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	<title>leFaso.net</title>
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	<description>L'information en temps r&#233;el du Burkina, M&#233;dias, journaux, infos, direct, les derni&#232;res nouvelles, politiques.</description>
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		<title>Portrait : Amzi Franc, 20 ans au souffle de la fl&#251;te parleuse </title>
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		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis vingt ans, le fl&#251;tiste Amzi Franc fait r&#233;sonner les sonorit&#233;s envo&#251;tantes de la fl&#251;te parleuse. Entre passion, pers&#233;v&#233;rance et transmission, l'artiste continue de porter haut un instrument qu'il consid&#232;re comme un vecteur de paix et de coh&#233;sion sociale. Portrait d'un artiste que nous avons d&#233;couvert &#224; l'Acte 2 des Bougousso de la diversit&#233;, jeudi 25 septembre 2026, organis&#233; en marge de la 16&#7497; &#233;dition du Salon international du tourisme et de l'h&#244;tellerie de Ouagadougou (SITHO). &lt;br class='autobr' /&gt; Dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH100/img_4767-d7679.jpg?1790337214' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis vingt ans, le fl&#251;tiste Amzi Franc fait r&#233;sonner les sonorit&#233;s envo&#251;tantes de la fl&#251;te parleuse. Entre passion, pers&#233;v&#233;rance et transmission, l'artiste continue de porter haut un instrument qu'il consid&#232;re comme un vecteur de paix et de coh&#233;sion sociale. Portrait d'un artiste que nous avons d&#233;couvert &#224; l'Acte 2 des Bougousso de la diversit&#233;, jeudi 25 septembre 2026, organis&#233; en marge de la 16&#7497; &#233;dition du Salon international du tourisme et de l'h&#244;tellerie de Ouagadougou (SITHO).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'univers musical burkinab&#232;, certains artistes choisissent des instruments populaires. D'autres empruntent des chemins peu m&#233;diatis&#233;s. C'est le cas d'Amzi Franc, de son nom &#224; l'&#233;tat civil Ouattara Niap&#233;gu&#233;ssin, qui a consacr&#233; une grande partie de sa vie &#224; la fl&#251;te parleuse, nerveuse, un instrument qu'il manie avec une aisance remarquable. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste raconte avoir un parcours fa&#231;onn&#233; tr&#232;s t&#244;t par la musique. &#171; Mon papa &#233;tait fl&#251;tiste. Tout petit d&#233;j&#224;, j'ai &#233;t&#233; berc&#233; par le son de sa fl&#251;te &#187;, confie-t-il. Cette proximit&#233; avec l'instrument marque profond&#233;ment l'enfant qu'il &#233;tait. Mais c'est au Petit S&#233;minaire de Nasso, o&#249; il entre en 1988, que sa passion prend v&#233;ritablement forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Destin&#233; &#224; la vocation religieuse, le jeune s&#233;minariste d&#233;couvre alors l'univers de l'apprentissage musical. Entre les cours, les ateliers de fl&#251;te &#224; bec et les premi&#232;res le&#231;ons de guitare, la musique s'impose progressivement dans son quotidien.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Normalement, je devais devenir pr&#234;tre. Mais je ne suis pas arriv&#233; au bout du parcours. Comme j'&#233;tais d&#233;j&#224; plong&#233; dans la musique, je me suis engag&#233; sur cette voie &#187;, raconte-t-il avec s&#233;r&#233;nit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour suivre sa passion, Ouattara Niap&#233;gu&#233;ssin a d'abord obtenu l'accord de son p&#232;re. &#171; Mon propre p&#232;re, je lui ai demand&#233; la permission et il m'a r&#233;pondu qu'il n'y avait aucun souci. Lui-m&#234;me &#233;tait d'abord fl&#251;tiste, donc il n'a vu aucun inconv&#233;nient &#224; ce que je me lance v&#233;ritablement dans la musique &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si son p&#232;re a accueilli favorablement son choix, ce ne fut pas le cas de tous ses proches. N'&#233;tant pas issu d'une famille de griots, il a d&#251; faire face &#224; certaines incompr&#233;hensions. &#171; Certains membres de ma famille n'ont pas bien accept&#233; mon choix de devenir musicien, car pour eux, ce sont surtout les griots qui font de la musique &#187;, raconte-t-il. Malgr&#233; ces r&#233;ticences, il est rest&#233; fid&#232;le &#224; sa vocation et a poursuivi son parcours, port&#233; par sa passion pour la fl&#251;te. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la conqu&#234;te de la fl&#251;te traversi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ses premiers pas se font avec la fl&#251;te &#224; bec, c'est un autre instrument qui va v&#233;ritablement orienter sa carri&#232;re. La fl&#251;te traversi&#232;re traditionnelle, appel&#233;e parfois &#171; fl&#251;te nerveuse &#187; ou &#171; fl&#251;te guin&#233;enne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, il d&#233;couvre &#224; la radio le jeu du grand ma&#238;tre fl&#251;tiste, Bassirou Sanou, aujourd'hui disparu. Fascin&#233; par ces m&#233;lodies, il entreprend des recherches pour retrouver l'artiste et apprendre &#224; son contact. La qu&#234;te n'est pas simple. &#192; l'&#233;poque, acqu&#233;rir l'instrument repr&#233;sente un investissement important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il fallait 15 000 francs CFA pour avoir une fl&#251;te. Pour nous, c'&#233;tait beaucoup d'argent. J'ai pass&#233; pr&#232;s d'une ann&#233;e &#224; courir derri&#232;re cette opportunit&#233; &#187;, se souvient-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;clic survient en 2004 lorsqu'il participe &#224; un concours musical organis&#233; dans le cadre du dixi&#232;me anniversaire des Engagements nationaux. Class&#233; troisi&#232;me, il obtient une r&#233;compense qui lui permet enfin d'acheter sa premi&#232;re fl&#251;te. &#171; &#192; partir de l&#224;, je me suis investi totalement dans son apprentissage &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une carri&#232;re b&#226;tie sur le travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette acquisition, Amzi Franc n'a cess&#233; de perfectionner son art. Au fil des ann&#233;es, il partage la sc&#232;ne avec plusieurs musiciens reconnus, dont Issouf Diarra, aujourd'hui membre de l'orchestre de la Pr&#233;sidence du Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, une nouvelle &#233;tape s'ouvre lorsqu'il rejoint la compagnie du chor&#233;graphe Oumar Ou&#233;draogo, figure bien connue du monde artistique burkinab&#232;. Cette collaboration lui permet de participer &#224; plusieurs &#233;ditions de la Semaine nationale de la culture (SNC) et de repr&#233;senter le Burkina Faso sur des sc&#232;nes internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les souvenirs marquants de sa carri&#232;re figurent notamment les Jeux de la Francophonie de 2009 au Liban, ainsi que plusieurs festivals en France. &#171; Nous avons particip&#233; &#224; plusieurs grandes manifestations culturelles et nous avons &#233;t&#233; r&#233;compens&#233;s &#224; plusieurs reprises &#187;, souligne-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, l'artiste &#233;volue principalement en solo et poursuit son chemin avec la m&#234;me passion.