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	<title>leFaso.net</title>
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	<description>L'information en temps r&#233;el du Burkina, M&#233;dias, journaux, infos, direct, les derni&#232;res nouvelles, politiques.</description>
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		<title>Du d&#233;chet &#224; la briquette : le charbon &#233;cologique comme levier d'autonomisation des femmes au Burkina Faso </title>
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		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; La transition vers des sources d'&#233;nergie durables constitue un enjeu majeur au Burkina Faso, o&#249; le charbon de bois demeure le principal combustible domestique. La rar&#233;faction du bois-&#233;nergie, son co&#251;t croissant et les effets de son exploitation sur les ressources foresti&#232;res renforcent la n&#233;cessit&#233; de promouvoir des alternatives plus respectueuses de l'environnement. Dans ce contexte, le charbon &#233;cologique, produit &#224; partir de d&#233;chets v&#233;g&#233;taux et de r&#233;sidus organiques, appara&#238;t comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH70/7-3bb58.png?1788607930' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='70' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
La transition vers des sources d'&#233;nergie durables constitue un enjeu majeur au Burkina Faso, o&#249; le charbon de bois demeure le principal combustible domestique. La rar&#233;faction du bois-&#233;nergie, son co&#251;t croissant et les effets de son exploitation sur les ressources foresti&#232;res renforcent la n&#233;cessit&#233; de promouvoir des alternatives plus respectueuses de l'environnement. Dans ce contexte, le charbon &#233;cologique, produit &#224; partir de d&#233;chets v&#233;g&#233;taux et de r&#233;sidus organiques, appara&#238;t comme une solution contribuant &#224; la protection de l'environnement, &#224; la valorisation des d&#233;chets, &#224; la cr&#233;ation d'opportunit&#233;s &#233;conomiques et &#224; la valorisation personnelle des femmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s &#224; une &#233;nergie de cuisson durable demeure un d&#233;fi majeur en Afrique, notamment au Burkina Faso, o&#249; la forte d&#233;pendance au bois-&#233;nergie accentue la pression sur les ressources foresti&#232;res et acc&#233;l&#232;re la d&#233;forestation. Les m&#233;nages utilisent largement le charbon de bois pour la cuisson, favorisant l'exploitation intensive des ressources ligneuses et les coupes clandestines. Selon la FAO (2021, en ligne), si les tendances actuelles se poursuivent, plus de deux milliards de personnes, principalement en Afrique, d&#233;pendront encore de la biomasse traditionnelle pour cuisiner &#224; l'horizon 2030. Plusieurs initiatives visent &#224; r&#233;duire cette d&#233;pendance, notamment la diffusion de foyers am&#233;lior&#233;s permettant d'&#233;conomiser 30 &#224; 60 % de bois (B. Th&#233;au et R. Kinanga, 2021, p. 5).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, leur co&#251;t demeure un frein pour de nombreux m&#233;nages &#224; faibles revenus. Dans ce contexte, le charbon &#233;cologique, fabriqu&#233; &#224; partir de r&#233;sidus v&#233;g&#233;taux et organiques, appara&#238;t comme une solution durable. Il contribue &#224; limiter la consommation de charbon de bois, &#224; r&#233;duire la pression sur les for&#234;ts et &#224; valoriser des d&#233;chets auparavant peu exploit&#233;s. Cette fili&#232;re offre &#233;galement des perspectives &#233;conomiques, notamment pour les femmes et les jeunes. Comme le soulignent M. Fall et P. Jacquemot (2023, p. 13), les femmes occupent une place centrale dans les activit&#233;s de transformation, de conservation et de commercialisation des produits agroalimentaires. Leur implication dans la production et la commercialisation du charbon &#233;cologique peut ainsi contribuer &#224; leur autonomie &#233;conomique et sociale tout en favorisant la transition &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	Mat&#233;riels et m&#233;thodes&lt;br class='autobr' /&gt;
1.1 Site d'&#233;tude&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville Ouagadougou, chef-lieu de la r&#233;gion du Kadiogo, capitale politique et administrative du pays est une commune situ&#233;e au c&#339;ur du Burkina Faso. Elle a &#233;t&#233; l'objet d'un nouveau d&#233;coupage en 2012 par la loi 006-2009/AN du 22 d&#233;cembre 2009 portant d&#233;coupage des communes, s'&#233;tend sur une superficie de 317,822 km&#178; et compte d&#233;sormais douze (12) arrondissements d&#233;coup&#233;s en cinquante-cinq (55) secteurs. Kadiogo est l'une des 47 provinces du Burkina Faso et la seule province de la r&#233;gion de Kadiogo, ce qui en fait une r&#233;gion &#224; province unique depuis la r&#233;organisation administrative de juillet 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville concentre la majorit&#233; des institutions, des infrastructures et des activit&#233;s &#233;conomiques et culturelles. La pr&#233;sente &#233;tude a touch&#233; des femmes productrices du charbon &#233;cologique issues des quartiers p&#233;riph&#233;riques (Bend&#233;go, Zongo, Marcousis et Wayalghin) et le Centre-ville de Ouagadougou (Zogona). La ville conna&#238;t un climat de type soudano-sah&#233;lien caract&#233;ris&#233; par l'alternance de deux saisons tr&#232;s contrast&#233;es, avec une saison des pluies qui s'&#233;tend de juin &#224; septembre et une saison s&#232;che tr&#232;s longue, d'octobre &#224; mai, avec des pr&#233;cipitations moyennes de 700 millim&#232;tres (Ouandaogo-Yameogo S., 2026, P. 173).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.2 Cadre th&#233;orique de l'&#233;tude&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de Naila Kabeer (1999), sont parmi les plus mobilis&#233;s sur l'autonomisation &#233;conomique des femmes. Selon cet auteur, l'autonomisation correspond au processus par lequel les personnes priv&#233;es de la capacit&#233; de faire des choix acqui&#232;rent cette capacit&#233;. Elle distingue trois dimensions : les ressources (mati&#232;res premi&#232;res, &#233;quipements, financement, formations), l'agence, (cr&#233;ation d'entreprise, contr&#244;le des revenus, participation aux d&#233;cisions et les r&#233;alisations (revenus, reconnaissance sociale, am&#233;lioration des conditions de vie). Cette th&#233;orie montre que le d&#233;veloppement ne consiste pas seulement &#224; augmenter les revenus. Le d&#233;veloppement consiste surtout &#224; augmenter les libert&#233;s r&#233;elles. Le charbon &#233;cologique peut alors &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un moyen permettant aux femmes : d'acc&#233;der au revenu, de choisir leur activit&#233; &#233;conomique, d'am&#233;liorer leur sant&#233;, d'assurer la scolarisation des enfants, d'investir dans leur activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.3 Approche m&#233;thodologique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude a adopt&#233; une approche mixte combinant revue documentaire, enqu&#234;tes de terrain et observations directes. La revue documentaire a port&#233; sur les politiques publiques, rapports de projets, statistiques nationales et ressources relatives au charbon &#233;cologique. Elle a &#233;t&#233; compl&#233;t&#233;e par des investigations sur Facebook, TikTok et WhatsApp, ainsi que par des entretiens aupr&#232;s de sept personnes ressources : cinq de la DGEVCC et deux chercheurs de l'IRSAT et de l'INERA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te de terrain a concern&#233; sept femmes productrices dans les quartiers p&#233;riph&#233;riques de Ouagadougou. Des entretiens semi-directifs ont document&#233; les mati&#232;res premi&#232;res, les proc&#233;d&#233;s de fabrication, la commercialisation, l'autonomisation, ainsi que les contraintes et opportunit&#233;s de la fili&#232;re. Les donn&#233;es, collect&#233;es du 3 au 12 mai 2026 aupr&#232;s de 14 participants, ont &#233;t&#233; compl&#233;t&#233;es par des observations non participantes sur cinq sites. Les donn&#233;es quantitatives ont &#233;t&#233; trait&#233;es sous Excel et les donn&#233;es qualitatives analys&#233;es par analyse de contenu (Bardin, 2013). Le consentement &#233;clair&#233; et la confidentialit&#233; ont &#233;t&#233; respect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	R&#233;sultats&lt;br class='autobr' /&gt;
2.1 Profils socio&#233;conomiques des femmes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept productrices ont &#233;t&#233; suivies et sont des adultes dont l'&#226;ge moyen est de 42,6 ans (s'&#233;tendant de 33 &#224; 50 ans). Elles ont toutes b&#233;n&#233;fici&#233; d'au moins une formation sur la production du charbon vert et r&#233;sident dans la r&#233;gion du Kadiogo. Leur situation matrimoniale va du c&#233;libataire, mari&#233;e jusqu'&#224; veuve. Taux de scolarisation : 86 % (6 sur 7 productrices ont re&#231;u une &#233;ducation formelle). Le taux de scolarisation est de 86 % (6 sur 7 productrices ont re&#231;u une &#233;ducation formelle) avec diff&#233;rents niveaux de scolarisation : Master 2, Licence, baccalaur&#233;at et niveau primaire (CM2). Elles ont &#233;galement cr&#233;&#233; leur propre entreprise ou une Association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.2. Production du charbon &#233;cologique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diff&#233;rentes appellations de l'&#233;nergie verte existent, selon B. Th&#233;au et R. Kinanga, (2021, p.13), est appel&#233;, &#171; bio charbon &#187;, &#171; charbon biologique &#187; ou bien encore &#171; charbon v&#233;g&#233;tal &#187; et fabriqu&#233; avec des d&#233;chets v&#233;g&#233;taux ou des r&#233;sidus agricoles (balle de riz, coques d'arachides, tiges de mil, peaux de bananes, rafles de ma&#239;s, coques de noix de coco, de graines de coton, etc.). Les donn&#233;es collect&#233;es avec les femmes r&#233;v&#232;lent que diff&#233;rentes mati&#232;res rentrent dans la production du charbon &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.3	Processus de transformation : De la collecte &#224; la briquette&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fabrication du charbon &#233;cologique commence par la collecte des d&#233;chets dans les parcelles vides, quartiers urbains et p&#233;riph&#233;riques de Ouagadougou, espaces de d&#233;p&#244;ts d'ordures, zones agricoles et unit&#233;s de transformation des produits forestiers non ligneux (atti&#233;k&#233;, arachide et autres r&#233;sidus). Les d&#233;chets m&#233;nagers non &#233;vacu&#233;s sont &#233;galement r&#233;cup&#233;r&#233;s devant les domiciles et sur les march&#233;s. Un tri rigoureux permet d'&#233;liminer les impuret&#233;s (sachets, verre, m&#233;taux, pierres), puis les d&#233;chets sont class&#233;s selon leur nature et leur &#233;tat avant leur s&#233;chage au soleil. Selon les productrices, cette dur&#233;e varie de 5 &#224; 6 heures pour les r&#233;sidus l&#233;gers et de 2 &#224; 3 jours pour les d&#233;chets lourds ou humides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;chets secs sont ensuite soumis &#224; la carbonisation dans une barrique ou un four, &#224; une temp&#233;rature contr&#244;l&#233;e pour &#233;viter leur transformation en cendre. Le charbon obtenu est broy&#233; puis tamis&#233; afin d'&#233;liminer les impuret&#233;s. La poudre est ensuite m&#233;lang&#233;e &#224; des liants, notamment la poudre ou l'amidon de manioc, la gomme arabique ou la poudre de teinture des pagnes. Enfin, apr&#232;s malaxage, le m&#233;lange est press&#233;, compact&#233; et moul&#233; pour obtenir des briquettes de diff&#233;rentes formes (souvent circulaire, carr&#233;, ovale ou en tube) ou fa&#231;onn&#233;e en boules &#224; la main (voir photos1 &#224; 2).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224929 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH445/1-83-9e846.png?1788607930' width='500' height='445' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;2.3. Commercialisation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quantit&#233;s de charbon produites varient d'une femme &#224; une autre. Ainsi, l'entreprise d'une association f&#233;minine au quartier Wayalghin regroupant des femmes d&#233;clare ceci : &#171; Le prix de vente du charbon &#233;cologique est fix&#233; &#224; 250 francs le kilogramme. En ce qui concerne les sacs, le groupe de huit (8) femmes produit quotidiennement des volumes compris entre 20 et 40 kg. Pour un sac de 20 kg, le prix de vente est de 5 000 francs &#187;, (E.B.M., Ouagadougou, mai, 2026).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'entreprise Burkina Ecoloth&#232;que, &#171; la production quotidienne est de 1 Tonne environ /jour, le kilogramme de charbon est vendu &#224; 200 francs CFA et le sac de 40 Kilogramme est vendu &#224; 5.000 francs CFA., la marge b&#233;n&#233;ficiaire est de 15 000 Francs CFA /jour sur chaque tonne de charbon vendu &#187; (S.K., Ouagadougou, mai, 2026).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, le sac de 50 Kg de charbon de bois est vendu &#224; 11.500 F &#224; Ouagadougou.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour atteindre ces cibles, les femmes utilisent les leviers num&#233;riques tels que TikTok, Facebook, WhatsApp, etc. pour rendre visible leur activit&#233;. Elles distribuent parfois des &#233;chantillons pour chercher la client&#232;le. Certaines productrices ont utilis&#233; ces r&#233;seaux sociaux avec succ&#232;s car elles ont attir&#233; une client&#232;le nombreuse, au point de ne plus pouvoir satisfaire la demande initiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.4. Impacts du charbon &#233;cologique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production et la commercialisation du charbon &#233;cologique transforment la vie des femmes au Burkina Faso sur plusieurs plans majeurs dont, l'autonomie financi&#232;re et la prise en charge des besoins du m&#233;nage, le renforcement du leadership et du statut social, des mod&#232;les de r&#233;ussite et transmission, le pouvoir d&#233;cisionnel et la valorisation personnelle, l'am&#233;lioration de la sant&#233; et du cadre de vie. Malgr&#233; ces avantages, le d&#233;ploiement &#224; grande &#233;chelle rencontre encore des obstacles structurels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.5. Contraintes et solutions endog&#232;nes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les obstacles majeurs, qu'ils soient d'ordre technique et financier constituent des freins pour d&#233;velopper l'entreprise et professionnaliser la production. Il n'existe actuellement aucun soutien financier ou investissement pour l'achat de mati&#232;res premi&#232;res ou de mat&#233;riel plus performant. Durant la saison des pluies, le s&#233;chage est impossible, entra&#238;nant un ch&#244;mage technique au mois de juin jusqu'en octobre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ce qui est des solutions endog&#232;nes, les femmes ont trouv&#233; une alternative &#224; la machine en utilisant une machine manuelle pour transformer la p&#226;te de charbon en briquettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Certaines femmes font recours &#224; l'usage de la main-d'&#339;uvre familiale (leurs enfants, surtout les filles) durant les week-ends pour pallier le manque de personnel et augmenter la quantit&#233; de production du charbon afin de satisfaire la demande en charbon vert. Des alternatives pour r&#233;duire le ch&#244;mage technique durant la saison des pluies, une production intensive est r&#233;alis&#233;e durant la saison s&#232;che. La plupart des femmes ont ouvert un compte pour &#233;conomiser progressivement les b&#233;n&#233;fices issus de la vente du charbon afin d'acqu&#233;rir le mat&#233;riel n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles autofinancent la production du charbon en utilisation exclusive leurs revenus pour r&#233;investir et subvenir aux besoins de la famille. D'autres productrices ont mis en place une caisse de cotisation commune entre membres de la coop&#233;rative afin de pallier le manque de financements ext&#233;rieurs. D'autres encore, r&#233;solvent la faiblesse des moyens financiers par le recours au cr&#233;dit bancaire pour acqu&#233;rir des machines de qualit&#233; et des terrains &#224; la p&#233;riph&#233;rie de Ouagadougou. Des initiatives sont d&#233;velopp&#233;es pour r&#233;soudre la m&#233;vente du charbon &#233;cologique en le d&#233;posant aupr&#232;s des revendeurs de charbon de bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.6 Perspectives et recommandations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des perspectives ont &#233;t&#233; formul&#233;es il s'agit notamment, de :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	renforcer la formation technique des productrices ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	faciliter l'acc&#232;s aux &#233;quipements ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	d&#233;velopper des m&#233;canismes de financement adapt&#233;s ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	am&#233;liorer la visibilit&#233; et la commercialisation du produit ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	sensibiliser les consommateurs ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	accompagner la structuration de la fili&#232;re ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	int&#233;grer davantage les femmes dans les politiques de transition &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Discussion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le charbon &#233;cologique appara&#238;t comme une alternative durable au charbon de bois, car il est produit &#224; partir de r&#233;sidus v&#233;g&#233;taux et organiques. Il contribue ainsi &#224; r&#233;duire la pression sur les ressources foresti&#232;res, les &#233;missions polluantes et certains risques sanitaires. &#192; l'inverse, la production de charbon de bois demeure fortement consommatrice de biomasse : Mbuangi et Ntoto (2021, p. 55) estiment que : &#171; 1 tonne de charbon bois = 6,67 tonnes d'&#233;quivalent bois &#187;. Bekpa-Kinhou (2024, p. 458) souligne les d&#233;s&#233;quilibres &#233;cologiques li&#233;s &#224; cette exploitation, tandis que Th&#233;au et Kinanga (2021, pp. 18 et 20) indiquent que 5 &#224; 6 kg de bois sont n&#233;cessaires pour produire 1 kg de charbon de bois, contre 3 &#224; 6 kg de r&#233;sidus organiques pour 1 kg de charbon &#233;cologique. Ses avantages environnementaux, sociaux et &#233;conomiques sont &#233;galement soulign&#233;s par Laval et Lunel (2014, p. 4) et Dzokom (2025, p. 1), notamment en mati&#232;re de combustion, de r&#233;duction des &#233;missions et de cr&#233;ation de revenus. Les cendres peuvent en outre &#234;tre valoris&#233;es en agriculture (WEP-Burkina, 2026).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, son adoption demeure limit&#233;e par les habitudes de consommation, le co&#251;t, l'accessibilit&#233; et le manque de sensibilisation (Dzokom, 2025, p. 2). Au Burkina Faso, l'IRSAT travaille &#224; l'optimisation des formulations, tandis que la DGEVCC d&#233;veloppe un suivi des producteurs pour favoriser sa diffusion et renforcer la r&#233;silience climatique (Tour&#233;, 2025, en ligne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative gouvernementale visant &#224; enseigner la fabrication de charbon &#233;cologique &#224; partir de divers r&#233;sidus organiques a connu un engouement aupr&#232;s des femmes et des jeunes. Bien que la formation ait attir&#233; de nombreux participants, notamment des femmes, le passage &#224; une production durable se heurte &#224; des obstacles financiers et techniques majeurs. En effet, ce combustible vert souffre d'un manque de notori&#233;t&#233; publique face &#224; la domination du charbon de bois traditionnel. Pour assurer la survie de cette fili&#232;re b&#233;n&#233;fique pour l'environnement, il est n&#233;cessaire d'instaurer des mesures fiscales dissuasives contre la d&#233;forestation. Le charbon &#233;cologique ne constitue pas seulement une alternative au charbon de bois, il peut &#233;galement devenir un instrument de transition &#233;cologique et d'autonomisation f&#233;minine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur : IMA-OUOBA Sidonie Aristide, Anthropologie Sociale et Culturelle, Charg&#233; de Recherche, CNRST/INERA, Ouagadougou, Burkina Faso, e-mail : imasidonie@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BARDIN Laurence, 2013. L'analyse de contenu, Presses Universitaires de France, Quadrige, 304 p.&lt;br class='autobr' /&gt;
BEKPA-KINHOU Ange Coffi Michel, 2024. &#171; Exploitation du bois &#233;nergie et du charbon de bois dans la commune de Zogbodomey au centre du B&#233;nin &#187;, International Journal of Progressive Sciences and Technologies (IJPSAT), Vol. 42 No. 2, pp. 458-466,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ijpsat.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ijpsat.org&lt;/a&gt; &#8250; index.php &#8250; ijpsat &#8250; article &#8250; view, consult&#233; le 1/07/2026&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;a href=&#034;https://sites.google.com/view/sahel-nature-consulting/accueil&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://sites.google.com/view/sahel-nature-consulting/accueil&lt;/a&gt;, consult&#233; le 20/06/2026&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://shs.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2023-1-page-9?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://shs.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2023-1-page-9?lang=fr&lt;/a&gt;, pp. 9-38, consult&#233; le 26/06/2026&lt;br class='autobr' /&gt;
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TH&#201;AU Beno&#238;t et KINANGA Ruphin, 2021. &#171; Guide de production du charbon vert, Initiatives Climat &#187;, 58 p. &lt;a href=&#034;http://www.initiativesclimat.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.initiativesclimat.org&lt;/a&gt;, consult&#233; le 20/06/2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OUANDAOGO-YAMEOGO Suzanne, BLAVOUX Bernard, NIKIEMA Julien et SAVADOGO Alain Nindaoua, 2013. &#171; Caract&#233;risation du fonctionnement des aquif&#232;res de socle dans la r&#233;gion de Ouagadougou &#224; partir d'une &#233;tude de la qualit&#233; chimique des eaux &#187;, Revue des sciences de l'eau, Volume 26, Number 3, pp. 173&#8211;191, &lt;a href=&#034;https://apropos.erudit.org/en/users/policy-on-use&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://apropos.erudit.org/en/users/policy-on-use&lt;/a&gt;, consult&#233;, le 29/06/2026&lt;br class='autobr' /&gt;
TOUR&#201; Manthia, 2025. &#171; Le charbon &#233;cologique au Burkina Faso : Une alternative pour un avenir plus vert &#187;, &lt;a href=&#034;https://maliactu.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maliactu.net&lt;/a&gt;, consult&#233; le 13/07/2026&lt;br class='autobr' /&gt;
