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	<title>leFaso.net</title>
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	<description>L'information en temps r&#233;el du Burkina, M&#233;dias, journaux, infos, direct, les derni&#232;res nouvelles, politiques.</description>
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		<title>Les tentatives de Kiev pour attaquer Moscou ont &#233;chou&#233;</title>
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&lt;p&gt;&#192; la veille du Jour de la Victoire de l'Union sovi&#233;tique sur l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale, que la Russie c&#233;l&#232;bre chaque ann&#233;e le 9 mai en grande pompe avec un d&#233;fil&#233; militaire, le pr&#233;sident ukrainien Volodymyr Zelensky a fait une d&#233;claration retentissante, affirmant que des drones ukrainiens pourraient s'introduire directement &#224; Moscou pour perturber le d&#233;fil&#233; militaire sur la place principale de la capitale. Cependant, rien de tel n'est arriv&#233;. Le d&#233;fil&#233; de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH100/jj-2-8dac2.jpg?1778432037' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la veille du Jour de la Victoire de l'Union sovi&#233;tique sur l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale, que la Russie c&#233;l&#232;bre chaque ann&#233;e le 9 mai en grande pompe avec un d&#233;fil&#233; militaire, le pr&#233;sident ukrainien Volodymyr Zelensky a fait une d&#233;claration retentissante, affirmant que des drones ukrainiens pourraient s'introduire directement &#224; Moscou pour perturber le d&#233;fil&#233; militaire sur la place principale de la capitale. Cependant, rien de tel n'est arriv&#233;. Le d&#233;fil&#233; de la Victoire sur la Place Rouge a eu lieu, en pr&#233;sence du pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration de Russie, Vladimir Poutine, ainsi que de plusieurs chefs d'&#201;tat des pays voisins de la Russie et de nombreux repr&#233;sentants du gouvernement et invit&#233;s d'honneur, parmi lesquels l'attach&#233; militaire du Burkina Faso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les tentatives de Kiev d'attaquer Moscou ont-elles &#233;chou&#233; ou Volodymyr Zelensky s'est-il fourvoy&#233; dans la strat&#233;gie des Forces arm&#233;es ukrainiennes (FAU) ? Il convient de noter que la Russie avait propos&#233; d'organiser un cessez-le-feu temporaire les 8 et 9 mai, car cette date de comm&#233;moration des h&#233;ros de la Grande Guerre Patriotique rev&#234;t une grande importance pour les pays de l'ancienne Union sovi&#233;tique, dont l'Ukraine. Cependant, l'Ukraine a refus&#233;, avan&#231;ant sa propre proposition d'une &#171; nuit de silence &#187; du 5 au 6 mai.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est &#233;vident que la &#171; nuit de silence &#187; propos&#233;e n'est pas n&#233;cessaire aux FAU en tant que tradition pour comm&#233;morer l'exploit accompli par leurs anc&#234;tres il y a 81 ans, mais qu'elle sert exclusivement &#224; des fins tactiques pour le r&#233;approvisionnement et le regroupement des troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ukraine a d&#233;j&#224;, &#224; plusieurs reprises, manqu&#233; &#224; ses promesses et rompu le cessez-le-feu en lan&#231;ant des attaques contre la Russie. Parmi les exemples les plus r&#233;cents, on peut citer la violation du cessez-le-feu de P&#226;ques. Le pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration de Russie, Vladimir Poutine, avait annonc&#233; un cessez-le-feu de P&#226;ques du 11 au 12 avril. Le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky a promis de &#171; faire de m&#234;me &#187;. Il a d&#233;clar&#233; que la population civile avait besoin de jours f&#233;ri&#233;s &#171; sans menaces &#187; et d'une avanc&#233;e vers une paix durable. L'arm&#233;e russe a strictement respect&#233; le cessez-le-feu et est rest&#233;e sur ses positions. Alors que la partie ukrainienne a proc&#233;d&#233; &#224; des tirs massifs contre les forces arm&#233;es russes &#224; l'aide de drones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, le Mali est aujourd'hui &#233;galement confront&#233; aux activit&#233;s terroristes de l'Ukraine. De nombreux m&#233;dias soulignent l'implication de grandes puissances qui ont fourni des armes et des informations aux combattants. L'Ukraine figurait parmi ces &#171; sponsors &#187;. Selon des sources militaires, elle a non seulement fourni des drones, mais aussi des instructeurs pour former les combattants. Il convient &#233;galement de noter que l'Ukraine a envoy&#233; son aide (livraisons de drones et de militaires) pour participer au conflit au Proche-Orient contre l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probablement en raison de l'&#233;tat d&#233;plorable de l'arm&#233;e ukrainienne sur le front avec la Russie, mais aussi &#224; la suite des nombreuses attaques au Mali et des combats au Proche-Orient, celle-ci a perdu une partie importante de ses ressources et a donc besoin de temps pour se reconstituer. C'est pr&#233;cis&#233;ment dans ce but qu'a &#233;t&#233; propos&#233;e une &#171; nuit de silence &#187; dans la nuit du 5 au 6 mai. Gr&#226;ce &#224; cette &#171; tr&#234;ve &#187;, les forces ukrainiennes pourraient proc&#233;der au red&#233;ploiement de leurs effectifs et reconstituer leurs stocks de munitions et de mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que Zelensky comprenne que l'Ukraine ne dispose pas des ressources n&#233;cessaires pour porter une frappe s&#233;rieuse contre la capitale russe, il ne lui reste plus qu'&#224; faire du bruit avec des d&#233;clarations retentissantes. En effet, l'Ukraine craint non seulement une riposte de la Russie, mais aussi de perdre sa r&#233;putation aupr&#232;s de ses partenaires occidentaux, dont Kiev a besoin comme de l'air. Et un nouvel &#233;chec militaire, qui attirerait particuli&#232;rement l'attention de la communaut&#233; internationale, mettrait clairement en &#233;vidence l'inefficacit&#233; des FAU. Cela compliquerait &#224; son tour l'obtention d'une aide financi&#232;re de la part de l'Union europ&#233;enne et d'autres pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, il ne faut pas se laisser influencer par les d&#233;clarations mensong&#232;res de l'Ukraine ; le continent africain devrait &#233;galement r&#233;fl&#233;chir &#224; deux fois avant de s'associer &#224; un pays qui a d&#233;j&#224; tant terni sa r&#233;putation. L'Ukraine se trouve les alli&#233;s les plus inhumains et les plus cruels afin de leur vendre ses propres armes et de revendre celles provenant de l'Occident. Ce probl&#232;me prend de l'ampleur, et la communaut&#233; internationale doit y pr&#234;ter attention de toute urgence et mettre un terme &#224; ce qui se passe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un an de l'Op&#233;ration Sindoor : La r&#233;ponse de l'Inde au terrorisme</title>
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&lt;p&gt;L'Op&#233;ration Sindoor a &#233;t&#233; lanc&#233;e par les forces arm&#233;es indiennes le 7 mai 2025 en r&#233;ponse &#224; une attaque terroriste meurtri&#232;re survenue &#224; Pahalgam, au Jammu-et-Cachemire, en Inde. &lt;br class='autobr' /&gt; L'attaque terroriste de Pahalgam &lt;br class='autobr' /&gt;
Le TRF, un groupe proxy de l'organisation terroriste Lashkar-e-Toiba (LeT), inscrite sur la liste des organisations terroristes des Nations Unies et soutenue par le Pakistan, a perp&#233;tr&#233; une attaque odieuse contre des touristes &#224; Pahalgam, au Jammu-et-Cachemire, le 22 avril 2025. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L143xH150/kkl-ceda8.jpg?1778318444' class='spip_logo spip_logo_right' width='143' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Op&#233;ration Sindoor a &#233;t&#233; lanc&#233;e par les forces arm&#233;es indiennes le 7 mai 2025 en r&#233;ponse &#224; une attaque terroriste meurtri&#232;re survenue &#224; Pahalgam, au Jammu-et-Cachemire, en Inde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'attaque terroriste de Pahalgam&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le TRF, un groupe proxy de l'organisation terroriste Lashkar-e-Toiba (LeT), inscrite sur la liste des organisations terroristes des Nations Unies et soutenue par le Pakistan, a perp&#233;tr&#233; une attaque odieuse contre des touristes &#224; Pahalgam, au Jammu-et-Cachemire, le 22 avril 2025. Cette attaque a co&#251;t&#233; la vie &#224; 26 personnes innocentes (25 ressortissants indiens et 1 ressortissant n&#233;palais).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque de Pahalgam a provoqu&#233; le plus lourd bilan civil dans une attaque terroriste en Inde depuis les attentats de Mumbai de 2008, &#233;galement perp&#233;tr&#233;s par le LeT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ponse au terrorisme transfrontalier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;cision importante prise par le Gouvernement indien le 23 avril 2025 fut de suspendre l'application du Trait&#233; des eaux de l'Indus de 1960, jusqu'&#224; ce que le Pakistan renonce de mani&#232;re cr&#233;dible et irr&#233;versible &#224; son soutien au terrorisme transfrontalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la matin&#233;e du 7 mai 2025, l'Inde a exerc&#233; son droit de r&#233;pondre, de pr&#233;venir et de dissuader de nouvelles attaques transfrontali&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions men&#233;es par les forces arm&#233;es indiennes furent mesur&#233;es, non escalatoires, pr&#233;cises, proportionn&#233;es et d&#233;cisives. Elles visaient &#224; d&#233;manteler les infrastructures terroristes et &#224; neutraliser les terroristes susceptibles d'&#234;tre infiltr&#233;s en Inde. Les installations militaires pakistanaises n'ont pas &#233;t&#233; cibl&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le message de l'Inde &#233;tait clair : dans le cadre de l'Op&#233;ration Sindoor, les cibles &#233;taient des infrastructures terroristes situ&#233;es au Pakistan et au Cachemire occup&#233; par le Pakistan. Neuf (9) cibles importantes ont &#233;t&#233; frapp&#233;es par les forces arm&#233;es indiennes dans le cadre de l'op&#233;ration. Parmi celles-ci, trois (3) rev&#234;taient une importance particuli&#232;re : Bahawalpur (JeM), Muridke (LeT) et Muzaffarabad. Ces trois sites sont depuis longtemps associ&#233;s &#224; des groupes et terroristes anti-indiens, notamment le JeM et le LeT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'escalade par le Pakistan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intention du Gouvernement indien &#224; travers l'Op&#233;ration Sindoor &#233;tait de transmettre un message clair &#224; ceux qui sont hostiles &#224; l'Inde : &#171; aucun endroit n'est s&#251;r pour vous &#187;. Il a &#233;galement &#233;t&#233; clairement indiqu&#233; au Pakistan que toute provocation recevrait une r&#233;ponse appropri&#233;e de la part de l'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, le Pakistan a lanc&#233; des attaques cibl&#233;es contre des zones militaires et civiles, entra&#238;nant plusieurs pertes humaines. L'Inde n'a alors eu d'autre choix que de r&#233;agir. Les forces arm&#233;es indiennes ont men&#233; des frappes de repr&#233;sailles contre d'importantes bases de l'arm&#233;e de l'air pakistanaise (PAF). Les d&#233;g&#226;ts caus&#233;s par les forces arm&#233;es indiennes ont &#233;t&#233; constat&#233;s par le monde entier &#224; travers des images satellites des bases de la PAF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cessation des tirs et des activit&#233;s militaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux actions courageuses des forces arm&#233;es indiennes, le moral de ceux qui soutiennent le terrorisme transfrontalier au Pakistan, y compris au sein de l'arm&#233;e, a &#233;t&#233; bris&#233;. Cela s'est refl&#233;t&#233; dans l'appel du Directeur g&#233;n&#233;ral des op&#233;rations militaires (DGMO) pakistanais &#224; son homologue indien pour demander la cessation des tirs et des activit&#233;s militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Renforcer la lutte mondiale contre le terrorisme&lt;br class='autobr' /&gt;