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_226226 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/img_4758.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH750/img_4758-a749d.jpg?1790337214' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois albums et un livre en pr&#233;paration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fl&#251;tiste compte d&#233;j&#224; trois albums &#224; son actif. Le premier est sorti en 2011, suivi d'un deuxi&#232;me en 2019 et d'un troisi&#232;me en 2021. Mais son ambition va au-del&#224; de la sc&#232;ne et du disque. Soucieux de pr&#233;server et transmettre ce patrimoine musical, il a entrepris la r&#233;daction d'un ouvrage consacr&#233; &#224; son instrument. &#171; J'ai &#233;crit un livre sur la fl&#251;te que je joue et sur sa fabrication. J'aimerais pouvoir le pr&#233;senter au public &#187;, annonce-t-il. Un projet qui s'inscrit dans sa volont&#233; de transmettre son savoir aux g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La fl&#251;te est un instrument de paix &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Amzi Franc, la fl&#251;te n'est pas un simple instrument de musique. Elle poss&#232;de une dimension spirituelle et th&#233;rapeutique. &#171; La fl&#251;te v&#233;hicule la paix et la coh&#233;sion sociale. C'est un instrument qui parle. Le son de la fl&#251;te apaise. Il fait voyager. Il r&#233;veille des sensations profondes. Je pense m&#234;me qu'il soigne &#187;, dit-il avec conviction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre passion et manque de visibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; son parcours et ses nombreuses distinctions, le musicien estime que les artistes &#233;voluant dans des registres traditionnels souffrent encore d'un manque de visibilit&#233;. Selon lui, le principal d&#233;fi reste la promotion. &#171; Ce n'est pas parce qu'on ne sait pas faire quelque chose. C'est parce qu'on n'est pas suffisamment connu &#187;, regrette-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il appelle les organisateurs d'&#233;v&#233;nements et les autorit&#233;s &#224; offrir davantage d'espace aux artistes moins m&#233;diatis&#233;s afin qu'ils puissent faire conna&#238;tre leur talent et vivre de leur art. &#171; Un bon plateau, une bonne r&#233;mun&#233;ration et de la visibilit&#233; permettent &#224; un artiste de progresser &#187;, insiste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vingt ans de carri&#232;re c&#233;l&#233;br&#233;s &#224; Banfora&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2026 marque une &#233;tape symbolique dans le parcours d'Amzi Franc puisqu'il f&#234;te ses vingt ans de carri&#232;re artistique. Pour c&#233;l&#233;brer cet anniversaire, l'artiste pr&#233;voit un grand concert le 7 novembre 2026 &#224; Banfora. &#192; cette occasion, il organisera &#233;galement une formation de deux semaines au profit de dix apprenants qui pr&#233;senteront le fruit de leur apprentissage lors du spectacle. Pour le fl&#251;tiste, il est important de transmettre, partager et faire vivre cette tradition musicale. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ceux qui r&#234;vent de suivre ses pas, il leur conseille de la patience, du courage, du travail et de la pers&#233;v&#233;rance. &#171; C'est ce qui m'a permis d'avancer jusqu'&#224; aujourd'hui &#187;, confie-t-il. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Fredo Bassol&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Natation : Imann Firdaous Kouraogo, de l'amour pour l'eau aux podiums africains</title>
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		<dc:date>2026-09-02T22:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; seulement 20 ans, Imann Firdaous Kouraogo s'impose comme l'une des figures montantes de la natation burkinab&#232;. Au 11&#7497; championnat d'Afrique de natation de la Zone 2, disput&#233; du 28 au 29 ao&#251;t 2026, la jeune nageuse a frapp&#233; fort en d&#233;crochant deux m&#233;dailles d'or sur 800 m et 400 m nage libre. Une nouvelle &#233;tape dans le parcours d'une athl&#232;te dont l'histoire avec la natation a commenc&#233; presque par hasard, dans une piscine, aux c&#244;t&#233;s de ses parents. &lt;br class='autobr' /&gt; L'histoire commence loin des podiums et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH117/whatsapp_image_2026-09-02_at_16.41_42-478e9.jpg?1790156242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; seulement 20 ans, Imann Firdaous Kouraogo s'impose comme l'une des figures montantes de la natation burkinab&#232;. Au 11&#7497; championnat d'Afrique de natation de la Zone 2, disput&#233; du 28 au 29 ao&#251;t 2026, la jeune nageuse a frapp&#233; fort en d&#233;crochant deux m&#233;dailles d'or sur 800 m et 400 m nage libre. Une nouvelle &#233;tape dans le parcours d'une athl&#232;te dont l'histoire avec la natation a commenc&#233; presque par hasard, dans une piscine, aux c&#244;t&#233;s de ses parents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire commence loin des podiums et des chronom&#232;tres. Enfant, Imann Firdaous Kouraogo aimait simplement se rendre &#224; la piscine avec ses parents. Elle y va pour se divertir, sans imaginer que ces moments de baignade vont progressivement orienter sa vie vers le sport de haut niveau. &#171; J'ai commenc&#233; la natation par pure co&#239;ncidence parce qu'&#233;tant au Burkina, j'aimais bien aller &#224; la piscine avec mes parents. Apparemment, les coaches trouvaient que je nageais un peu bien, pour une personne qui ne savait pas nager &#187;, raconte-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand ses parents s'installent &#224; Dakar, au S&#233;n&#233;gal, avec la famille, cette attirance pour l'eau prend une autre dimension. Dans la r&#233;sidence o&#249; elle vit, la jeune fille nage r&#233;guli&#232;rement avec ses s&#339;urs et les autres enfants. C'est l&#224; qu'elle rencontre Samba