232;s s'&#233;tend &#224; plusieurs villes. Le ph&#233;nom&#232;ne devient progressivement visible dans la soci&#233;t&#233;. En 2003, le pays compte d&#233;j&#224; plus de 1 000 cybercaf&#233;s et plus de 300 sites web consacr&#233;s au Burkina Faso, dont des m&#233;dias en ligne. Le t&#233;l&#233;phone mobile vient acc&#233;l&#233;rer cette mutation. TELMOB entre en sc&#232;ne en 1996, suivi de CELTEL et TELECEL en 2000. Le num&#233;rique commence alors &#224; sortir d&#233;finitivement du cercle des informaticiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir des ann&#233;es 2000, le Burkina Faso entre dans une troisi&#232;me phase. Celle de la mise en r&#233;seau des acteurs de la soci&#233;t&#233; et de l'hyperconnectivit&#233;. La fibre optique, les r&#233;seaux mobiles 3G et 4G, le Wi-Fi, les smartphones, le cloud computing, le Big Data et les r&#233;seaux de diffusion de contenus changent l'&#233;chelle du ph&#233;nom&#232;ne. La strat&#233;gie nationale s'oriente d&#233;sormais vers la convergence de l'informatique, des t&#233;l&#233;communications et des m&#233;dias, tout en mettant l'accent sur les infrastructures, l'accessibilit&#233;, les comp&#233;tences locales, la s&#233;curit&#233; et la souverainet&#233;. Le cadre institutionnel se densifie. Le minist&#232;re en charge de la transition digitale, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des communications &#233;lectroniques et des postes (ARCEP), l'Agence nationale de s&#233;curisation des syst&#232;mes d'information du Burkina Faso (ANSSI), et d'autres structures participent &#224; diff&#233;rents niveaux &#224; la construction de l'&#233;cosyst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, les investissements suivent. Le backbone national atteint 11 291,5 kilom&#232;tres de fibre optique au 31 d&#233;cembre 2024, couvrant les 13 chefs-lieux de r&#233;gion, 40 des 45 chefs-lieux de province et 151 des 351 chefs-lieux de commune. La capacit&#233; de bande passante internationale illustre &#224; elle seule le changement d'&#233;chelle de 72 Mbps en 2006 &#224; 608 Gbps en 2024. Le nombre d'abonnements &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile passe, lui, de 220 000 en 2003 &#224; plus de 27,5 millions en 2024. Les recettes issues des services de t&#233;l&#233;communications progressent parall&#232;lement, de 76 milliards de francs CFA en 2001 &#224; 532,1 milliards en 2024. Le num&#233;rique devient ainsi une composante majeure de l'&#233;conomie et du quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand le num&#233;rique transforme l'administration et les usages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette transformation ne se mesure pas uniquement en kilom&#232;tres de fibre ou en nombre de cartes SIM. Pour le conf&#233;rencier, elle se traduit aussi par la mise en ligne des op&#233;rations bancaires, le d&#233;veloppement des formations dipl&#244;mantes et certifiantes &#224; distance, l'essor des r&#233;seaux sociaux et du commerce &#233;lectronique. La monnaie &#233;lectronique prend une place croissante, 8 912 642 comptes actifs sont recens&#233;s en 2023, pour 1,854 milliard de transferts d'argent, repr&#233;sentant 16 639 milliards de francs CFA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'administration publique, le R&#233;seau informatique national de l'administration (RESINA) constitue l'un des instruments majeurs de cette transformation. Le r&#233;seau compte notamment 2 954 kilom&#232;tres de liaisons interurbaines en fibre optique, 697 kilom&#232;tres de liaisons m&#233;tropolitaines, 117 stations de base LTE et 14 stations WiMAX. Quelques 2 805 b&#226;timents de l'administration publique sont raccord&#233;s dans 43 provinces et 90 communes, rel&#232;ve le Dr Tankoano. Cette infrastructure accompagne la d&#233;mat&#233;rialisation des proc&#233;dures. Un portail d'acc&#232;s aux e-services de l'administration publique propose ainsi 1 672 fiches pratiques et 95 proc&#233;dures d&#233;mat&#233;rialis&#233;es, impliquant 183 institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ces chiffres se dessine la transformation profonde de l'administration publique. Des syst&#232;mes int&#233;gr&#233;s permettent de mieux connecter les m&#233;tiers, de suivre les proc&#233;dures, de g&#233;rer les documents et de faciliter l'acc&#232;s aux