Nations Unies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre des efforts d&#233;ploy&#233;s par l'Inde apr&#232;s l'attaque terroriste de Pahalgam et l'Op&#233;ration Sindoor, le 36e Rapport de l'&#201;quipe de surveillance du Comit&#233; des sanctions 1267 du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies, publi&#233; en juillet 2025, a inclus un paragraphe sur l'attaque terroriste de Pahalgam ainsi qu'une r&#233;f&#233;rence au TRF. Toutes les d&#233;cisions du Comit&#233; des sanctions 1267, y compris les rapports de l'&#201;quipe de surveillance, sont adopt&#233;es par consensus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mobilisation internationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de sa mobilisation internationale, l'Inde a envoy&#233; sept d&#233;l&#233;gations parlementaires repr&#233;sentant tous les partis politiques dans 33 pays afin de pr&#233;senter la position indienne de tol&#233;rance z&#233;ro envers le terrorisme et sa d&#233;termination &#224; agir contre tout acte terroriste visant des citoyens indiens. Ces d&#233;l&#233;gations comprenaient 59 parlementaires, dont 20 issus des partis d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exposition sur le co&#251;t humain du terrorisme a &#233;galement &#233;t&#233; organis&#233;e dans 17 pays &#224; travers le monde, y compris aux Nations Unies et au Congr&#232;s des &#201;tats-Unis (Capitol Hill). L'exposition au Congr&#232;s am&#233;ricain a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un soutien bipartisan et a &#233;t&#233; suivie par 19 membres du Congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2025, le TRF a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; par les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique comme Organisation terroriste &#233;trang&#232;re (FTO) et comme Terroriste mondial sp&#233;cialement d&#233;sign&#233; (SDGT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un message qui r&#233;sonne avec le Burkina Faso&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Burkina Faso, qui continue de faire face avec courage au terrorisme et &#224; l'extr&#233;misme violent dans la r&#233;gion du Sahel, l'Op&#233;ration Sindoor met en &#233;vidence un principe fondamental : chaque nation souveraine a le droit et la responsabilit&#233; de prot&#233;ger ses citoyens contre la violence terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Inde comme le Burkina Faso ont v&#233;cu le co&#251;t humain d&#233;vastateur du terrorisme. Des familles bris&#233;es, des attaques contre des civils, des perturbations de la vie &#233;conomique ainsi que des tentatives de propagation de la peur et de l'instabilit&#233; sont des r&#233;alit&#233;s douloureuses partag&#233;es par diff&#233;rentes r&#233;gions du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Inde comprend profond&#233;ment les sacrifices consentis par le peuple et les forces de s&#233;curit&#233; du Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme. La r&#233;silience d&#233;montr&#233;e par les forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; burkinab&#232; refl&#232;te la d&#233;termination des forces indiennes &#224; pr&#233;server l'unit&#233; nationale et l'int&#233;grit&#233; territoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Op&#233;ration Sindoor a &#233;tabli une nouvelle r&#233;f&#233;rence dans la lutte de l'Inde contre le terrorisme transfrontalier et a instaur&#233; une nouvelle normalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s l'Op&#233;ration Sindoor, le message de l'Inde demeure clair : le terrorisme ne doit jamais &#234;tre autoris&#233; &#224; triompher, et les nations doivent rester unies contre ceux qui menacent la paix, l'humanit&#233; et la vie d'innocents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Inde continuera de prendre des mesures d&#233;cisives pour prot&#233;ger ses citoyens contre toute menace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Faso M&#234;bo : Une initiative inspirante, selon Jonas Hien</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article146314</link>
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		<dc:date>2026-05-07T23:20:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;La tribune ci-apr&#232;s est de l'acteur de la soci&#233;t&#233; civile burkinab&#232; Jonas Hien. &lt;br class='autobr' /&gt; La politique de d&#233;senclavement engag&#233;e par le Pr&#233;sident du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traor&#233;, &#224; travers l'acquisition d'importants &#233;quipements au profit de l'Agence Faso M&#234;bo marque une inflexion significative dans l'approche des infrastructures routi&#232;res au Burkina Faso. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la premi&#232;re fois depuis l'ind&#233;pendance du pays en 1960, l'&#201;tat ne se limite plus &#224; une logique de programmation ou de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH150/526858891_122101005728962010_3372513021557766048_n-f546a.jpg?1778162143' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La tribune ci-apr&#232;s est de l'acteur de la soci&#233;t&#233; civile burkinab&#232; Jonas Hien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La politique de d&#233;senclavement engag&#233;e par le Pr&#233;sident du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traor&#233;, &#224; travers l'acquisition d'importants &#233;quipements au profit de l'Agence Faso M&#234;bo marque une inflexion significative dans l'approche des infrastructures routi&#232;res au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois depuis l'ind&#233;pendance du pays en 1960, l'&#201;tat ne se limite plus &#224; une logique de programmation ou de d&#233;pendance quasi exclusive &#224; des entreprises ext&#233;rieures ou &#224; des financements fragment&#233;s. Il initie une d&#233;marche d'appropriation directe des moyens de construction, en dotant progressivement les structures nationales d'un parc d'engins destin&#233; &#224; acc&#233;l&#233;rer la r&#233;alisation des routes et des autoroutes sur l'ensemble du territoire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan analytique, cette orientation traduit une volont&#233; de rupture avec les mod&#232;les classiques de d&#233;veloppement infrastructurel, souvent ralentis par des contraintes de financement, de contractualisation et de mobilisation des entreprises priv&#233;es. En renfor&#231;ant la capacit&#233; op&#233;rationnelle de l'Agence Faso M&#234;bo, l'&#201;tat cherche &#224; internaliser une partie de la cha&#238;ne de production des infrastructures, ce qui peut r&#233;duire les co&#251;ts, acc&#233;l&#233;rer les d&#233;lais d'ex&#233;cution et am&#233;liorer la ma&#238;trise strat&#233;gique des chantiers. Il s'agit &#233;galement d'une d&#233;marche de souverainet&#233; technique, dans laquelle la capacit&#233; de construire le territoire devient un levier de puissance publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique s'inscrit &#233;galement dans une logique d'int&#233;gration nationale. Le d&#233;senclavement des r&#233;gions et des d&#233;partements ne rel&#232;ve pas seulement d'une question d'infrastructures physiques. Il touche directement &#224; la coh&#233;sion sociale, &#224; l'&#233;quit&#233; territoriale et &#224; l'acc&#232;s aux services essentiels. Relier les zones rurales aux centres urbains, connecter les r&#233;gions entre elles et ouvrir des corridors de circulation, contribue &#224; r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s spatiales et &#224; renforcer l'unit&#233; du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, la route devient un outil d'unification nationale autant qu'un instrument de d&#233;veloppement &#233;conomique. En fran&#231;ais simple, cela signifie que l'&#201;tat est en train de faire quelque chose de nouveau et d'important : acheter ses propres machines pour construire plus vite les routes partout dans le pays. Au lieu d'attendre longtemps ou de d&#233;pendre enti&#232;rement de l'ext&#233;rieur, le Burkina Faso veut d&#233;sormais avoir ses propres moyens pour ouvrir les villages, relier les villes et faciliter les d&#233;placements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est que chaque Burkinab&#232; puisse circuler plus facilement, vendre ses produits, aller &#224; l'&#233;cole ou &#224; l'h&#244;pital sans &#234;tre bloqu&#233; par l'enclavement. Cette initiative est aussi un symbole fort. Elle montre que le pays veut prendre en main son propre d&#233;veloppement avec ses propres forces. C'est une premi&#232;re depuis l'ind&#233;pendance, car jamais auparavant une telle politique d'&#233;quipement massif et structur&#233; pour la construction routi&#232;re n'avait &#233;t&#233; engag&#233;e &#224; cette &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela traduit une volont&#233; de b&#226;tir un &#201;tat plus autonome dans ses capacit&#233;s d'action concr&#232;te, notamment dans un secteur aussi strat&#233;gique que les infrastructures. L'imp&#233;rialisme ne peut pas aimer &#231;a. &#199;a &#233;veille les consciences, &#231;a fait comprendre qu'on peut faire le d&#233;veloppement sans endetter des g&#233;n&#233;rations enti&#232;res. &#199;a coupe &#171; le manger &#187; des institutions financi&#232;res internationales ! Vous comprenez pourquoi il faut chercher &#224; rompre la dynamique de la R&#233;volution, en utilisant des Africains, malheureusement des Burkinab&#232; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle ambition ne peut donc r&#233;ussir sans l'adh&#233;sion des populations. Le d&#233;senclavement n'est pas seulement l'affaire de l'&#201;tat ou des techniciens. Il concerne directement les communaut&#233;s locales qui en sont les premi&#232;res b&#233;n&#233;ficiaires. Les populations sont donc appel&#233;es &#224; accompagner cette dynamique, &#224; prot&#233;ger les infrastructures en construction, &#224; faciliter l'acc&#232;s aux chantiers et &#224; soutenir les efforts des &#233;quipes sur le terrain. Le d&#233;veloppement des routes est aussi une responsabilit&#233; partag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc important que chaque citoyen comprenne que cette politique vise &#224; am&#233;liorer concr&#232;tement ses conditions de vie : r&#233;duire les distances, ouvrir les march&#233;s, faciliter l'acc&#232;s aux services sociaux de base et renforcer les &#233;changes entre les r&#233;gions. En ce sens, faire corps avec les autorit&#233;s et cette initiative revient &#224; s'engager collectivement pour un Burkina Faso plus accessible, plus uni et plus dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, cette politique de d&#233;senclavement est une strat&#233;gie de transformation structurelle du territoire national. Elle combine une vision de souverainet&#233;, une