Ba, ma&#238;tre-nageur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entra&#238;neur d&#233;c&#232;le rapidement chez elle un potentiel &#224; exploiter. Sous sa direction, Imann commence &#224; s'entra&#238;ner plus r&#233;guli&#232;rement et &#224; perfectionner sa technique. Mais avant m&#234;me les chronom&#232;tres et les m&#233;dailles, une qualit&#233; retient particuli&#232;rement l'attention de son entra&#238;neur : sa t&#233;nacit&#233;. &#171; Sa principale qualit&#233;, c'&#233;tait l'endurance et la t&#233;nacit&#233;. Comme on dit, elle &#233;tait tr&#232;s tenace &#187;, t&#233;moigne Samba Ba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entra&#238;nements s'encha&#238;nent. La jeune fille progresse et la piscine, autrefois simple lieu de loisir, devient peu &#224; peu son terrain d'expression. Dans l'eau, elle d&#233;couvre surtout le go&#251;t de l'effort, le plaisir de progresser et la satisfaction de repousser ses propres limites. &#171; J'ai choisi la natation parce que j'aime l'eau, je me sens tr&#232;s bien dans l'eau et, avec le temps, j'ai surtout d&#233;couvert le plaisir de me d&#233;passer et de progresser &#187;, explique-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224797 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;108&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-09-02_at_16.41_43_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH755/whatsapp_image_2026-09-02_at_16.41_43_1_-75c4a.jpg?1790156242' width='500' height='755' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Imann Firdaous Kouraogo a &#233;t&#233; double m&#233;daill&#233;e d'or au 11&#7497; championnat d'Afrique de natation de la Zone 2.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la piscine de la r&#233;sidence aux grands rendez-vous&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La progression d'Imann Firdaous Kouraogo ne passe pas inaper&#231;ue. Avec l'accompagnement de Samba Ba, elle participe &#224; ses premi&#232;res comp&#233;titions. En 2019, au S&#233;n&#233;gal, elle prend part au championnat national et s'adjuge le titre de championne. La comp&#233;tition lui fait alors d&#233;couvrir une autre dimension de la natation, celle de la repr&#233;sentation et de la responsabilit&#233;. &#171; En participant &#224; mes premi&#232;res comp&#233;titions, je me suis rendu compte de la valeur de repr&#233;senter mon pays, le Burkina Faso, et de partager mon amour pour ce sport au-del&#224; du cadre de la piscine dans laquelle je m'entra&#238;ne &#187;, confie-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, la jeune nageuse a franchi plusieurs paliers. Elle participe &#224; des championnats nationaux au Burkina Faso et d&#233;couvre, en 2022, les championnats du monde de natation. Mais l'un des grands rendez-vous de sa jeune carri&#232;re reste sa participation aux Jeux olympiques de Paris 2024, o&#249; elle termine 5&#7497; du 50 m nage libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cette progression, il y a aussi le regard avis&#233; de son entra&#238;neur. Samba Ba identifie rapidement une particularit&#233; chez sa prot&#233;g&#233;e : sa puissance dans les bras. Un atout qui l'oriente progressivement vers les courses d'endurance, notamment le 400 m et le 800 m nage libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une nageuse qui ne nage pratiquement pas des jambes. Et c'est &#231;a m&#234;me, qui lui a fait &#234;tre sp&#233;cialis&#233;e au niveau des 800 et des 400. Parce que l&#224;, quand tu ne nages pas avec tes jambes, &#231;a veut dire que tu es forte au niveau des bras. C'est &#231;a qui nous a permis de l'orienter au niveau des courses en endurance &#187;, explique le technicien. Cette orientation semble aujourd'hui porter ses fruits.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224795 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH474/whatsapp_image_2026-09-02_at_16.41_44-ca71a.jpg?1790156242' width='500' height='474' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Pour Samba Ba, Imann Firdaous Kouraogo a des qualit&#233;s pour les courses d'endurance.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du bronze &#224; l'or&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 11&#7497; championnat d'Afrique de natation de la Zone 2, Imann Firdaous Kouraogo franchit un nouveau cap. Engag&#233;e sur ses distances de pr&#233;dilection, elle d&#233;croche deux m&#233;dailles d'or, sur 800 m et 400 m nage libre. Une progression qui prend encore plus de relief lorsqu'on la compare &#224; son bilan de l'&#233;dition pr&#233;c&#233;dente. L'ann&#233;e derni&#232;re, la Burkinab&#232; avait obtenu le bronze sur ces deux m&#234;mes distances. Douze mois plus tard, elle monte sur la plus haute marche du podium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'ann&#233;e derni&#232;re, j'ai remport&#233; deux m&#233;dailles de bronze dans ces deux distances, le 400 m et le 800 m nage. Cette ann&#233;e, je remporte l'or, ce qui montre que je suis vraiment concentr&#233;e. J'ai un objectif qui est bien d&#233;fini et je ne compte pas l&#226;cher ces objectifs &#187;, affirme-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux m&#233;dailles ne constituent donc pas seulement une r&#233;compense. Elles traduisent une progression et surtout une ambition d&#233;sormais clairement affich&#233;e. &#192; 20 ans, Imann Firdaous Kouraogo veut continuer &#224; am&#233;liorer ses chronos et repousser ses limites. Elle r&#234;ve de battre ses propres records et nourrit, &#224; plus long terme, l'ambition de s'attaquer aux records africains.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224796 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;107&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-09-02_at_16.41_45.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH667/whatsapp_image_2026-09-02_at_16.41_45-3135b.jpg?1790156242' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Imann Firdaous Kouraogo nourrit l'ambition de faire flotter le drapeau du Burkina Faso &#224; l'international.