services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;volution qui produit aussi ses propres menaces&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'onde num&#233;rique ne produit pas uniquement des effets positifs. Plus une soci&#233;t&#233; se num&#233;rise, plus elle expose ses infrastructures. La cyberescroquerie, les fausses informations et les cyberattaques progressent parall&#232;lement aux usages num&#233;riques. Le Dr Tankoano pointe &#233;galement plusieurs r&#233;sistances rencontr&#233;es au cours du processus. Certaines tiennent aux divergences de perception entre les acteurs des t&#233;l&#233;communications et ceux de l'informatique. D'autres sont li&#233;es aux int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, aux difficult&#233;s d'appropriation des technologies par des populations qui ne les ont pas connues dans leur jeunesse, ou encore aux r&#233;sistances au changement lorsque le num&#233;rique vient remettre en cause des pratiques anciennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rel&#232;ve aussi les difficult&#233;s li&#233;es au partage des infrastructures et au renouvellement des comp&#233;tences informatiques au sein des structures publiques. Pour le conf&#233;rencier, cette situation soul&#232;ve une question plus large. Celle de la capacit&#233; des pays en d&#233;veloppement &#224; ne pas seulement consommer l'innovation, mais &#224; cr&#233;er les conditions permettant de l'accompagner, de la ma&#238;triser et d'en tirer pleinement profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'IA ouvre une quatri&#232;me r&#233;volution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les mainframes, les PC et les r&#233;seaux, une quatri&#232;me phase est d&#233;sormais &#224; l'&#339;uvre. L'&#232;re de l'intelligence artificielle, de l'automatisation des t&#226;ches cognitives et des usages syst&#233;miques. La 5G, les objets connect&#233;s, les constellations satellitaires et surtout l'IA permettent d'imaginer, selon le Dr Tankoano, des assistants capables d'accompagner l'homme dans une multitude de t&#226;ches personnelles et professionnelles. Dans les entreprises, certaines t&#226;ches cognitives complexes pourront &#234;tre ex&#233;cut&#233;es ou assist&#233;es par ces syst&#232;mes. Dans la sant&#233;, l'agriculture, l'industrie, le commerce, les transports ou encore la s&#233;curit&#233; routi&#232;re, des r&#233;seaux d'objets interconnect&#233;s pourront communiquer entre eux et accomplir certaines t&#226;ches de mani&#232;re autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que deviendront certains m&#233;tiers lorsque les machines seront capables d'automatiser une partie importante des t&#226;ches cognitives ? Comment prot&#233;ger les citoyens contre les deepfakes et les manipulations produites par des algorithmes con&#231;us pour capter l'attention ? Comment &#233;viter que les biais contenus dans les donn&#233;es d'apprentissage ne soient reproduits ou amplifi&#233;s par l'IA ? Et surtout, qui sera responsable lorsqu'une d&#233;cision prise par une intelligence artificielle provoquera un pr&#233;judice ? Le droit d'auteur est lui aussi confront&#233; &#224; une nouvelle fronti&#232;re. Comment prot&#233;ger la cr&#233;ation humaine lorsqu'une &#339;uvre peut &#234;tre produite avec l'aide d'une IA ? Autant d'interrogations que se pose le conf&#233;rencier, qui estime que l'enjeu consiste &#224; trouver un &#233;quilibre entre protection des droits, stimulation de l'innovation et s&#233;curit&#233; juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Souverainet&#233;, le nouveau grand d&#233;fi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil de son expos&#233;, Dr Tankoano revient sur une notion devenue centrale : la souverainet&#233; num&#233;rique. La puissance acquise par les g&#233;ants de l'internet modifie les rapports traditionnels entre &#201;tats et entreprises. La ma&#238;trise des donn&#233;es personnelles, l'&#233;conomie de l'attention et m&#234;me l'utilisation de l'espace orbital pour les constellations satellitaires deviennent des enjeux de puissance. Pour les pays en d&#233;veloppement, la fracture num&#233;rique constitue une autre menace. La vitesse de la r&#233;volution peut creuser davantage l'&#233;cart entre ceux qui ma&#238;trisent les technologies et ceux qui les