Women Environmental Programme (WEP) Burkina, 2026. &#171; Formation de 60 jeunes filles et femmes h&#244;tes et d&#233;plac&#233;es internes sur le charbon vert et la cendre &#233;cologique &#187;, &lt;a href=&#034;https://www.wep-burkina.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wep-burkina.org&lt;/a&gt;, consult&#233; le 13/07/2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique : IMA-OUOBA S. A., 2026. &#171; Charbon &#233;cologique : strat&#233;gie d'adaptation environnementale et autonomisation des femmes au Burkina Faso &#187;, les Cahiers du (CARESFI), S&#233;rie Sciences Humaines et Sociales, 7 (3) : 77-100&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Titre : pluralit&#233; des repr&#233;sentations sociales des acteurs politiques et agropasteurs au Burkina Faso</title>
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		<dc:date>2026-09-05T09:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; Cet article analyse, &#224; partir de 160 entretiens, les repr&#233;sentations sociales des interactions entre pastoralisme et changements climatiques au Burkina Faso. Les agropasteurs les per&#231;oivent comme une amplification de la variabilit&#233; naturelle, tandis que les acteurs politiques y voient une rupture m&#233;t&#233;orologique nouvelle. Un consensus se d&#233;gage toutefois sur la vuln&#233;rabilit&#233; du secteur, marqu&#233;e par le d&#233;ficit fourrager, la baisse de productivit&#233; animale et les migrations forc&#233;es. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH83/capture_d_ecran_2026-09-05_112301-b7acd.png?1788607417' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet article analyse, &#224; partir de 160 entretiens, les repr&#233;sentations sociales des interactions entre pastoralisme et changements climatiques au Burkina Faso. Les agropasteurs les per&#231;oivent comme une amplification de la variabilit&#233; naturelle, tandis que les acteurs politiques y voient une rupture m&#233;t&#233;orologique nouvelle. Un consensus se d&#233;gage toutefois sur la vuln&#233;rabilit&#233; du secteur, marqu&#233;e par le d&#233;ficit fourrager, la baisse de productivit&#233; animale et les migrations forc&#233;es. La contribution du pastoralisme aux &#233;missions de gaz &#224; effet de serre est jug&#233;e faible, les d&#233;jections animales &#233;tant &#233;galement reconnues pour leur r&#244;le fertilisant. L'&#233;tude souligne enfin le d&#233;clin de la r&#233;silience pastorale et appelle &#224; renforcer la mobilit&#233;, les savoirs locaux et des politiques publiques adapt&#233;es au contexte sah&#233;lien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, le pastoralisme constitue le principal moyen d'existence de 30 % et le second de 80 % des populations rurales (MRAH et PNUD, 2012, cit&#233; par MRAH, 2019). Les travaux sp&#233;cialis&#233;s le pr&#233;sentent comme un syst&#232;me de production en co&#233;volution avec son environnement, soulignant la rationalit&#233; et les capacit&#233;s d'adaptation des populations pastorales face &#224; la variabilit&#233; des ressources naturelles (Bonnet et al., 2021 ; Scoones, 2022).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, certains &#233;crits globaux ont longtemps associ&#233; le pastoralisme &#224; la d&#233;gradation des ressources naturelles et &#224; la d&#233;sertification, en invoquant notamment le surp&#226;turage (Boutrais, 1992). Depuis le milieu des ann&#233;es 2000, l'&#233;levage est &#233;galement consid&#233;r&#233; comme une source importante de gaz &#224; effet de serre (GES), notamment de m&#233;thane et de protoxyde d'azote, tandis que les pasteurs sont reconnus comme particuli&#232;rement vuln&#233;rables aux changements climatiques en raison de leur d&#233;pendance aux ressources naturelles et de leurs capacit&#233;s limit&#233;es d'adaptation (Niang et al., 2014 ; Torquebiau, 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces approches produisent ainsi une dichotomie entre &#233;levage &#233;metteur de GES, vuln&#233;rabilit&#233; et r&#233;silience. Toutefois, elles reposent largement sur des &#233;valuations techniques et des mod&#233;lisations, accordant peu de place aux perceptions des acteurs qui font vivre le pastoralisme. D&#232;s lors, comment les agropasteurs et leurs accompagnants technico-scientifiques et politiques con&#231;oivent-ils les interrelations entre pastoralisme et changements climatiques ? Cet article analyse les repr&#233;sentations de ces interrelations au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.M&#233;thodologie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e dans les communes rurales de Koumbia (situ&#233;e &#224; 67 km &#224; l'Est de la ville de Bobo-Dioulasso &#224; l'Ouest du Burkina Faso et &#224; 35 km de la ville de Hound&#233;, le chef-lieu de la province du Tuy sur une superficie de 1 358 km2) et de Nagr&#233;ongo (situ&#233;e &#224; 38 km au Sud Est de la ville de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso et &#224; 18 km de Ziniar&#233;, le chef-lieu de province de l'Oubritenga et de la r&#233;gion du Oubri).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche socio-anthropologique par l'imbrication des logiques et des niveaux d'&#233;chelle a &#233;t&#233; mobilis&#233;e dans notre &#233;tude (Olivier de Sardan, 2007 ; Lavigne-Delville, 2011). Les donn&#233;es ont &#233;t&#233; produites aupr&#232;s de populations agropastorales, d'agents d&#233;concentr&#233;s et centraux de quatre minist&#232;res burkinab&#232;, ainsi que d'agents de la FAO et de ses partenaires strat&#233;giques (Banque mondiale et CIRAD). Au total, 160 entretiens individuels ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s de mars &#224; novembre 2022 selon la technique de boule de neige, &#224; partir d'une entr&#233;e institutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entretiens, conduits &#224; l'aide d'un guide semi-structur&#233;, portaient sur les trajectoires socioprofessionnelles, les r&#233;seaux de collaboration et les perceptions des interrelations entre pastoralisme et changements climatiques. Parmi eux, 143 ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s au dictaphone et 17 consign&#233;s par prise de notes. Ain, les entretiens enregistr&#233;s ont &#233;t&#233; int&#233;gralement retranscrits, puis soumis &#224; une analyse de contenu th&#233;matique et comparative afin d'identifier les convergences et divergences des discours. Une grille d'analyse a permis de regrouper les perceptions autour de trois cat&#233;gories issues de la litt&#233;rature : source d'&#233;mission de GES, vuln&#233;rabilit&#233; et r&#233;silience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. R&#233;sultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.1. Changements climatiques et pastoralisme : entre contrainte et amplification des difficult&#233;s socio-&#233;conomiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentations des effets des changements climatiques (CC) sur le pastoralisme s'articulent autour d'une perception largement partag&#233;e : les CC sont consid&#233;r&#233;s comme une contrainte majeure et un amplificateur des difficult&#233;s socio-&#233;conomiques existantes. Le d&#233;ficit fourrager et hydrique appara&#238;t comme leur principale cons&#233;quence. Comme le souligne un pasteur de Nagr&#233;ongo : &#171; s'il ne pleut pas assez, on ne peut avoir du fourrage. [&#8230;] pas d'eau pas de nourriture &#187; (ByNa, pasteur, Nagr&#233;ongo).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;ficits entra&#238;nent, selon les enqu&#234;t&#233;s, une baisse des productions animales et agricoles, l'apparition de maladies, la mortalit&#233; du b&#233;tail, la diminution de la reproduction et les migrations. Un responsable d'organisation de producteurs r&#233;sume cette situation : &#171; C'est le d&#233;placement des animaux, la perte des animaux, la diminution de la reproduction, les maladies &#187; (TiBa, responsable d'OP, Bobo-Dioulasso).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs institutionnels et scientifiques insistent &#233;galement sur la vuln&#233;rabilit&#233; du pastoralisme. Un chercheur rel&#232;ve que &#171; les grandes s&#233;cheresses &#187; provoquent une forte mortalit&#233; animale, tandis que la baisse de productivit&#233; r&#233;duit les revenus et favorise les migrations. Enfin, les agents de la FAO d&#233;crivent explicitement les pasteurs comme des &#171; victimes du changement climatique &#187;, notamment sous l'effet de la baisse de la pluviom&#233;trie, de la hausse des temp&#233;ratures et de la s&#233;cheresse (OA, FAO).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.2. Des repr&#233;sentations sociales du pastoralisme entre observations locales et &#233;valuations environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse des entretiens r&#233;v&#232;le une repr&#233;sentation largement partag&#233;e d'un syst&#232;me d'&#233;levage pastoral dont les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES) seraient minimes comparativement aux syst&#232;mes intensifs. La majorit&#233; des agropasteurs et des acteurs nationaux des politiques publiques d'&#233;levage fondent cette perception sur leurs observations de proximit&#233; avec le b&#233;tail. Un pasteur rencontr&#233; &#224; Bobo-Dioulasso affirme ainsi que &#171; l'impact des animaux sur les changements climatiques est minime &#187; (TiBo, homme, responsable de coop&#233;rative, pasteur de naissance). Un cadre du minist&#232;re des Ressources animales et halieutiques nuance cette perception : &#171; on n'est pas les premiers pollueurs, ce n'est pas trop significatif mais c'est quand m&#234;me un impact &#187; (TcBo, ing&#233;nieur d'&#233;levage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette repr&#233;sentation dominante est toutefois nuanc&#233;e par trois enqu&#234;t&#233;s qui estiment que le pastoralisme peut &#234;tre fortement &#233;metteur de m&#233;thane lorsqu'on rapporte les &#233;missions &#224; la t&#234;te de b&#233;tail. Ils mettent en avant la taille des troupeaux et la faible productivit&#233; des syst&#232;mes pastoraux. Un &#233;conomiste de la FAO souligne notamment que &#171; l'&#233;levage est &#224; faible productivit&#233; [&#8230;] et finalement les &#233;missions par unit&#233; de t&#234;te de b&#233;tail est tr&#232;s &#233;lev&#233; &#187; (OA, homme, &#233;conomiste, FAO). Ainsi, les perceptions opposent une lecture fond&#233;e sur l'observation locale &#224; une approche reposant sur les m&#233;thodes de calcul des &#233;missions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.3 : R&#233;silience du pastoralisme face aux changements climatiques : entre doute, n&#233;cessit&#233; et exp&#233;rience&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'examen des discours des enqu&#234;t&#233;s, les repr&#233;sentations sur la r&#233;silience du pastoralisme aux effets des changements climatiques se structurent autour de la r&#233;duction des marges de mobilit&#233; du b&#233;tail, de la n&#233;cessit&#233; combin&#233;e &#224; la pratique et l'observation de proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des acteurs des politiques publiques, la r&#233;duction des ressources pastorales pour r&#233;pondre aux besoins d'un nombre &#233;lev&#233; de t&#234;tes d'animaux et l'insuffisance de ressources financi&#232;res allou&#233;es au d&#233;veloppement du pastoralisme est &#233;voqu&#233; dans les discours de tous les enqu&#234;t&#233;s. A cela s'ajoutent le manque d'espace de p&#226;turages, l'ins&#233;curit&#233; li&#233;es aux attaques terroristes, l'absence de politiques de soutien au pastoralisme et aux pasteurs, la migration des pasteurs et leurs troupeaux vers les pays c&#244;tiers o&#249; il existe des conditions favorables d'accueil et d'installation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une minorit&#233; d'enqu&#234;t&#233;s croient &#224; la r&#233;silience du pastoralisme aux effets des changements climatiques par observation de proximit&#233; et par n&#233;cessit&#233; combin&#233;e &#224; la pratique. Quant &#224; cette femme, administrateur civile, rencontr&#233;e &#224; Nagr&#233;ongo, a mis en avant l'organisation des pasteurs, voit un avenir radieux et souhaite un accompagnement des &#233;leveurs &#224; Nagr&#233;ongo. Du c&#244;t&#233; des agents de techniques, l'&#233;levage pastoral a un bon avenir. Ils justifient leur conviction par la capacit&#233; de r&#233;silience, la forte contribution &#224; la s&#233;curit&#233; alimentaire et nutritionnelle et au revenu, la facilit&#233; de mise en place de l'&#233;levage et le manque de terres cultivables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.4. Des repr&#233;sentations sociales de la contribution du pastoralisme &#224; la lutte contre les changements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;climatiques, entre impacts positifs du b&#233;tail sur l'environnement et s&#233;questration du carbone dans les sols&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ensemble des enqu&#234;t&#233;s ont estim&#233; que les &#233;missions de GES provenant du pastoralisme peuvent &#234;tre compens&#233;es par la v&#233;g&#233;talisation de l'environnement et la fertilisation des sols par les d&#233;jections du b&#233;tail. Au niveau national, les acteurs des politiques publiques d'&#233;levage sont unanimes que les d&#233;jections du b&#233;tail des syst&#232;mes pastoraux repr&#233;sentent une source de s&#233;questration du carbone dans les sols cultiv&#233;s ou p&#226;tur&#233;s. Dans les politiques climatiques, ces d&#233;jections sont converties en cr&#233;dit carbone sur le march&#233; international du carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le m&#234;me son de cloche au niveau international car l'ensemble des enqu&#234;t&#233;s de la FAO ont estim&#233; que les syst&#232;mes d'&#233;levage pastoraux font partie des solutions pour la lutte contre les changements climatiques. Poursuivant dans la m&#234;me lanc&#233;e, un autre enqu&#234;t&#233; a mis en avant la capacit&#233; de recyclage des nutriments. Il y a aussi des pens&#233;es exprim&#233;es dans les discours &#224; travers les notions de durabilit&#233;, de services &#233;co syst&#233;mique, d'interaction mutuelle et r&#233;ciproque, et de co-b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Discussion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les changements climatiques constituent une repr&#233;sentation scientifique et politique d'un ph&#233;nom&#232;ne difficilement perceptible directement par les sens. La CCNUCC les d&#233;finit comme des changements &#171; attribu&#233;s directement ou indirectement &#224; une activit&#233; humaine alt&#233;rant la composition de l'atmosph&#232;re mondiale &#187;, en distinction de la variabilit&#233; naturelle du climat (ONU, 1992, p. 2). Cette conception, centr&#233;e notamment sur le r&#233;chauffement de la surface terrestre, contraste avec les repr&#233;sentations recueillies aupr&#232;s des populations agropastorales et des acteurs des politiques publiques d'&#233;levage au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les premi&#232;res, les changements climatiques sont principalement per&#231;us comme une amplification de la variabilit&#233; naturelle caract&#233;ristique des milieux arides et semi-arides, tandis que les seconds les consid&#232;rent davantage comme un ph&#233;nom&#232;ne nouveau et probl&#233;matique. N&#233;anmoins, les deux cat&#233;gories d'acteurs mobilisent des indicateurs similaires : modification du r&#233;gime des pluies, du vent et de l'ensoleillement, ainsi que de la biodiversit&#233; v&#233;g&#233;tale et animale. Cette perception multidimensionnelle se distingue du cadrage politique centr&#233; principalement sur le r&#233;chauffement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats montrent &#233;galement une pluralit&#233; de repr&#233;sentations du lien entre pastoralisme et changements climatiques. La majorit&#233; des enqu&#234;t&#233;s consid&#232;rent le pastoralisme comme un syst&#232;me de production alimentaire relativement moins &#233;metteur de gaz &#224; effet de serre que l'&#233;levage intensif, ce qui rejoint plusieurs travaux consacr&#233;s au pastoralisme (2023 ; FAO, 2023). Toutefois, l'image d'un pastoralisme &#233;metteur de GES, notamment de m&#233;thane (CH&#8324;), est &#233;galement pr&#233;sente. Les estimations de la contribution de l'&#233;levage aux &#233;missions mondiales ont &#233;volu&#233; de 18 % (FAO, 2006) &#224; 14,5 % (Gerber et al., 2013), puis &#224; 11,5 % (FAO, 2023). Ces &#233;carts doivent n&#233;anmoins &#234;tre interpr&#233;t&#233;s avec prudence, car ils r&#233;sultent notamment de changements de m&#233;thodes et de r&#233;f&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pastoralisme est par ailleurs pr&#233;sent&#233; dans la litt&#233;rature comme particuli&#232;rement vuln&#233;rable aux effets des changements climatiques (Kr&#228;tli, 2013). Or, cette lecture appara&#238;t partiellement en d&#233;calage avec l'exp&#233;rience des populations agropastorales, habitu&#233;es &#224; composer avec l'incertitude et la variabilit&#233; environnementale (Kr&#228;tli, 2015). Les contraintes auxquelles elles sont confront&#233;es rel&#232;vent &#233;galement de dimensions socio-&#233;conomiques et politiques, ce qui invite &#224; ne pas attribuer exclusivement leurs difficult&#233;s aux changements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, contrairement &#224; l'image d'un pastoralisme intrins&#232;quement r&#233;silient v&#233;hicul&#233;e par la litt&#233;rature, notamment &#224; travers la mobilit&#233; et l'adaptation &#224; la variabilit&#233; environnementale (Ancey et al., 2024), cette repr&#233;sentation n'est pas clairement partag&#233;e par les enqu&#234;t&#233;s. La r&#233;silience pastorale repose &#233;galement sur la capacit&#233; &#224; exploiter la variabilit&#233; des ressources et &#224; d&#233;velopper des relations productives et commerciales (FAO, 2021 ; GIZ, 2022). Le d&#233;calage observ&#233; entre ces approches et les repr&#233;sentations sociales sugg&#232;re la n&#233;cessit&#233; de renouveler l'analyse de la r&#233;silience pastorale en int&#233;grant davantage les dynamiques socio-&#233;conomiques et politiques, notamment les politiques d'intensification, de s&#233;dentarisation et de transformation des droits d'acc&#232;s aux ressources et &#224; la mobilit&#233;, qui s'inscrivent dans une orientation plus large associ&#233;e &#224; l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale (Ancey et al., 2017 ; Soubiale et Damone, 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un consensus se d&#233;gage n&#233;anmoins sur la forte vuln&#233;rabilit&#233; du pastoralisme, confront&#233; au d&#233;ficit fourrager, &#224; la baisse de productivit&#233; et aux maladies animales. Contrairement aux discours internationaux qui associent l'&#233;levage &#224; une forte contribution aux &#233;missions de GES, les acteurs locaux per&#231;oivent le pastoralisme extensif comme faiblement &#233;metteur et porteur de b&#233;n&#233;fices agro&#233;cologiques. L'&#233;tude r&#233;v&#232;le toutefois un affaiblissement de la r&#233;silience pastorale, notamment en raison des entraves &#224; la mobilit&#233; li&#233;es &#224; l'ins&#233;curit&#233;, &#224; la fragmentation des espaces et &#224; l'inad&#233;quation des politiques publiques. Elle appelle ainsi &#224; un changement de paradigme int&#233;grant les savoirs locaux, s&#233;curisant la mobilit&#233; pastorale et reconnaissant les services &#233;cosyst&#233;miques associ&#233;s &#224; l'&#233;levage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Co-auteurs : DABIR&#201; Der, USPAE/CIRDES ; FAYAMA Tiony&#233;l&#233;, CNRST/INERA, OUOBA Sidonie, CNRST/INERA, TO&#201; Patrice, Universit&#233; Nazi Boni (UNB)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. ANCEY V&#233;ronique, KR&#196;TLI Saverio, DABIR&#201; Der. 2024. Ce que le pastoralisme nous dit du r&#233;chauffement climatique. (Agro)pastoralisme en Afrique, dynamiques en cours et perspectives, en pr&#233;paration de l'Ann&#233;e Internationale des Parcours et des Pasteurs (IYRP 2026), PPZS, Nov 2024, Saly, S&#233;n&#233;gal.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. ANCEY V&#233;ronique, PESCHE Denis et DAVIRON B&#233;no&#238;t. 2017. R&#233;silience et d&#233;veloppement : compl&#233;ment, substitut ou palliatif ? Le cas du pastoralisme au Sahel. In Revue internationale des &#233;tudes du d&#233;veloppement. Vol. 3, N&#176; 231, pp 57- 89.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. BONNET Bernard. 2021. &#201;levage pastoral et environnement : des impacts r&#233;ciproques sujets &#224; controverses. In Grain de sel, N&#176;82- 83, pp. 49-51.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. BOUTRAIS Jean. 1992. &#171; L'&#233;levage en Afrique tropicale : une activit&#233; d&#233;gradante ? &#187;. In Afrique contemporaine. L'environnement en Afrique, (PONTI&#201; Guy et GAUD Michel, &#233;d.), N&#176; sp&#233;cial 161, La documentation fran&#231;aise, Paris, pp 109-125.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Dabir&#233; D., Fayama T., Ouoba S. et To&#233; P., 2026. &#171; Pastoralisme et changements climatiques : Pluralit&#233; des repr&#233;sentations sociales des acteurs politiques et agropasteurs au Burkina Faso &#187;, les Cahiers du (CARESFI), S&#233;rie Sciences Humaines et Sociales, 7 (3) : 23-45,&lt;br class='autobr' /&gt;
6. FAO. 2006. Livestock's long shadow. Environmental issues and options, Rome, 416 pages.&lt;br class='autobr' /&gt;
7. FAO. 2021. Pastoralism &#8211; Making variability work. FAO. Animal Production and Health Paper N&#176;185. Rome. 39 pages.&lt;br class='autobr' /&gt;
8. FAO. 2021. Le devenir de l'&#233;levage au Burkina Faso. Opportunit&#233;s et d&#233;fis face aux incertitudes. Rapport d'&#233;tude. Rome, FAO, 56 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. GERBER J. Pierre, STEINFELD Henning, HENDERSON Benjamin, MOTTET Anne, OPIO Carolyn, DIJKMAN Jeroen, FALCUCCI Alessandra et TEMPIO Giuseppe. 2013. Tackling climate change through livestock : a global assessment of emissions and mitigation opportunities. Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), Rome, 139 pages.&lt;br class='autobr' /&gt;
10. GIZ, 2022. Pastoralism and Resilience of Food Production in the Face of Climate Change, 20 pages.&lt;br class='autobr' /&gt;
11. Guinko S., 1984. V&#233;g&#233;tation de la Haute &#8211; Volta. Th&#232;se de Doctorat d'&#201;tat &#232;s Sciences naturelles. Universit&#233; de Bordeaux III, Bordeaux, 318 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. KR&#196;TLI Saverio. 2013. Global public policy narratives on the drylands and pastoralism. IIED Briefing Paper-International Institute for Environment and Development, (10040),&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/resrep01239&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jstor.org/stable/resrep01239&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
13. KR&#196;TLI Saverio. 2015. Valuing variability : New Perspectives on climate resilient drylands development, IIED, Edited by de Jode, H. 92 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Minist&#232;re des Ressources Animales et Halieutiques (MRAH). 2019.RAPPORT ANNUEL D'ACTIVITES DE L'ANNEE 2018 DU MRAH. Ouagadougou, Burkina Faso, 63 pages &lt;br class='autobr' /&gt;