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais pour atteindre ces objectifs, la nageuse doit encore composer avec des conditions d'entra&#238;nement qui ne sont pas toujours id&#233;ales. Elle s'entra&#238;ne notamment dans un bassin de 25 m&#232;tres, alors que de nombreuses comp&#233;titions internationales se disputent dans des bassins de 50 m&#232;tres. Une diff&#233;rence qui impose des adaptations et peut avoir une incidence sur la pr&#233;paration et les performances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, ces contraintes ne semblent pas entamer sa d&#233;termination. Bien au contraire. Derri&#232;re les m&#233;dailles et les chronom&#232;tres, se dessine une jeune athl&#232;te qui a appris &#224; avancer avec les moyens &#224; sa disposition, sans renoncer &#224; ses ambitions. De la piscine o&#249; elle accompagnait ses parents aux bassins des grandes comp&#233;titions internationales, le chemin parcouru est d&#233;j&#224; consid&#233;rable. Mais Imann Firdaous Kouraogo ne regarde pas encore derri&#232;re elle. &#192; l'entendre, le plus important reste &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre discipline, endurance et ambition, la jeune nageuse entend poursuivre sa progression et faire flotter toujours plus haut les couleurs du Burkina Faso. Et lorsqu'elle quitte les bassins, une autre ambition l'attend : actuellement &#233;tudiante en assurance, elle r&#234;ve aussi de devenir, demain, une grande professionnelle de la finance. Deux univers diff&#233;rents, mais une m&#234;me volont&#233; : se construire un avenir &#224; la hauteur de ses ambitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Elys&#233;e Niki&#233;ma&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Musique : L'artiste A. Sefane veut faire voyager les sonorit&#233;s de son Kourittenga natal </title>
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		<description>
&lt;p&gt;&#192; Neem, dans le Kourittenga, la musique n'&#233;tait pas pour Abrahim Sandwidi qu'une affaire de m&#233;lodies. Elle faisait partie du quotidien, des c&#233;r&#233;monies et de l'histoire familiale. Des ann&#233;es plus tard, devenu A. Sefane, l'artiste veut transformer cet h&#233;ritage en une musique tradi-moderne capable de franchir les fronti&#232;res de son terroir. Avec son premier maxi-single, &#171; Maman &#187;, il pose les premi&#232;res pierres d'une carri&#232;re qu'il veut construire &#224; son image. &lt;br class='autobr' /&gt; Il porte en lui les sonorit&#233;s de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH114/54e8fb47-9cfc-4b20-bdc7-d729d107e401-0f25e.jpg?1790156242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Neem, dans le Kourittenga, la musique n'&#233;tait pas pour Abrahim Sandwidi qu'une affaire de m&#233;lodies. Elle faisait partie du quotidien, des c&#233;r&#233;monies et de l'histoire familiale. Des ann&#233;es plus tard, devenu A. Sefane, l'artiste veut transformer cet h&#233;ritage en une musique tradi-moderne capable de franchir les fronti&#232;res de son terroir. Avec son premier maxi-single, &#171; Maman &#187;, il pose les premi&#232;res pierres d'une carri&#232;re qu'il veut construire &#224; son image.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il porte en lui les sonorit&#233;s de son enfance. Celles que l'on entend dans les c&#233;r&#233;monies, celles qui accompagnent les moments importants de la vie et celles qui, parfois, restent longtemps dans la m&#233;moire. A. Sefane, de son vrai nom Sandwidi Abrahim, n'a pas d&#233;couvert la musique dans un studio. Il l'a d'abord rencontr&#233;e dans son environnement familial, &#224; Neem, dans la commune de Kando, province du Kourittenga. N&#233; le 1er janvier 1994, il grandit notamment au contact de son oncle, chanteur traditionnel r&#233;guli&#232;rement sollicit&#233; lors des c&#233;r&#233;monies fun&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mes racines constituent ma force &#187;, affirme aujourd'hui l'artiste. Une phrase qui r&#233;sume assez bien le chemin parcouru depuis ses premi&#232;res exp&#233;riences musicales. &#192; l'&#233;cole, Abrahim commence par des prestations de playback et participe &#224; diff&#233;rentes manifestations culturelles. Peu &#224; peu, les sc&#232;nes changent : mariages, bapt&#234;mes, fun&#233;railles et autres rendez-vous sociaux deviennent autant d'occasions de chanter devant un public. La passion grandit, jusqu'&#224; devenir une &#233;vidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014, alors qu'il est encore en classe de Premi&#232;re, il d&#233;cide de donner davantage de place &#224; la musique. Mais entre le r&#234;ve et sa concr&#233;tisation, il y a le temps, les r&#233;alit&#233;s quotidiennes et la n&#233;cessit&#233; de se d&#233;brouiller. &#192; Pouytenga, il exerce notamment dans le commerce tout en continuant &#224; nourrir son ambition artistique. Pendant plusieurs ann&#233;es, il avance ainsi, entre activit&#233;s professionnelles et projet musical. Puis en 2025, un ancien camarade d'&#233;cole lui ouvre une porte vers le monde professionnel du studio. A. Sefane entre en studio et commence &#224; travailler avec un arrangeur. Pour celui qui avait longtemps entretenu son r&#234;ve en marge de ses autres activit&#233;s, l'exp&#233;rience marque un changement de cap. La musique n'est plus seulement une passion : elle devient un projet &#224; structurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire du terroir un point de d&#233;part&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;galement &#224; cette p&#233;riode que Sandwidi Abrahim adopte officiellement le nom A. Sefane. Derri&#232;re ce changement se trouve une volont&#233; : construire une identit&#233; artistique qui lui ressemble. Une identit&#233; puis&#233;e dans ses origines, mais qui ne se contente pas de regarder vers le pass&#233;. Sa musique se veut ainsi tradi-moderne, avec le moor&#233; et le fran&#231;ais comme principales langues d'expression. Le &#8220;roudga&#8221; et la guitare participent &#224; la couleur qu'il souhaite donner &#224; son univers. Son ambition n'est cependant pas de reproduire &#224; l'identique les sonorit&#233;s traditionnelles. Il veut les faire dialoguer avec des sonorit&#233;s contemporaines et toucher plusieurs g&#233;n&#233;rations. &#171; Je ne veux pas seulement faire de la musique. Je veux construire quelque chose qui me ressemble &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224651 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/8af139d0-c9a6-4ce1-bf5e-7a1db95a2585.