subissent : personnes &#226;g&#233;es, populations analphab&#232;tes, territoires non couverts ou pays insuffisamment dot&#233;s en infrastructures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela s'ajoute le retard possible du droit sur l'innovation. La technologie avance parfois beaucoup plus vite que les normes cens&#233;es l'encadrer. Le co&#251;t environnemental n'est pas oubli&#233;. Les centres de donn&#233;es, les r&#233;seaux de fibre optique et les constellations satellitaires consomment d'importantes quantit&#233;s d'&#233;nergie et d'eau. La fabrication des smartphones, serveurs et puces n&#233;cessite par ailleurs l'extraction de m&#233;taux rares. La r&#233;volution num&#233;rique est donc aussi confront&#233;e &#224; sa propre empreinte &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces d&#233;fis, le Dr Tankoano plaide pour la construction d'un cercle vertueux permettant au Burkina Faso de financer durablement sa transition num&#233;rique. Il propose notamment de mieux mobiliser les contributions des op&#233;rateurs en faveur de la formation et de la recherche, de cr&#233;er un fonds de soutien au d&#233;veloppement de plateformes num&#233;riques r&#233;pondant aux besoins locaux et d'explorer de nouveaux m&#233;canismes de financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il appelle &#233;galement &#224; rendre pleinement op&#233;rationnels les organes de pilotage de la strat&#233;gie de l'&#233;conomie num&#233;rique, &#224; renforcer la coh&#233;rence entre les diff&#233;rentes cyberstrat&#233;gies sectorielles et &#224; faire de l'identifiant biom&#233;trique un principe structurant de la d&#233;mat&#233;rialisation des d&#233;marches administratives. La question des ressources humaines demeure, elle aussi, cruciale. Le turnover des informaticiens des structures publiques doit &#234;tre r&#233;solu, estime-t-il, par une meilleure organisation des carri&#232;res et une valorisation des comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le Burkina Faso doit d&#232;s maintenant pr&#233;parer la prochaine mutation. Une analyse nationale associant toutes les parties prenantes devrait permettre d'identifier les opportunit&#233;s et les risques li&#233;s &#224; l'IA, &#224; la 5G, &#224; l'Internet des objets et aux constellations satellitaires. Cette r&#233;flexion devrait d&#233;boucher sur une nouvelle strat&#233;gie et une actualisation du cadre juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parce que la transformation num&#233;rique ne peut &#234;tre durable sans culture num&#233;rique, Dr Tankoano avance une proposition qui pourrait para&#238;tre simple, mais dont la port&#233;e est consid&#233;rable. Celle d'introduire dans l'enseignement primaire un cours consacr&#233; &#224; la r&#233;volution num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de son expos&#233;, l'histoire racont&#233;e par le Dr Joachim Tankoano appara&#238;t moins comme une succession de machines que comme celle d'une soci&#233;t&#233; en perp&#233;tuelle adaptation. En quelques d&#233;cennies, le Burkina Faso est pass&#233; des cartes perfor&#233;es et des bandes magn&#233;tiques aux r&#233;seaux de fibre optique, des traitements centralis&#233;s aux smartphones, puis aux services num&#233;riques et &#224; l'intelligence artificielle. Le chemin parcouru est immense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le message du pionnier ne se r&#233;sume pas &#224; la c&#233;l&#233;bration du progr&#232;s. Chaque nouvelle &#233;tape cr&#233;e de nouvelles responsabilit&#233;s. Il faut former, r&#233;glementer, s&#233;curiser, financer, anticiper et surtout pr&#233;server la capacit&#233; du pays &#224; d&#233;cider de son propre avenir technologique. C'est peut-&#234;tre l&#224; que r&#233;side la principale le&#231;on de cette plong&#233;e dans plus d'un demi-si&#232;cle d'histoire num&#233;rique. Si les technologies changent rapidement, la question fondamentale demeure. Comment faire du num&#233;rique non pas une force que le Burkina Faso subit, mais un outil qu'il ma&#238;trise au service de son d&#233;veloppement, de sa souverainet&#233; et de ses populations ? &#192; l'heure o&#249; l'intelligence artificielle ouvre une nouvelle page, la r&#233;ponse &#224; cette question pourrait bien d&#233;terminer la prochaine &#233;tape de l'histoire num&#233;rique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hamed Nan&#233;ma&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les 100 Visages du Burkina Digital : Iza&#239; To&#233;, un des artisans de la souverainet&#233; num&#233;rique du Burkina Faso</title>