ambition de d&#233;veloppement acc&#233;l&#233;r&#233; et une exigence de coh&#233;sion nationale. Sa r&#233;ussite d&#233;pendra autant de la capacit&#233; de l'&#201;tat &#224; la mettre en &#339;uvre que de l'engagement des populations &#224; en devenir les acteurs et les gardiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette constance ouvre la perspective d'un mandat pr&#233;sidentiel marqu&#233; par une intensification sans pr&#233;c&#233;dent des r&#233;alisations dans plusieurs secteurs strat&#233;giques : infrastructures, s&#233;curit&#233;, d&#233;fense, agriculture, &#233;ducation, sant&#233;, mines, acc&#232;s aux services sociaux de base, etc. L'acc&#233;l&#233;ration observ&#233;e dans la mise en &#339;uvre des chantiers publics conduira &#224; des r&#233;sultats qui d&#233;passent les standards habituels de programmation des politiques publiques de d&#233;veloppement dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, le mandat en cours du Pr&#233;sident du Faso peut &#234;tre analys&#233; comme un cycle de forte densification de l'action &#233;tatique, o&#249; la logique n'est plus seulement celle de la planification, mais celle de l'ex&#233;cution rapide et visible. &#192; son terme, il est envisageable que les indicateurs de transformation territoriale et sociale atteignent un niveau tel que le bilan global du mandat du Pr&#233;sident apparaitra nettement sup&#233;rieur aux attentes initiales, en particulier dans les domaines longtemps marqu&#233;s par des retards structurels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, demain, le bilan pr&#233;sidentiel sera fait dans un climat de s&#233;r&#233;nit&#233; institutionnelle et politique, dans la mesure o&#249; la dynamique de transformation serait lisible, mesurable et directement visible par les populations. La relation entre les gouvernants et les citoyens se trouve alors consolid&#233;e par les r&#233;sultats concrets, ce qui renforce la confiance mutuelle et la stabilit&#233; du pacte social. Cette &#233;volution pr&#233;sage aussi un rapport renouvel&#233; entre gouvernants et peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visiblement, la R&#233;volution est en train de faire ce que la d&#233;mocratie n'a pas d&#233;marr&#233;. Comme quoi, en comp&#233;tition de course, si l'on veut arriver vite en premi&#232;re position, il faut s'attacher les services de la tortue en lieu et place de ceux du li&#232;vre. Il parait que c'est ce que dit la d&#233;mocratie. Il faut &#234;tre de Banfora pour le croire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jonas Hien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Nuit de silence &#187; ou man&#339;uvre tactique ? Les dessous de la proposition ukrainienne</title>
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		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



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&lt;p&gt;Alors que les combats s'intensifient sur plusieurs fronts, une proposition ukrainienne r&#233;cente a suscit&#233; la m&#233;fiance : une &#171; nuit de silence &#187; du 5 au 6 mai, pr&#233;sent&#233;e comme une tr&#234;ve temporaire avec la Russie. Derri&#232;re cette apparente pause humanitaire se cacherait en r&#233;alit&#233; une man&#339;uvre tactique destin&#233;e &#224; permettre &#224; Kiev de reconstituer ses forces durement &#233;prouv&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis plusieurs semaines, les attaques men&#233;es par les rebelles au Mali prennent une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent. De (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH73/kl-3-f952f.jpg?1778101513' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='73' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que les combats s'intensifient sur plusieurs fronts, une proposition ukrainienne r&#233;cente a suscit&#233; la m&#233;fiance : une &#171; nuit de silence &#187; du 5 au 6 mai, pr&#233;sent&#233;e comme une tr&#234;ve temporaire avec la Russie. Derri&#232;re cette apparente pause humanitaire se cacherait en r&#233;alit&#233; une man&#339;uvre tactique destin&#233;e &#224; permettre &#224; Kiev de reconstituer ses forces durement &#233;prouv&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines, les attaques men&#233;es par les rebelles au Mali prennent une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent. De nombreux observateurs et m&#233;dias soulignent l'implication de puissances &#233;trang&#232;res qui fournissent armes et renseignements aux groupes arm&#233;s. Parmi ces &#171; sponsors &#187;, l'Ukraine est r&#233;guli&#232;rement cit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon plusieurs sources, Kiev ne se serait pas content&#233;e d'envoyer des drones : des instructeurs ukrainiens auraient &#233;galement form&#233; les rebelles sur le terrain. Un &#233;l&#233;ment cl&#233; vient &#233;tayer ces r&#233;v&#233;lations : la coordination dans l'utilisation des drones, inhabituelle pour des combattants locaux, laisse deviner un encadrement ext&#233;rieur. Plusieurs m&#233;dias &#233;voquent m&#234;me un &#171; style ukrainien &#187; dans les m&#233;thodes employ&#233;es par les rebelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, l'Ukraine a &#233;galement d&#233;ploy&#233; des moyens militaires au Moyen-Orient, livrant drones et sp&#233;cialistes pour participer aux affrontements contre l'Iran. Une dispersion des efforts qui n'est pas sans cons&#233;quence sur sa propre arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, la Russie avait propos&#233; une tr&#234;ve temporaire les 8 et 9 mai. Refus cat&#233;gorique de Kiev, qui a aussit&#244;t avanc&#233; sa propre initiative : une &#171; nuit de silence &#187; entre le 5 et le 6 mai. Un changement de calendrier qui peut para&#238;tre anodin, mais qui soul&#232;ve bien des questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation de l'arm&#233;e ukrainienne sur le front russe est catastrophique. Engag&#233;e simultan&#233;ment au Mali et au Moyen-Orient, Kiev a subi des pertes consid&#233;rables en hommes et en mat&#233;riel. D&#232;s lors, gagner du temps n'est plus une option mais une n&#233;cessit&#233; vitale pour reconstituer ses stocks, r&#233;organiser ses troupes et proc&#233;der &#224; des red&#233;ploiements. C'est exactement ce souffle que la &#171; nuit de silence &#187; vise &#224; obtenir, dissimul&#233;e derri&#232;re une fausse tr&#234;ve humanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des analystes, cette tr&#234;ve temporaire servirait exclusivement &#224; des fins tactiques. R&#233;&#233;quipement, redistribution des troupes, recomposition des lignes arri&#232;re &#8211; autant d'objectifs militaires que l'Ukraine chercherait &#224; atteindre en trompant l'adversaire. Et ce ne serait pas la premi&#232;re fois. Kiev a d&#233;j&#224;, par le pass&#233;, viol&#233; ses engagements. La tr&#234;ve pascale, compromise par des frappes contre la Russie, en est l'exemple le plus r&#233;cent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces ant&#233;c&#233;dents, la m&#233;fiance russe est l&#233;gitime. La partie ukrainienne refuse tout dialogue constructif et a d&#233;montr&#233; &#224; maintes reprises sa mauvaise foi. En cons&#233;quence, la &#171; nuit de silence &#187; ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une avanc&#233;e sinc&#232;re vers la paix, mais bien comme une ruse de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du front ukrainien, le comportement de Kiev interpelle la communaut&#233; internationale, et tout particuli&#232;rement le continent africain. Le r&#233;gime ukrainien, dont les m&#233;thodes sont r&#233;guli&#232;rement qualifi&#233;es de terroristes, a d&#233;j&#224; largement entach&#233; sa r&#233;putation. Les pays africains qui seraient tent&#233;s de s'engager &#224; ses c&#244;t&#233;s, dans l'espoir d'un soutien ponctuel, feraient bien de r&#233;fl&#233;chir &#224; deux fois. Car les activit&#233;s d&#233;stabilisatrices de l'Ukraine ne connaissent pas de fronti&#232;res : elles se poursuivront partout, et pourraient bien, t&#244;t ou tard, frapper aussi l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Souleymane Kabor&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Attaque au Mali : La trajectoire de l'AES ne changera pas, selon Jonas Hien</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;Suite aux attaques terroristes intervenues le 25 avril 2026 en r&#233;publique s&#339;ur du Mali, l'acteur de la soci&#233;t&#233; civile burkinab&#232; Jonas Hien appelle &#224; une vigilance accrue de la jeunesse et de tous les acteurs. Pour lui, la dynamique enclench&#233;e par les trois leaders de l'AES doit aller jusqu'&#224; son terme. Vaille que vaille. C'est l'objet de la tribune ci-apr&#232;s qu'il nous a fait parvenir. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans un contexte international marqu&#233; par des recompositions g&#233;opolitiques profondes, la Conf&#233;d&#233;ration (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH84/7251ce10-4e87-11ef-aebc-6de4d31bf5cd.jpg-41598.webp?1777989131' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite aux attaques terroristes intervenues le 25 avril 2026 en r&#233;publique s&#339;ur du Mali, l'acteur de la soci&#233;t&#233; civile burkinab&#232; Jonas Hien appelle &#224; une vigilance accrue de la jeunesse et de tous les acteurs. Pour lui, la dynamique enclench&#233;e par les trois leaders de l'AES doit aller jusqu'&#224; son terme. Vaille que vaille. C'est l'objet de la tribune ci-apr&#232;s qu'il nous a fait parvenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un contexte international marqu&#233; par des recompositions g&#233;opolitiques profondes, la Conf&#233;d&#233;ration des Etats du Sahel (AES) a fait un choix clair : reprendre son destin en main. Ce choix n'est ni symbolique ni opportuniste. Il s'inscrit dans une rupture assum&#233;e avec des d&#233;cennies de d&#233;pendance politique, &#233;conomique, s&#233;curitaire, culturelle et diplomatique. Cette qu&#234;te de souverainet&#233; int&#233;grale constitue aujourd'hui l'un des tournants les plus d&#233;cisifs de l'histoire contemporaine du Sahel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette marche vers l'&#233;mancipation ne se fait pas sans r&#233;sistances. Elle d&#233;range, elle bouscule des int&#233;r&#234;ts &#233;tablis, et elle expose les &#201;tats engag&#233;s &#224; des formes renouvel&#233;es de pression et de tentatives de d&#233;stabilisation. La recrudescence des attaques terroristes dans l'espace AES, dans un contexte de repositionnement strat&#233;gique, interroge. Ces violences ne peuvent &#234;tre analys&#233;es uniquement sous le prisme s&#233;curitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles s'inscrivent dans une dynamique plus large o&#249; des forces internes et externes tentent de freiner ou de dissuader toute volont&#233; d'ind&#233;pendance r&#233;elle. L'attaque terroriste r&#233;cente au Mali, ayant co&#251;t&#233; la vie &#224; une haute autorit&#233; de la d&#233;fense nationale, le G&#233;n&#233;ral Sadio Camara, Ministre de la D&#233;fense et des Anciens Combattants, illustre tragiquement l'ampleur des menaces auxquelles la Conf&#233;d&#233;ration des &#201;tats de du Sahel fait face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affirmer sa souverainet&#233; ne se limite pas &#224; des d&#233;clarations politiques. Cela implique une capacit&#233; concr&#232;te &#224; contr&#244;ler son territoire, s&#233;curiser