15. NIANG Isabelle, RUPPEL C Oliver, ABDRABO A. Mohamed, ESSEL Abebe, LENNARD Christopher, PADGHAM Jonathan et URQUHART Penny. 2014. Africa. In Climate Change 2014. Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part B : Regional Aspects. Contribution of Working Groupe II to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change Cambridge University Press, Cambridge, United Kingdom and New York, NY, USA, pp. 1199-1265.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. OLIVIER DE SARDAN Jean Pierre. 1995. Anthropologie et d&#233;veloppement. Essai en socio-anthropologie du changement social. Paris, Karthala, 203 pages.45&lt;br class='autobr' /&gt;
17. ONU. 1992. Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). ONU, New York, 40 pages.&lt;br class='autobr' /&gt;
18. SOUBIALE Nad&#232;ge et DAMOME &#201;tienne. 2019. R&#233;silience du pastoralisme sah&#233;lien : discours d'&#233;vidence institutionnels et journalistiques. Communiquer. In Revue de communication sociale et publique, n&#176;26, pp 89&#8211;104.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique : Dabir&#233; D., Fayama T., Ouoba S. et To&#233; P., 2026. &#171; Pastoralisme et changements climatiques : Pluralit&#233; des repr&#233;sentations sociales des acteurs politiques et agropasteurs au Burkina Faso &#187;, les Cahiers du (CARESFI), S&#233;rie Sciences Humaines et Sociales, 7 (3) : 23-45&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>De la vuln&#233;rabilit&#233; &#224; la durabilit&#233; : Analyse de la variabilit&#233; des ressources en terres dans le grenier agricole du Burkina Faso (Boucle du Mouhoun)</title>
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		<dc:date>2026-08-26T21:10:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Adama TINGUERI , Arouna Goama NAKOULMA et Oumar KABORE Doctorant, Laboratoire Dynamiques des Espaces et Soci&#233;t&#233;s (LDES), Universit&#233; Joseph KI-ZERBO, Burkina Faso, tingueriadama099@gmail.com &lt;br class='autobr' /&gt;
2 G&#233;ographe, Ma&#238;tre de Recherche, Institut des Sciences des Soci&#233;t&#233;s (INSS), Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), 03 BP 7047 Ouagadougou 03, Burkina Faso/ Laboratoire Dynamique des Espaces et Soci&#233;t&#233;s/ Universit&#233; Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso, ngoama@yahoo.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
3 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH125/1-1015-7086a.jpg?1788197577' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Adama TINGUERI , Arouna Goama NAKOULMA et Oumar KABORE &lt;br class='autobr' /&gt; Doctorant, Laboratoire Dynamiques des Espaces et Soci&#233;t&#233;s (LDES), Universit&#233; Joseph KI-ZERBO, Burkina Faso, tingueriadama099@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 G&#233;ographe, Ma&#238;tre de Recherche, Institut des Sciences des Soci&#233;t&#233;s (INSS), Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), 03 BP 7047 Ouagadougou 03, Burkina Faso/ Laboratoire Dynamique des Espaces et Soci&#233;t&#233;s/ Universit&#233; Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso, ngoama@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 G&#233;ographe, Ma&#238;tre de Recherche, Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles (INERA)/GRN-SP/CTIG/ Laboratoire Dynamique des Espaces et Soci&#233;t&#233;s/ Universit&#233; Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso, oumarkabore@hotmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article de vulgarisation est extrait de l'article scientifique intitul&#233; &#171; Variabilit&#233; des ressources en terres dans la Boucle du Mouhoun, publi&#233; dans la revue Science et Technique, Lettres, Sciences Humaines et sociales, Sp&#233;cial hors-s&#233;rie n&#176;1, Octobre 2024 &#8211; ISSN 1011-6028. Cet article vise &#224; d&#233;terminer la productivit&#233; et la durabilit&#233; des agro&#233;cosyst&#232;mes, afin d'orienter les strat&#233;gies d'adaptation et de r&#233;silience. La m&#233;thodologie adopt&#233;e s'articule autour de la revue de la litt&#233;rature, des enqu&#234;tes socio&#233;conomiques et de l'analyse spatiale. La m&#233;thodologie adopt&#233;e s'articule autour de la revue de la litt&#233;rature, des enqu&#234;tes socio&#233;conomiques et de l'analyse spatiale. Cette recherche a aussi abouti &#224; la spatialisation des classes de fertilit&#233; et leur proportion selon les param&#232;tres chimiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots-clefs :&lt;/strong&gt; Dynamique, Ressources potentielles en terres, SIG, Boucle du Mouhoun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Burkina Faso, la subsistance et les revenus des m&#233;nages ruraux proviennent dans une large mesure d'agriculture pluviale, d'&#233;levage extensif, de la p&#234;che, du ramassage de bois etc. Cela, en conjugaison avec des ph&#233;nom&#232;nes naturels, catalysent la dynamique des ressources potentielles en terres. Cette dynamique des ressources potentielles en terres est un ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s inqui&#233;tant, avec des terres fortement d&#233;grad&#233;es estim&#233;es &#224; 6 498 610 hectares qui doivent faire l'objet de r&#233;cup&#233;ration et de restauration (MAAH, 2018). Ainsi, des actions sont mises en place pour parvenir &#224; une neutralit&#233; (Tharcisse et Tudal, 2018, p.3). Parmi les strat&#233;gies d&#233;velopp&#233;es, il y a l'action de conserver et de restaurer les diff&#233;rents services &#233;cosyst&#233;miques, tout en utilisant rationnellement les ressources naturelles pour subvenir aux besoins de la population. En effet, les politiques ciblent la gestion durable des terres et donc, l'am&#233;lioration de l'&#233;tat et de la r&#233;silience des &#233;cosyst&#232;mes, suivant diff&#233;rentes approches d'&#233;vitement, de r&#233;duction ou d'inversement de la d&#233;gradation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pr&#233;sente &#233;tude, les chercheurs se demandent comment rendre disponible l'information spatiale pour permettre une maitrise scientifique et technique des finages villageois par les populations locales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. But de la recherche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de la recherche est de rendre disponible l'information spatiale pour une maitrise scientifique et technique des finages villageois par les populations locales et savoir quelle est le niveau d'intensit&#233; que les pertes de sols ont atteint ces derni&#232;res ann&#233;es dans la r&#233;gion de la Boucle du Mouhoun ainsi que la variabilit&#233; de fertilit&#233; chimique en vue d'&#233;laborer des donn&#233;es &#224; r&#233;f&#233;rence spatiale pouvant servir d'outils de planification dans ladite r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y-a-t-il des outils misent en place pour une maitrise scientifique et technique des finages villageois par les populations locales ? Comment les populations locales per&#231;oivent-elles les pertes de sols dans leur milieu ? A qui ces populations locales imputent-elles la responsabilit&#233; de cette situation de pertes de terres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Comment avons-nous proc&#233;d&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les techniques de collecte des donn&#233;es ont consist&#233; &#224; la recherche documentaire, focalis&#233;e sur l'exploitation des ouvrages. Les donn&#233;es spatiales de la base nationale de donn&#233;es topographiques (BNTD) et p&#233;dologiques ainsi que des donn&#233;es de type statistique ont &#233;t&#233; collect&#233;es aupr&#232;s de plusieurs structures comme le BUNASOLS, IGB, INSD/RGPH, ANAM et SP-CNDD. Pour la collecte de donn&#233;es relative &#224; la perception des populations, une enqu&#234;te de terrain a &#233;t&#233; n&#233;cessaire en F&#233;vrier 2023. Pour ce fait un &#233;chantillon de la population cible a &#233;t&#233; d&#233;terminer. Au regard de la nature des informations recherch&#233;es, le choix raisonn&#233; a &#233;t&#233; privil&#233;gi&#233;. A cet effet, 384 chefs de m&#233;nage ayant une tranche d'&#226;ge de 38 ans et plus ont &#233;t&#233; interrog&#233;s dans la capitale r&#233;gionale (D&#233;dougou) car elle serait &#224; mesure de donner des informations n&#233;cessaires sur la variabilit&#233; des ressources potentielles en terres durant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es. Le choix de la capitale r&#233;gionale (D&#233;dougou) s'explique par son r&#244;le central de d&#233;cision. C'est une des villes d'accueil des Personnes D&#233;plac&#233;es Internes de la r&#233;gion, la pr&#233;sence des multiples projets d'am&#233;nagement au tour de la ville et la pression d&#233;mographique et sa stabilit&#233; s&#233;curitaire. Les guides ont &#233;t&#233; adress&#233;s aux responsables de la mairie, de l'environnement, de l'agriculture et de l'&#233;levage. Les donn&#233;es collect&#233;es sont relatives &#224; la dynamique des ressources naturelles de la r&#233;gion et les strat&#233;gies de gestion. Par ailleurs, des observations directes sur le terrain ont &#233;t&#233; faites pour faire l'&#233;tat des lieux des ressources naturelles et les lev&#233;s GPS.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224437 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH416/1-3282-fc8d1.jpg?1788197577' width='500' height='416' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Qu'avons-nous appris ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats 1 :&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; Spatialisation de l'indice d'encroutement des sols dans la Boucle du Mouhoun&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indice d'encroutement varie non seulement en fonction des types de sols mais aussi en fonction de son emplacement g&#233;ographique qui est li&#233; aux param&#232;tres climatiques, topographiques, g&#233;ologiques et environnementaux (microclimats, v&#233;g&#233;tation, biotique, biotope etc..), et de la composition des sols (sols associ&#233;s) rencontr&#233;s dans l'espace d'&#233;tude. La Boucle du Mouhoun pr&#233;sente une superficie de 2 859 719,50 ha soit environ 83,23 % de la superficie totale, occup&#233;e par des sols extr&#234;mement battants avec un indice d'encroutement compris entre 2,091 et 10,813. Cela l'expose &#224; l'&#233;rosion hydrique dont les pertes des terres annuelles sont estim&#233;es &#224; 4831917,997 t/an en 2003 ; 4529099,45 t/an en 2013 et 10541393,64 t/an en 2023.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224436 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH635/2-156-a0d1c.png?1788197577' width='500' height='635' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats 2 : Spatialisation des pertes de terres dans la Boucle du Mouhoun entre 2003 et 2013 ainsi que 2013 et 2023. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution des pertes de terres montre leur variation intense au cours de la p&#233;riode 2003 &#224; 2013. Durant la p&#233;riode 2003 &#224; 2013, la classe 0 &#224; 1 t/ha/an (faible) a connu une hausse des pertes de terres. Cette variation positive la plus importante (40,04%), soit 1368 911, 93 t/an se justifie par l'expansion des champs, la coupe frauduleuse et anarchique du bois vert aussi bien dans la brousse que dans les for&#234;ts class&#233;es cr&#233;e par un arr&#234;t&#233; minist&#233;riel datant du 27/03/1937 et surtout l'absence des pratiques anti&#233;rosives qui ont occasionn&#233; un ruissellement important d'eau de pluie. La baisse des pertes de terres au niveau des quatre (04) autres classes serait due aux al&#233;as climatiques. Ces quatre (04) classes ayant connu des variations n&#233;gatives entre 2003 et 2013 sont la classe 1 &#224; 5 t/ha/an (moyen), 5 &#224; 10 t/ha/an (assez fort), 10 &#224; 20 t/ha/an (fort) et &#8805; 20 t/ha/an (tr&#232;s fort) li&#233; non seulement &#224; la topographie de certaines entit&#233;s (pentes) mais aussi &#224; la baisse de la pluviom&#233;trie. Durant la p&#233;riode 2013 &#224; 2023, la hausse des pertes de terres se justifient par une hausse d'occupation des champs sur des pentes &#233;lev&#233;es comprises entre 7 &#8211; 11,3 % ; 11,3 &#8211; 17,6 % ; 17,6 &#8211; 26,8 % et sup&#233;rieur (&gt;) &#224; 26,8 % avec 7,6 % de cultures pluviales en 2013 et 8,23% en 2023.On note aussi une hausse de la pluviom&#233;trie pour la m&#234;me p&#233;riode. La baisse des pertes de terres s'explique d'abord par la prise de conscience des populations locales sur leur responsabilisation dans la gestion et la surveillance des ressources en terres (la technique de r&#233;cup&#233;ration des terres d&#233;grad&#233;es invit&#233;e aux paysans) &#224; travers des diff&#233;rents projets intervenants dans la gestion durable des terres. Il faut noter cependant, une baisse des cultures pluviales li&#233; &#224; l'ins&#233;curit&#233; et &#224; l'exode rurale des jeunes vers les villes ou vers d'autres contr&#233;es &#224; la recherche des meilleurs revenus avec l'apparition des sites d'orpaillages.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224434 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH356/3-8351-ba5d9.jpg?1788197577' width='500' height='356' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats 3 : Cartographie de l'&#233;tat de fertilit&#233; chimique globale des sols&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pertes dues au ruissellement en nappe sont des mati&#232;res l&#233;g&#232;res, des mati&#232;res organiques, les argiles et limons. Il ressort des r&#233;ponses issues des questionnaires adress&#233;s aux paysans notamment les Personnes D&#233;plac&#233;s Internes (PDI) et les observations terrains que les petits cours d'eau et les marigots sont combl&#233;s par les d&#233;p&#244;ts de terres. La distribution dans la r&#233;gion donne quatre classes de fertilit&#233; chimique du sol dont le niveau tr&#232;s bas occupe une faible superficie de 339116,545 ha soit 9,90 % de la r&#233;gion avec des traces se retrouvant localis&#233;es dans l'ensemble des six provinces. Le niveau bas occupe une superficie 767 733,075 ha soit 22,42 % dont les traces se retrouvent localis&#233;es plus dans les provinces du Sourou et du Nayala ainsi que dans celles des Banwa et de la Kossi. Le niveau moyen occupe une superficie de 1958535,59 ha soit 57,20 % de la r&#233;gion et concerne les provinces des Banwa, du Mouhoun et des Bal&#233;. Le niveau &#233;lev&#233; occupe une superficie de 358830,48 ha soit 10,48% de la r&#233;gion. Cette classe est localis&#233;e aux alentours des localit&#233;s de Dokuy, Sanaba, Barani, Bomborokuy, Sono, Nouna, Bourasso, Djibasso, le long du cours d'eau du Mouhoun et quelques traces localis&#233;es &#224; Kouka. La carte 10 montre la spatialisation de la fertilit&#233; chimique globale du sol dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224435 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH397/4-5864-eccca.jpg?1788197577' width='500' height='397' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Recommandations &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recommandations ci-dessous ont &#233;t&#233; formul&#233;es sur la base des analyses, des perceptions et des diff&#233;rentes attentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Renforcer le processus de r&#233;cup&#233;ration d'une zone endommag&#233;e et les techniques de conservation des eaux et des sols utilis&#233;s par les paysans ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Mettre en place un syst&#232;me de g&#233;o-information pour am&#233;liorer les connaissances des paysans sur des ressources potentielles en terres et suivre les dynamiques des ressources potentielles en terres ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Am&#233;liorer l'acc&#232;s des fertilisants notamment la fumure organique aux femmes en milieu rural, surtout l'apprentissage des techniques des fosses composti&#232;res adapt&#233;s &#224; leurs besoins ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Diminuer les capacit&#233;s d'&#233;vacuation et de d&#233;placement des terres par l'adoption des techniques culturales ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Am&#233;liorer le potentiel d'infiltration et de stockage sur la surface du sol en accordant des financements adapt&#233;s, des superficies exploitables, ainsi que des &#233;quipements aux paysans ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Vulgariser en langue locale (traduction en langues nationales/sensibilisation, etc.) sur des techniques culturales ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Adopter et maitriser l'application juridiques du foncier existantes pour garantir la s&#233;curit&#233; fonci&#232;re lors des mises en valeurs des terrains acquis ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Mettre en place des m&#233;canismes d'incitation comme optimisation de l'efficacit&#233; des chartes fonci&#232;res locales afin de concilier justice sociale et durabilit&#233; environnementale, en associant une action locale r&#233;ussie comme les obligations r&#233;elles environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Boucle du Mouhoun r&#233;put&#233;e une zone agricole par excellence n&#233;cessite &#224; cet effet un regard scientifique de ses sols d'une mani&#232;re permanent afin de faire obstacle &#224; tout &#233;ventuelle d&#233;gradation des terres. Ainsi la g&#233;o-information est un outil d'aide &#224; la d&#233;cision dont l'importance dans le domaine agricole est consid&#233;rable. Cela a permis dans cette &#233;tude de comprendre d'abord le syst&#232;me des dynamiques des ressources potentielles en terres dans la r&#233;gion. Ensuite, de montrer que l'approche g&#233;ostatistique de la variabilit&#233; spatiale des param&#232;tres physiques et chimiques du sol permet d'&#233;valuer la fertilit&#233; des sols. Enfin, de montrer comment les SIG pouvaient offrir des pistes d'adaptation et d'orientation politique, notamment dans le cadre de la gestion efficace du foncier rural et dans un contexte o&#249; l'enjeu de &#171; produire plus et mieux avec peu &#187; vise &#224; d&#233;velopper le capital productif. Cependant, la g&#233;olocalisation pourrait &#234;tre utile en rendant instantan&#233;ment aux producteurs la disponibilit&#233; des connaissances de la notion globale de fertilit&#233;, d&#233;cortiqu&#233; en une multitude de param&#232;tres physiques, chimiques et biologiques par l'agronomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adama TINGUERI et Goama NAKOULMA, Aude NIKIEMA et al, Variabilit&#233; des ressources en terres dans la Boucle du Mouhoun &#187;, Sp&#233;cial hors-s&#233;rie n&#176;1, Science et Technique, Lettres, Sciences Humaines et sociales, Octobre 2024, pp 61-85.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BUNASOLS, 1985, Etat de connaissance de la fertilit&#233; des sols du Burkina Faso, Documentation technique n&#176;1, p.50 et annexes. &lt;br class='autobr' /&gt;
BOTONI Edwige et SUBSOL S&#233;bastien., 2013, &#171; La mise &#224; l'&#233;chelle de la gestion durable des terres au Sahel : des solutions pour une s&#233;curit&#233; alimentaire durable &#187;, Communication, Bonn, Allemagne. &lt;br class='autobr' /&gt;
PARE Tahibou, 2020, Evaluation de la fertilit&#233; et des pertes en sols du bassin versant du lac Bam, M&#233;moire de master en technologie de l'environnement, Master, Universit&#233; Joseph KI ZERBO. &lt;br class='autobr' /&gt;
ROOSE Eric J., 1977, Adaptation des m&#233;thodes de conservation des sols aux conditions &#233;cologiques et socio-&#233;conomiques de l'Afrique de l'ouest, L'Agronomie Tropicale, pp. 132&#8211;140. &lt;br class='autobr' /&gt;
ROUDIER Philippe., 2012, Climat et agriculture en Afrique de l'Ouest : quantification de l'impact du changement climatique sur les rendements et &#233;valuation de l'utilit&#233; des pr&#233;visions saisonni&#232;res, th&#232;se doctorat, Paris, EHESS, pp.189-191. &lt;br class='autobr' /&gt;
SAWADOGO Issa ,2012, Ressources fourrag&#232;res et repr&#233;sentations des &#233;leveurs, &#233;volution des pratiques pastorales en contexte d'aire prot&#233;g&#233;e : Cas du terroir de Katchari &#224; la p&#233;riph&#233;rie de la r&#233;serve de biosph&#232;re du W au Burkina Faso, Environnement et Soci&#233;t&#233;, Museum national d'histoire naturelle, 338 p. &lt;br class='autobr' /&gt;
THARCISSE Guedegbe, SINSIN Tudal et Mohammed Rachid Doukkali, 2018, &#171; La neutralit&#233; en termes de d&#233;gradation des terres en Afrique est-elle envisageable ? &#187;, OCP Policy Center, pp.1-5 &lt;br class='autobr' /&gt;
YAMEOGO Augustin, 2021, Caract&#233;risation de la dynamique &#233;rosive dans le bassin versant sup&#233;rieur de la Sissili (Burkina Faso), th&#232;se doctorat, Koudougou, Universit&#233; Norbert ZONGO, pp. 127-128.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Analyse de l'adoption des technologies agroforesti&#232;res dans la zone rurale et p&#233;riurbaine de Bobo-Dioulasso</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148818</link>
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		<dc:date>2026-08-26T21:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Koueta T&#233;r&#233; Roland1 , Nakoulma Goama et Gomgnimbou P.K. Alain &lt;br class='autobr' /&gt; 1Universit&#233; Joseph KI-ZERBO, D&#233;partement de G&#233;ographie, Laboratoire Dynamiques des Espaces et Soci&#233;t&#233;s, 01 BP 85, Ouagadougou 01, Burkina Faso, tererolandkoueta@gmail.com &lt;br class='autobr' /&gt;
2 Institut des Sciences des Soci&#233;t&#233;s, Centre Nationale de la Recherche Scientifique et Technologique/Laboratoire Dynamique des Espaces et Soci&#233;t&#233;s, UJK-Z, 01 BP 85, Ouagadougou 01, Burkina Faso, ngoama@yahoo.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