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		<dc:date>2026-08-10T22:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; moins de 100 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui b&#226;tissent le Burkina num&#233;rique. Cent personnalit&#233;s, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons en lumi&#232;re Iza&#239; To&#233;, ing&#233;nieur des r&#233;seaux, syst&#232;mes et t&#233;l&#233;communications, dont le parcours &#233;pouse l'&#233;volution des politiques publiques du num&#233;rique au Burkina Faso depuis plus de deux d&#233;cennies. &lt;br class='autobr' /&gt; Le d&#233;veloppement du num&#233;rique ne repose pas uniquement sur les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/toe_-3ca74.png?1786486273' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; moins de 100 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui b&#226;tissent le Burkina num&#233;rique. Cent personnalit&#233;s, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons en lumi&#232;re Iza&#239; To&#233;, ing&#233;nieur des r&#233;seaux, syst&#232;mes et t&#233;l&#233;communications, dont le parcours &#233;pouse l'&#233;volution des politiques publiques du num&#233;rique au Burkina Faso depuis plus de deux d&#233;cennies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement du num&#233;rique ne repose pas uniquement sur les applications ou les services visibles du grand public. Il d&#233;pend aussi d'infrastructures robustes, de normes techniques, d'une gouvernance efficace de l'Internet et d'une vision strat&#233;gique capable d'accompagner les transformations de l'&#201;tat. Iza&#239; To&#233; fait partie de ces experts qui ont contribu&#233; &#224; construire ces fondations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ing&#233;nieur, haut responsable de l'administration publique et aujourd'hui Directeur ex&#233;cutif de l'Alliance Burkinab&#232; des Domaines Internet (ABDI), il &#339;uvre depuis plus de vingt ans &#224; renforcer les infrastructures num&#233;riques nationales et &#224; promouvoir la souverainet&#233; num&#233;rique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un ing&#233;nieur au service des politiques publiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dipl&#244;m&#233; en r&#233;seaux, syst&#232;mes et t&#233;l&#233;communications, Iza&#239; To&#233; d&#233;bute sa carri&#232;re dans l'administration des r&#233;seaux et des syst&#232;mes informatiques avant d'accompagner progressivement la modernisation des infrastructures num&#233;riques de l'&#201;tat. Cette solide exp&#233;rience technique lui permet de ma&#238;triser les enjeux li&#233;s aux r&#233;seaux IP, aux t&#233;l&#233;communications, &#224; la cybers&#233;curit&#233;, aux infrastructures critiques et &#224; la gouvernance de l'Internet, autant de domaines devenus essentiels dans la transformation num&#233;rique des administrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, il comprend que le d&#233;veloppement du num&#233;rique ne peut se limiter aux &#233;quipements. Il suppose des r&#233;f&#233;rentiels, des normes, une gouvernance coh&#233;rente et une capacit&#233; &#224; anticiper les &#233;volutions technologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur de la transformation num&#233;rique de l'&#201;tat&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, Iza&#239; To&#233; occupe plusieurs fonctions strat&#233;giques au sein du minist&#232;re en charge du num&#233;rique et de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC). Directeur de l'exploitation et du support technique de l'ANPTIC, il supervise notamment l'exploitation du R&#233;seau informatique national de l'administration (RESINA), la s&#233;curisation des infrastructures publiques de communication &#233;lectronique et l'administration des plateformes de messagerie institutionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nomm&#233; ensuite Directeur g&#233;n&#233;ral des Technologies de l'Information et de la Communication, il participe &#224; l'&#233;laboration des strat&#233;gies nationales