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH375/8af139d0-c9a6-4ce1-bf5e-7a1db95a2585-27010.jpg?1790156242' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Selon Roger Ouango, A. Sefane est un artiste prometteur qui a besoin d'&#234;tre accompagn&#233;&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans cette d&#233;marche, son terroir occupe une place centrale. &#171; Je viens de Neem, du Kourittenga, avec une histoire, une culture et des valeurs. Aujourd'hui, je veux transformer cette richesse en musique et aller &#224; la rencontre du public. &#187; Son premier projet porte justement cette volont&#233;. Baptis&#233; &#171; Maman &#187;, le maxi-single compte quatre titres. La chanson &#233;ponyme est un hommage &#224; la m&#232;re, tandis qu'&#171; Aminata &#187; s'int&#233;resse &#224; l'amour et aux sentiments. &#171; Rassamfsoury&#233; &#187; se veut, lui, plus motivant, avec un message de courage, de r&#233;silience et d'espoir adress&#233; notamment &#224; la jeunesse. Le projet comprend &#233;galement &#171; Aminata Remix &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour accompagner cette premi&#232;re carte de visite, l'artiste dispose &#233;galement d'un clip officiel du titre &#171; Aminata &#187;. Mais derri&#232;re les images et les chansons, il y a surtout un artiste qui apprend encore les exigences du m&#233;tier. A. Sefane fonctionne aujourd'hui avec une &#233;quipe r&#233;duite. Il assure lui-m&#234;me la gestion de son projet et b&#233;n&#233;ficie de l'appui de quelques proches. Son parcours en construction a donc besoin d'accompagnement et de soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette aventure, l'artiste Ouango Roger, son mentor, constitue &#233;galement un rep&#232;re. A. Sefane b&#233;n&#233;ficie d'un regard et d'une exp&#233;rience qui peuvent l'aider &#224; mieux appr&#233;hender les r&#233;alit&#233;s d'une carri&#232;re artistique. Pour un artiste qui revendique la volont&#233; d'apprendre et de progresser, cette transmission appara&#238;t comme un pr&#233;cieux levier. Pour 2026-2027, il souhaite se r&#233;v&#233;ler au grand public. L'artiste veut multiplier les prestations, renforcer sa pr&#233;sence sur les r&#233;seaux sociaux, rencontrer son public, accro&#238;tre sa visibilit&#233; et pr&#233;parer ses premi&#232;res grandes sc&#232;nes. A. Sefane ne pr&#233;tend pas &#234;tre arriv&#233;. Il sait m&#234;me que le plus difficile commence peut-&#234;tre maintenant. Mais il avance avec une conviction. &#171; Je veux me r&#233;v&#233;ler au grand public, apprendre, progresser et construire une carri&#232;re dont je pourrai &#234;tre fier &#187;, souhaite-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Farida Thiombiano&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Burkina : Moussa Nagabila, l'&#339;il qui n'a jamais quitt&#233; la photographie </title>
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		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la Journ&#233;e mondiale de la photographie, rencontre avec Moussa Nagabila, ancien photographe aux Editions Le Pays, aujourd'hui &#224; la retraite. Entre souvenirs de terrain et nostalgie des grands reportages, celui que beaucoup surnomment affectueusement &#171; le maire de Saaba &#187; et qui a refus&#233; la chaise longue, revient sur pr&#232;s d'un demi-si&#232;cle de vie pass&#233;e derri&#232;re l'objectif. &lt;br class='autobr' /&gt; Au march&#233; Sougr-yaar, dans la commune de Saaba, les all&#233;es sont anim&#233;es par les va-et-vient des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH135/24ecf96e-9da2-46cb-884a-92c224f1f74f-7f4ce.jpg?1790156242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='135' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la Journ&#233;e mondiale de la photographie, rencontre avec Moussa Nagabila, ancien photographe aux Editions Le Pays, aujourd'hui &#224; la retraite. Entre souvenirs de terrain et nostalgie des grands reportages, celui que beaucoup surnomment affectueusement &#171; le maire de Saaba &#187; et qui a refus&#233; la chaise longue, revient sur pr&#232;s d'un demi-si&#232;cle de vie pass&#233;e derri&#232;re l'objectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au march&#233; Sougr-yaar, dans la commune de Saaba, les all&#233;es sont anim&#233;es par les va-et-vient des commer&#231;ants et des clients venus s'approvisionner en produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. C'est devant son magasin, entre des sacs de c&#233;r&#233;ales soigneusement empil&#233;s que le photographe &#224; la retraite Moussa Nagabila nous re&#231;oit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue, difficile d'imaginer que cet homme au regard cach&#233; derri&#232;re des lunettes fum&#233;es a pass&#233; des d&#233;cennies &#224; immortaliser les &#233;v&#233;nements marquants de la vie politique et sociale du Burkina Faso. Malgr&#233; la retraite sa silhouette reste robuste. La poign&#233;e de main est ferme, la voix assur&#233;e. &#192; quelques heures de la Journ&#233;e mondiale de la photographie, c&#233;l&#233;br&#233;e chaque 19 ao&#251;t, les souvenirs semblent n'attendre qu'une occasion pour refaire surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Changement de vie &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Moi, c'est Moussa Nagabila. J'&#233;tais photographe aux &#233;ditions Le Pays. Aujourd'hui, je suis &#224; la retraite depuis six ans &#187;, lance-t-il avec un sourire. Pour lui, la retraite ne signifie pas l'inactivit&#233;. &#171; En Afrique, beaucoup parlent de retraite, mais moi je pr&#233;f&#232;re dire changement de vie &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir rang&#233; l'appareil de service qui l'a accompagn&#233; pendant des ann&#233;es, il s'est tourn&#233; vers le commerce des c&#233;r&#233;ales. Une activit&#233; qui lui permet de faire vivre sa famille. &#171; Le commerce de c&#233;r&#233;ales nourrit son homme. J'ai une grande famille et l'essentiel, c'est qu'il y ait &#224; manger &#224; la maison &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il refuse de comparer commerce et photographie. &#171; Ce sont deux chemins diff&#233;rents. La photographie, c'est de l'art. C'est aussi la possibilit&#233; de rencontrer des personnalit&#233;s que vous n'auriez jamais imagin&#233; approcher. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le terrain lui manque, Moussa Nagabila n'a jamais totalement abandonn&#233; son premier amour. &#171; D&#232;s mon premier mois de retraite, j'ai achet&#233; avec mes propres moyens un appareil Nikon professionnel &#224; 600 000 francs CFA. Je ne voulais pas perdre la main. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une passion n&#233;e &#224; Abidjan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de Moussa Nagabila avec la photographie commence en C&#244;te d'Ivoire, alors qu'il n'est encore qu'un adolescent. &#171; J'ai commenc&#233; la photographie &#224; Abidjan. J'avais environ 13 ans. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, la photographie &#233;tait un m&#233;tier exigeant. Pas d'appareils num&#233;riques, pas de logiciels de retouche. Les photographes travaillent avec des pellicules et d&#233;veloppent eux-m&#234;mes leurs images dans des chambres noires. &#171; &#192; notre temps, &#234;tre photographe, c'&#233;tait savoir produire une photo de A &#224; Z. On d&#233;veloppait la pellicule, on tirait les images avec l'agrandisseur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retrait&#233; se souvient &#233;galement des longs d&#233;lais n&#233;cessaires pour obtenir les tirages. &#171; On d&#233;posait les pellicules dans un laboratoire et parfois il fallait attendre un mois pour r&#233;cup&#233;rer les photos. &#187; Au fil des ann&#233;es, il construit sa r&#233;putation et ouvre m&#234;me trois studios photographiques &#224; Abidjan, notamment &#224; Divo, au grand march&#233; et au quartier Ramblais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la C&#244;te d'Ivoire au Burkina Faso&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour au Burkina Faso intervient dans un contexte particulier. L'ann&#233;e ? Sa m&#233;moire lui joue des tours mais il se souvient qu'&#224; ce moment le concept de l'ivoirit&#233; battait son plein. &#171; &#192; un moment donn&#233;, je me suis dit qu'il fallait rentrer chez moi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir c&#233;d&#233; ses trois studios &#224; son fr&#232;re cadet, il rentre &#224; Ouagadougou. Dans la capitale burkinab&#232;, il ouvre un studio photo dans le quartier Zogona avant de d&#233;couvrir une annonce de recrutement des Editions Le Pays. Son exp&#233;rience convainc rapidement les responsables du journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand le patron a vu mon dossier, il ne m'a m&#234;me pas pos&#233; beaucoup de questions. Il m'a engag&#233; directement. &#187; Une nouvelle aventure commence alors, celle du photojournalisme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224082 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/439adc11-e602-4e95-8b77-b5f8f4a04214.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH750/439adc11-e602-4e95-8b77-b5f8f4a04214-2e59a.jpg?1790156242' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;cole du terrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement au studio o&#249; le photographe peut diriger son sujet, la photographie de presse exige rapidit&#233; et anticipation, selon Moussa Nagabila. &#171; En studio, on peut demander &#224; quelqu'un de tourner la t&#234;te &#224; gauche ou &#224; droite. En presse, l'action passe une seule fois. Si vous la ratez, c'est fini. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa premi&#232;re sortie sur le terrain porte sur un micro-trottoir. &#192; la sortie du laboratoire, la qualit&#233; de ses images impressionne imm&#233;diatement la direction. &#171; Le patron m'a appel&#233; pour me demander si c'&#233;tait bien moi qui avais r&#233;alis&#233; les photos. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reconnaissance marque le d&#233;but de plus de vingt ann&#233;es pass&#233;es &#224; couvrir l'actualit&#233; burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Photographier les pr&#233;sidents et les grands &#233;v&#233;nements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de sa carri&#232;re, Moussa Nagabila a immortalis&#233; de nombreuses personnalit&#233;s. &#171; J'ai eu la chance de photographier F&#233;lix Houphou&#235;t-Boigny en C&#244;te d'Ivoire. Au Burkina, j'ai immortalis&#233; plusieurs pr&#233;sidents, de Blaise Compaor&#233; &#224; Roch Kabor&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les clich&#233;s qui l'ont marqu&#233; figure une photographie de Guillaume Soro r&#233;alis&#233;e dans un h&#244;tel &#224; Ouagadougou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On &#233;tait au temps fort de la crise ivoirienne. J'&#233;tais &#224; l'h&#244;tel pour une activit&#233;. Pendant que j'attendais, j'ai aper&#231;u Guillaume Soro. Mon appareil a d&#233;clench&#233; le flash alors que je voulais prendre la photo discr&#232;tement. Heureusement, tout s'est bien pass&#233; et la photo a fait la une du journal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais son plus grand motif de fiert&#233; demeure une image r&#233;compens&#233;e au concours Galian. &#171; Lors d'une c&#233;r&#233;monie &#224; l'Ecole nationale des douanes, un coll&#232;gue est tomb&#233; mais a r&#233;ussi &#224; tenir son appareil photo en l'air. J'ai captur&#233; la sc&#232;ne. Cette photo m'a permis de remporter un prix Galian en 2008. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les risques du m&#233;tier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les reportages les plus difficiles de sa carri&#232;re, Moussa Nagabila cite sans h&#233;siter une mission effectu&#233;e &#224; Bouak&#233;, en pleine crise ivoirienne. Envoy&#233; sur le terrain avec un journaliste pour un reportage, il se retrouve plong&#233; dans une atmosph&#232;re de guerre o&#249; l'ins&#233;curit&#233; est omnipr&#233;sente. Un &#233;pisode l'a particuli&#232;rement marqu&#233;. Alors qu'ils &#233;taient conduits vers un immeuble occup&#233; par Guillaume Soro et ses hommes, un violent coup de tonnerre retentit sous une pluie battante. L'agent de s&#233;curit&#233; charg&#233; de les escorter prend alors la fuite, laissant les journalistes seuls face &#224; l'incertitude. &#171; &#192; ce moment-l&#224;, j'ai vraiment cru que ma vie &#233;tait en danger &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant dix jours, l'&#233;quipe s&#233;journe gratuitement dans un h&#244;tel d&#233;sert&#233;, sans g&#233;rant ni personnel, o&#249; chacun tente de survivre comme il peut. Malgr&#233; ces conditions pr&#233;caires, les interviews et les reportages sont r&#233;alis&#233;s. Le retour reste toutefois un souvenir amer. Dans un contexte de chaos, les contr&#244;les improvis&#233;s se multiplient et les voyageurs sont fr&#233;quemment d&#233;pouill&#233;s de leurs biens. &#171; Je suis rentr&#233; avec seulement 25 francs en poche &#187;, raconte le photographe. Une exp&#233;rience &#233;prouvante qui lui rappelle aujourd'hui les risques que les professionnels des m&#233;dias acceptent parfois de courir pour informer le public.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224083 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/2a7116bc-a760-4ad5-ba2d-fd158301df74.