3Institut de l'Environnement et de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH133/capture_d_ecran_2026-08-26_094422-3e7a5.png?1788197577' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Koueta T&#233;r&#233; Roland1 , Nakoulma Goama et Gomgnimbou P.K. Alain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 1Universit&#233; Joseph KI-ZERBO, D&#233;partement de G&#233;ographie, Laboratoire Dynamiques des Espaces et Soci&#233;t&#233;s, 01 BP 85, Ouagadougou 01, Burkina Faso, tererolandkoueta@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Institut des Sciences des Soci&#233;t&#233;s, Centre Nationale de la Recherche Scientifique et Technologique/Laboratoire Dynamique des Espaces et Soci&#233;t&#233;s, UJK-Z, 01 BP 85, Ouagadougou 01, Burkina Faso, ngoama@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3Institut de l'Environnement et de la Recherche Agricole/Centre Nationale de la Recherche Scientifique et Technologique, Laboratoire Sol-Eau-Plante, BP 910, Bobo Dioulasso, Burkina Faso, gpkalain@yahoo.fr/gomalain@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article de vulgarisation est extrait de l'article scientifique intitul&#233; &#171; Pratiques agroforesti&#232;res et facteurs d&#233;terminants leur adoption dans la commune rurale de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso &#187;, publi&#233; dans la revue, IJPSAT, International Journal of Progressive Sciences and Technologies, Vol.40, N&#176;2 ISSN : 2509-0119.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude visait &#224; faire l'&#233;tat des lieux des pratiques agroforesti&#232;res et &#224; analyser les facteurs cl&#233;s de leurs adoptions afin d'obtenir plus de clart&#233; sur l'agroforesterie dans la commune de Bobo-Dioulasso en vue de promouvoir de bonnes pratiques agroforesti&#232;res. Pour atteindre cet objectif, des entretiens individuels sur la base d'un questionnaire semi-structur&#233; ont &#233;t&#233; conduits aupr&#232;s de 385 producteurs, chefs de m&#233;nages, choisis de mani&#232;re al&#233;atoire dans cinq villages de la commune. Sur l'&#233;chantillon de 385 producteurs enqu&#234;t&#233;s, 85,05% ont affirm&#233; une tendance &#224; la hausse de l'agroforesterie au cours des 40 derni&#232;res ann&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mots cl&#233;s &#8211; Pratiques Agroforesti&#232;res, Facteurs D'adoption, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agroforesterie, qui associe arbres et agriculture, est une alternative entre d&#233;forestation et conservation des for&#234;ts (CTA, 2004 ; Young A., 1988). Cependant, l'introduction de nouvelles cultures a entra&#238;n&#233; un d&#233;clin de l'importance des arbres dans les zones agricoles (Ouoba H. Y. et al., 2018). Face aux co&#251;ts environnementaux de ces pratiques, la communaut&#233; scientifique appelle &#224; un changement vers des syst&#232;mes agroalimentaires durables et r&#233;silients (Lamouri J. et Lavoie A., 2016). L'agroforesterie, qui r&#233;pond &#224; ces enjeux, refait surface avec de nouveaux projets (Mormont M. M., 2011). Au Burkina Faso, l'agroforesterie a &#233;t&#233; adopt&#233;e comme une alternative durable de gestion des terres apr&#232;s les s&#233;cheresses de 1973 et 1974 (Hall&#233; F., 1986). Cependant, malgr&#233; de nombreuses recherches (Bengali M. M., 2018 ; Ciss&#233; M. et al., 2018 ; Ouoba H. Y. et al., 2018 ; Akplo T. M. et al., 2019 ; Natta A. K. et al., 2012 ; Adekambi S. A. et al., 2021 ; Johns K., 2017 ; Mormont M. M., 2011), les pratiques agroforesti&#232;res sont peu adopt&#233;es par les producteurs. Cette &#233;tude vise &#224; analyser les facteurs qui influencent l'adoption de ces pratiques dans la commune de Bobo-Dioulasso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. But de la recherche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de cette recherche est d'analyser les facteurs cl&#233;s de leur adoption de l'agroforesterie dans la commune de Bobo-Dioulasso. L'objectif ultime &#233;tait d'obtenir une meilleure compr&#233;hension de l'agroforesterie dans cette commune afin de promouvoir de meilleures pratiques agroforesti&#232;res pour le b&#233;n&#233;fice des populations locales et de l'environnement. Quels facteurs biophysiques et socio-&#233;conomiques influencent-ils leurs adoptions dans la commune de Bobo-Dioulasso ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Comment avons-nous proc&#233;d&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e dans la commune de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, dans cinq villages choisis pour leur proximit&#233; ou leur &#233;loignement de la ville. Un total de 384 producteurs ont &#233;t&#233; interrog&#233;s, d&#233;termin&#233;s par un &#233;chantillon par quota. La taille de l'&#233;chantillon a &#233;t&#233; calcul&#233;e &#224; l'aide de la formule : &#119951;=(&#119937;&#178;&#8727;&#119953;(&#120783;&#8722;&#119953;)) /&#119942;&#178;. La carte ci-dessous pr&#233;sente les sites de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH442/capture_d_ecran_2026-08-26_094422-37aaa.png?1788197577' width='500' height='442' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es pour cette &#233;tude ont &#233;t&#233; collect&#233;es &#224; l'aide de m&#233;thodes quantitatives et qualitatives, notamment des enqu&#234;tes et des entretiens individuels et de groupe de discussion avec des producteurs, des associations agricoles. Ces donn&#233;es ont &#233;t&#233; recueillies &#224; l'aide de questionnaires et de formulaires d'entretien impl&#233;ment&#233;s dans l'application Kobo Collect. Le traitement des donn&#233;es a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e &#224; l'aide de plusieurs logiciels, notamment R pour la conception du mod&#232;le de r&#233;gression logistique binaire, Excel pour l'&#233;laboration des tableaux et graphiques crois&#233;s dynamiques. Aussi, une tablette a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour les prises de vues et le logiciel ArcGIS pour la r&#233;alisation de la carte de localisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Qu'avons-nous appris ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats 1 :&lt;/strong&gt; Facteurs d&#233;terminants l'adoption des pratiques agroforesti&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
L'introduction intentionnelle des ligneux dans les champs tient compte des facteurs consign&#233;s dans le tableau ci-dessous (Tableau 1). Une analyse de r&#233;gression binaire a permis de tester certaines variables pouvant avoir une influence significative sur l'adoption des pratiques agroforesti&#232;res dans la commune.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224430 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/png/capture_d_ecran_2026-08-26_094611.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH283/capture_d_ecran_2026-08-26_094611-173b3.png?1788197577' width='500' height='283' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_224431 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/png/capture_d_ecran_2026-08-26_094936.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH618/capture_d_ecran_2026-08-26_094936-26bb0.png?1788197577' width='500' height='618' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Source : R Koueta, donn&#233;es terrain 2023&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mod&#232;les de r&#233;gression Logistique bas&#233;s sur les valeurs du pseudo R&#178; de McFadden sont de qualit&#233; suffisante pour expliquer les facteurs d'adoption des pratiques agroforesti&#232;res, o&#249; Chi2 &#224; 18&#176; degr&#233;s de libert&#233; = 240,28***. Le test de Chi-deux a permis d'appr&#233;cier globalement le mod&#232;le. Dans le cas pr&#233;sent, le mod&#232;le est nettement meilleur que le mod&#232;le trivial qu'il am&#233;liore de pr&#232;s 48%. Les facteurs explicatifs du mod&#232;le et des pratiques agroforesti&#232;res comprennent des variables telles que l'&#233;ducation, l'adh&#233;sion &#224; des organisations paysannes, les conditions environnementales et le village de producteurs. L'analyse du tableau montre que la variable niveau d'&#233;ducation (secondaire) est significatif au seuil de 1% et que l'appartenance &#224; un groupement paysan et les conditions biophysiques sont significatifs au seuil de 10% et le village d'appartenance du producteur au seuil de 5%. Cela traduit que lorsque le producteur &#224; un niveau secondaire, il est tr&#232;s influenc&#233; &#224; adopter l'agroforesterie. Il en est de m&#234;me pour ceux qui sont dans des groupements de producteurs et le contexte environnemental. Plus le producteur est dans un groupement de producteurs, plus il est influenc&#233; &#224; pratiquer l'agroforesterie pour am&#233;liorer la productivit&#233; de ses sols ; et plus le climat est bien humide, plus les producteurs sont tent&#233;s d'adopter l'agroforesterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats 2 :&lt;/strong&gt; D&#233;fis des pratiques agroforesti&#232;res dans la commune&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats ont r&#233;v&#233;l&#233; que de nombreux d&#233;fis constituent de r&#233;els obstacles au d&#233;veloppement de l'agroforesterie. On note cependant que l'insuffisance de moyen (48,40 %) constitue pour la plupart des producteurs l'obstacle principal pour son adoption suivi des p&#233;nuries de terres (45,45 %) (Tableau 2).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224431 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/png/capture_d_ecran_2026-08-26_094936.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH618/capture_d_ecran_2026-08-26_094936-26bb0.png?1788197577' width='500' height='618' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Conclusion et recommandations&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette &#233;tude r&#233;v&#232;le que les facteurs sociaux, &#233;conomiques et &#233;cologiques jouent un r&#244;le d&#233;terminant dans la mise en &#339;uvre de l'agroforesterie. Cependant, des d&#233;fis subsistent, notamment financiers, technologiques, politiques, d'acc&#232;s &#224; l'eau et de s&#233;curit&#233;. Pour surmonter ces d&#233;fis, il est n&#233;cessaire de repenser l'approche de la fili&#232;re, d'offrir un soutien continu aux producteurs, notamment en mati&#232;re de formation, de microcr&#233;dit et de conseil. La cr&#233;ation et la promotion de bonnes pratiques agroforesti&#232;res, le renforcement des capacit&#233;s des organisations paysannes et l'installation de minis ch&#226;teaux d'eau sont essentiels pour freiner la d&#233;forestation et favoriser l'&#233;mergence d'innovations agricoles durables dans le monde rural.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour en savoir plus&lt;br class='autobr' /&gt;
Adekambi, S. A., Codjovi, J. E. A., &amp; Yabi, J. A. (2021). Facteurs d&#233;terminants l'adoption des mesures de gestion int&#233;gr&#233;e de la fertilit&#233; des sols (GIFS) au nord du B&#233;nin : Une application du mod&#232;le probit multivari&#233; au cas de producteurs de ma&#239;s. International Journal of Biological and Chemical Sciences, 15(2), 664 678 &lt;br class='autobr' /&gt;
Akplo, T. M., Dan, B. S. C., Houessou, L. G., Houinato, M. R. B., &amp; Sinsin, A. B. (2019). Typologie et structure des syst&#232;mes agroforestiers dans la commune de Djidja (B&#233;nin). Revue Internationale des SciencesAppliqu&#233;es, 1, 29 39. Bengali, M. M. (2018). Perceptions de l'agroforesterie par les paysans et paysannes du groupement mixte de Bissiga, dans la r&#233;gion du Plateau Central, au Burkina Faso. Universit&#233; Laval, 101.&lt;br class='autobr' /&gt;
CTA. (2004). L'AGROFORESTERIE. No04/3, 26.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ciss&#233;, M., Bationo, B. A., Traor&#233;, S., et Boussim, I. J. (2018). Perception d'esp&#232;ces agroforesti&#232;res et de leurs services &#233;cosyst&#233;miques par trois groupes ethniques du bassin versant de Boura, zone soudanienne du Burkina Faso. Bois &amp; forets des tropiques, 338, 29 42&lt;br class='autobr' /&gt;
Hall&#233;, F. (1986). Un syst&#232;me d'exploitation ancien, mais une interface scientifique nouvelle : L'agroforesterie dans les r&#233;gions tropicales. Milieux et paysages : essai sur diverses modalit&#233;s de connaissance, Paris : Masson, 37 53.&lt;br class='autobr' /&gt;
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Kou&#233;ta T&#233;r&#233; Roland, Nakoulma Goama et Gomgnimbou P .K. Alain(2023), Pratiques agroforesti&#232;res et facteurs d&#233;terminants leur adoption dans la commune rurale de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso, IJPSAT, International Journal of Progressive Sciences and Technologies, Vol.40, N&#176;2, 28-311&lt;br class='autobr' /&gt;
Mormont, M. M. (2011). Analyse des facteurs d'adoption ou de rejets de l'agroforesterie dans le cadre d'un projet en r&#233;gion wallonne. 99.&lt;br class='autobr' /&gt;
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Ouoba, H. Y., Bastide, B., Coulibaly-Lingani, P., Kabore, S. A., et Boussim, J. I. (2018). Connaissances et &lt;br class='autobr' /&gt;
perceptions des producteurs sur la gestion des parcs &#224; Vitellaria paradoxa CF Gaertn.(Karit&#233;) au Burkina Faso. International Journal of Biological and Chemical Sciences, No12(6), 2766 2783&lt;br class='autobr' /&gt;
Young, A. (1988). Agroforestry and Its Potential to Contribute to Land Development in the Tropics. Journal of Biogeography, No15(1), 19 30. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.2307/2845042&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.2307/2845042&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Analyse de l'impact de la crise s&#233;curitaire sur les d&#233;penses militaires du Burkina Faso</title>
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		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 2015, le Burkina Faso fait face &#224; une grave crise s&#233;curitaire marqu&#233;e par l'essor du terrorisme, de la criminalit&#233; organis&#233;e et des conflits communautaires. Cette situation a provoqu&#233; une d&#233;t&#233;rioration profonde de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, une instabilit&#233; institutionnelle, et un ralentissement &#233;conomique. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'intensification des attaques terroristes a plac&#233; le pays parmi les plus affect&#233;s au monde. Ce travail analyse, &#224; travers des approches th&#233;oriques vari&#233;es analyse les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH100/image1440x560cropped-1cd20.jpg?1788197577' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2015, le Burkina Faso fait face &#224; une grave crise s&#233;curitaire marqu&#233;e par l'essor du terrorisme, de la criminalit&#233; organis&#233;e et des conflits communautaires. Cette situation a provoqu&#233; une d&#233;t&#233;rioration profonde de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, une instabilit&#233; institutionnelle, et un ralentissement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intensification des attaques terroristes a plac&#233; le pays parmi les plus affect&#233;s au monde. Ce travail analyse, &#224; travers des approches th&#233;oriques vari&#233;es analyse les causes de l'aggravation de la situation s&#233;curitaire et l'&#233;volution des d&#233;penses publiques de d&#233;fense. L'&#233;tude montre que la crise s&#233;curitaire notamment le terrorisme influence positivement les d&#233;penses militaires budg&#233;taires entre 2015 &#224; 2024 au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet pour faire face &#224; la d&#233;t&#233;rioration s&#233;curitaire, l'&#201;tat burkinab&#232; a consid&#233;rablement augment&#233; ses d&#233;penses militaires, mobilisant une part croissante de son budget national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les dix derni&#232;res ann&#233;es, la part du budget d&#233;di&#233;e &#224; la d&#233;fense et &#224; la s&#233;curit&#233; est pass&#233;e de 6,3 % &#224; pr&#232;s de 30 %, traduisant une volont&#233; affirm&#233;e de renforcer les capacit&#233;s op&#233;rationnelles des forces arm&#233;es et d'int&#233;grer des dispositifs civilo-militaires tels que les Volontaires pour la D&#233;fense de la Patrie (VDP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique r&#233;v&#232;le &#233;galement une interd&#233;pendance entre s&#233;curit&#233;, stabilit&#233; politique et d&#233;veloppement, imposant une reconfiguration des priorit&#233;s nationales pour garantir la survie et la souverainet&#233; du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Document &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/IMG/pdf/12-lsh2026-01-1888-compaore_final.pdf&#034;&gt;&#224; lire ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Acemoglu, D., &amp; Robinson, J. A. (2012). Why nations fail : The origins of power, prosperity, and poverty. Crown Business.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albalate, D., Bel, G., &amp; Elias, F. (2012). The determinants of military spending in OECD countries. Defence and Peace Economics, 23(3), 273-292.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ammari, A., &amp; Benrezzouq, M. (2023). La menace terroriste au Sahel : enjeux et perspectives. Revue de S&#233;curit&#233; et de D&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aya, K. (2025). Crises s&#233;curitaires et d&#233;penses militaires en Afrique : Une analyse &#233;conom&#233;trique sur la p&#233;riode 2000-2022. CERDI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Banque mondiale. (2023). Rapport sur la situation &#233;conomique au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barry, A. (2019). La complexification des menaces s&#233;curitaires globales. Presses Universitaires de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bates, R. H. (2008). When things fell apart : State failure in late-century Africa. Cambridge University Press.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Choi, S.-W. (2015). The impact of economic growth on terrorism. Conflict Management and Peace Science, 32(5), 527-549.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collier, P., &amp; Hoeffler, A. (2004). Greed and grievance in civil war. Oxford Economic Papers, 56(4), 563-595.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collier, P., &amp; Hoeffler, A. (2007). Military spending and the risks of coup d'&#233;tat. Defence and Peace Economics, 18(4), 357-368.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Fearon, J. D., &amp; Laitin, D. D. (2003). Ethnicity, insurgency, and civil war. American Political Science Review, 97(1), 75-90.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Saba, C. S., &amp; Ngepah, N. (2021). Military expenditure and security in Africa : A dynamic panel analysis. Defence and Peace Economics, 32(5), 591-611.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandler, T., &amp; Hartley, K. (2016). The economics of defense. Cambridge University Press.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;SIPRI. (2024). Military expenditure database. Stockholm International Peace Research Institute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smith, R. P. (2017). The demand for military expenditure. In Handbook on the political economy of war (pp. 45-63). Edward Elgar Publishing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smith, R. P. (2020). The political economy of military spending. Cambridge University Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tarawalie, A., &amp; Pokawa, Y. (2024). Security crises and military expenditure in Sierra Leone. African Security Review, 33(1), 45-62.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UNESCO. (2022). L'&#233;ducation comme outil de pr&#233;vention de l'extr&#233;misme violent. Rapport mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Waltz, K. N. (1979). Theory of international politics. Addison-Wesley.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Watterton, J. (2023). Military spending in unstable states : A rational choice ? Journal of Conflict Resolution, 67(3), 512-535.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zhang, Y., &amp; Li, X. (2025). Institutional quality and military spending efficiency. Defence and Peace Economics, 36(1), 88-107.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://lefaso.net/IMG/pdf/12-lsh2026-01-1888-compaore_final.pdf" length="399111" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;sidus agricoles au Burkina Faso : naviguer entre impacts environnementaux et compromis d'usage</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148628</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lefaso.net/spip.php?article148628</guid>
		<dc:date>2026-08-15T16:40:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique suivant : Tiony&#233;l&#233; FAYAMA, Der DABIR&#201;, Somb&#233;n&#233;wend&#233; Rasmata ZOUNGRANA, Habibou ASSOUMA, Ollo SIB, Souleymane SANOGO, Alkassoum MAIGA : Gestion des r&#233;sidus de cultures et des effluents d'&#233;levage au Burkina Faso : quelles cons&#233;quences, et compromis peut-on faire ? Revue Internationale GRECE, Vol2, N&#176;1, Avril 2026 ISSN 3079-4463, e ISSN 3079-4471 https://grece-tchad.com &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'impact des changements climatiques (CC) sur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH93/capture_d_ecran_2026-08-13_102931-2-2-2a568.jpg?1788197577' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique suivant :&lt;br class='autobr' /&gt;
Tiony&#233;l&#233; FAYAMA, Der DABIR&#201;, Somb&#233;n&#233;wend&#233; Rasmata ZOUNGRANA, Habibou ASSOUMA, Ollo SIB, Souleymane SANOGO, Alkassoum MAIGA : Gestion des r&#233;sidus de cultures et des effluents d'&#233;levage au Burkina Faso : quelles cons&#233;quences, et compromis peut-on faire ? Revue Internationale GRECE, Vol2, N&#176;1, Avril 2026 ISSN 3079-4463, e ISSN 3079-4471 &lt;a href=&#034;https://grece-tchad.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://grece-tchad.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impact des changements climatiques (CC) sur le secteur rural au Burkina Faso, et plus particuli&#232;rement sur l'&#233;levage et l'agriculture, est aujourd'hui une r&#233;alit&#233; manifeste. Cet article est issu d'une &#233;tude consacr&#233;e aux cons&#233;quences et aux compromis li&#233;s &#224; la gestion des r&#233;sidus de culture ainsi que des effluents d'&#233;levage. L'objectif est de formuler des propositions et des pistes de solutions visant &#224; att&#233;nuer les effets de ces d&#233;r&#232;glements climatiques sur les activit&#233;s agropastorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thodologie de cette recherche s'est appuy&#233;e sur une revue documentaire, des observations de terrain et des entretiens semi-directifs. La collecte de donn&#233;es a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e aupr&#232;s d'un &#233;chantillon qualitatif de 50 agropasteurs et pasteurs. Ce dispositif a &#233;t&#233; compl&#233;t&#233; par 14 entretiens avec des personnes ressources, notamment des chercheurs, des autorit&#233;s coutumi&#232;res et des agents techniques des secteurs de l'agriculture et de l'&#233;levage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de contenu des r&#233;sultats recueillis sur les diff&#233;rents sites souligne la n&#233;cessit&#233; de combiner les r&#233;sidus de culture et les effluents d'&#233;levage. Cette synergie est essentielle pour fertiliser les sols, am&#233;liorer la productivit&#233; et accro&#238;tre les rendements, permettant ainsi aux producteurs de mieux r&#233;pondre aux d&#233;fis climatiques. Ces changements climatiques sont d'ailleurs relativement bien per&#231;us par les populations rurales interrog&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mots cl&#233;s : r&#233;sidus culturaux, effluent d'&#233;levage, agropastoralisme, changement climatique, compromis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agriculture est le socle de la s&#233;curit&#233; alimentaire et du d&#233;veloppement &#233;conomique mondial. Toutefois, le secteur fait face &#224; des d&#233;fis majeurs : changement climatique, hausse du co&#251;t des intrants et d&#233;gradation acc&#233;l&#233;r&#233;e de la fertilit&#233; des sols. Au Burkina Faso, cette situation se traduit par une acidification des terres, for&#231;ant les producteurs &#224; une d&#233;pendance accrue aux engrais min&#233;raux. Face &#224; cette impasse, la valorisation des r&#233;sidus de r&#233;colte et des effluents d'&#233;levage s'impose comme une alternative durable. Ces mati&#232;res organiques, riches en nutriments essentiels (azote, phosphore, potassium), assurent le bouclage des cycles de nutriments, vital pour les exploitations familiales. Le paillage et l'usage des effluents favorisent la r&#233;g&#233;n&#233;ration des sols et la r&#233;sistance des cultures, bien que leur gestion n&#233;cessite de la vigilance face aux ravageurs. Malgr&#233; une biomasse parfois limit&#233;e en zone sah&#233;lienne, l'usage de ces ressources est g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; Koumbia comme strat&#233;gie d'adaptation aux al&#233;as climatiques. Les exploitations int&#233;grant ces pratiques affichent d'ailleurs de meilleures performances &#233;conomiques en termes de rendements et de revenus agricoles. Parall&#232;lement, ces r&#233;sidus et effluents rev&#234;tent un caract&#232;re multifonctionnel, servant &#233;galement &#224; la construction, &#224; l'alimentation du b&#233;tail et &#224; la production d'&#233;nergie domestique. Pourtant, une lacune scientifique subsiste : les gains et pertes r&#233;els li&#233;s &#224; l'utilisation de ces ressources organiques restent peu document&#233;s par des &#233;tudes empiriques. C'est pr&#233;cis&#233;ment cette analyse des impacts qui constitue l'&#233;pine dorsale de cette &#233;tude&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	M&#233;thode et Mat&#233;riels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.1.	