des TIC, coordonne les directions des syst&#232;mes d'information de l'administration et pilote la d&#233;finition de plusieurs r&#233;f&#233;rentiels techniques destin&#233;s &#224; harmoniser la transformation num&#233;rique de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il exerce &#233;galement les fonctions de Responsable du programme budg&#233;taire T&#233;l&#233;communications et TIC, o&#249; il assure le pilotage des ressources consacr&#233;es aux grands projets num&#233;riques nationaux, notamment les projets e-Burkina, G-cloud, e-Conseil des ministres et backbone national des t&#233;l&#233;coms, ainsi que celles d'administrateur de La Poste Burkina Faso, contribuant &#224; la gouvernance strat&#233;gique de l'entreprise publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gardien du &#034;.bf&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis janvier 2021, Iza&#239; To&#233; dirige l'Alliance Burkinab&#232; des Domaines Internet (ABDI), structure charg&#233;e de l'administration du domaine national de premier niveau &#034;.bf&#034;. &#192; ce poste, il conduit une profonde modernisation de la gouvernance du registre national. Son action porte notamment sur le renforcement de la r&#233;silience du syst&#232;me des noms de domaine (DNS), le d&#233;ploiement du protocole DNSSEC, la migration vers IPv6, le renforcement des capacit&#233;s des bureaux d'enregistrement et le d&#233;veloppement de partenariats avec les principales organisations mondiales de gouvernance de l'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des aspects techniques, cette mission participe directement au renforcement de la souverainet&#233; num&#233;rique du Burkina Faso en consolidant l'un des &#233;l&#233;ments les plus strat&#233;giques de son identit&#233; sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un acteur des grandes r&#233;formes du num&#233;rique&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours d'Iza&#239; To&#233; se distingue &#233;galement par sa contribution &#224; plusieurs r&#233;formes structurantes qui fa&#231;onnent aujourd'hui l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique burkinab&#232;. Il participe notamment &#224; l'&#233;laboration de l'avant-projet de Loi d'orientation du num&#233;rique, du Cadre commun d'urbanisation des syst&#232;mes d'information, du R&#233;f&#233;rentiel g&#233;n&#233;ral d'interop&#233;rabilit&#233; et du R&#233;f&#233;rentiel de management de la qualit&#233; des syst&#232;mes d'information. Ces textes, souvent peu visibles du grand public, constituent pourtant les fondations sur lesquelles reposent la coh&#233;rence, la s&#233;curit&#233; et l'interop&#233;rabilit&#233; des syst&#232;mes num&#233;riques de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Porter la voix du Burkina dans la gouvernance mondiale de l'Internet&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le num&#233;rique se construit &#233;galement dans les grandes instances internationales o&#249; se d&#233;finissent les standards techniques et les r&#232;gles de gouvernance d'Internet. &#192; ce titre, Iza&#239; To&#233; repr&#233;sente r&#233;guli&#232;rement le Burkina Faso aupr&#232;s d'organisations telles que l'ICANN, l'Internet Governance Forum (IGF), AFRINIC, l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), l'Organisation internationale des t&#233;l&#233;communications par satellites (ITSO), ainsi que dans plusieurs cadres r&#233;gionaux africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;sence permet au Burkina Faso de participer aux r&#233;flexions internationales sur l'&#233;volution de l'Internet, la gestion des ressources num&#233;riques critiques et la coop&#233;ration technique entre &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'artisan du GHN-BF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convaincu que le d&#233;veloppement du num&#233;rique repose avant tout sur les femmes et les hommes qui le b&#226;tissent, Iza&#239; To&#233; assure &#233;galement la coordination du Grand Hommage du Num&#233;rique au Burkina Faso (GHN-BF), une initiative de l'IGF Burkina destin&#233;e &#224; distinguer et &#224; c&#233;l&#233;brer les acteurs qui, par leur engagement, leurs innovations et leurs r&#233;alisations, contribuent &#224; la transformation digitale du Burkina Faso, tout en inspirant