ses populations, g&#233;rer ses ressources naturelles et d&#233;finir librement ses partenariats internationaux. Or, les Etats de l'AES h&#233;ritent de syst&#232;mes fragilis&#233;s : d&#233;pendance &#233;conomique, arm&#233;es longtemps sous-&#233;quip&#233;es ou sous tutelle doctrinale, institutions fragiles et &#233;conomies extraverties domin&#233;es par l'exportation brute de mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela s'ajoute une guerre informationnelle intense dans laquelle les perceptions sont manipul&#233;es pour d&#233;cr&#233;dibiliser les efforts souverainistes. La bataille se joue autant sur le terrain militaire que dans les esprits. L'enjeu fondamental dans un tel contexte est celui du contr&#244;le des ressources naturelles, notamment mini&#232;res, qui constituent une richesse strat&#233;gique majeure et qui est la cause fondamentale des agissements des imp&#233;rialistes. Pendant longtemps, ces ressources ont profit&#233; &#224; des int&#233;r&#234;ts ext&#233;rieurs qu'aux populations locales. Reprendre le contr&#244;le de ces ressources, c'est poser les bases d'un d&#233;veloppement endog&#232;ne et &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan s&#233;curitaire, l'objectif est clair : b&#226;tir des forces de d&#233;fense capables de r&#233;pondre efficacement aux menaces sans d&#233;pendance structurelle. Cela suppose des investissements, mais aussi une refondation doctrinale et une coop&#233;ration r&#233;gionale renforc&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a aussi un enjeu immat&#233;riel mais fondamental : la dignit&#233;. La souverainet&#233; est aussi une affaire de fiert&#233; collective, de capacit&#233; &#224; d&#233;cider pour soi-m&#234;me et &#224; assumer ses choix, m&#234;me dans l'adversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette dynamique, la jeunesse occupe une place centrale. Elle n'est pas seulement spectatrice ; elle est actrice, porteuse et garante de cette transformation historique. Son engagement est l&#233;gitime, car elle est la premi&#232;re concern&#233;e par les avantages des choix souverainistes d'aujourd'hui. Mais cet engagement doit &#234;tre structur&#233;, conscient et strat&#233;gique. D&#233;fendre la souverainet&#233; ne signifie pas c&#233;der &#224; l'&#233;motion ou &#224; la radicalit&#233; aveugle. Cela exige discipline, lucidit&#233; et sens de responsabilit&#233;. La jeunesse doit investir tous les fronts : &#233;conomique, intellectuel, culturel, technologique et citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Elle doit promouvoir une culture de vigilance face aux manipulations informationnelles ; soutenir les initiatives locales de d&#233;veloppement et d'innovation ; participer &#224; la construction d'une conscience collective souveraine et &#233;clair&#233;e. La reconqu&#234;te de la souverainet&#233; est un processus long, exigeant et parfois co&#251;teux. Elle implique des sacrifices, des erreurs, des ajustements. Mais elle est n&#233;cessaire. Aucun peuple ne peut durablement prosp&#233;rer sans ma&#238;trise de son destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AES est aujourd'hui &#224; un carrefour historique. Les d&#233;fis sont immenses, mais les opportunit&#233;s le sont tout autant. Si les &#201;tats tiennent le cap et si la jeunesse joue pleinement son r&#244;le, alors cette dynamique pourrait marquer le d&#233;but d'une v&#233;ritable renaissance sah&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La souverainet&#233; n'est pas non plus un slogan. C'est un engagement. Et cet engagement, d&#233;sormais, appartient &#224; toute une g&#233;n&#233;ration. Face aux &#233;preuves dans l'espace AES, une certitude s'impose : l'histoire ne s'&#233;crit pas sans courage, et aucun peuple ne conquiert sa souverainet&#233; sans d&#233;termination. Alors, la jeunesse de l'AES est appel&#233;e &#224; assumer pleinement son r&#244;le historique. Elle doit &#234;tre le bouclier contre les tentatives de d&#233;stabilisation, la voix qui refuse la manipulation et la force qui transforme les aspirations souverainistes en r&#233;alit&#233;s concr&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, il faut donc un engagement lucide, disciplin&#233; et constant. Un engagement qui d&#233;passe les &#233;motions passag&#232;res pour s'inscrire dans une vision durable. La souverainet&#233; se construit chaque jour, dans les actes, dans les choix, dans la capacit&#233; &#224; r&#233;sister aux pressions et &#224; d&#233;fendre l'int&#233;r&#234;t collectif. &#192; cette jeunesse consciente et debout, le message est clair : ne reculez pas. Ne c&#233;dez ni &#224; la peur, ni aux campagnes de d&#233;sinformation, ni aux tentatives de division. Refusez les sch&#233;mas impos&#233;s, d&#233;construisez les r&#233;cits biais&#233;s, et affirmez, avec intelligence et responsabilit&#233;, le droit de vos peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;o-colonisation n'aura pas lieu !&lt;br class='autobr' /&gt;
La manipulation ne passera pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assassinats planifi&#233;s des dirigeants des Etats de l'AES ne d&#233;tourneront pas l'AES de sa trajectoire. Au-del&#224; des obstacles, il y a une conviction : celle que les peuples qui se l&#232;vent pour leur dignit&#233; finissent toujours par triompher. Et cette victoire commence aujourd'hui, dans l'engagement ferme et irr&#233;versible de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Jonas Hien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mali : Le porte-parole du FLA, le groupe responsable des attentats, donne une interview &#224; Paris </title>
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		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 29 avril 2026, quatre jours apr&#232;s les &#233;v&#233;nements tragiques survenus au Mali, le porte-parole du Front de lib&#233;ration de l'Azawad (FLA), le groupe responsable des attentats, donne un interview &#224; Paris comme si de rien n'&#233;tait. Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA, a d&#233;clar&#233; lors d'une interview accord&#233;e &#224; l'AFP que le groupe avait l'intention de renverser le gouvernement malien et de s'emparer d'autres villes : &#171; Nous avons d&#233;j&#224; lib&#233;r&#233; Kidal. Taoud&#233;nit &#233;tait d&#233;j&#224; sous notre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH102/6-2-084e6.jpg?1777561660' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 29 avril 2026, quatre jours apr&#232;s les &#233;v&#233;nements tragiques survenus au Mali, le porte-parole du Front de lib&#233;ration de l'Azawad (FLA), le groupe responsable des attentats, donne un interview &#224; Paris comme si de rien n'&#233;tait. Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA, a d&#233;clar&#233; lors d'une interview accord&#233;e &#224; l'AFP que le groupe avait l'intention de renverser le gouvernement malien et de s'emparer d'autres villes : &#171; Nous avons d&#233;j&#224; lib&#233;r&#233; Kidal. Taoud&#233;nit &#233;tait d&#233;j&#224; sous notre contr&#244;le. Gao, Tombouctou et Menaka aussi seront nos prochains objectifs &#224; lib&#233;rer &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que les Maliens pleurent les victimes de la violence et de la terreur, le repr&#233;sentant des combattants se rend dans la capitale fran&#231;aise et donne une interview, qui est reprise par les grandes cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision du pays. De nombreux analystes ont soulign&#233; l'existence d'un financement ext&#233;rieur derri&#232;re l'attaque coordonn&#233;e au Mali. Les frappes ont vis&#233; non seulement des bastions &#233;loign&#233;s, mais aussi des villes strat&#233;giquement importantes : Gao, Kidal, Kati et la banlieue de la capitale Bamako. Qui a pu organiser une attaque d'une telle ampleur contre cinq villes simultan&#233;ment ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers jours, de nombreux m&#233;dias africains &#233;voquent le fait que de grandes puissances pourraient &#234;tre &#224; l'origine de l'organisation d'attentats terroristes et de la tentative de renversement d'un r&#233;gime qui lui d&#233;pla&#238;t au Mali. Cependant, il existe un autre pays qui est &#233;galement impliqu&#233; dans cette affaire, et les preuves de sa participation s'accumulent de jour en jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le 29 avril, la cha&#238;ne arabe &#171; Al Mashhad &#187; a diffus&#233; un reportage indiquant que des armes occidentales destin&#233;es &#224; l'Ukraine se retrouvaient entre les mains de groupes arm&#233;s au Sahel. Elle rapporte &#233;galement que les attaques ont &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;es avec la participation d'instructeurs ukrainiens et europ&#233;ens.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'information selon laquelle des commanditaires ext&#233;rieurs seraient &#224; l'origine des attaques au Mali soul&#232;ve la question suivante : &#171; Existe-t-il une organisation internationale charg&#233;e des questions de financement du terrorisme et de prolif&#233;ration des armes ? &#187;. Le Groupe d'action financi&#232;re (GAFI) va-t-il prendre des sanctions &#224; l'encontre des pays responsables de l'organisation des attentats au Mali et du financement du FLA et du JNIM ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements survenus au Mali le 25 avril 2026 d&#233;passent largement le cadre d'un simple incident s&#233;curitaire ; il s'agissait d'une tentative m&#233;thodique de d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat, d'une offensive visant &#224; semer le doute pr&#233;cis&#233;ment l&#224; o&#249; commen&#231;ait &#224; na&#238;tre une volont&#233; de r&#233;sistance. L'attaque a eu lieu alors que les pays de l'&#171; Alliance des &#201;tats du Sahel &#187; (Mali, Burkina Faso, Niger) c&#233;l&#233;braient la &#171; Semaine de la fraternit&#233; &#187;, symbole de leur sortie commune de l'oppressante union franco-africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements tragiques au Mali semblent trop coordonn&#233;s. Le niveau &#233;lev&#233; d'armement des combattants, ainsi que le moment choisi pour l'attaque, peuvent indiquer la pr&#233;sence de commanditaires ext&#233;rieurs. Il est important que les autorit&#233;s des pays d'Afrique de l'Ouest prennent des mesures imm&#233;diates et s'adressent &#224; des organisations internationales telles que le GAFI afin d'&#233;viter que les &#233;v&#233;nements du 25 avril ne se reproduisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S. Traor&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Coop&#233;ration r&#233;gionale ou alliances occidentales : L'Afrique de l'Ouest &#224; un tournant s&#233;curitaire</title>