Pr&#233;sentations de la zone de l'&#233;tude &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e dans les r&#233;gions des Hauts-Bassins et du Plateau-Central. Elle a port&#233; sur la commune de Bobo-Dioulasso (notamment le village de Nasso), la commune de Koumbia (villages de Garghin et Lanfiara), la commune de Sid&#233;radougou, ainsi que le village de Garghin dans la commune de Mogtedo. Ces zones font partie des espaces pastoraux du Burkina Faso o&#249; se d&#233;veloppent les activit&#233;s agrosylvopastorales du pays. Elles ont &#233;t&#233; retenues en raison de la pertinence et de l'importance de leurs activit&#233;s li&#233;es au changement climatique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2. Approche m&#233;thodologique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche adopte une m&#233;thodologie qualitative centr&#233;e sur les perceptions et les r&#233;pertoires de signification des acteurs. Les donn&#233;es ont &#233;t&#233; recueillies par entretiens semi-directifs aupr&#232;s de 64 participants (50 agropasteurs et 14 personnes-ressources, incluant chercheurs et techniciens), s&#233;lectionn&#233;s par choix raisonn&#233; selon leur activit&#233; et exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La collecte, op&#233;r&#233;e par triangulation jusqu'&#224; saturation des informations, a &#233;t&#233; suivie d'une transcription int&#233;grale des propos. Enfin, une analyse de contenu th&#233;matique (N'Da, 2006 ; Bardin, 2009) a permis de d&#233;gager les tendances convergentes et divergentes afin d'interpr&#233;ter les logiques des enqu&#234;t&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	R&#233;sultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.1.	Strat&#233;gies de gestion et de stockage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux d&#233;fis du changement climatique, la gestion des r&#233;sidus de cultures est devenue indispensable pour assurer l'alimentation du b&#233;tail tout au long de l'ann&#233;e. Les producteurs emploient diverses m&#233;thodes de stockage adapt&#233;es &#224; leurs moyens. Les r&#233;sidus sont conserv&#233;s dans des hangars, sur des arbres, dans des maisonnettes ou des enclos cl&#244;tur&#233;s. Certains utilisent des syst&#232;mes de hangars superpos&#233;s pour prot&#233;ger les mati&#232;res les plus sensibles (comme les fanes de ni&#233;b&#233; en sacs) de la pluie. Les agriculteurs collectent une grande vari&#233;t&#233; de restes, notamment les pailles de ma&#239;s, de sorgho et de riz, ainsi que les fanes de ni&#233;b&#233;, d'arachide, de patate et de mucuna. Apr&#232;s les r&#233;coltes, les r&#233;sidus sont ramass&#233;s, mis en tas ou attach&#233;s en bottes, puis transport&#233;s (souvent par charrette ou tricycle) vers les sites de stockage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;n&#233;fices et gains identifi&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sidus laiss&#233;s aux champs agissent comme un fertilisant naturel en se d&#233;composant, am&#233;liorant ainsi la qualit&#233; du sol pour les cultures suivantes. Les r&#233;sidus constituent une r&#233;serve cruciale durant la saison s&#232;che ou lorsque les p&#226;turages naturels se font rares. Une bonne alimentation permet d'obtenir des gains de lait plus importants et d'augmenter la valeur marchande des b&#339;ufs lors de la vente. Ils sont &#233;galement utilis&#233;s pour soutenir les animaux les plus affaiblis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collecter ses propres r&#233;sidus est nettement plus rentable que d'acheter du fourrage aupr&#232;s d'autres producteurs. &#192; titre d'exemple, un chargement de charrette co&#251;te environ 3000 FCFA, s'il est achet&#233;, alors que l'auto-collecte r&#233;duit les frais au transport (environ 2000 &#224; 2500 FCFA). En effet, la transition vers une gestion proactive des r&#233;sidus de cultures repr&#233;sente un levier essentiel pour la r&#233;silience des exploitations agricoles face aux &#233;volutions climatiques actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2.	Gestion des r&#233;sidus et m&#233;diation des conflits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance des r&#233;sidus pour l'alimentation animale engendre souvent des disputes entre producteurs. La gestion de ces tensions varie selon les localit&#233;s. &#192; Garghin, le p&#226;turage non autoris&#233; dans les champs d'autrui est une source de discorde, bien que les populations privil&#233;gient g&#233;n&#233;ralement des r&#233;solutions &#224; l'amiable au sein du village. Dans la localit&#233; de Lanfiara, la recherche de r&#233;sidus de haute qualit&#233; peut mener &#224; des accords financiers o&#249; l'&#233;leveur paie le propri&#233;taire du champ pour obtenir l'acc&#232;s aux ressources. &#192; l'inverse, &#224; Koumbia et Nasso, une v&#233;ritable dynamique de compromis mutuel s'installe. Les agriculteurs invitent activement les &#233;leveurs &#224; parquer leurs animaux dans leurs champs pour b&#233;n&#233;ficier de la fumure organique. Pour encourager ce transfert de fertilit&#233;, certains agriculteurs vont jusqu'&#224; faciliter l'acc&#232;s &#224; l'eau ou &#224; fournir du sel pour le b&#233;tail. Dans ces zones, l'&#233;change est souvent gratuit car il profite aux deux parties : l'&#233;leveur nourrit son b&#233;tail et l'agriculteur enrichit son sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.3.	D&#233;fis infrastructurels, mat&#233;riels et environnementaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion des r&#233;sidus agricoles et des d&#233;chets d'&#233;levage se heurte &#224; trois obstacles majeurs : l'absence ou l'inadaptation des infrastructures, le manque de moyens financiers et la non-ma&#238;trise des options techniques propos&#233;es. L'insuffisance d'enclos emp&#234;che de maintenir les animaux sur place pour collecter les d&#233;jections. Sans structures de protection, les r&#233;sidus sont soit pi&#233;tin&#233;s, soit consomm&#233;s par les animaux errants. Faute de hangars ad&#233;quats, les pailles sont expos&#233;es au soleil et &#224; la pluie. L'humidit&#233; rend le fourrage impropre &#224; la consommation animale, for&#231;ant les agriculteurs &#224; le jeter. Le manque de moyens de transport emp&#234;che de sillonner les champs pour collecter efficacement les r&#233;sidus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les producteurs font face &#224; une pr&#233;carit&#233; de ressources qui limite leur capacit&#233; d'action. C'est la difficult&#233; principale cit&#233;e pour la construction d'enclos de qualit&#233;. La p&#233;nurie d'arbres rend difficile la construction traditionnelle de hangars et d'enclos. De plus, les restrictions impos&#233;es par les agents des eaux et for&#234;ts limitent l'acc&#232;s au bois de construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que certains produits comme les fanes et les coques de ni&#233;b&#233; soient mieux conserv&#233;s, la majorit&#233; des pailles perdent leur valeur nutritive ou sont gaspill&#233;es &#224; cause de ces mauvaises conditions de stockage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	Discussion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sidus de culture ne sont pas seulement des d&#233;chets, mais participent activement &#224; la r&#233;alisation d'infrastructures telles que les &#171; hangars, les &#233;tables, les enclos pour les animaux et la toiture des maisons &#187;. &#192; ce sujet, J. A. Dj&#233;notin et al. (2003) pr&#233;cisent que pour la construction de hangars pour b&#233;tail, le &#171; mat&#233;riau commun est &#224; base de tiges de sorgho &#187;, parfois compl&#233;t&#233; par des tiges de coton ou des &#171; refus de fourrage &#187; compos&#233;s de fanes de l&#233;gumineuses et de paille de riz ou de ma&#239;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion des effluents d'&#233;levage est pr&#233;sent&#233;e comme un levier majeur face au changement climatique. L'objectif de l'association entre r&#233;sidus de cultures et effluents est double : &#171; fertiliser les sols et accroitre les rendements &#187;. C. Djemiel et al. (2021) confirment l'&#171; impact positif des pratiques d'&#233;pandage des effluents &#187; sur la qualit&#233; microbiologique des sols. Au Sahel, A. Belemvir&#233; et al. (2008) observent que les producteurs optimisent ces interactions pour &#171; profiter des effets b&#233;n&#233;fiques des deux activit&#233;s &#187;. Ils collectent les r&#233;sidus pour l'alimentation des animaux de trait et d'embouche, cr&#233;ant ainsi un cycle vertueux. De nombreux chercheurs, dont M. P. Sedogo (1991), A. Bationo et al. (2000), C. L. Bielders et al. (2002), J. L. Rajot et al. (2002) et C. Valentin et al. (2002), ont d&#233;montr&#233; que l'usage des mati&#232;res organiques et des r&#233;sidus g&#233;n&#232;re des &#171; gains significatifs de production &#187; en Afrique de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valorisation conjointe des d&#233;jections et des r&#233;sidus permet non seulement d'augmenter la productivit&#233; des animaux et de la main-d'&#339;uvre, mais assure &#233;galement la restauration de la fertilit&#233; des sols. Cette combinaison repose sur un circuit ferm&#233; : R&#233;colte de fourrage et de r&#233;sidus pour nourrir les animaux et l'utilisation des effluents pour maintenir la fertilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour optimiser ce syst&#232;me, A. Belemvir&#233; et al. (2008) sugg&#232;rent qu'il est essentiel d'&#171; am&#233;liorer la collecte des d&#233;jections &#224; l'&#233;table &#187;, notamment par le paillage ou le rev&#234;tement des surfaces&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valorisation des r&#233;sidus de r&#233;colte et des effluents d'&#233;levage s'affirme comme une strat&#233;gie de r&#233;silience vitale face &#224; la d&#233;gradation des sols et au changement climatique au Burkina Faso. Cette approche circulaire permet non seulement de restaurer la fertilit&#233; des terres, mais aussi de s&#233;curiser l'alimentation du b&#233;tail tout en favorisant une collaboration accrue entre agriculteurs et &#233;leveurs. Malgr&#233; ces b&#233;n&#233;fices &#233;conomiques et sociaux manifestes, la p&#233;rennisation de ces pratiques se heurte &#224; des contraintes structurelles majeures, notamment le manque d'infrastructures de stockage et de moyens financiers. La pr&#233;carit&#233; des ressources et la non-ma&#238;trise de certaines options techniques limitent encore le plein potentiel de cette biomasse multifonctionnelle. Pour transformer durablement ce levier en moteur de d&#233;veloppement, il est d&#233;sormais crucial de combler le d&#233;ficit de documentation scientifique et d'accompagner techniquement les producteurs dans l'optimisation de leurs ressources organiques. Cette transition vers une gestion proactive est indispensable pour garantir la s&#233;curit&#233; alimentaire et la viabilit&#233; des exploitations familiales &#224; long terme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BATIONO Andr&#233;, WANI Suhas, BIELDERS Claude Laurent, VLEK Paul Louis George, &lt;br class='autobr' /&gt;
MOKWUNYE Alhaji Umar, 2000, Crop residue and fertilizer management to improve soil organic carbon content, soil quality and productivity in the desert margins of West Africa. In LAL, R.,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BELEMVIR&#8230; Alexis, MAIGA Abdoulaye, SAWADOGO Hamidou, SAVADOGO Moussa et OUEDRAOGO Souleymane, 2008. &#8230;valuation des impacts biophysiques et socio&#233;conomiques des investissements dans les actions de gestion des ressources naturelles au nord du Plateau Central du Burkina Faso. Rapport de synth&#232;se, &#233;tude Sahel au Burkina Faso, 94 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BIELDERS Claude Laurent, MICHELS Karl et BATIONO Andr&#233;, 2002, &#180; On farm evaluation &lt;br class='autobr' /&gt;
of ridging and residue management options in a Sahelian millet&#8211;cowpea intercrop. I. Soil quality change &#170;, Soil Use and Management, vol. 18, n&#176; 3, p. 216-222.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DJENONTIN Jean Adolphe, AMIDOU Moussa, BACO Nestor Mahamadou et WENNINK &lt;br class='autobr' /&gt;
Bertus, 2003, &#171; Valorisation des r&#233;sidus de r&#233;colte dans l'exploitation agricole au nord du B&#233;nin. Production de fumier et enfouissement des r&#233;sidus de r&#233;colte pour la gestion de la fertilit&#233; des sols dans DUGU&#8230; Pierre et JOUVE Philippe (&#233;diteurs), Organisation spatiale et gestion des ressources et des territoires ruraux. Actes du colloque international, 25-27 f&#233;vrier 2003, Montpellier, France, UMR SAGERT, CNEARC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'DA Paul, 2006, M&#233;thodologie de la recherche de la probl&#233;matique la discussion des r&#233;sultats. Comment r&#233;aliser un m&#233;moire, une th&#232;se d'un bout &#224; l'autre. Collection P&#233;dagogie, 3e Edition revue et compl&#233;te. Abidjan : &#201;ditions universitaires de C&#244;te d'Ivoire, 154 p. Disponible sur : &lt;a href=&#034;http://livre21.com/LIVREF/F33/F033004.pdfv&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://livre21.com/LIVREF/F33/F033004.pdfv&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SEDOGO Mahama Prosper, 1991, Contribution &#8225; la valorisation des r&#233;sidus culturaux en sol ferrugineux et sous climat tropical semi-aride. Mati&#232;re organique et nutrition azot&#233;e des cultures. Th&#232;se de docteur ing&#233;nieur, Institut National Polytechnique de Lorraine (INPL), Nancy, 198 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tiony&#233;l&#233; FAYAMA, Der DABIR&#201;, Somb&#233;n&#233;wend&#233; Rasmata ZOUNGRANA, Habibou ASSOUMA, Ollo SIB, Souleymane SANOGO, Alkassoum MAIGA : Gestion des r&#233;sidus de cultures et des effluents d'&#233;levage au Burkina Faso : quelles cons&#233;quences, et compromis peut-on faire ? Revue Internationale GRECE, Vol2, N&#176;1, Avril 2026 ISSN 3079-4463, e ISSN 3079-4471 &lt;a href=&#034;https://grece-tchad.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://grece-tchad.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les parasites du karit&#233; : Nuisibles pour l'arbre, utiles pour les populations</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148567</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique suivant : Connaissances des soci&#233;t&#233;s sur l'importance et la gestion des Loranthac&#233;es parasites du Vitellaria paradoxa dans les parcs agroforestiers dans l'Ouest et le Sud-Ouest du Burkina Faso, Revue Africaine d'Environnement et d'Agriculture, 2026 ; 9(1), 143-152 ISSN (Print) : 2708-7743 eISSN : 2708-5422 D&#233;p&#244;t l&#233;gal : JL 3.01807-57259, DOI : https://dx.doi.org/10.4314/rafea.v9i1.15 &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le karit&#233; (Vitellaria paradoxa) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH93/capture_d_ecran_2026-08-13_102931-2-66f7c.jpg?1788197577' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique suivant : Connaissances des soci&#233;t&#233;s sur l'importance et la gestion des Loranthac&#233;es parasites du Vitellaria paradoxa dans les parcs agroforestiers dans l'Ouest et le Sud-Ouest du Burkina Faso, Revue Africaine d'Environnement et d'Agriculture, 2026 ; 9(1), 143-152 ISSN (Print) : 2708-7743 eISSN : 2708-5422 D&#233;p&#244;t l&#233;gal : JL 3.01807-57259, DOI : &lt;a href=&#034;https://dx.doi.org/10.4314/rafea.v9i1.15&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://dx.doi.org/10.4314/rafea.v9i1.15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le karit&#233; (Vitellaria paradoxa) occupe une place centrale dans les parcs agroforestiers du Burkina Faso, en raison de son importance alimentaire, &#233;conomique, environnementale et socioculturelle. Pourtant, sa productivit&#233; est menac&#233;e par plusieurs facteurs, notamment les irr&#233;gularit&#233;s pluviom&#233;triques et les attaques de Loranthac&#233;es parasites. &#192; partir d'une enqu&#234;te ethnobotanique men&#233;e aupr&#232;s de 200 personnes dans quatre localit&#233;s de l'Ouest et du Sud-Ouest du Burkina Faso, cette &#233;tude analyse les savoirs locaux sur la production du karit&#233;, les usages des Loranthac&#233;es parasites et les pratiques de lutte d&#233;velopp&#233;es par les populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats montrent que ces plantes parasites sont per&#231;ues comme nuisibles pour le karit&#233;, car elles contribuent au dess&#232;chement des arbres et &#224; la baisse de la production fruiti&#232;re. Cependant, elles ne sont pas uniquement consid&#233;r&#233;es comme des ennemies : selon les groupes ethniques, elles sont aussi utilis&#233;es en pharmacop&#233;e, comme fourrage ou comme bois de chauffe. Ces r&#233;sultats confirment l'importance de prendre en compte les savoirs endog&#232;nes dans la gestion durable des parcs agroforestiers et dans l'am&#233;lioration de la productivit&#233; du karit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s : Karit&#233; ; Loranthac&#233;es parasites ; savoirs locaux ; ethnobotanique ; Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le karit&#233; (Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn.) est l'une des esp&#232;ces ligneuses les plus embl&#233;matiques des parcs agroforestiers d'Afrique de l'Ouest. Au Burkina Faso, il occupe une place essentielle dans les moyens d'existence des populations rurales gr&#226;ce aux nombreux biens et services qu'il procure. Ses fruits sont consomm&#233;s localement, ses amandes servent &#224; la production du beurre de karit&#233;, largement utilis&#233; dans l'alimentation, la cosm&#233;tique et la pharmacop&#233;e, tandis que sa commercialisation constitue une importante source de revenus, notamment pour les femmes (Boffa, 2015 ; Kabor&#233; et al., 2012). Au-del&#224; de son int&#233;r&#234;t &#233;conomique, le karit&#233; contribue &#233;galement &#224; la conservation de la biodiversit&#233;, &#224; la protection des sols et au maintien de l'&#233;quilibre &#233;cologique des syst&#232;mes agroforestiers (Bayala et al., 2020). Malgr&#233; cette importance, les producteurs sont confront&#233;s depuis plusieurs ann&#233;es &#224; une baisse ou &#224; une forte variabilit&#233; de la production fruiti&#232;re des karit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs sont &#233;voqu&#233;s pour expliquer cette situation, parmi lesquels les changements climatiques, le vieillissement des arbres, les pratiques de gestion des parcs, mais aussi les attaques des Loranthac&#233;es, des plantes parasites qui se d&#233;veloppent sur les branches de nombreuses esp&#232;ces ligneuses, dont le karit&#233; (Boussim, 2002 ; Sall&#233; et al., 1998). En pr&#233;levant l'eau et les &#233;l&#233;ments min&#233;raux de leur plante h&#244;te, ces parasites peuvent affaiblir progressivement les arbres et compromettre leur croissance ainsi que leur productivit&#233;. Cependant, les Loranthac&#233;es ne sont pas uniquement per&#231;ues comme des organismes nuisibles. Dans plusieurs soci&#233;t&#233;s rurales, elles font &#233;galement l'objet de connaissances et d'usages transmis de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration. Elles interviennent notamment dans la m&#233;decine traditionnelle, l'alimentation animale ou encore comme bois de chauffe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette double perception, &#224; la fois n&#233;gative et utilitaire, illustre la complexit&#233; des relations que les populations entretiennent avec les ressources naturelles et souligne l'int&#233;r&#234;t d'int&#233;grer les savoirs locaux dans les strat&#233;gies de gestion durable des parcs agroforestiers (Coulibaly-Lingani, 2022). C'est dans cette perspective que cette &#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e dans quatre localit&#233;s de l'Ouest et du Sud-Ouest du Burkina Faso. Elle vise &#224; mettre en lumi&#232;re les connaissances des populations sur les facteurs influen&#231;ant la production du karit&#233;, les usages des Loranthac&#233;es parasites ainsi que les pratiques locales d&#233;velopp&#233;es pour limiter leurs effets. En valorisant ces savoirs endog&#232;nes, cette recherche contribue &#224; une meilleure compr&#233;hension des interactions entre les communaut&#233;s rurales, le karit&#233; et les plantes parasites qui lui sont associ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. M&#233;thodologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude repose sur une enqu&#234;te ethnobotanique r&#233;alis&#233;e entre avril et mai 2024 dans quatre localit&#233;s de l'Ouest et du Sud-Ouest du Burkina Faso (Djui&#233;, Noumoundara, Sidi et Lofing). Ces sites ont &#233;t&#233; retenus en raison de l'importance des peuplements de karit&#233;, de l'existence de donn&#233;es ant&#233;rieures sur leur gestion et de leur repr&#233;sentativit&#233; des conditions &#233;cologiques de cette partie du pays. Au total, 200 personnes &#226;g&#233;es de 30 ans et plus, hommes et femmes, ont &#233;t&#233; interrog&#233;es &#224; l'aide d'un questionnaire ethnobotanique. Les enqu&#234;tes ont port&#233; sur les facteurs influen&#231;ant la production du karit&#233;, les connaissances des populations sur les Loranthac&#233;es parasites, leurs usages ainsi que les diff&#233;rentes m&#233;thodes de lutte employ&#233;es dans les parcs agroforestiers. Les informations recueillies ont ensuite &#233;t&#233; analys&#233;es afin d'identifier les principales tendances et les diff&#233;rences observ&#233;es selon les groupes ethniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. R&#233;sultats et discussion&lt;br class='autobr' /&gt;