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH333/2a7116bc-a760-4ad5-ba2d-fd158301df74-82311.jpg?1790156242' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me reportage difficile dont le photographe retrait&#233; se souvient, l'intervention de l'Unit&#233; sp&#233;ciale de la Gendarmerie nationale, dans la nuit du 21 au 22 mai 2018, &#224; Rayongo contre des terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous &#233;tions sur place &#224; la recherche d'images et les forces de s&#233;curit&#233; tentaient d'entrer dans une cour o&#249; se trouvaient les terroristes. Soudain, des tirs en rafale ont &#233;clat&#233;. Je me souviens toujours du mar&#233;chal de logis-chef, Fran&#231;ois de Salle Ou&#233;draogo. Le monsieur a &#233;t&#233; touch&#233; sous mes yeux. Malgr&#233; la situation, j'ai r&#233;ussi &#224; faire des photos. C'&#233;tait un reportage tr&#232;s difficile et tr&#232;s risqu&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un regard critique sur la photographie actuelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure des photophones et des r&#233;seaux sociaux, Moussa Nagabila observe avec inqui&#233;tude certaines &#233;volutions du m&#233;tier de photographe. &#171; Les jeunes ont aujourd'hui des outils extraordinaires. Ils peuvent partager leurs images instantan&#233;ment. Mais la photographie est en train de perdre une partie de sa valeur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, la facilit&#233; technologique ne remplace pas la ma&#238;trise des fondamentaux. &#171; Une photo de personnalit&#233; ne se fait pas n'importe comment. On ne coupe pas les pieds, les bras ou une partie du visage. Il y a des r&#232;gles &#224; respecter. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'ancien photographe, la formation demeure essentielle. &#171; Le probl&#232;me n'est pas le mat&#233;riel. C'est le manque de formation. Une photo de presse n'est pas une photo de studio ni une photo de salon. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transmettre aux jeunes g&#233;n&#233;rations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il profite aujourd'hui de sa retraite, Moussa Nagabila se dit pr&#234;t &#224; partager son exp&#233;rience. &#171; Si les jeunes viennent vers moi, il n'y a aucun probl&#232;me. Je suis disponible. &#187; Son principal conseil tient en quelques mots : apprendre et s'adapter. &#171; La photographie nourrit son homme, mais il faut se former. Il ne faut pas entrer dans ce m&#233;tier &#224; la l&#233;g&#232;re. Aujourd'hui, celui qui ma&#238;trise son art peut tout faire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'absence des grands rendez-vous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il &#233;voque son principal regret, la nostalgie affleure. &#171; Depuis que je suis &#224; la retraite, je ne suis plus en contact avec les grandes personnalit&#233;s du pays. Avant, matin, midi et soir, nous &#233;tions sur le terrain avec elles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un manque qu'il reconna&#238;t volontiers, m&#234;me s'il affirme &#234;tre pr&#234;t &#224; reprendre son appareil si l'occasion se pr&#233;sentait. &#171; Si demain on me donne l'opportunit&#233; d'immortaliser un &#233;v&#233;nement important, je suis pr&#234;t. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un hommage aux disparus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la veille de la Journ&#233;e mondiale de la photographie 2026, Moussa Nagabila a une pens&#233;e particuli&#232;re pour ses confr&#232;res disparus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voix devient plus grave lorsqu'il &#233;voque &#201;tienne Kafando, ancien coll&#232;gue avec lequel il partageait bureau et mat&#233;riel, d&#233;c&#233;d&#233; le 6 octobre 2021. &#171; Il ne lui restait qu'une ann&#233;e avant la retraite lorsque Dieu l'a rappel&#233;. Cela nous a tous marqu&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, comme une le&#231;on tir&#233;e de plusieurs d&#233;cennies pass&#233;es derri&#232;re l'objectif, le retrait&#233; conclut : &#171; Je demande aux jeunes d'apprendre, de bien faire leur travail et de ne pas copier les autres. On ne perd rien en faisant bien son travail. &#187; La retraite a certes &#233;loign&#233; Moussa Nagabila des salles de r&#233;daction, mais pas de la photographie. Car chez certains passionn&#233;s, l'&#339;il du photographe ne s'&#233;teint jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fredo Bassol&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Patrice Tiemtor&#233; dit le &#171; Gaucher magique &#187; de la p&#233;tanque : Zoom sur un grand &#201;talon bouliste </title>
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		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans le milieu du jeu de boules burkinab&#232;, il ne passe pas inaper&#231;u, gr&#226;ce &#224; sa taille 1,87 m, et surtout &#224; son style de jeu, de la main gauche, ce qui lui a valu du reste le surnom de &#171; Gaucher magique &#187; de la p&#233;tanque. Lui, c'est Patrice Tiemtor&#233;, aujourd'hui soci&#233;taire du club Naaba Wangs&#233;. Gros plan sur un joueur atypique. &lt;br class='autobr' /&gt; On peut l'affirmer, le destin avait promis Patrice Tiemtor&#233; &#224; devenir une star du jeu de boules au Burkina, voire au-del&#224; des fronti&#232;res. Il d&#233;couvre tr&#232;s t&#244;t le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH139/la_une-portrait-ce1f4.jpg?1790156242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='139' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le milieu du jeu de boules burkinab&#232;, il ne passe pas inaper&#231;u, gr&#226;ce &#224; sa taille 1,87 m, et surtout &#224; son style de jeu, de la main gauche, ce qui lui a valu du reste le surnom de &#171; Gaucher magique &#187; de la p&#233;tanque. Lui, c'est Patrice Tiemtor&#233;, aujourd'hui soci&#233;taire du club Naaba Wangs&#233;. Gros plan sur un joueur atypique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On peut l'affirmer, le destin avait promis Patrice Tiemtor&#233; &#224; devenir une star du jeu de boules au Burkina, voire au-del&#224; des fronti&#232;res. Il d&#233;couvre tr&#232;s t&#244;t le jeu de boules, il n'avait que 12 ans, de mani&#232;re fortuite gr&#226;ce &#224; un grand fr&#232;re Paul B&#233;lem (paix &#224; son &#226;me), relate-t-il. Pour lui, &#224; ses d&#233;buts, ce n'&#233;tait qu'un simple jeu comme le &#171; football de rues &#187; qu'il pratiquait dans le quartier, pr&#233;cise-t-il. Mais au fil du temps, les spectateurs appr&#233;ciaient beaucoup son jeu et son style, et l'encourageaient. &#192; partir de l&#224;, il s'est mis au