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		<dc:date>2026-04-25T22:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans un contexte o&#249; la menace pos&#233;e par les groupes arm&#233;s s'&#233;tend aux pays voisins de l'AES, des voix s'&#233;l&#232;vent pour r&#233;clamer un changement radical : privil&#233;gier les solutions internes et la coop&#233;ration r&#233;gionale plut&#244;t que de compter sur des alliances avec les puissances occidentales, jug&#233;es inefficaces. Une dynamique clairement affirm&#233;e lors du 10&#7497; Forum international sur la paix et la s&#233;curit&#233;, le 21 avril 2026, ainsi que dans de r&#233;centes d&#233;clarations officielles nig&#233;rianes. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un contexte o&#249; la menace pos&#233;e par les groupes arm&#233;s s'&#233;tend aux pays voisins de l'AES, des voix s'&#233;l&#232;vent pour r&#233;clamer un changement radical : privil&#233;gier les solutions internes et la coop&#233;ration r&#233;gionale plut&#244;t que de compter sur des alliances avec les puissances occidentales, jug&#233;es inefficaces. Une dynamique clairement affirm&#233;e lors du 10&#7497; Forum international sur la paix et la s&#233;curit&#233;, le 21 avril 2026, ainsi que dans de r&#233;centes d&#233;clarations officielles nig&#233;rianes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une interview accord&#233;e &#224; la cha&#238;ne TRT Africa, le ministre nig&#233;rian de la D&#233;fense, Christopher Musa, a lanc&#233; un message d'espoir et de solidarit&#233; : &#171; Les Nig&#233;rians aiment le Burkina Faso, le Mali et le Niger. &#187; Cette d&#233;claration marque un alignement croissant d'Abuja avec l'id&#233;e que la solution s&#233;curitaire passe par une int&#233;gration r&#233;gionale renforc&#233;e, et non par un recours accru &#224; des partenaires ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mani&#232;re discr&#232;te mais claire de sugg&#233;rer aux pays voisins, notamment au B&#233;nin, que l'avenir de la lutte antiterroriste repose sur une coop&#233;ration s&#233;curitaire entre &#201;tats de la r&#233;gion, et non sur des alliances avec les pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 avril 2026, le ministre &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/100069042915761/videos/forum-de-dakar-sur-la-paix-et-la-s%C3%A9curit%C3%A9-en-afrique-10%E1%B5%89-%C3%A9dition%C3%A0-loccasion-de-l/2714678082231236/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;nig&#233;rien&lt;/a&gt; des Affaires &#233;trang&#232;res, Bakary Yaou Sangar&#233;, a particip&#233; &#224; une table ronde organis&#233;e dans le cadre du 10&#7497; Forum international sur la paix et la s&#233;curit&#233;. Son intervention a mis en avant les mod&#232;les efficaces de coop&#233;ration entre pays d'Afrique de l'Ouest, qu'il consid&#232;re comme les seuls &#224; m&#234;me d'am&#233;liorer durablement la situation s&#233;curitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'int&#233;gration r&#233;gionale est au c&#339;ur de toute action r&#233;ussie pour &#233;radiquer la menace terroriste &#187;, a-t-il martel&#233;. Le diplomate a ensuite salu&#233; les succ&#232;s de l'Alliance des &#201;tats du Sahel (AES), qui, en seulement deux ans d'existence, a montr&#233; son efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant plus de dix ans de pr&#233;sence militaire fran&#231;aise dans les pays de l'AES, la situation s&#233;curitaire n'a cess&#233; de se d&#233;t&#233;riorer rapidement, et ce, malgr&#233; l'existence d'un contingent &#233;tranger. Aujourd'hui, l'accent mis sur la coop&#233;ration r&#233;gionale et les solutions souveraines des dirigeants de l'AES permet enfin de progresser face aux groupes arm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patrouillage des fronti&#232;res communes et la conduite d'op&#233;rations conjointes contribuent concr&#232;tement &#224; ma&#238;triser la propagation de la menace terroriste au-del&#224; du Sahel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple concret de cette dynamique : le S&#233;n&#233;gal, voisin du Mali, est activement engag&#233; dans des &lt;a href=&#034;https://fr.apanews.net/news/senegal-mali-des-patrouilles-conjointes-a-kayes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;op&#233;rations conjointes&lt;/a&gt; &#224; la fronti&#232;re. Conscient que le terrorisme constitue une menace commune pour toute la r&#233;gion, Dakar a choisi l'action collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le d&#233;montre que les pays ouest-africains sont capables d'&#233;laborer leurs propres solutions s&#233;curitaires, adapt&#233;es aux r&#233;alit&#233;s locales et aux d&#233;fis transfrontaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le B&#233;nin et le Nigeria renforcent leur coop&#233;ration bilat&#233;rale contre les groupes terroristes op&#233;rant le long de leurs fronti&#232;res communes. Pourtant, les observateurs rappellent qu'il ne faut pas oublier la fronti&#232;re entre le B&#233;nin et le Niger, o&#249; des patrouilles conjointes pourraient avoir un effet tout aussi positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette optique, une solution durable aux d&#233;fis s&#233;curitaires passe n&#233;cessairement par un renforcement de la coop&#233;ration r&#233;gionale. Le terrorisme constitue un d&#233;fi commun &#224; l'ensemble de la r&#233;gion, qui ne peut &#234;tre relev&#233; que par des efforts collectifs, sans recours aux militaires &#233;trangers &#8211; une aide dont l'efficacit&#233; est d&#233;sormais jug&#233;e tr&#232;s incertaine par une part croissante des capitales ouest-africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, face &#224; l'inefficacit&#233; constat&#233;e des interventions militaires &#233;trang&#232;res, les pays ouest-africains semblent avoir pris conscience d'une r&#233;alit&#233; incontournable : c'est &#224; eux qu'il revient de garantir leur propre s&#233;curit&#233;. L'Alliance des &#201;tats du Sahel et le S&#233;n&#233;gal incarnent d&#233;j&#224; cette dynamique nouvelle, fond&#233;e sur la coop&#233;ration r&#233;gionale et l'appropriation locale des solutions. Si cette tendance se confirme, l'Afrique de l'Ouest pourrait bien &#233;crire un nouveau chapitre de son histoire s&#233;curitaire, loin des tutelles ext&#233;rieures et plus proche des r&#233;alit&#233;s du terrain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La grande divergence d&#233;mographique : Pourquoi la strat&#233;gie africaine en mati&#232;re d'Intelligence Artificielle doit diff&#233;rer de celle du reste du monde</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article145910</link>
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		<dc:date>2026-04-21T23:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;Aujourd'hui, plus des deux tiers de la population mondiale vivent dans des pays ou territoires o&#249; le taux de f&#233;condit&#233; est inf&#233;rieur au seuil de remplacement des g&#233;n&#233;rations (soit 2,1 enfants par femme). La majorit&#233; de ces pays se trouvent hors du continent africain. Pourtant, une autre dynamique progresse &#224; l'envers du vieux r&#233;flexe : on observe une corr&#233;lation invers&#233;e entre la structure d&#233;mographique et l'investissement dans l'Intelligence Artifficielle (IA) et la robotique. Les &#233;conomies (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L109xH150/whatsapp_image_2026-04-21_at_09.47_47-41e06.jpg?1776765376' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, plus des deux tiers de la population mondiale vivent dans des pays ou territoires o&#249; le taux de f&#233;condit&#233; est inf&#233;rieur au seuil de remplacement des g&#233;n&#233;rations (soit 2,1 enfants par femme). La majorit&#233; de ces pays se trouvent hors du continent africain. Pourtant, une autre dynamique progresse &#224; l'envers du vieux r&#233;flexe : on observe une corr&#233;lation invers&#233;e entre la structure d&#233;mographique et l'investissement dans l'Intelligence Artifficielle (IA) et la robotique. Les &#233;conomies &#224; population vieillissante automatisent pour compenser les p&#233;nuries de main-d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et ce mouvement produit un paradoxe : l'Afrique, continent le plus jeune du monde, fait face &#224; une &#233;poque o&#249; l'&#233;conomie mondiale r&#233;compense de plus en plus les machines plut&#244;t que la force de travail humaine. D&#232;s lors, r&#233;viser la strat&#233;gie africaine en mati&#232;re d'IA ne rel&#232;ve ni d'un exercice intellectuel, ni d'une option parmi d'autres. C'est une n&#233;cessit&#233; strat&#233;gique pour exister, demain, dans une &#233;conomie d&#233;j&#224; en train de se red&#233;finir. C'est pr&#233;cis&#233;ment la lecture que propose le Dr Wendkuuni Mo&#239;se Convolbo, architecte de la transformation num&#233;rique de grandes organisations publiques et priv&#233;es, et d&#233;tenteur de plusieurs brevets d'invention en intelligence artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pari de l'automatisation : r&#233;soudre la raret&#233; croissante de la main-d'&#339;uvre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un h&#244;pital de Tokyo, un assistant num&#233;rique scrute. Il rep&#232;re et signale des anomalies chez des patients avant qu'elles ne deviennent des urgences, et avant m&#234;me que les m&#233;decins ne les remarquent. Pr&#232;s de S&#233;oul, dans une usine o&#249; la cadence compte autant que la qualit&#233;, des robots assemblent des composants &#233;lectroniques avec une pr&#233;cision quasi parfaite, sous la supervision d'une poign&#233;e d'ing&#233;nieurs. Et, sur une plateforme logistique en Allemagne, des algorithmes pilotent la circulation des marchandises &#224; travers les continents. Ils d&#233;cident, optimisent et reconfigurent les flux en temps r&#233;el. Ce ne sont pas des visions futuristes. Ce sont d&#233;j&#224; des r&#233;alit&#233;s op&#233;rationnelles dans des &#233;conomies o&#249; la population active se contracte et o&#249; l'Intelligence Artificielle vient combler le vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des d&#233;cennies, le manuel classique de la croissance &#233;conomique mondiale a ob&#233;i &#224; une logique presque intuitive : faites cro&#238;tre votre population, et la prosp&#233;rit&#233; suivra. De la Grande-Bretagne du XIXe si&#232;cle &#224; la Chine du XXIe, la croissance a &#233;t&#233; port&#233;e par les hommes. Plus de travailleurs signifiait plus de production. Plus de production signifiait plus de richesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'IA est en train de r&#233;&#233;crire l'&#233;quation. Aujourd'hui, la puissance &#233;conomique ne d&#233;pend plus seulement du nombre de travailleurs qu'un pays peut mobiliser ; elle d&#233;pend surtout de l'efficacit&#233; avec laquelle ces travailleurs sont augment&#233;s par des syst&#232;mes intelligents d&#233;ploy&#233;s depuis l'&#232;re de l'industrialisation. La corr&#233;lation entre d&#233;clin d&#233;mographique et adoption de la robotique n'est plus sp&#233;culative ; elle est d&#233;sormais un moteur mesurable de performance &#233;conomique. Une &#233;tude majeure des &#233;conomistes du MIT, Daron Acemoglu et Pascual Restrepo, montre que le vieillissement, &#224; lui seul, explique 35 % des &#233;carts d'adoption des robots dans 60 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis viennent les chiffres qui donnent un visage &#224; cette m&#233;canique : la Cor&#233;e du Sud, malgr&#233; un taux de f&#233;condit&#233; le plus bas au monde (0,75), domine la production manufacturi&#232;re mondiale avec 1 012 robots industriels pour 10 000 travailleurs. Le Japon, qui perd 900 000 habitants par an, a engag&#233; 135 milliards de dollars dans les infrastructures d'IA d'ici 2030. La Chine, dont la population a atteint son pic en 2022, a d&#233;pens&#233; 98 milliards de dollars en investissements IA en 2025, soit 38% de l'investissement mondial en IA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette transition produit un rendement concret. La Banque de Cor&#233;e estime que, si les &#233;volutions d&#233;mographiques devraient r&#233;duire le PIB sud-cor&#233;en de 