la jeune g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers cette initiative, il promeut une culture de la reconnaissance de l'excellence, met en lumi&#232;re des parcours exemplaires et contribue &#224; renforcer la coh&#233;sion de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique burkinab&#232; autour des valeurs de souverainet&#233; num&#233;rique, d'innovation, de solidarit&#233; et de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une vision d'un Internet souverain, ouvert et r&#233;silient&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours d'Iza&#239; To&#233; illustre une conviction forte : la souverainet&#233; num&#233;rique ne se r&#233;sume pas &#224; la possession d'infrastructures. Elle repose &#233;galement sur la capacit&#233; d'un pays &#224; ma&#238;triser sa gouvernance de l'Internet, &#224; d&#233;velopper des comp&#233;tences nationales, &#224; d&#233;finir ses propres r&#233;f&#233;rentiels et &#224; participer aux d&#233;cisions internationales qui fa&#231;onnent l'avenir du num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui fait de la souverainet&#233; num&#233;rique, de la gouvernance de l'Internet et de la r&#233;silience des infrastructures des piliers du d&#233;veloppement num&#233;rique du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il compte parmi les principaux artisans des politiques publiques qui structurent aujourd'hui le num&#233;rique burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il contribue depuis plus de vingt ans au d&#233;veloppement des infrastructures num&#233;riques nationales et &#224; la modernisation des syst&#232;mes d'information de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il pilote la gouvernance du domaine national &#8216;' .bf &#8216;' et &#339;uvre au renforcement de la souverainet&#233; num&#233;rique du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il repr&#233;sente le pays dans les grandes instances internationales o&#249; se dessine l'avenir de la gouvernance mondiale de l'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parce que son parcours rappelle que le d&#233;veloppement num&#233;rique ne repose pas uniquement sur les innovations visibles, mais aussi sur des fondations techniques, institutionnelles et r&#233;glementaires solides, garantes d'un Internet s&#251;r, r&#233;silient et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefasodigital.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lefasodigital.net&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les 100 Visages du Burkina Digital : Dr Halgui&#233;ta Nassa Trawina, gardienne des droits num&#233;riques </title>
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		<dc:date>2026-08-09T22:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; moins de 100 jours de l'ouverture de &#8220;Le Faso Digital 2026&#8221;, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina num&#233;rique. Cent personnalit&#233;s, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons &#224; l'honneur le Dr Halgui&#233;ta Nassa Trawina, Pr&#233;sidente de la Commission de l'Informatique et des Libert&#233;s (CIL), enseignante-chercheure et experte en syst&#232;mes d'information, dont le parcours illustre l'&#233;mergence d'un num&#233;rique burkinab&#232; fond&#233; sur la confiance, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/nassa_trawina-43d26.png?1786486275' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; moins de 100 jours de l'ouverture de &#8220;Le Faso Digital 2026&#8221;, nous poursuivons notre s&#233;rie consacr&#233;e aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina num&#233;rique. Cent personnalit&#233;s, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons &#224; l'honneur le Dr Halgui&#233;ta Nassa Trawina, Pr&#233;sidente de la Commission de l'Informatique et des Libert&#233;s (CIL), enseignante-chercheure et experte en syst&#232;mes d'information, dont le parcours illustre l'&#233;mergence d'un num&#233;rique burkinab&#232; fond&#233; sur la confiance, la responsabilit&#233; et la protection des citoyens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; mesure que les services publics se digitalisent, que les entreprises exploitent davantage les donn&#233;es et que l'intelligence artificielle transforme les usages, une nouvelle exigence s'impose : prot&#233;ger les droits fondamentaux des personnes dans l'univers num&#233;rique. Derri&#232;re cette mission, se trouvent des femmes et des hommes qui veillent &#224; ce que l'innovation technologique reste compatible avec les libert&#233;s individuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, le Dr Halgui&#233;ta Nassa Trawina est aujourd'hui l'une des principales figures de cette gouvernance num&#233;rique responsable. &#192; la t&#234;te de la Commission de l'Informatique et des Libert&#233;s depuis septembre 2023, elle pilote l'application de la loi portant protection des personnes &#224; l'&#233;gard du traitement des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et contribue &#224; b&#226;tir un &#233;cosyst&#232;me national fond&#233; sur la confiance et la s&#233;curit&#233; des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une informaticienne au parcours acad&#233;mique exemplaire&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours du Dr Trawina est d'abord celui d'une femme passionn&#233;e par les syst&#232;mes d'information. Apr&#232;s un cursus complet en informatique, de l'Institut Sup&#233;rieur d'Informatique de Gestion (ISIG) &#224; l'Universit&#233; de Ouagadougou, elle obtient une Ma&#238;trise en M&#233;thodes Informatiques Appliqu&#233;es &#224; la Gestion (MIAGE), puis un Dipl&#244;me d'&#201;tudes Sup&#233;rieures Sp&#233;cialis&#233;es en Ing&#233;nierie informatique, Organisation et Protection des Syst&#232;mes d'Information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2022, elle soutient un Doctorat en informatique &#224; l'Universit&#233; Nazi Boni consacr&#233; &#224; la conception d'une plateforme web sociale et s&#233;mantique destin&#233;e &#224; valoriser les connaissances endog&#232;nes dans l'adaptation aux changements climatiques. Une recherche qui traduit d&#233;j&#224; sa conviction que les technologies num&#233;riques doivent &#234;tre mises au service des d&#233;fis de d&#233;veloppement du continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Former les talents et moderniser les institutions&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de prendre la t&#234;te de la CIL, Halgui&#233;ta Nassa Trawina construit pendant pr&#232;s de deux d&#233;cennies une solide exp&#233;rience dans la gestion des syst&#232;mes d'information publics. Responsable informatique de l'Institut Burkinab&#232; des Arts et M&#233;tiers (IBAM) durant dix ann&#233;es, elle participe &#224; la modernisation des infrastructures num&#233;riques de l'&#233;tablissement, administre les plateformes de formation ouverte et &#224; distance et accompagne l'introduction de nouveaux outils de gestion acad&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle rejoint ensuite le minist&#232;re en charge de l'environnement comme Directrice des services informatiques, o&#249; elle conduit l'&#233;laboration du sch&#233;ma directeur du syst&#232;me d'information, pilote les projets informatiques et accompagne la transformation num&#233;rique du d&#233;partement minist&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, elle poursuit une carri&#232;re d'enseignante-chercheure &#224; l'Universit&#233; Joseph Ki-Zerbo. Depuis plusieurs ann&#233;es, elle forme les futures g&#233;n&#233;rations d'informaticiens, d'ing&#233;nieurs et de gestionnaires des syst&#232;mes d'information, tout en encadrant des travaux de recherche et en d&#233;veloppant des formations ouvertes &#224; distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; la t&#234;te de la Commission de l'Informatique et des Libert&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2023, elle est appel&#233;e &#224; pr&#233;sider la Commission de l'Informatique et des Libert&#233;s (CIL), l'autorit&#233; ind&#233;pendante charg&#233;e de veiller &#224; la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel au Burkina Faso. Sa mission d&#233;passe largement le contr&#244;le administratif. Elle consiste &#224; faire respecter les droits num&#233;riques des citoyens et &#224; guider les acteurs publics et priv&#233;s vers la conformit&#233;, tout en assurant une r&#233;gulation ferme et une veille permanente face aux innovations technologiques..