3.1. Le karit&#233; : un patrimoine naturel et &#233;conomique reconnu par les populations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de l'&#233;tude montrent que le karit&#233; occupe une place centrale dans les moyens d'existence des populations enqu&#234;t&#233;es. Dans l'ensemble des villages &#233;tudi&#233;s, les personnes interrog&#233;es reconnaissent unanimement son importance &#233;conomique, alimentaire et environnementale. Cette perception rejoint les travaux de Boffa (2015) et de Kabor&#233; et al. (2012), qui pr&#233;sentent le karit&#233; comme l'une des principales esp&#232;ces agroforesti&#232;res d'Afrique de l'Ouest. Les enqu&#234;t&#233;s soulignent que les fruits du karit&#233; sont consomm&#233;s au sein des m&#233;nages, tandis que les amandes servent &#224; la fabrication du beurre, utilis&#233; aussi bien pour l'alimentation que pour les soins corporels et la commercialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour de nombreuses familles, notamment les femmes, cette activit&#233; constitue une source importante de revenus. Au-del&#224; de ces fonctions &#233;conomiques, le karit&#233; contribue &#233;galement &#224; la protection des cultures, au maintien de la fertilit&#233; des sols et &#224; la conservation de la biodiversit&#233;, comme l'ont d&#233;j&#224; montr&#233; plusieurs auteurs (Bayala et al., 2020 ; Boffa, 2015). Cependant, malgr&#233; cette importance reconnue, les populations constatent une diminution progressive de la production fruiti&#232;re dans plusieurs localit&#233;s. Cette situation nourrit des inqui&#233;tudes quant &#224; l'avenir de cette ressource, essentielle aux &#233;conomies rurales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.2. Pourquoi les karit&#233;s produisent-ils moins ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrog&#233;s sur les causes de cette baisse de production, les enqu&#234;t&#233;s &#233;voquent plusieurs facteurs qui, selon eux, agissent de mani&#232;re simultan&#233;e. Le premier facteur cit&#233; est la variabilit&#233; climatique, notamment l'irr&#233;gularit&#233; des pr&#233;cipitations et l'allongement des p&#233;riodes de s&#233;cheresse. Ces observations rejoignent les travaux de Bayala et al. (2020), qui montrent que les changements climatiques affectent directement la ph&#233;nologie et la fructification des esp&#232;ces agroforesti&#232;res sah&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les producteurs mentionnent &#233;galement le vieillissement des arbres, la d&#233;gradation des sols ainsi que les attaques des Loranthac&#233;es parasites. Ces derni&#232;res sont per&#231;ues comme l'une des principales menaces pour la sant&#233; des karit&#233;s. Selon les personnes interrog&#233;es, les parasites affaiblissent progressivement les arbres en pr&#233;levant une partie de l'eau et des &#233;l&#233;ments nutritifs n&#233;cessaires &#224; leur d&#233;veloppement, ce qui entra&#238;ne une baisse de la production et peut conduire, &#224; terme, au dess&#232;chement de certaines branches. Cette perception est en accord avec les observations de Boussim (2002) et de Sall&#233; et al. (1998), qui d&#233;crivent les Loranthac&#233;es comme des h&#233;miparasites susceptibles de r&#233;duire la vigueur des arbres h&#244;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats montrent ainsi que les populations d&#233;veloppent une lecture globale des difficult&#233;s rencontr&#233;es par le karit&#233;. Pour elles, la baisse de production ne s'explique pas par une seule cause, mais r&#233;sulte de la combinaison de facteurs climatiques, biologiques et anthropiques qui affectent progressivement les parcs agroforestiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.3 Les Loranthac&#233;es : des parasites redout&#233;s, mais aussi des plantes utiles&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des principaux enseignements de cette &#233;tude r&#233;side dans la mani&#232;re dont les populations per&#231;oivent les Loranthac&#233;es. Si ces plantes sont unanimement reconnues comme des parasites susceptibles d'affecter la production du karit&#233;, elles ne sont pas consid&#233;r&#233;es uniquement sous cet angle. Les enqu&#234;tes r&#233;v&#232;lent qu'elles occupent &#233;galement une place importante dans les savoirs locaux en raison des multiples usages qui leur sont attribu&#233;s. Les personnes interrog&#233;es d&#233;crivent les Loranthac&#233;es comme des plantes qui se d&#233;veloppent sur les branches du karit&#233; en pr&#233;levant une partie de l'eau et des &#233;l&#233;ments nutritifs n&#233;cessaires &#224; son d&#233;veloppement. Selon elles, cette comp&#233;tition affaiblit progressivement l'arbre, provoque le dess&#232;chement de certaines branches et r&#233;duit la production de fruits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces observations rejoignent les travaux de Boussim (2002) et de Sall&#233; et al. (1998), qui montrent que les Loranthac&#233;es sont des h&#233;miparasites capables de diminuer la vigueur physiologique de leurs plantes h&#244;tes. L'&#233;tude met &#233;galement en &#233;vidence une bonne connaissance locale de ces parasites. Les populations distinguent diff&#233;rentes formes de Loranthac&#233;es &#224; partir de crit&#232;res morphologiques, notamment la taille et la forme des feuilles. Chaque groupe socioculturel leur attribue des appellations vernaculaires sp&#233;cifiques, t&#233;moignant d'une longue exp&#233;rience dans l'observation de ces plantes et de leurs interactions avec le karit&#233;. Cette diversit&#233; de d&#233;nominations illustre l'importance des savoirs endog&#232;nes dans la connaissance de la biodiversit&#233; locale (Boussim, 2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'un des r&#233;sultats les plus remarquables de cette recherche est que les Loranthac&#233;es ne sont pas uniquement associ&#233;es &#224; leurs effets n&#233;gatifs. Malgr&#233; leur caract&#232;re parasite, elles continuent d'&#234;tre valoris&#233;es par plusieurs communaut&#233;s rurales. Les enqu&#234;tes montrent que leurs principaux usages concernent la m&#233;decine traditionnelle, o&#249; elles interviennent dans le traitement de diverses affections. Certaines populations les utilisent &#233;galement comme fourrage pour les animaux ou comme bois de chauffe. Ces r&#233;sultats traduisent une perception nuanc&#233;e des Loranthac&#233;es. Une m&#234;me plante peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e &#224; la fois comme un facteur de baisse de la production du karit&#233; et comme une ressource utile dans la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette double perception rappelle que les rapports entre les soci&#233;t&#233;s rurales et les ressources naturelles ne se r&#233;sument pas &#224; une opposition entre esp&#232;ces &#171; utiles &#187; et esp&#232;ces &#171; nuisibles &#187;. Comme le soulignent Coulibaly-Lingani (2022) et Boussim (2002), les connaissances locales reposent sur une observation de longue dur&#233;e des esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales et sur les multiples fonctions qu'elles remplissent dans les syst&#232;mes de production et les pratiques culturelles. Dans cette perspective, les Loranthac&#233;es apparaissent non seulement comme des parasites &#224; contr&#244;ler, mais aussi comme des ressources dont les usages m&#233;ritent d'&#234;tre pris en compte dans les strat&#233;gies de gestion durable des parcs agroforestiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.4. Des savoirs locaux au service de la gestion des Loranthac&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des connaissances qu'elles poss&#232;dent sur les Loranthac&#233;es, les populations enqu&#234;t&#233;es ont d&#233;velopp&#233; diff&#233;rentes strat&#233;gies pour limiter leurs effets sur les karit&#233;s. Les r&#233;sultats montrent que ces pratiques reposent essentiellement sur des savoirs empiriques, construits au fil des g&#233;n&#233;rations et transmis au sein des communaut&#233;s rurales. L'arrachage manuel des Loranthac&#233;es constitue la m&#233;thode de lutte la plus fr&#233;quemment cit&#233;e. Les producteurs estiment qu'en &#233;liminant les parasites avant leur d&#233;veloppement complet, ils r&#233;duisent leur capacit&#233; de propagation et pr&#233;servent la vigueur des arbres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines localit&#233;s, cette pratique est compl&#233;t&#233;e par l'&#233;lagage des branches fortement infest&#233;es afin d'emp&#234;cher la diss&#233;mination des parasites vers d'autres parties de l'arbre ou vers les arbres voisins. Ces observations rejoignent les recommandations formul&#233;es par Boussim (2002), qui souligne l'importance de l'&#233;limination pr&#233;coce des Loranthac&#233;es pour limiter leur expansion dans les parcs agroforestiers. L'&#233;tude r&#233;v&#232;le &#233;galement que les p&#233;riodes d'intervention varient selon les communaut&#233;s. Certains producteurs pr&#233;f&#232;rent intervenir avant la floraison du karit&#233;, tandis que d'autres r&#233;alisent les op&#233;rations de lutte apr&#232;s les r&#233;coltes ou avant le d&#233;but de la saison des pluies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rences traduisent une adaptation des pratiques aux calendriers agricoles locaux et aux exp&#233;riences accumul&#233;es par les producteurs. Elles t&#233;moignent &#233;galement de la diversit&#233; des savoirs d&#233;velopp&#233;s autour de la gestion du karit&#233; dans les diff&#233;rentes zones d'&#233;tude. Les enqu&#234;tes mettent enfin en &#233;vidence que les connaissances relatives aux Loranthac&#233;es ne sont pas r&#233;parties de mani&#232;re homog&#232;ne entre les groupes ethniques. Les appellations vernaculaires, les usages et les m&#233;thodes de lutte diff&#232;rent selon les communaut&#233;s, r&#233;v&#233;lant une richesse culturelle importante dans les modes de gestion de cette plante parasite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette diversit&#233; confirme que les savoirs locaux constituent une source d'information pr&#233;cieuse pour la compr&#233;hension des interactions entre les populations et leur environnement (Coulibaly-Lingani, 2022). Ces r&#233;sultats montrent ainsi que la gestion des Loranthac&#233;es ne repose pas uniquement sur des interventions techniques. Elle s'inscrit dans un ensemble de connaissances, de pratiques et de repr&#233;sentations construites au sein des communaut&#233;s rurales. La prise en compte de ces savoirs appara&#238;t d&#232;s lors comme une condition essentielle pour &#233;laborer des strat&#233;gies de gestion durable des parcs agroforestiers, conciliant les objectifs de conservation du karit&#233; avec les r&#233;alit&#233;s socio&#233;conomiques des populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le karit&#233; demeure une ressource strat&#233;gique pour les populations rurales du Burkina Faso, tant pour son importance &#233;conomique qu'environnementale. Toutefois, sa productivit&#233; est confront&#233;e &#224; plusieurs contraintes, parmi lesquelles les attaques des Loranthac&#233;es occupent une place importante. Cette &#233;tude montre que les populations disposent d'une connaissance fine de ces plantes parasites, de leurs effets sur le karit&#233; ainsi que des diff&#233;rentes pratiques permettant de limiter leur prolif&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des principaux enseignements de cette recherche r&#233;side dans la diversit&#233; des perceptions associ&#233;es aux Loranthac&#233;es. Si elles sont largement reconnues comme des parasites susceptibles d'affaiblir les karit&#233;s et de r&#233;duire leur production fruiti&#232;re, elles sont &#233;galement valoris&#233;es par certaines communaut&#233;s pour leurs usages m&#233;dicinaux, pastoraux ou domestiques. Cette double perception met en &#233;vidence la richesse des savoirs endog&#232;nes et rappelle que les ressources naturelles ne sont pas uniquement d&#233;finies par leurs effets biologiques, mais &#233;galement par les significations et les usages que leur attribuent les soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats soulignent l'int&#233;r&#234;t d'int&#233;grer les connaissances locales dans les programmes de gestion durable des parcs agroforestiers. Une meilleure prise en compte des pratiques d&#233;velopp&#233;es par les producteurs pourrait contribuer &#224; renforcer les strat&#233;gies de lutte contre les Loranthac&#233;es tout en pr&#233;servant les services &#233;conomiques, sociaux et environnementaux rendus par le karit&#233;. Dans un contexte marqu&#233; par les changements climatiques et les pressions croissantes sur les ressources naturelles, la valorisation des savoirs locaux appara&#238;t comme un levier essentiel pour concilier conservation de la biodiversit&#233;, am&#233;lioration de la productivit&#233; des parcs agroforestiers et d&#233;veloppement durable des communaut&#233;s rurales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eug&#233;nie Konwop&#232; PAR&#201; (UNB), Brigitte BASTIDE (CNRST), Tiony&#233;l&#233; FAYAMA (CNRST), Abdoulaye TYANO (UNB) et Mipro HIEN (UNB)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bayala J., Sanou J., Teklehaimanot Z., Kalinganire A. &amp; Ou&#233;draogo S.J., 2020. Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn. : Ecology, management and contributions to livelihoods in sub-Saharan Africa. In : Parkland Systems in Sub-Saharan Africa. Springer Nature Switzerland AG, Cham, pp. 429-472.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boffa J.-M., 2015. Opportunities and challenges in the improvement of the shea (Vitellaria paradoxa) resource and its management. Occasional Paper No. 24. World Agroforestry Centre (ICRAF), Nairobi, Kenya, 32 p.&lt;br class='autobr' /&gt;
Boussim I.J., 2002. Les phan&#233;rogames parasites du Burkina Faso : inventaire, taxonomie, &#233;cologie et quelques aspects de leur biologie. Cas particulier des Loranthaceae parasites du karit&#233;. Th&#232;se de Doctorat d'&#201;tat, Universit&#233; de Ouagadougou, Burkina Faso, 306 p.&lt;br class='autobr' /&gt;
Coulibaly-Lingani P., 2022. Gestion durable des parcs agroforestiers et valorisation des savoirs locaux en Afrique de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kabor&#233; S.A, Bastide B., Traor&#233; S. &amp; Boussim J.I., 2012. Dynamique du karit&#233;, Vitellaria paradoxa, dans les syst&#232;mes agraires du Burkina Faso. Bois for trop, 313(313), 47. DOI &lt;a href=&#034;http://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/20496&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/20496&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sall&#233; G., Tuquet C. &amp; Raynal-Roques A., 1998. Biologie des Loranthac&#233;es parasites. In : Biologie et &#233;cologie des plantes parasites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biotechnologies au Burkina Faso : Pourquoi la confiance compte autant que la science ?</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148566</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lefaso.net/spip.php?article148566</guid>
		<dc:date>2026-08-13T10:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique suivant : YO Chek Oumar, OUEMA Adama, FAYAMA Tiony&#233;l&#233; (2026). &#171; Gouvernance des biotechnologies et acceptabilit&#233; sociale au Burkina Faso : entre confiance institutionnelle, transparence et logiques de repr&#233;sentation &#187;. Revue Internationale D&#244;nni, Volume 6, Num&#233;ro 1, Juin, p. 92-106. &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les biotechnologies suscitent des d&#233;bats au Burkina Faso, notamment en agriculture et en sant&#233;. Cette &#233;tude analyse leur acceptabilit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH93/capture_d_ecran_2026-08-13_102931-b1e09.jpg?1788197577' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique suivant : YO Chek Oumar, OUEMA Adama, FAYAMA Tiony&#233;l&#233; (2026). &#171; Gouvernance des biotechnologies et acceptabilit&#233; sociale au Burkina Faso : entre confiance institutionnelle, transparence et logiques de repr&#233;sentation &#187;. Revue Internationale D&#244;nni, Volume 6, Num&#233;ro 1, Juin, p. 92-106.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les biotechnologies suscitent des d&#233;bats au Burkina Faso, notamment en agriculture et en sant&#233;. Cette &#233;tude analyse leur acceptabilit&#233; sociale &#224; partir d'une enqu&#234;te mixte men&#233;e aupr&#232;s de 330 personnes, compl&#233;t&#233;e par 60 entretiens semi-directifs et deux focus groups. Les r&#233;sultats montrent que les populations adoptent majoritairement une confiance mod&#233;r&#233;e envers les acteurs des biotechnologies. Cette confiance d&#233;pend du niveau d'instruction, de l'acc&#232;s &#224; l'information, de la transparence institutionnelle, de la visibilit&#233; des organismes de bios&#233;curit&#233; et des repr&#233;sentations associ&#233;es aux multinationales. L'&#233;tude montre ainsi que l'acceptabilit&#233; des biotechnologies ne repose pas seulement sur leur efficacit&#233; scientifique, mais aussi sur leur gouvernance, la qualit&#233; de la communication institutionnelle et la confiance construite avec les populations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mots cl&#233;s : Biotechnologies ; acceptabilit&#233; sociale ; confiance institutionnelle ; gouvernance ; Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article de vulgarisation est extrait de l'article de Yo et al., (2026) intitul&#233; &#171; Gouvernance des biotechnologies et acceptabilit&#233; sociale au Burkina Faso : entre confiance institutionnelle, transparence et logiques de repr&#233;sentation &#187;. Il a &#233;t&#233; publi&#233; dans le Volume 6, N&#176;1, Juin, de la Revue Internationale D&#244;nni. Les biotechnologies prennent une place croissante dans les politiques de d&#233;veloppement, notamment en agriculture et en sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, elles se sont notamment illustr&#233;es &#224; travers l'introduction du coton g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233; et les recherches sur les moustiques g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s contre le paludisme. Toutefois, leur acceptabilit&#233; ne d&#233;pend pas uniquement de leurs performances scientifiques. Les controverses autour du coton transg&#233;nique et les d&#233;bats sur le moustique g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233; montrent que les populations &#233;valuent ces innovations &#224; partir de leurs exp&#233;riences, des informations disponibles et surtout de la confiance accord&#233;e aux chercheurs, aux autorit&#233;s publiques et aux institutions de bios&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, la confiance permet de faire face &#224; la complexit&#233; des technologies modernes (Luhmann, 1979), tandis que les innovations scientifiques doivent &#234;tre comprises comme des constructions sociales impliquant &#224; la fois science, institutions et citoyens (Jasanoff, 2005). Cette &#233;tude analyse donc les liens entre gouvernance des biotechnologies, confiance institutionnelle et acceptabilit&#233; sociale &#224; partir d'une enqu&#234;te men&#233;e &#224; Bobo-Dioulasso et &#224; Souroukoudingan. Elle montre que l'adh&#233;sion ou la m&#233;fiance envers les biotechnologies d&#233;pend autant de leur encadrement institutionnel, de la qualit&#233; de l'information et de la transparence que de leurs caract&#233;ristiques techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. M&#233;thodologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e dans deux espaces compl&#233;mentaires du Burkina Faso &#224; savoir la ville de Bobo-Dioulasso, capitale &#233;conomique et l'un des p&#244;les scientifiques du pays, et le village de Souroukoudingan, situ&#233; dans la commune de Karangasso-Sambla, o&#249; plusieurs innovations biotechnologiques, notamment le coton g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;, les cultures am&#233;lior&#233;es et les moustiques g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s, ont directement concern&#233; les populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce choix a permis de confronter les perceptions d'acteurs vivant dans des contextes diff&#233;rents, l'un davantage marqu&#233; par la production et la diffusion des connaissances scientifiques, l'autre par l'exp&#233;rience concr&#232;te des innovations biotechnologiques. Les donn&#233;es ont &#233;t&#233; recueillies &#224; partir d'une approche m&#233;thodologique mixte combinant une enqu&#234;te quantitative aupr&#232;s de 330 personnes, 60 entretiens semi-directifs et deux focus groups. Cette d&#233;marche a permis d'analyser &#224; la fois les tendances g&#233;n&#233;rales relatives &#224; la confiance institutionnelle et les logiques sociales qui sous-tendent les repr&#233;sentations des biotechnologies. Les r&#233;sultats quantitatifs ont &#233;t&#233; compl&#233;t&#233;s par les discours des enqu&#234;t&#233;s afin de mieux comprendre les m&#233;canismes de construction de la confiance, de la m&#233;fiance et de l'acceptabilit&#233; sociale des innovations biotechnologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. R&#233;sultats et analyse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des principaux enseignements de cette &#233;tude est que l'acceptabilit&#233; sociale des biotechnologies au Burkina Faso ne d&#233;pend pas uniquement de leur efficacit&#233; scientifique. Elle repose aussi sur la confiance accord&#233;e aux acteurs qui les d&#233;veloppent, sur la transparence des institutions qui les encadrent, sur la visibilit&#233; des dispositifs de bios&#233;curit&#233; et sur les repr&#233;sentations associ&#233;es aux acteurs &#233;conomiques, les multinationales. Les biotechnologies apparaissent ainsi comme des innovations ambivalentes. Elles sont per&#231;ues comme porteuses d'espoir dans les domaines de la sant&#233; et de l'agriculture, mais elles suscitent aussi des inqui&#233;tudes li&#233;es aux risques sanitaires, environnementaux, &#233;conomiques et institutionnels. Les r&#233;sultats de l'enqu&#234;te permettent d'organiser cette analyse autour de cinq grandes questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.1. Les Burkinab&#232; font-ils confiance aux acteurs des biotechnologies ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confiance constitue l'un des &#233;l&#233;ments centraux de l'acceptabilit&#233; sociale des biotechnologies. Les r&#233;sultats montrent que les populations ne rejettent pas syst&#233;matiquement ces innovations, mais elles ne leur accordent pas non plus une confiance totale. La majorit&#233; des enqu&#234;t&#233;s adopte une position interm&#233;diaire, faite de prudence, d'attente et parfois de m&#233;fiance. Ainsi, 56,2 % des personnes interrog&#233;es d&#233;clarent avoir une confiance mod&#233;r&#233;e envers les acteurs impliqu&#233;s dans les biotechnologies. &#192; l'inverse, 30,9 % expriment une faible confiance, tandis que seulement 8,8 % d&#233;clarent une forte confiance. Enfin, 4,1 % disent ne pas avoir du tout confiance. Ces chiffres montrent que la confiance existe, mais qu'elle demeure fragile. Cette prudence s'explique par la nature m&#234;me des biotechnologies. Pour les populations, ces innovations touchent au vivant, &#224; l'alimentation, &#224; la sant&#233; et &#224; l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ne sont donc pas per&#231;ues comme de simples outils techniques. Elles soul&#232;vent des questions plus profondes : qui contr&#244;le ces technologies ? Qui d&#233;cide de leur introduction ? Qui garantit leur s&#233;curit&#233; ? Que se passe-t-il si les effets attendus ne sont pas ceux observ&#233;s sur le terrain ? Ces interrogations montrent que les populations n'&#233;valuent pas seulement les biotechnologies &#224; partir de leurs promesses scientifiques. Elles &#233;valuent &#233;galement les institutions et les acteurs qui les portent. Dans cette perspective, la confiance devient une condition essentielle Luhmann (1979). Ainsi, la question n'est pas seulement de savoir si la technologie est efficace. Elle est aussi de savoir si les populations peuvent faire confiance &#224; ceux qui la d&#233;veloppent, la contr&#244;lent et l'expliquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.2. Le niveau d'instruction influence-t-il la confiance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats montrent que le niveau d'instruction influence la mani&#232;re dont les populations per&#231;oivent les institutions charg&#233;es de r&#233;guler les biotechnologies. Toutefois, cette relation n'est pas m&#233;canique. Les personnes les plus instruites ne sont pas automatiquement favorables aux biotechnologies, de m&#234;me que les personnes faiblement scolaris&#233;es ne sont pas n&#233;cessairement oppos&#233;es &#224; ces innovations. La confiance mod&#233;r&#233;e reste dominante dans presque toutes les cat&#233;gories scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle atteint environ 68 % chez les enqu&#234;t&#233;s ayant un niveau sup&#233;rieur, 57 % chez ceux ayant un niveau secondaire et 56 % chez ceux ayant un niveau primaire. &#192; l'inverse, la faible confiance diminue avec l'&#233;l&#233;vation du niveau d'instruction. Elle passe d'environ 43 % chez les personnes non scolaris&#233;es &#224; 27,8 % chez celles ayant un niveau sup&#233;rieur. Ces r&#233;sultats montrent que l'instruction peut favoriser une meilleure compr&#233;hension des enjeux scientifiques et institutionnels, mais elle ne suffit pas &#224; produire une acceptation automatique. Les personnes instruites peuvent reconna&#238;tre l'int&#233;r&#234;t des biotechnologies tout en demandant davantage de garanties sur leur contr&#244;le, leur r&#233;gulation et leurs effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette prudence rejoint l'analyse de Giddens (1990), selon laquelle les soci&#233;t&#233;s modernes reposent sur des syst&#232;mes experts dont le fonctionnement &#233;chappe largement au public. Les biotechnologies appartiennent &#224; ces syst&#232;mes experts. Elles mobilisent des laboratoires, des protocoles scientifiques, des cadres juridiques et des institutions sp&#233;cialis&#233;es. M&#234;me lorsqu'un individu est instruit, il ne ma&#238;trise pas n&#233;cessairement tous ces m&#233;canismes. Il a donc besoin d'informations claires, accessibles et cr&#233;dibles. Ainsi, le niveau d'instruction influence la confiance, mais il ne la d&#233;termine pas enti&#232;rement. L'acceptabilit&#233; d&#233;pend aussi de l'information disponible, de la transparence des institutions et des exp&#233;riences sociales d&#233;j&#224; v&#233;cues par les populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.3. Pourquoi la transparence est-elle indispensable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transparence appara&#238;t comme une condition majeure de l'acceptabilit&#233; sociale des biotechnologies. Les populations ne veulent pas seulement savoir si les innovations sont efficaces. Elles veulent aussi comprendre comment elles sont encadr&#233;es, qui les contr&#244;le, quelles garanties sont donn&#233;es et comment les risques sont &#233;valu&#233;s. Les r&#233;sultats montrent que 58,4 % des enqu&#234;t&#233;s consid&#232;rent les processus de r&#233;gulation comme relativement transparents. Cependant, 32,8 % les jugent peu transparents et seulement 8,8 % les consid&#232;rent totalement transparents. Ces chiffres r&#233;v&#232;lent une transparence partielle. Elle existe, mais elle n'est pas suffisamment forte pour produire une confiance pleine. Cette situation est importante car lorsque les informations circulent mal, les populations peuvent d&#233;velopper des doutes sur les intentions des acteurs, la s&#233;curit&#233; des produits ou la capacit&#233; des institutions &#224; contr&#244;ler les risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un enqu&#234;t&#233; exprime cette attente en soulignant que les autorit&#233;s doivent se rapprocher des populations pour expliquer les choses, car sans explication claire, la confiance devient difficile. La transparence ne se r&#233;duit donc pas &#224; l'existence de textes juridiques, d'agences ou de proc&#233;dures administratives. Elle suppose une communication claire, r&#233;guli&#232;re et adapt&#233;e aux populations concern&#233;es. Elle permet de rendre les d&#233;cisions plus lisibles et les risques plus discutables. Les r&#233;sultats montrent &#233;galement que la perception du risque varie selon le niveau de transparence attribu&#233; aux institutions. Lorsque les institutions sont jug&#233;es peu transparentes, les inqui&#233;tudes sanitaires et environnementales sont plus fortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, lorsque les dispositifs sont per&#231;us comme relativement ou totalement transparents, les risques sont davantage relativis&#233;s. Cette relation entre transparence et risque peut-&#234;tre comprise &#224; partir de Beck (1992). Selon lui, les soci&#233;t&#233;s contemporaines sont confront&#233;es &#224; des risques produits par la modernit&#233; elle-m&#234;me, notamment par la science et la technologie. Les biotechnologies s'inscrivent dans cette logique. Elles promettent des solutions, mais elles suscitent aussi des interrogations sur leurs effets possibles. Dans ce contexte, la transparence devient une condition essentielle pour transformer l'inqui&#233;tude en d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.4. Les institutions de bios&#233;curit&#233; sont-elles suffisamment connues ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude montre que la question de la bios&#233;curit&#233; ne concerne pas seulement l'existence d'institutions sp&#233;cialis&#233;es. Elle concerne aussi leur visibilit&#233; sociale. Une institution peut exister juridiquement, disposer de missions de contr&#244;le et intervenir dans la r&#233;gulation des biotechnologies, sans &#234;tre r&#233;ellement connue des populations. C'est l'un des r&#233;sultats importants de l'enqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faible connaissance des institutions de bios&#233;curit&#233; limite leur capacit&#233; &#224; produire de la confiance. Lorsque les populations ne savent pas clairement quelles structures contr&#244;lent les biotechnologies, comment les d&#233;cisions sont prises ou qui garantit la s&#233;curit&#233; des produits, elles peuvent douter de l'efficacit&#233; r&#233;elle du dispositif institutionnel. Cette faible visibilit&#233; institutionnelle ne doit pas &#234;tre comprise comme un simple manque d'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle r&#233;v&#232;le une distance entre les institutions de r&#233;gulation et les publics concern&#233;s. Jasanoff (2004, 2005) montre que la science, la technologie et l'ordre politique se construisent ensemble. Autrement dit, la r&#233;gulation scientifique ne produit de la l&#233;gitimit&#233; que si elle est socialement visible, compr&#233;hensible et reconnue. Dans le cas &#233;tudi&#233;, les institutions de bios&#233;curit&#233; apparaissent comme n&#233;cessaires, mais encore insuffisamment pr&#233;sentes dans l'espace public. Elles ne peuvent pas seulement agir &#224; travers des normes, des autorisations ou des proc&#233;dures techniques. Elles doivent aussi communiquer, expliquer, dialoguer et rendre visibles leurs missions. Cette situation peut &#234;tre analys&#233;e &#224; partir de Jodelet (1989).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'information institutionnelle est insuffisante, les populations construisent leurs propres interpr&#233;tations &#224; partir d'autres sources telles les m&#233;dias, les r&#233;seaux sociaux, les exp&#233;riences pass&#233;es, discussions ordinaires ou soup&#231;ons li&#233;s aux acteurs ext&#233;rieurs. La faible visibilit&#233; des institutions peut ainsi laisser place &#224; des repr&#233;sentations sociales marqu&#233;es par l'incertitude ou la m&#233;fiance. La question centrale devient donc la suivante : les institutions de bios&#233;curit&#233; sont-elles seulement pr&#233;sentes dans les textes, ou sont-elles aussi reconnues par les populations comme des acteurs cr&#233;dibles, accessibles et protecteurs ? Une institution ne produit pas automatiquement de la confiance parce qu'elle existe. Elle produit de la confiance lorsqu'elle devient visible, compr&#233;hensible et capable d'entrer en dialogue avec les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.5. Pourquoi les multinationales alimentent-elles la m&#233;fiance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re dimension importante concerne la place des multinationales dans les repr&#233;sentations sociales des biotechnologies. Ici, la m&#233;fiance ne porte pas seulement sur la technologie elle-m&#234;me. Elle concerne aussi les acteurs &#233;conomiques suppos&#233;s la produire, la financer ou en tirer profit. Cette perception appara&#238;t notamment dans les discours autour du coton g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;. Certains enqu&#234;t&#233;s associent cette exp&#233;rience &#224; une possible d&#233;pendance des producteurs vis-&#224;-vis des entreprises semenci&#232;res. L'un d'eux &#233;voque le risque pour les paysans d'&#234;tre oblig&#233;s d'acheter chaque ann&#233;e leurs semences aupr&#232;s de Monsanto. Cette crainte traduit une inqui&#233;tude plus large, celle de la perte d'autonomie &#233;conomique et la d&#233;pendance technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire du coton g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233; continue donc d'influencer les repr&#233;sentations des nouvelles biotechnologies. M&#234;me lorsque les innovations concernent d'autres domaines, comme la sant&#233;, elles peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;es &#224; partir d'exp&#233;riences agricoles pass&#233;es. Cette analyse rejoint Scoones (2008), pour qui les controverses autour des biotechnologies dans les pays du Sud sont souvent li&#233;es aux questions de souverainet&#233; technologique, de contr&#244;le des ressources et de rapports de pouvoir entre &#201;tats, entreprises et communaut&#233;s locales. Dans cette perspective, les multinationales ne sont pas seulement per&#231;ues comme des acteurs scientifiques ou industriels. Elles symbolisent aussi des rapports &#233;conomiques in&#233;gaux et une possible perte de contr&#244;le sur les choix de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assogba (2010) permet &#233;galement de comprendre cette m&#233;fiance dans le contexte ouest-africain. Les d&#233;bats sur les biotechnologies agricoles sont souvent travers&#233;s par des inqui&#233;tudes relatives &#224; la d&#233;pendance des &#201;tats africains envers les entreprises semenci&#232;res internationales. Les r&#233;sultats de cette &#233;tude s'inscrivent dans cette logique selon laquelle les populations ne craignent pas seulement les risques sanitaires ou environnementaux. Elles redoutent aussi une d&#233;pendance &#233;conomique et technologique. Cependant, cette m&#233;fiance ne signifie pas un rejet syst&#233;matique des biotechnologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enqu&#234;t&#233;s reconnaissent aussi leurs b&#233;n&#233;fices possibles, notamment dans l'agriculture et la sant&#233;. Leur attitude rel&#232;ve plut&#244;t d'une prudence technologique. Les populations ne disent pas simplement non aux biotechnologies ; elles demandent des garanties sur leur gouvernance, leur contr&#244;le, leurs effets et les int&#233;r&#234;ts qui les accompagnent. En d&#233;finitive, les multinationales alimentent la m&#233;fiance parce qu'elles symbolisent des enjeux plus larges que la technologie elle-m&#234;me ; la souverainet&#233;, la d&#233;pendance, le contr&#244;le des semences, les rapports Nord-Sud et la gouvernance mondiale de la science.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats montrent que l'acceptabilit&#233; sociale des biotechnologies au Burkina Faso ne peut pas &#234;tre r&#233;duite &#224; une question d'information scientifique ou de performance technique. Les populations &#233;valuent les biotechnologies &#224; travers plusieurs dimensions comme la confiance envers les institutions, le niveau d'instruction, la transparence des proc&#233;dures, la visibilit&#233; des institutions de bios&#233;curit&#233; et la perception des acteurs &#233;conomiques. L'&#233;tude met ainsi en &#233;vidence une attitude sociale nuanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les populations ne rejettent pas n&#233;cessairement les biotechnologies, mais elles demandent des garanties. Elles veulent comprendre, &#234;tre inform&#233;es, &#234;tre rassur&#233;es et savoir qui contr&#244;le r&#233;ellement ces innovations. C'est pourquoi la gouvernance des biotechnologies doit d&#233;passer la simple sensibilisation. Elle doit construire un dialogue durable entre chercheurs, institutions, d&#233;cideurs publics et populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chek Oumar YO&lt;br class='autobr' /&gt;
Universit&#233; Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, Laboratoire Genre et Developpement&lt;br class='autobr' /&gt;
chekoumaryo@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adama OUEMA &lt;br class='autobr' /&gt;
Universit&#233; Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, Laboratoire Genre et Developpement &lt;br class='autobr' /&gt;
ouemaadama@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tiony&#233;l&#233; FAYAMA &lt;br class='autobr' /&gt;
Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) Burkina Faso/ Laboratoire Genre et Developpement, tionyele@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ASSOGBA Francis (2010). OGM et dynamiques sociales en Afrique. Paris, Karthala.&lt;br class='autobr' /&gt;
BECK Ulrich (1992). Risk Society : Towards a New Modernity. London, Sage.&lt;br class='autobr' /&gt;
CALLON Michel, LASCOUMES Pierre, BARTHE Yannick (2001). Agir dans un monde incertain : essai sur la d&#233;mocratie technique. Paris, Seuil.&lt;br class='autobr' /&gt;
CRESWELL John, PLANO CLARK Vicki (2018). Designing and Conducting Mixed Methods Research. 3e &#233;d. Thousand Oaks, Sage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GIDDENS Anthony (1990). The Consequences of Modernity. Cambridge, Polity Press.&lt;br class='autobr' /&gt;
JASANOFF Sheila (2004). States of Knowledge : The Co-Production of Science and Social Order. London, Routledge.&lt;br class='autobr' /&gt;
JASANOFF Sheila (2005). Designs on Nature : Science and Democracy in Europe and the United States. Princeton, Princeton University Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JODELET Denise (1989). &#171; Repr&#233;sentations sociales : un domaine en expansion &#187;. In Denise JODELET (dir.), Les repr&#233;sentations sociales. Paris, PUF, p. 45-78.&lt;br class='autobr' /&gt;
LUHMANN Niklas (1979). Trust and Power. Chichester, Wiley.&lt;br class='autobr' /&gt;
MOSCOVICI Serge (1961). La psychanalyse, son image et son public. Paris, Presses Universitaires de France.&lt;br class='autobr' /&gt;
SCOONES Ian (2008). &#171; Mobilizing against GM crops in India, South Africa and Brazil &#187;. Journal of Agrarian Change, 8(2-3), p. 315-344.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WYNNE Brian (1996). &#171; May the Sheep Safely Graze ? &#187;. In Scott LASH, Bronislaw SZERSZYNSKI, Brian WYNNE (dir.), Risk, Environment and Modernity. London, Sage, p. 44-83.&lt;br class='autobr' /&gt;
YO Chek Oumar, OUEMA Adama, FAYAMA Tiony&#233;l&#233; (2026). &#171; Gouvernance des biotechnologies et acceptabilit&#233; sociale au Burkina Faso : entre confiance institutionnelle, transparence et logiques de repr&#233;sentation &#187;. Revue Internationale D&#244;nni, Volume 6, Num&#233;ro 1, Juin, p. 92-106.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand les espaces naturels se morcellent dans l'ouest du Burkina Faso : Quels risques pour les populations et l'environnement ?</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article147466</link>
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		<dc:date>2026-06-29T12:16:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Introduction L'Ouest du Burkina Faso constitue l'une des r&#233;gions les plus riches du pays en ressources naturelles. Gr&#226;ce &#224; un climat relativement favorable et &#224; des terres fertiles, cette r&#233;gion concentre d'importantes formations v&#233;g&#233;tales, des espaces agricoles productifs ainsi qu'une forte diversit&#233; biologique. Depuis plusieurs d&#233;cennies cependant, ces ressources subissent des pressions croissantes li&#233;es &#224; l'augmentation de la population, &#224; l'expansion des activit&#233;s agricoles, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Introduction&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Ouest du Burkina Faso constitue l'une des r&#233;gions les plus riches du pays en ressources naturelles. Gr&#226;ce &#224; un climat relativement favorable et &#224; des terres fertiles, cette r&#233;gion concentre d'importantes formations v&#233;g&#233;tales, des espaces agricoles productifs ainsi qu'une forte diversit&#233; biologique. Depuis plusieurs d&#233;cennies cependant, ces ressources subissent des pressions croissantes li&#233;es &#224; l'augmentation de la population, &#224; l'expansion des activit&#233;s agricoles, &#224; l'installation de nouveaux migrants agricoles et au d&#233;veloppement des cultures de rente telles que le coton et l'anacarde. Ces transformations modifient profond&#233;ment l'organisation du paysage. Les formations v&#233;g&#233;tales naturelles sont progressivement r&#233;duites et morcel&#233;es en de petites parcelles isol&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce ph&#233;nom&#232;ne, appel&#233; fragmentation du paysage, peut entra&#238;ner une diminution de la biodiversit&#233;, une d&#233;gradation des sols, une baisse de la disponibilit&#233; des ressources foresti&#232;res et une r&#233;duction des services rendus par les &#233;cosyst&#232;mes aux populations. Face &#224; ces enjeux, cette &#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e afin d'analyser l'&#233;volution de l'occupation des terres et d'&#233;valuer l'impact des activit&#233;s humaines sur la fragmentation des formations v&#233;g&#233;tales dans l'Ouest du Burkina Faso entre 1990 et 2022. Les r&#233;sultats obtenus fournissent des informations utiles aux producteurs, aux services techniques, aux collectivit&#233;s territoriales et aux d&#233;cideurs engag&#233;s dans la gestion durable des ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220611 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH344/1-84-25226.png?1788197577' width='500' height='344' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Carte 1 : Localisation de la zone d'&#233;tude dans l'Ouest du Burkina Faso&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;thodologie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude s'appuie sur l'analyse d'images satellitaires Landsat acquises en 1990, 2007 et 2022. Ces images ont permis de cartographier les principales cat&#233;gories d'occupation des terres et de suivre leur &#233;volution sur une p&#233;riode de trente-deux ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des indicateurs de structure du paysage ont ensuite &#233;t&#233; utilis&#233;s afin d'&#233;valuer le degr&#233; de fragmentation des formations v&#233;g&#233;tales. Cette approche permet de mesurer non seulement les changements de superficie, mais &#233;galement les modifications de l'organisation spatiale des paysages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition progressive des grands ensembles naturels&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats montrent que les paysages naturels de l'Ouest du Burkina Faso ont connu d'importantes transformations entre 1990 et 2022.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les formations v&#233;g&#233;tales denses, qui repr&#233;sentaient pr&#232;s de 38 % de la superficie r&#233;gionale en 1990, n'occupent plus qu'environ 12 % du paysage en 2022. En un peu plus de trois d&#233;cennies, elles ont perdu pr&#232;s de 69 % de leur superficie initiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette r&#233;gression traduit la disparition progressive d'une partie importante des grands ensembles naturels qui caract&#233;risaient autrefois cette r&#233;gion. Les espaces naturels continus deviennent de plus en plus rares et se concentrent principalement dans certaines zones prot&#233;g&#233;es ou difficilement accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220609 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH251/2-9432-40604.jpg?1788197577' width='500' height='251' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Figure 1 : &#201;volution des formations v&#233;g&#233;tales naturelles dans l'Ouest du Burkina Faso entre 1990 et 2022&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;duction des superficies naturelles s'accompagne d'une transformation profonde de la structure du paysage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des paysages de plus en plus morcel&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats montrent que la r&#233;duction des formations v&#233;g&#233;tales naturelles s'accompagne d'une Les r&#233;sultats montrent que la r&#233;duction des formations v&#233;g&#233;tales naturelles s'accompagne d'une fragmentation croissante du paysage. Les grands ensembles v&#233;g&#233;taux continus observ&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 1990 sont progressivement devenus plus morcel&#233;s et plus dispers&#233;s. Les espaces naturels encore pr&#233;sents apparaissent de plus en plus isol&#233;s les uns des autres sous l'effet des transformations de l'occupation des terres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les analyses r&#233;v&#232;lent que les formations v&#233;g&#233;tales denses ont subi la transformation la plus marqu&#233;e. Leur superficie a diminu&#233; de pr&#232;s de 69 % entre 1990 et 2022, tandis que les grands massifs naturels ont progressivement laiss&#233; place &#224; des fragments plus petits et moins connect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les formations v&#233;g&#233;tales claires pr&#233;sentent &#233;galement un morcellement croissant. Dans plusieurs secteurs, les espaces naturels autrefois continus sont aujourd'hui subdivis&#233;s en une multitude de petits fragments dispers&#233;s dans le paysage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette &#233;volution traduit une perte progressive de la continuit&#233; &#233;cologique et une augmentation de l'isolement des habitats naturels.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220607 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/png/3-103.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH237/3-103-cae8f.png?1788197577' width='500' height='237' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Planche cartographique 1 : Illustration du processus de fragmentation des formations v&#233;g&#233;tales entre 1990 et 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une connectivit&#233; &#233;cologique de plus en plus fragilis&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