16,5% d'ici 2050, une automatisation ambitieuse pourrait compenser cette perte &#224; hauteur de plus de 10 points de pourcentage. Pour les dirigeants de multinationales, le message est sans ambigu&#239;t&#233; : les &#233;conomies vieillissantes ne sont pas en d&#233;clin ; elles se restructurent autour de l'intelligence des machines, avec des retours mesurables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cette logique, valable pour les &#233;conomies vieillissantes, se brise lorsqu'on observe le continent africain, o&#249; l'abondance de jeunesse change radicalement l'&#233;quation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le paradoxe de la jeunesse : l&#224; o&#249; la logique d&#233;mographique se brise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, regardons l'autre c&#244;t&#233; du miroir. D'ici 2050, une personne sur quatre dans le monde sera africaine. La population de l'Afrique subsaharienne devrait atteindre 2,5 milliards d'habitants, avec un &#226;ge m&#233;dian inf&#233;rieur &#224; 20 ans dans de nombreux pays. Selon l'ancien logiciel de la croissance, cela constituerait un avantage &#233;vident : un &#171; dividende d&#233;mographique &#187; destin&#233; &#224; soutenir des d&#233;cennies de croissance. Dans les soci&#233;t&#233;s traditionnelles africaines, cela se v&#233;rifiait d&#233;j&#224; empiriquement : les concessions les plus peupl&#233;es &#233;taient souvent les plus productives. Plus de bras signifiait plus de r&#233;coltes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; l'&#232;re de l'IA, le calcul change de nature et devient plus complexe. La question qui se pose d&#233;sormais aux d&#233;cideurs africains n'est plus seulement : combien de travailleurs un pays poss&#232;de-t-il ? Elle devient : que peut accomplir chaque travailleur avec des outils intelligents ? Et sur ce terrain, l'&#233;cart entre les nations vieillissantes riches en technologies et les nations jeunes mais pauvres en infrastructures ne se r&#233;duit pas ; il s'&#233;largit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison est simple : l'IA a une mat&#233;rialit&#233;. Elle repose sur l'&#233;lectricit&#233;, les centres de donn&#233;es, les semi-conducteurs et la connectivit&#233; (&lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article144559&#034;&gt;Lire ici&lt;/a&gt;). Sans &#233;nergie fiable, pas d'IA &#224; grande &#233;chelle. Sans infrastructure de calcul, pas de capacit&#233; &#224; former ou d&#233;ployer des mod&#232;les. Sans main-d'&#339;uvre dot&#233;e de comp&#233;tences num&#233;riques, aucune transformation durable n'est possible. Dans notre contexte, cette r&#233;alit&#233; prend une forme tr&#232;s pr&#233;cise : l'Afrique subsaharienne affiche aujourd'hui le plus faible taux d'&#233;lectrification de toutes les r&#233;gions du monde, et seuls 36% de ses habitants ont acc&#232;s &#224; Internet. Les infrastructures qui rendent l'IA possible &#224; S&#233;oul ou &#224; Singapour n'existent pas dans de vastes portions du continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela cr&#233;e ce que l'on pourrait appeler le &#171; paradoxe de la jeunesse &#187; : l'Afrique dispose du plus important r&#233;servoir de capital humain au monde, mais l'&#233;conomie mondiale &#233;volue rapidement vers un mod&#232;le dans lequel l'abondance brute de main-d'&#339;uvre compte bien moins que l'infrastructure technologique capable d'amplifier cette main-d'&#339;uvre. Or, cette jeunesse abondante se heurte &#224; une dynamique mondiale qui r&#233;duit la valeur du travail peu qualifi&#233; : l'automatisation dans les pays riches modifie les r&#232;gles du jeu industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pi&#232;ge de la d&#233;sindustrialisation pr&#233;matur&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque le plus critique pour les dirigeants ayant des portefeuilles mondiaux n'est pas seulement que l'Afrique n'automatise pas. Le risque r&#233;side dans l'effet de second ordre de l'automatisation dans les pays riches sur le monde en d&#233;veloppement. Quand les pays riches automatisent, ils ne se contentent pas de remplacer des t&#226;ches : ils reconfigurent toute leur production. Comme l'a montr&#233; Dani Rodrik, l'industrie manufacturi&#232;re devient de plus en plus intensive en capital et en comp&#233;tences. R&#233;sultat : l'avantage de la main-d'&#339;uvre &#224; bas co&#251;t, celui qui avait autrefois soutenu l'essor des &#233;conomies d'Asie de l'Est, s'&#233;rode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela cr&#233;e une asym&#233;trie perverse. Les pays riches automatisent pour pallier les p&#233;nuries de main-d'&#339;uvre et relocalisent leur production, r&#233;duisant le besoin d'usines &#224; l'&#233;tranger. Les pays en d&#233;veloppement, eux, subissent une &#171; d&#233;sindustrialisation pr&#233;matur&#233;e &#187; : l'&#233;chelle industrielle qui a permis &#224; la Cor&#233;e du Sud, &#224; Ta&#239;wan et &#224; la Chine d'acc&#233;der au statut de pays ou region &#224; revenu interm&#233;diaire est retir&#233;e avant m&#234;me que les &#233;conomies africaines ne puissent y grimper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres sont &#233;loquents. Alors que 80% du PIB mondial est g&#233;n&#233;r&#233; par des nations vieillissantes, la croissance d&#233;mographique mondiale se concentre dans des r&#233;gions qui manquent encore des infrastructures institutionnelles et physiques indispensables au d&#233;ploiement de l'IA &#224; grande &#233;chelle. Et pour l'Afrique subsaharienne, l'&#233;rosion de la demande mondiale de travail peu qualifi&#233; pourrait transformer un dividende d&#233;mographique en passif &#233;conomique et politique majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette divergence tient moins &#224; unchoix qu'&#224; une contrainte structurelle. Les pays &#224; forte f&#233;condit&#233;, comme ceux de l'Afrique de l'Ouest, ne &#171; choisissent &#187; pas le travail humain plut&#244;t que les machines. Ils ne disposent pas du capital, de l'infrastructure en semi-conducteurs ni de la capacit&#233; institutionnelle qui permettent &#224; la Cor&#233;e du Sud ou &#224; Singapour de s'adapter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus encore : l'&#233;conomie mondiale de l'IA est, en pratique, auto-renfor&#231;ante : les nations qui automatisent g&#233;n&#232;rent le capital n&#233;cessaire pour automatiser davantage, cr&#233;ant ainsi un cercle vertueux de gains de productivit&#233;, m&#234;me lorsque leur population diminue. Pourtant, la d&#233;mographie n'impose pas un destin fig&#233;. Certaines nations jeunes d&#233;montrent qu'une strat&#233;gie audacieuse peut transformer la contrainte en opportunit&#233;. L'Inde en est l'exemple le plus instructif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une exception qui &#233;claire : l'Inde et la logique du multiplicateur de productivit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation entre d&#233;mographie et adoption de l'IA n'est toutefois pas d&#233;terministe. Une exception instructive vient nuancer le r&#233;cit et offre des enseignements aux dirigeants des nations &#224; forte jeune population. En effet, malgr&#233; un &#226;ge m&#233;dian de 28 ans et pr&#232;s de 500 millions de travailleurs informels, l'Inde poursuit agressivement sa strat&#233;gie en mati&#232;re d'IA non pas comme substitut &#224; des travailleurs manquants, mais comme amplificateur de productivit&#233; pour une jeunesse abondante. La mission IndiaAI, soutenue par 1,24 milliard de dollars de financement public, ainsi que les 17,5 milliards de dollars d'investissement de Microsoft dans les infrastructures, r&#233;v&#232;lent une logique strat&#233;gique fondamentalement diff&#233;rente. En 2024, l'adoption de l'IA en Inde a tripl&#233;, port&#233;e en grande partie par des travailleurs &#226;g&#233;s de 18 &#224; 24 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple de l'Inde montre qu'un pays jeune peut poursuivre l'IA non pour compenser un d&#233;clin d&#233;mographique, mais pour multiplier la production d'une main-d'&#339;uvre abondante. En d'autres termes, ni la jeunesse ni l'urgence ne suffisent. Ce qui compte, c'est l'&#233;cosyst&#232;me, la combinaison d'une vision politique, d'investissements en infrastructures, de fili&#232;res &#233;ducatives et de pr&#233;paration organisationnelle qui permet de convertir le potentiel technologique en impact &#233;conomique. L'exp&#233;rience indienne montre qu'une jeunesse nombreuse peut devenir un atout si elle est amplifi&#233;e par l'IA. Mais l'Afrique ne peut simplement copier ce mod&#232;le : elle doit inventer sa propre voie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi la strat&#233;gie africaine en mati&#232;re d'IA doit &#234;tre diff&#233;rente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit dominant pr&#233;sente souvent le d&#233;fi africain comme un simple retard &#224; combler en construisant la m&#234;me infrastructure IA que celle qui alimente Tokyo, S&#233;oul ou Shenzhen. Cette mani&#232;re de poser le probl&#232;me est &#224; la fois incompl&#232;te et potentiellement contre-productive. La trajectoire africaine vers une croissance tir&#233;e par l'IA doit &#234;tre fond&#233;e sur ses propres r&#233;alit&#233;s structurelles, et non copi&#233;e sur des &#233;conomies dont les profils d&#233;mographiques sont fondamentalement diff&#233;rents. Trois priorit&#233;s strat&#233;giques devraient guider les dirigeants et les d&#233;cideurs publics africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	Investir dans une IA qui amplifie le travail au lieu de le remplacer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des &#233;conomies o&#249; le ch&#244;mage des jeunes d&#233;passe d&#233;j&#224; 30% dans de nombreux pays, la priorit&#233; ne peut pas &#234;tre une automatisation qui remplace la main-d'&#339;uvre. Les applications de l'IA devraient plut&#244;t viser l'amplification de la productivit&#233; : des outils d'agriculture de pr&#233;cision capables d'augmenter le rendement des petits exploitants, des syst&#232;mes diagnostiques qui &#233;tendent la port&#233;e de syst&#232;mes de sant&#233; d&#233;j&#224; sous tension, et des plateformes fintech permettant d'apporter des services financiers aux 57% de Subsahariens qui ne disposent pas de compte bancaire. L'approche indienne du &#171; multiplicateur de productivit&#233; &#187; offre ici un mod&#232;le plus pertinent que le mod&#232;le sud-cor&#233;en de substitution du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	Construire l'infrastructure num&#233;rique comme fondation &#233;conomique, et non comme luxe&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution africaine des t&#233;l&#233;communications mobiles a d&#233;j&#224; montr&#233; que le continent peut sauter des &#233;tapes. Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, l'Afrique a contourn&#233; la t&#233;l&#233;phonie fixe, et des plateformes de monnaie mobile comme M-Pesa ont cr&#233;&#233; une infrastructure financi&#232;re l&#224; o&#249; il n'en existait aucune. Un saut similaire est possible avec l'IA, mais il repose sur une condition non n&#233;gociable : investir d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans l'&#233;nergie, la connectivit&#233; et les capacit&#233;s de calcul dans le Cloud. Sans &#233;lectricit&#233; fiable ni haut d&#233;bit, l'IA reste une possibilit&#233; th&#233;orique ; elle ne devient jamais une r&#233;alit&#233; op&#233;rationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	Faire de la litt&#233;ratie en IA et du d&#233;veloppement des comp&#233;tences une priorit&#233; de masse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Forum &#233;conomique mondial estime que 44% des comp&#233;tences cl&#233;s des travailleurs seront boulevers&#233;es d'ici 2030. Pour l'Afrique, c'est &#224; la fois une menace et une opportunit&#233;. Avec les bons investissements &#233;ducatifs, la population jeune du continent pourrait devenir le plus grand vivier mondial de travailleurs alphab&#233;tis&#233;s &#224; l'IA. Le Camarade Thomas Sankara n'a pas attendu que les conditions soient parfaites pour agir. Au milieu des ann&#233;es 1980, face &#224; des &#233;pid&#233;mies qui d&#233;cimaient les populations, il lance ce que l'on appelle la vaccination commando. L'objectif est simple : atteindre tout le monde, le plus vite possible. Et en quelques semaines, des millions d'enfants sont vaccin&#233;s. Des vies sont sauv&#233;es non pas gr&#226;ce &#224; une innovation technologique spectaculaire, mais gr&#226;ce &#224; une d&#233;cision politique transform&#233;e en action de masse. La question qui se pose aujourd'hui est d'une nature diff&#233;rente, mais d'une urgence comparable : Assisterons-nous &#224; une &#8220;alphab&#233;tisation commando&#8221; &#224; l'intelligence artificielle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons un instant un pays comme le Burkina Faso fixant une ambition claire : que la majorit&#233; de sa population active consacre au moins 20 heures &#224; se former aux usages fondamentaux de l'intelligence artificielle d'ici 2030. Non pas pour former une &#233;lite technologique restreinte, mais pour &#233;lever le niveau de base de toute une nation comme on a, autrefois, immunis&#233; toute une g&#233;n&#233;ration. L'enjeu est colossal. McKinsey &amp; Company estime que l'IA g&#233;n&#233;rative pourrait ajouter jusqu'&#224; 4 400 milliards de dollars par an &#224; l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce nouvel ordre &#233;conomique, la diff&#233;rence ne se fera pas uniquement entre les pays qui poss&#232;dent la technologie, mais entre ceux dont la population sait l'utiliser et ceux qui la regardent de loin. Les nations africaines qui pr&#233;pareront leur main-d'&#339;uvre &#224; participer &#224; cette cr&#233;ation de valeur en capteront une part significative. Celles qui ne le feront pas verront leurs talents les plus prometteurs migrer vers des &#233;conomies o&#249; ces comp&#233;tences sont reconnues, structur&#233;es et mon&#233;tis&#233;es. Ces priorit&#233;s ne sont pas des options, mais des conditions de survie &#233;conomique. Elles dessinent la trajectoire possible d'un continent jeune dans un monde o&#249; l'IA red&#233;finit la puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, la question qui d&#233;finira les d&#233;cennies &#224; venir n'est pas de savoir si l'IA va remodeler l'&#233;conomie mondiale. Elle est d&#233;j&#224; en train de le faire. Et plus le monde avance, plus l'importance strat&#233;gique du continent africain reposera sur ses march&#233;s de consommation (environ 2,5 milliards de personnes d'ici le milieu du si&#232;cle) et son potentiel de hub de services et d'innovation renforc&#233; par l'IA. Les pays qui investissent d&#232;s maintenant en formant des talents locaux, en d&#233;veloppant les infrastructures, en cr&#233;ant des solutions adapt&#233;es au terrain prendront une longueur d'avance d&#233;cisive. Ils seront les premiers &#224; tirer profit des march&#233;s de consommation qui conna&#238;tront la plus forte croissance au monde. Et ceux qui attendront passivement d&#233;couvriront, trop tard, que dans cette nouvelle &#233;conomie, l'attentisme a un co&#251;t irr&#233;versible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Wendkuuni Mo&#239;se CONVOLBO, PhD&lt;br class='autobr' /&gt;
Tokyo/Japon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lire aussi : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article144559&#034;&gt;De la souverainet&#233; des donn&#233;es &#224; la souverainet&#233; des puces : le vrai tournant de l'Intelligence Artificielle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand le pape parle de paix, la politique entend une attaque : Le pape n'a pas attaqu&#233;. Donald Trump ne pouvait pas ne pas r&#233;agir</title>
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		<dc:date>2026-04-14T22:02:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans un contexte international marqu&#233; par des tensions persistantes, toute prise de parole sur la paix devient un acte hautement sensible. La r&#233;cente controverse entre le pape L&#233;on XIV et Donald Trump illustre moins un affrontement direct qu'un d&#233;calage profond entre deux registres de l&#233;gitimit&#233; : l'un moral, l'autre politique. Cette tribune de L&#233;bour&#233; Cr&#233;pin Zanz&#233;, expert senior agr&#233;&#233; en communication strat&#233;gique et s&#233;curit&#233; globale et sp&#233;cialiste en g&#233;o-diplomatie et r&#233;solution des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH84/design-sans-titre--6--68f31.webp?1776166461' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un contexte international marqu&#233; par des tensions persistantes, toute prise de parole sur la paix devient un acte hautement sensible. La r&#233;cente controverse entre le pape L&#233;on XIV et Donald Trump illustre moins un affrontement direct qu'un d&#233;calage profond entre deux registres de l&#233;gitimit&#233; : l'un moral, l'autre politique. Cette tribune de L&#233;bour&#233; Cr&#233;pin Zanz&#233;, expert senior agr&#233;&#233; en communication strat&#233;gique et s&#233;curit&#233; globale et sp&#233;cialiste en g&#233;o-diplomatie et r&#233;solution des conflits, analyse les m&#233;canismes d'une incompr&#233;hension devenue presque in&#233;vitable dans un espace public o&#249; chaque mot est imm&#233;diatement interpr&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un monde travers&#233; par des tensions g&#233;opolitiques permanentes, o&#249; la parole publique est scrut&#233;e, amplifi&#233;e et souvent instrumentalis&#233;e, la r&#233;cente s&#233;quence opposant Pape L&#233;on XIV &#224; Donald Trump m&#233;rite une lecture d&#233;passionn&#233;e. Non pour arbitrer un conflit, mais pour comprendre une m&#233;canique. Car en r&#233;alit&#233;, il ne s'agit ni d'une attaque directe du pape, ni d'une r&#233;action purement &#233;motionnelle de l'ancien pr&#233;sident am&#233;ricain. Il s'agit d'un encha&#238;nement logique, presque in&#233;vitable, entre deux registres de l&#233;gitimit&#233; appel&#233;s &#224; se croiser&#8230; et &#224; se heurter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pape L&#233;on XIV n'a pas attaqu&#233;. Il a parl&#233;. Fid&#232;le &#224; la tradition de la doctrine sociale de l'&#201;glise, il a rappel&#233; des principes universels : la guerre comme &#233;chec de l'humanit&#233;, la n&#233;cessit&#233; du dialogue entre les nations, la responsabilit&#233; morale des dirigeants face aux peuples. Une parole sans cible d&#233;sign&#233;e, sans nom cit&#233;, sans volont&#233; d'indexation. Une parole qui se veut au-dessus des contingences politiques, inscrite dans le temps long, celui de la conscience et de l'&#233;thique. En cela, elle s'inscrit dans une continuit&#233; : celle d'une &#201;glise qui, historiquement, se con&#231;oit comme gardienne d'un horizon moral plut&#244;t que comme actrice des rapports de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans l'espace public contemporain, une parole morale n'est jamais re&#231;ue dans sa puret&#233; initiale. Elle est imm&#233;diatement interpr&#233;t&#233;e, contextualis&#233;e, parfois redirig&#233;e. D&#232;s lors qu'elle touche &#224; la guerre, &#224; la paix ou &#224; la responsabilit&#233; des puissants, elle entre de facto dans le champ politique. Non parce qu'elle le souhaite, mais parce que les enjeux qu'elle aborde y sont d&#233;j&#224; profond&#233;ment enracin&#233;s. Ainsi, ce qui &#233;tait formul&#233; comme un principe universel peut &#234;tre per&#231;u comme une critique implicite. Et dans un univers politique structur&#233; par la comp&#233;tition, la perception compte souvent autant que l'intention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que la r&#233;action de Donald Trump prend tout son sens. En qualifiant le pape de &#171; faible face au crime &#187; et de &#171; d&#233;sastreux en politique &#233;trang&#232;re &#187;, il ne r&#233;pond pas &#224; une attaque explicite ; il op&#232;re un recadrage. Il d&#233;place le d&#233;bat du terrain moral vers celui de l'efficacit&#233; politique. Il soumet une autorit&#233; spirituelle &#224; des crit&#232;res qui ne sont pas les siens : la gestion de l'ordre, la capacit&#233; de dissuasion, la puissance strat&#233;gique. Ce faisant, il transforme une divergence de vision en proc&#232;s d'incomp&#233;tence. Ce n'est plus la pertinence du message qui est discut&#233;e, mais la l&#233;gitimit&#233; de celui qui le porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette s&#233;quence &#233;claire avec une acuit&#233; particuli&#232;re les mises en garde r&#233;p&#233;t&#233;es du cardinal Robert Sarah. Depuis plusieurs ann&#233;es, celui-ci appelle l'&#201;glise &#224; un recentrage sur ses fondamentaux : la foi, la pri&#232;re, la liturgie, la formation des consciences. &#192; ses yeux, le risque est clair : &#224; force de vouloir &#234;tre pr&#233;sente dans tous les d&#233;bats du monde, l'&#201;glise peut finir par se dissoudre dans le bruit ambiant, perdre sa verticalit&#233;, et &#234;tre jug&#233;e selon des crit&#232;res qui ne rel&#232;vent pas de sa nature. Lorsqu'elle parle comme une institution du monde, elle s'expose &#224; &#234;tre trait&#233;e comme telle &#8212; c'est-&#224;-dire contest&#233;e, critiqu&#233;e, disqualifi&#233;e selon les r&#232;gles du jeu politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cet &#233;pisode se dessine en r&#233;alit&#233; une tension ancienne, presque constitutive. L'&#201;glise doit-elle se tenir &#224; distance des affaires du monde pour pr&#233;server la puret&#233; de son message, ou doit-elle y prendre part pour ne pas abandonner l'humanit&#233; &#224; ses d&#233;rives ? Entre le silence et la parole, entre le retrait et l'engagement, il n'existe pas de position parfaitement stable. Toute prise de parole sur des sujets sensibles comporte un risque : celui d'&#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233;e, interpr&#233;t&#233;e, instrumentalis&#233;e. Mais toute absence de parole comporte &#233;galement un co&#251;t : celui de l'effacement moral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, cette controverse r&#233;v&#232;le moins une opposition personnelle qu'une dynamique structurelle. Le pape n'a pas attaqu&#233;, mais sa parole portait en elle une port&#233;e politique in&#233;vitable. Donald Trump n'a peut-&#234;tre pas simplement r&#233;agi ; il a r&#233;pondu selon une logique propre au champ politique, celle de la confrontation et du rapport de force. Entre ces deux univers, le dialogue est possible, mais l'incompr&#233;hension demeure toujours en embuscade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et peut-&#234;tre est-ce l&#224; la le&#231;on la plus essentielle : dans un monde o&#249; tout discours est imm&#233;diatement politis&#233;, la parole spirituelle ne peut ignorer les effets qu'elle produit. Mais dans ce m&#234;me monde, la politique gagnerait aussi &#224; reconna&#238;tre qu'il existe encore des voix qui ne cherchent pas &#224; gouverner&#8230; mais &#224; rappeler les limites du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;bour&#233; Cr&#233;pin ZANZE,&lt;br class='autobr' /&gt;