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous son impulsion, la CIL multiplie les actions de sensibilisation, renforce le dialogue avec les acteurs du num&#233;rique et organise notamment la journ&#233;e nationale de la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel afin d'accompagner la digitalisation croissante de l'administration publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une scientifique au service de l'innovation responsable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Trawina conjugue responsabilit&#233;s institutionnelles et activit&#233; scientifique. Ses travaux portent sur les syst&#232;mes d'information, le web s&#233;mantique, les graphes de connaissances, les donn&#233;es ouvertes, les ontologies, l'intelligence artificielle et les technologies de gestion des connaissances. Ses publications scientifiques, pr&#233;sent&#233;es dans plusieurs conf&#233;rences internationales, illustrent une recherche tourn&#233;e vers les applications concr&#232;tes des technologies num&#233;riques au d&#233;veloppement durable et &#224; la valorisation des savoirs locaux. Cette double culture, universitaire et op&#233;rationnelle, lui permet d'aborder les enjeux de protection des donn&#233;es avec une vision &#224; la fois technique, juridique et soci&#233;tale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Promouvoir une culture de la confiance num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers ses interventions nationales et internationales, Halgui&#233;ta Nassa Trawina d&#233;fend une id&#233;e simple : la transformation digitale ne peut r&#233;ussir durablement que si les citoyens ont confiance dans les syst&#232;mes qui traitent leurs informations personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il s'agisse des plateformes administratives, des services financiers, de la sant&#233; num&#233;rique ou de l'intelligence artificielle, la protection des donn&#233;es devient un &#233;l&#233;ment essentiel de la souverainet&#233; num&#233;rique et de la protection des libert&#233;s individuelles. Cette vision guide aujourd'hui l'action qu'elle conduit &#224; la t&#234;te de la CIL, o&#249; elle &#339;uvre &#224; faire de la conformit&#233;, de la transparence et de la responsabilit&#233; des principes structurants de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une reconnaissance au service de la Nation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours du Dr Halgui&#233;ta Nassa Trawina a &#233;t&#233; salu&#233; par les plus hautes autorit&#233;s du pays. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e au rang de Chevalier de l'Ordre du M&#233;rite des Arts, des Lettres et de la Communication en 2020, elle est promue Commandeur de l'Ordre de l'&#201;talon en octobre 2025, une distinction qui vient reconna&#238;tre son engagement au service de la modernisation de l'&#201;tat et de la gouvernance num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi fait-elle partie des 100 Visages du Burkina Digital ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elle est aujourd'hui l'une des principales garantes de la protection des donn&#233;es personnelles et de la confiance num&#233;rique au Burkina Faso.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'elle allie excellence acad&#233;mique, recherche scientifique et responsabilit&#233;s institutionnelles au plus haut niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elle contribue depuis plus de vingt ans &#224; former les comp&#233;tences nationales, &#224; moderniser les syst&#232;mes d'information publics et &#224; promouvoir une gouvernance responsable du num&#233;rique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'elle rappelle que la r&#233;ussite de la transformation digitale ne repose pas uniquement sur les technologies, mais aussi sur la protection des droits, l'&#233;thique et la confiance des citoyens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et parce qu'&#224; l'heure o&#249; les donn&#233;es deviennent l'une des ressources les plus strat&#233;giques de l'&#233;conomie num&#233;rique, elle &#339;uvre chaque jour &#224; faire du respect des libert&#233;s individuelles un pilier du d&#233;veloppement num&#233;rique du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefasodigital.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lefasodigital.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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