La fragmentation r&#233;duit les connexions entre les espaces naturels. Lorsque les formations v&#233;g&#233;tales sont divis&#233;es en fragments isol&#233;s, le d&#233;placement de nombreuses esp&#232;ces animales devient plus difficile. Les &#233;changes biologiques diminuent progressivement et certains habitats perdent leur capacit&#233; &#224; accueillir durablement certaines esp&#232;ces. Cette perte de connectivit&#233; peut &#233;galement limiter la r&#233;g&#233;n&#233;ration naturelle de la v&#233;g&#233;tation et r&#233;duire la capacit&#233; des &#233;cosyst&#232;mes &#224; s'adapter aux perturbations environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, m&#234;me lorsque des espaces naturels subsistent, leur isolement peut diminuer leur efficacit&#233; &#233;cologique. La figure 4 pr&#233;sente un exemple de relique v&#233;g&#233;tale conserv&#233;e au sein d'un paysage agricole dans un hameau de culture de la commune de P&#233;ni. Cette photographie illustre l'isolement progressif de certains fragments de v&#233;g&#233;tation naturelle au sein d'espaces fortement transform&#233;s par les activit&#233;s humaines.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220608 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH336/4-64-f5cc6.png?1788197577' width='500' height='336' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Figure 4 : Exemple de relique v&#233;g&#233;tale isol&#233;e au sein d'un paysage fortement anthropis&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels risques pour les populations et les ressources naturelles ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Les formations v&#233;g&#233;tales naturelles jouent un r&#244;le essentiel dans le fonctionnement des territoires ruraux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles contribuent &#224; la protection des sols contre l'&#233;rosion, participent &#224; la r&#233;gulation du cycle de l'eau, favorisent le maintien de la biodiversit&#233; et fournissent aux populations de nombreuses ressources telles que le bois, les fruits sauvages, les plantes m&#233;dicinales et le fourrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fragmentation progressive de ces espaces risque de r&#233;duire ces services &#233;cologiques et d'accro&#238;tre la vuln&#233;rabilit&#233; des populations rurales face aux changements environnementaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; long terme, cette situation pourrait compromettre la durabilit&#233; des ressources naturelles n&#233;cessaires aux activit&#233;s agricoles, pastorales et foresti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il faut retenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#10003; Les formations v&#233;g&#233;tales denses ont perdu pr&#232;s de 69 % de leur superficie entre 1990 et 2022.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#10003; Les espaces naturels encore pr&#233;sents sont de plus en plus fragment&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#10003; Les grands ensembles v&#233;g&#233;taux continus deviennent rares dans le paysage.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#10003; La fragmentation r&#233;duit les connexions entre les habitats naturels.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#10003; Les services &#233;cologiques rendus aux populations peuvent &#234;tre progressivement affect&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#10003; La pr&#233;servation des reliques v&#233;g&#233;tales constitue un enjeu majeur pour le d&#233;veloppement durable de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cela concerne les producteurs, les collectivit&#233;s territoriales et les services techniques ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Les transformations observ&#233;es dans les paysages de l'Ouest du Burkina Faso concernent directement les producteurs, mais &#233;galement les services techniques, les collectivit&#233;s territoriales, les ONG et les d&#233;cideurs impliqu&#233;s dans la gestion durable des ressources naturelles. Les formations v&#233;g&#233;tales naturelles jouent un r&#244;le essentiel dans :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	la protection des sols contre l'&#233;rosion ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	le maintien de la fertilit&#233; des terres agricoles ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	la conservation de la biodiversit&#233; ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	la r&#233;gulation du cycle de l'eau ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	l'approvisionnement des populations en bois, fourrage, fruits et plantes m&#233;dicinales ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	l'att&#233;nuation des effets du changement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction et la fragmentation de ces espaces peuvent entra&#238;ner une d&#233;gradation progressive des ressources naturelles et compromettre leur capacit&#233; &#224; soutenir durablement les activit&#233;s &#233;conomiques et le bien-&#234;tre des populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de cette &#233;tude fournissent ainsi des informations utiles pour orienter les politiques d'am&#233;nagement du territoire, les strat&#233;gies de conservation des ressources naturelles et les actions de restauration des &#233;cosyst&#232;mes d&#233;grad&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut-on faire pour pr&#233;server les ressources naturelles ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;duction de la fragmentation des paysages n&#233;cessite une action concert&#233;e des producteurs, des collectivit&#233;s territoriales, des services techniques et des organisations de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les solutions envisageables figurent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	la protection des reliques foresti&#232;res encore existantes ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	la restauration des espaces d&#233;grad&#233;s ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	la promotion de l'agroforesterie ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	le maintien de corridors &#233;cologiques entre les espaces naturels ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	l'int&#233;gration de la conservation des ressources naturelles dans les plans d'am&#233;nagement du territoire ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	la sensibilisation des populations &#224; l'importance des formations v&#233;g&#233;tales pour le d&#233;veloppement durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1990 et 2022, l'Ouest du Burkina Faso a connu une transformation profonde de ses paysages naturels. Les formations v&#233;g&#233;tales denses ont fortement r&#233;gress&#233; et les espaces naturels restants sont devenus de plus en plus fragment&#233;s. Au-del&#224; de la diminution des superficies naturelles, cette fragmentation modifie le fonctionnement des &#233;cosyst&#232;mes, fragilise les connexions &#233;cologiques et peut affecter les services environnementaux dont d&#233;pendent les populations rurales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces d&#233;fis, la pr&#233;servation des reliques v&#233;g&#233;tales, la restauration des espaces d&#233;grad&#233;s et une meilleure int&#233;gration des enjeux environnementaux dans les politiques d'am&#233;nagement apparaissent essentielles pour assurer une gestion durable des ressources naturelles. La pr&#233;servation de la continuit&#233; des formations v&#233;g&#233;tales appara&#238;t aujourd'hui comme une condition essentielle pour maintenir les fonctions &#233;cologiques dont d&#233;pendent les populations rurales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fi&#233; TRAOR&#201;&#185;, Blaise OU&#201;DRAOGO&#185; &#178; et Benewind&#233; Jean-Bosco ZOUNGRANA&#179;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#185; Laboratoire d'&#201;tude et de Recherche sur les Milieux et les Territoires (LERMIT), Universit&#233; Joseph Ki Zerbo, 06 BP 9507, OUAGADOUGOU, BURKINA FASO&lt;br class='autobr' /&gt;
&#178; Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles, Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), BP 8645, OUAGADOUGOU, BURKINA FASO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur correspondant : Blaise OU&#201;DRAOGO, blaise32fr@yahoo.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TRAOR&#201; F., OU&#201;DRAOGO B. et ZOUNGRANA B.J.-B. (2025) - Dynamiques d'occupation des terres et fragmentation paysag&#232;re dans l'Ouest du Burkina Faso entre 1990 et 2022. Physio-G&#233;o, vol. 22, p. 19-44.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique : &#171; Traor&#233; F., Ou&#233;draogo B. et Zoungrana B. J.-B. Dynamiques d'occupation des terres et fragmentation paysag&#232;re dans l'Ouest du Burkina Faso entre 1990 et 2022. Physio-G&#233;o, Volume 22, p. 19-44. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La gestion des eaux us&#233;es des cit&#233;s et restaurants universitaires &#224; Koudougou (Burkina Faso)</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article147438</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lefaso.net/spip.php?article147438</guid>
		<dc:date>2026-06-27T13:12:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Les eaux us&#233;es constituent un probl&#232;me majeur de sant&#233; publique qui touche en majorit&#233; la population vivant dans les pays en d&#233;veloppement. L'accroissement de la population mondiale et l'urbanisation galopante des villes entra&#238;nent l'augmentation constante de la production des eaux us&#233;es qui sont g&#233;n&#233;ralement rejet&#233;es dans la nature sans aucun traitement pr&#233;alable (Amadou, 2017). Toutefois, le manque d'acc&#232;s &#224; un assainissement ad&#233;quat expose les populations &#224; des risques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique411" rel="directory"&gt;Recherches et innovations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH117/1001478533-4d487.jpg?1788197577' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les eaux us&#233;es constituent un probl&#232;me majeur de sant&#233; publique qui touche en majorit&#233; la population vivant dans les pays en d&#233;veloppement. L'accroissement de la population mondiale et l'urbanisation galopante des villes entra&#238;nent l'augmentation constante de la production des eaux us&#233;es qui sont g&#233;n&#233;ralement rejet&#233;es dans la nature sans aucun traitement pr&#233;alable (Amadou, 2017). Toutefois, le manque d'acc&#232;s &#224; un assainissement ad&#233;quat expose les populations &#224; des risques sanitaires (Mombo et al., 2007).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les communaut&#233;s et les villes du Burkina Faso ne sont pas en marge de cette probl&#233;matique. Ainsi au sein, des villes, certaines institutions comme les Universit&#233;s font face &#224; cette contrainte &#224; l'exemple des cit&#233;s universitaires de la ville de Koudougou. En effet, l'intense activit&#233; de consommation d'eau dans ces cit&#233;s universitaires g&#233;n&#232;re quotidiennement d'importantes quantit&#233;s d'eaux us&#233;es qui sont mal g&#233;r&#233;es en raison de l'absence d'un centre de traitement. Ce document de vulgarisation est &#233;labor&#233; dans le but de mettre en exergue la gestion actuelle des eaux us&#233;es g&#233;n&#233;r&#233;es dans les cit&#233;s universitaires de la ville de Koudougou.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est adress&#233; aux d&#233;cideurs, &#224; la Mairie de Koudougou, aux gestionnaires des cit&#233;s universit&#233;s, aux Soci&#233;t&#233;s prestataires de vidange et aux &#233;tudiants et &#224; tout autre acteur sensible &#224; cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;thodologie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.1. Cadre g&#233;ographique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Koudougou est comprise entre 2&#176;21'51'' de longitude Ouest et 12&#176;15'3'' de latitude Nord et cumule quatre (4) fonctions administratives : elle est une commune urbaine, le chef-lieu de la r&#233;gion de Nando, de la province du Boulkiemd&#233; et du d&#233;partement de Koudougou. L'agglom&#233;ration urbaine s'&#233;tale sur quinze (15) kilom&#232;tres avec une superficie d'environ 272 Km2 avant la communalisation int&#233;grale du pays en 2006. Vingt-deux (22) villages administratifs ont &#233;t&#233; rattach&#233;s &#224; la commune. Le cumul de sa superficie atteint 720 Km2 (Commune de Koudougou, 2018). La carte n&#176;1 montre la localisation de la commune de Koudougou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carte n&#176; 1 : localisation de la commune de Koudougou&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220514 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/png/img_20260627_130711.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH275/img_20260627_130711-44706.png?1788197577' width='500' height='275' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;2.2. M&#233;thode et Mat&#233;riels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche m&#233;thodologique est bas&#233;e sur la revue de litt&#233;rature, les observations directes et la collecte des donn&#233;es quantitatives et qualitatives. Les enqu&#234;tes de terrain se sont d&#233;roul&#233;es en juin 2025. Les donn&#233;es qualitatives ont &#233;t&#233; collect&#233;es &#224; l'aide d'un guide d'entretien aupr&#232;s du gestionnaire des cit&#233;s et restaurants universitaires, deux vidangeurs des eaux us&#233;es des cit&#233;s. Tous les entretiens ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s avec un dictaphone, retranscris et analys&#233;s selon la technique d'analyse du contenu. Quant aux donn&#233;es quantitatives, elles ont &#233;t&#233; collect&#233;es gr&#226;ce &#224; un questionnaire. Ce questionnaire a &#233;t&#233; d'administr&#233; par le logiciel Kobocollect &#224; 120 &#233;tudiants r&#233;sidents &#224; raison de 30 &#233;tudiants par choix al&#233;atoire dans chaque cit&#233;. Les donn&#233;es recueillies ont subi un d&#233;pouillement informatique. Le logiciel Word a &#233;t&#233; utilis&#233; pour la saisie de texte, le logiciel Excel pour l'&#233;laboration des tableaux et des graphiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultats et analyses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.1. Syst&#232;me de production des eaux us&#233;es et fonctionnement des ouvrages d'assainissement&lt;br class='autobr' /&gt;
Les cit&#233;s universitaires de Koudougou sont confront&#233;es &#224; des probl&#232;mes de gestion des eaux us&#233;es par manque de syst&#232;mes d'assainissement ad&#233;quats. Les eaux us&#233;es des douches, des buanderies et des aires de lavages sont retenues dans trente-un (31) fosses septique r&#233;partis comme suit : dix-sept (17) &#224; la cit&#233; fasotex, sept (07) &#224; la cit&#233; Ou&#233;draogo, quatre (04) &#224; la cit&#233; sylvestre et trois (03) &#224; la cit&#233; Zoundi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre &#233;lev&#233; des r&#233;sidents dans les cit&#233;s, la faible capacit&#233; de r&#233;tention des fosses, le faible &#233;tat de maintenance et d'entretien des installations sanitaire se r&#233;percutent sur le fonctionnement des ouvrages d'assainissement. En effet, les tuyauteries charg&#233;es de drainer l'eau des douches et des buanderies vers les fosses septiques se bouchent fr&#233;quemment ou se fissurent, tandis que les fosses se remplissent rapidement et laissent les eaux us&#233;es qui s'&#233;coulent ou stagnent souvent dans les cit&#233;s. Il est ainsi constat&#233; des odeurs naus&#233;abondes qui se d&#233;gagent, et une prolif&#233;ration des moustiques, des mouches et des cafards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une faible mesure, une autre source de production des eaux us&#233;es sont les restaurants universitaires situ&#233;es dans l'enceinte des Universit&#233;s. La planche photographique n&#176;1, illustre une buanderie, une fosse septique et une aire de lavage dans une cit&#233; quelques ouvrages d'assainissement dans les cit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220513 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/png/img_20260627_130726.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH294/img_20260627_130726-34ca4.png?1788197577' width='500' height='294' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Planche n&#176;1 : quelques ouvrages d'assainissement dans une des cit&#233;s universitaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Clich&#233; NANA Rihanata, 2025&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.2. Estimation de la quantit&#233; d'eaux us&#233;es produites dans les cit&#233;s universitaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;bit d'eaux us&#233;es n'est pas rigoureusement identique au volume d'eau consomm&#233;, parce que la totalit&#233; de cette eau ne finit pas dans les fosses septiques ou dans les &#233;gouts. De m&#234;me, l'eau us&#233;e peut &#234;tre un m&#233;lange d'eau r&#233;siduaire et d'eau pluviale, tout comme une partie de ces eaux peut s'infiltrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cit&#233;s universitaires de Koudougou comptent au total 1011 r&#233;sidents r&#233;partis comme suit : 433 r&#233;sidents dans la cit&#233; Fasotex, 351 &#224; la cit&#233; Ou&#233;draogo, 141 dans la cit&#233; Sylvestre et 86 r&#233;sidents &#224; la cit&#233; Zoundi. Dans les &#233;tudes d'assainissement urbain en Afrique de l'Ouest, la production d'eau us&#233;e domestique est estim&#233;e &#224; 75l/ habitant et par jour (ONU Habitat, 2023). Cette valeur est souvent utilis&#233;e comme une base de calcul pour dimensionner les infrastructures d'assainissement et pour estimer la quantit&#233; d'eaux us&#233;es &#224; traiter. Sur cette base le volume d'eau collectivement produit dans les cit&#233;s est de 75 825 L (75,83 m3). Cette quantit&#233; importante quotidienne d'eau us&#233;e produite n'arrive pas &#224; &#234;tre bien prise en charge au niveau des ouvrages d'assainissement existants dans les Cit&#233;s universitaire, comme le montre la planche photographique n&#176; 2.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220512 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/png/img_20260627_130738.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH303/img_20260627_130738-bd1e5.png?1788197577' width='500' height='303' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Planche photographique n&#176;2 : Eaux us&#233;es stagnantes dans des conduits ouverts&lt;br class='autobr' /&gt;
Clich&#233; NANA Rihanata, 2025&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.3. Les impacts environnementaux de la gestion des eaux us&#233;es des cit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
La gestion d&#233;fectueuse des eaux us&#233;es dans les cit&#233;s est &#224; l'origine d'un certain nombre de probl&#232;mes qui affectent l'&#233;quilibre environnemental. Les nuisances identifi&#233;es vont de la pollution olfactive &#224; la prolif&#233;ration de g&#238;tes vecteurs. Ces nuisances se manifestent par le d&#233;bordement des fosses septiques, et les stagnations des eaux us&#233;es, par des odeurs naus&#233;abondes et parfois suffocantes qui s'&#233;chappent des fosses septiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s vidanges ces eaux sont d&#233;vers&#233;es sans traitement dans les champs non loin des habitations, ou soit dans des d&#233;potoirs non contr&#244;l&#233; hors de la ville, (Photo n&#176; 3). Ces modes d'&#233;vacuations constituent au aussi une source de pollution par contamination des sources d'eau potable et la pollution des sols.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220511 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH276/img_20260627_130752-39f73.png?1788197577' width='500' height='276' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Photographie n&#176;3 : vidange des eaux us&#233;es dans un champ&lt;br class='autobr' /&gt;
Clich&#233; NANA Rihanata, 2025&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils constituent d&#232;s lors, potentiellement des risques de propagation de certaines pathologies d'origine hydrique sur les sites de mara&#238;chage, pour l'agriculteur et/ou le mara&#238;cher et toutes les personnes qui travaillent sur ces sites et pour les consommateurs des l&#233;gumes et fruits et autres productions issues de ces champs ou jardins mara&#238;chers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche r&#233;v&#232;le que les cit&#233;s et restaurants universitaires de Koudougou pr&#233;sente un &#233;tat d'insalubrit&#233; li&#233;e &#224; la d&#233;faillance du syst&#232;me de gestion des eaux us&#233;es. Dans les quatre (04) cit&#233;s universitaires, ce sont au total mille onze (1011) r&#233;sidents qui g&#233;n&#232;rent les eaux us&#233;es. La production d'eaux us&#233;es journali&#232;re est de 75 825 L (75,8m3), n'est toutefois pas bien g&#233;r&#233;e. Ainsi ont &#233;t&#233; constat&#233; des odeurs naus&#233;abondes et la pr&#233;sence de moustiques et autres insectes qui r&#233;sultent de la stagnation des eaux us&#233;es. Cette situation expose les r&#233;sidents &#224; des nuisances qui peuvent porter atteinte &#224; leur &#233;tat de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place d'un centre de traitement, la maintenance et le suivi r&#233;gulier des ouvrages d'assainissement est primordiale pour une meilleure gestion des eaux us&#233;es et l'am&#233;lioration du cadre de vie au sein des cit&#233;s universitaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NANA Rihanata1*, ZONGO Zakaria1, DAMA/ZONGO Mariam Myriam2. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 Universit&#233; Norbert ZONGO, Laboratoire Sciences Humaines et Sociales (LABOSHS), D&#233;partement de G&#233;ographie, Koudougou, Burkina-Faso ;&lt;br class='autobr' /&gt;
2 Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), Ouagadougou, Burkina Faso/Universit&#233; Norbert ZONGO, Laboratoire Sciences Humaines et Sociales (LABOSHS), D&#233;partement de G&#233;ographie, Koudougou, Burkina-Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(*) Auteur correspondant : NANA Rihanata ; rihanatanan6@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document de vulgarisation est tir&#233; de l'article scientifique : &#171; Rihanata NANA, ZONGO Zakaria, Mariam Myriam ZONGO/DAMA. La Gestion des eaux us&#233;es des cit&#233;s et restaurants universitaires &#224; Koudougou (Burkina Faso). Revue RE-LECTURE D'AFRIQUE Vol 2 (N&#176; Sp&#233;cial, 10 ans &#8211; ACAREF Ao&#251;t 2025, pp.) : 98-115.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adamou, Z. (2017), Contribution &#224; l'am&#233;lioration de la gestion des eaux us&#233;es sur les sites industriels : Cas de la China National Petroleum Corporation Niger Petroleum S.A (CNPCNP S.A) sur le bloc d'Agadem, 2ie master ,77p&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mombo, J. B., &amp; Edou, M. (2007). &#171; Assainissement et explosion urbaine au Gabon &#187;. Villes en parall&#232;le, vol.40 n&#176;1, pp 196-225.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commune de Koudougou (2018), Plan Communal de D&#233;veloppement de Koudougou 2018-2022, 231 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ONU-Habitat (2023), Rapport mondial sur l'assainissement et la gestion des eaux us&#233;es dans les villes et les &#233;tablissements humains, 192 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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