Expert senior agr&#233;&#233; en communication strat&#233;gique et s&#233;curit&#233; globale&lt;br class='autobr' /&gt;
Sp&#233;cialiste en g&#233;o-diplomatie et r&#233;solution des conflits&lt;br class='autobr' /&gt;
E-mail : zanzecrpin@gmail.com Cel. : +226 70463464&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Or &#224; 4 800 dollars, conflit au Moyen-Orient et secteur minier : Le Burkina Faso face &#224; une fen&#234;tre historique</title>
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		<dc:date>2026-04-10T23:41:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



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&lt;p&gt;La flamb&#233;e de l'or et les tensions au Moyen-Orient ne sont pas de simples &#233;v&#233;nements lointains. Selon Isaac D. Gouene, elles redessinent en profondeur les &#233;quilibres &#233;conomiques mondiaux. Dans cette tribune, le sp&#233;cialiste en &#233;conomie et finance des march&#233;s explique pourquoi cette situation constitue &#224; la fois une rare opportunit&#233; et un test d&#233;cisif pour le Burkina Faso. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 28 f&#233;vrier 2026, le d&#233;clenchement d'un conflit arm&#233; au Moyen-Orient a rebattu les cartes des march&#233;s mondiaux en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH84/25937-lor-continuait-de-se-deprecier-lundi-poursuivant-la-chute-entamee-la-semaine-derniere-archive-10f42.jpg?1775819263' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La flamb&#233;e de l'or et les tensions au Moyen-Orient ne sont pas de simples &#233;v&#233;nements lointains. Selon Isaac D. Gouene, elles redessinent en profondeur les &#233;quilibres &#233;conomiques mondiaux. Dans cette tribune, le sp&#233;cialiste en &#233;conomie et finance des march&#233;s explique pourquoi cette situation constitue &#224; la fois une rare opportunit&#233; et un test d&#233;cisif pour le Burkina Faso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 28 f&#233;vrier 2026, le d&#233;clenchement d'un conflit arm&#233; au Moyen-Orient a rebattu les cartes des march&#233;s mondiaux en quelques heures. Le Brent a bondi de plus de 36 % en un mois, franchissant la barre des 113 dollars le baril (selon l'Agence am&#233;ricaine d'information sur l'&#233;nergie). Le d&#233;troit d'Ormuz, par lequel transitent 20 % du p&#233;trole mondial (Forum &#201;conomique Mondial), est devenu une zone de tension maritime directe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'or a bri&#232;vement test&#233; les 5 400 dollars l'once d&#232;s le 2 mars, avant de se stabiliser aux alentours de 4 800 dollars aujourd'hui, 9 avril 2026 (London Bullion Market). Pour un pays dont le sous-sol produit de l'or et dont l'&#233;conomie d&#233;pend des importations d'hydrocarbures, cette configuration n'est pas un &#233;v&#233;nement lointain. C'est un choc &#233;conomique direct, avec ses opportunit&#233;s et ses contraintes. Et une question centrale : le Burkina Faso est-il en mesure d'en tirer parti ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OR COMME THERMOMETRE D'UN MONDE EN RECOMPOSITION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'or n'est pas une mati&#232;re premi&#232;re ordinaire. C'est l'actif refuge vers lequel convergent investisseurs, banques centrales et &#201;tats lorsque l'incertitude domine. Depuis 2022, il est pass&#233; de moins de 1 800 dollars l'once &#224; plus de 4 800 dollars aujourd'hui, soit une multiplication par pr&#232;s de trois en quatre ans. Cette progression ne s'explique pas seulement par le conflit au Moyen-Orient. Elle traduit des transformations structurelles bien plus profondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est la d&#233;dollarisation progressive du syst&#232;me financier mondial. Face aux sanctions am&#233;ricaines r&#233;p&#233;t&#233;es utilis&#233;es comme outil g&#233;opolitique, un nombre croissant de banques centrales, notamment en Chine, en Inde, dans le Golfe et en Afrique, ont d&#233;cid&#233; de r&#233;duire leur exposition au dollar et d'accro&#238;tre leurs r&#233;serves en or. La Banque populaire de Chine a ainsi &#233;tendu ses achats d'or pour le quinzi&#232;me mois cons&#233;cutif en janvier 2026 (J.P. Morgan Global Research). Cette demande souveraine est structurelle : elle ne dispara&#238;tra pas avec la fin du conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde est la mont&#233;e de l'app&#233;tit des investisseurs institutionnels pour les actifs r&#233;els. Dans un environnement marqu&#233; par l'inflation persistante et la volatilit&#233; des march&#233;s financiers, l'or retrouve son r&#244;le d'ancre dans les portefeuilles. Les flux vers les fonds investis en or ont battu des records en 2025, avec 89 milliards de dollars de nouvelles souscriptions (rapport annuel 2025 du Conseil Mondial de l'Or). Le conflit au Moyen-Orient n'a fait qu'amplifier cette tendance. M&#234;me si un retour &#224; la stabilit&#233; g&#233;opolitique entra&#238;nait une correction vers 3 500 &#224; 4 000 dollars l'once &#224; l'horizon 2027 &#224; 2028, les facteurs structurels plaident pour un plancher durablement plus &#233;lev&#233; qu'avant 2020. La fen&#234;tre est ouverte, mais elle ne le restera pas ind&#233;finiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE BURKINA FASO DANS LA COMPETITION REGIONALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard r&#233;gional est indispensable. Le Ghana d&#233;passe les 100 tonnes par an, port&#233; par un secteur minier structur&#233; de longue date autour d'acteurs nationaux et internationaux capables de lever des capitaux &#224; grande &#233;chelle. La C&#244;te d'Ivoire a presque doubl&#233; sa production en quatre ans, de 41 tonnes en 2021 &#224; 62 tonnes vis&#233;es en 2025, port&#233;e par cinq nouvelles mines et un code minier r&#233;vis&#233;. Le Mali maintient 52 tonnes malgr&#233; un contexte op&#233;rationnel exigeant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Burkina Faso pr&#233;sente le paradoxe le plus saisissant. Sa production industrielle a recul&#233; de 67 tonnes en 2021 &#224; 53 tonnes en 2024 (minist&#232;re des Mines du Burkina Faso, donn&#233;es rapport&#233;es par l'Agence Ecofin), mais ses revenus miniers ont atteint un niveau record de 612 milliards de francs CFA en 2024 (rapport de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, &#233;dition 2024), et la production totale incluant l'artisanat a rebondi &#224; 94 tonnes en 2025, un record historique national, avec des recettes officielles atteignant 776 milliards de francs CFA (d&#233;clarations du minist&#232;re des Mines, f&#233;vrier 2026). Le nombre de mines industrielles actives est pass&#233; de 13 en 2024 &#224; 15 en 2025, avec l'entr&#233;e en production de Kiaka (West African Resources) et l'octroi du permis Niou &#224; Nordgold. Le pays gagne davantage non pas parce qu'il produit plus industriellement, mais parce que les prix sont structurellement &#233;lev&#233;s. C'est une bonne nouvelle conjoncturelle. Ce n'est pas encore un avantage comp&#233;titif durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ESSAKANE : LA REALITE DES CHIFFRES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mine d'Essakane, dans le nord du Burkina Faso, est la plus grande mine individuelle d'or du pays. Elle a produit 427 200 onces sur base 100 % pour l'ann&#233;e 2025, dont 138 100 onces au seul quatri&#232;me trimestre, un record historique. Le prix de vente moyen r&#233;alis&#233; au quatri&#232;me trimestre 2025 &#233;tait d'environ 4 190 dollars l'once, pour un co&#251;t de production tout compris d'environ 1 900 dollars l'once sur l'ann&#233;e. La marge op&#233;rationnelle d&#233;passait donc 2 200 dollars par once (IAMGOLD Corporation, r&#233;sultats annuels 2025, rapport officiel publi&#233; le 17 f&#233;vrier 2026). Il convient de noter que la participation d'IAMGOLD dans Essakane a &#233;t&#233; r&#233;duite de 90 % &#224; 85 % en juin 2025, conform&#233;ment au nouveau Code Minier 2024, portant la participation de l'&#201;tat burkinab&#232; &#224; 15 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur 427 200 onces annuelles, c'est plus de 900 millions de dollars de marge brute sur une seule mine. Ce calcul, fond&#233; sur des donn&#233;es certifi&#233;es et publi&#233;es en bourse, illustre concr&#232;tement ce que le contexte de prix actuel repr&#233;sente pour les mines du Burkina Faso et pour les recettes fiscales de l'&#201;tat. Et Essakane n'est pas un cas isol&#233; : &#224; 4 800 dollars l'once, chacune des 15 mines industrielles op&#232;re avec des marges que le secteur n'avait jamais connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DEUX IMPERATIFS POUR NE PAS MANQUER CETTE FENETRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier imp&#233;ratif : se structurer pour acc&#233;der aux capitaux internationaux. Les banques de d&#233;veloppement africaines telles que la Corporation Financi&#232;re Africaine, Afreximbank et la Banque Ouest Africaine de D&#233;veloppement regardent le secteur minier burkinab&#232; avec un int&#233;r&#234;t renouvel&#233;. Mais elles n'investissent pas dans des soci&#233;t&#233;s sans reporting financier aux normes internationales, sans structure holding adapt&#233;e et sans conformit&#233; environnementale et sociale document&#233;e. Les op&#233;rateurs locaux qui souhaitent capter ces financements ont six &#224; douze mois pour se mettre au niveau. La fen&#234;tre est ouverte. Elle ne le restera pas ind&#233;finiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second imp&#233;ratif : acc&#233;l&#233;rer la mont&#233;e en puissance des op&#233;rateurs nationaux. Avec au moins dix projets miniers semi-m&#233;canis&#233;s port&#233;s par des Burkinab&#232; attendus en 2026 (minist&#232;re des Mines du Burkina Faso), la trajectoire est engag&#233;e. Mais cette mont&#233;e en puissance ne se d&#233;cr&#232;te pas : elle se finance, elle se structure et elle se dote de comp&#233;tences techniques et financi&#232;res de niveau international. La C&#244;te d'Ivoire investit massivement dans la formation de ses cadres miniers et dans la structuration financi&#232;re de ses acteurs nationaux. C'est ce mod&#232;le qui produit une souverainet&#233; mini&#232;re durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONCLUSION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit au Moyen-Orient a rappel&#233; brutalement ce que les professionnels des march&#233;s de l'or savent depuis longtemps : dans un monde instable, l'or est roi. Et le Burkina Faso est assis sur une partie de ce royaume. La comp&#233;tition r&#233;gionale pour attirer les capitaux miniers internationaux est d&#233;j&#224; engag&#233;e. Le Burkina Faso a les actifs. Il a aussi, aujourd'hui, le contexte de prix pour convaincre. Ce qui peut &#234;tre construit dans des conditions de march&#233; exceptionnelles sera deux fois plus difficile &#224; financer demain dans des conditions ordinaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Isaac D. Gouene, sp&#233;cialiste en &#233;conomie et finance des march&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
9 avril 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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