s&#233;rieux avec beaucoup de concentration. Tr&#232;s vite, il gravit les &#233;chelons et le club du quartier Ratamalgda l'enr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trajectoire vers le professionnalisme &#233;tait ainsi toute trac&#233;e. Dans le m&#234;me temps, le jeu de boules au Burkina ne fait que prendre de l'ampleur. Le jeune prodige Patrice Tiemtor&#233; est suivi de pr&#232;s et courtis&#233;. Son club d'origine ne pourra pas le garder pour longtemps. Le club Naaba Anbga va l'arracher pour quelque temps, il va ensuite atterrir au club de l'AS Poste. Puis suivra l'appel du clin d'&#339;il du club Sountong nooma du pr&#233;sident El hadji Boureima Kouanda. Pr&#233;sentement Patrice est soci&#233;taire du club Naaba Wangs&#233; du pr&#233;sident Maxime Zongo, il y a deux mois de cela. Il est plusieurs fois s&#233;lectionn&#233; en &#233;quipe nationale. Le palmar&#232;s de celui que d'aucuns appellent aussi &#171; Pat&#233; &#187; dimunitif de son pr&#233;nom, est &#233;logieux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224105 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;117&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH375/coupe-18-8342c.jpg?1790156242' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Bien que toujours en activit&#233;, Patrice a d&#233;j&#224; rev&#234;tu le costume de promoteur, sa coupe connait un grand engouement.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan national, il compte trois coupes de la ligue et un titre de champion national (2021) acquis avec Sountong Nooma. Quant aux coupes des promoteurs priv&#233;s, un journal entier ne saurait les contenir, lui-m&#234;me ignore le nombre. Sur le plan international, il a particip&#233; &#224; plusieurs comp&#233;titions au Mali, au Ghana, au B&#233;nin. Sa derni&#232;re sortie en date, il faisait partie dans le mois de mai 2026, du quatuor d'&#201;talons all&#233; concourir &#224; Abidjan pour le compte du tournoi de la zone 2 de la Conf&#233;d&#233;ration africaine de sport p&#233;tanque (CASP) o&#249; ils sont rentr&#233;s avec deux m&#233;dailles d'or et de bronze. Le poste de pr&#233;dilection de Tiemtor&#233; est le pointage, que ce soit en &#233;quipe de doublette ou de triplette. Dans son tout nouveau club Naaba Wangs&#233;, Pat&#233; dit s'&#234;tre d&#233;j&#224; int&#233;gr&#233; et s'y plait bien, avec quatre troph&#233;es d&#233;j&#224; remport&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ambitionne aider le club &#224; travailler davantage, partager son exp&#233;rience, et relever les d&#233;fis de la saison, tels le championnat national, la coupe de la ligue et les comp&#233;titions majeures, avec &#171; l'aide de Dieu &#187; selon lui. Le surnom : &#171; Gaucher magique &#187; qu'on lui colle dans le milieu, explique-t-il, vient des supporters. Il arrive des situations de jeu que l'on pense inextricables, mais avec sa main gauche, il r&#233;ussit des miracles en d&#233;cantant la situation, donc on lui a coll&#233; le surnom. En effet, c'est un surnom selon lui, qui lui porte chance dans le jeu, et il s'en est accommod&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224104 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;117&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/distinction.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH664/distinction-a58d4.jpg?1790156243' width='500' height='664' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Lors des Awards du minist&#232;re en charge des sports, Patrice Tiemtor&#233; a &#233;t&#233; pl&#233;biscit&#233; Professionnel des loisirs 2025&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit du don naturel de jouer de la main gauche, Pat&#233; confie prendre au s&#233;rieux les entra&#238;nements, car pour lui, on ne finit jamais d'apprendre. Aussi suit-t-il les professionnels internationaux &#224; la t&#233;l&#233;, et apprend il beaucoup avec eux. En 2025, Tiemtor&#233; a &#233;t&#233; pl&#233;biscit&#233; professionnel des loisirs lors des Awards du sport et des loisirs du d&#233;partement de tutelle. En 27 ans de carri&#232;re, le Gaucher magique a connu des hauts et des bas. Il confie que son beau souvenir est le sacre de 2021 avec le club Sountong Nooma, il tenait &#224; offrir le troph&#233;e de champion national au pr&#233;sident Boureima Kouanda pour lui faire plaisir et lui dire merci pour tout. Naturellement le mauvais souvenir s'invite aussi. L'ann&#233;e qui a suivi le sacre, Sountong Nooma &#233;tait encore en finale du championnat national, et pour Patrice le doubl&#233; &#233;tait s&#251;r, mais ce fut la d&#233;sillusion, &#171; &#231;a m'a fait tr&#232;s mal et j'ai beaucoup pleur&#233; &#187; se souvient-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que la p&#233;tanque nourrit son homme ? Patrice ne tarit pas d'&#233;loges &#224; l'endroit de la p&#233;tanque, car la p&#233;tanque lui a apport&#233; la notori&#233;t&#233;, m&#234;me si ce qu'il gagne dans le jeu ne peut pas tout r&#233;soudre, il reconna&#238;t que la p&#233;tanque l'aide beaucoup financi&#232;rement, et sur le plan social &#233;galement il reconna&#238;t qu'il a beaucoup de fans. Pat&#233; remercie grandement tous ses fans, et t&#233;moigne ses reconnaissances &#224; tous ceux qui l'ont aid&#233; de quelque mani&#232;re que ce soit dans sa carri&#232;re de bouliste, il se garde de citer des noms, de peur d'en oublier. Bien que toujours en activit&#233;, Patrice a rev&#234;tu le costume de promoteur, en d&#233;posant une coupe qui porte son nom &#233;largi &#224; la jeunesse unie de Gounghin. La coupe pour lui, est une fa&#231;on de montrer &#224; l'opinion publique qu'il a vraiment l'amour de la chose, et il veut apporter sa modeste contribution &#224; la promotion de la p&#233;tanque.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224106 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;111&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/reconversion.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH535/reconversion-ab966.jpg?1790156243' width='500' height='535' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Dans la perspective de son retrait du professionnalisme, Pat&#233; a ouvert sa boutique d'&#233;quipements de p&#233;tanque. &lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; 27 ans de carri&#232;re dans la p&#233;tanque, et aujourd'hui &#226;g&#233; de 39 ans, le Gaucher magique se voit encore &#234;tre dans la comp&#233;tition pendant encore une dizaine d'ann&#233;es. Mais il est impossible pour lui de quitter le milieu de la p&#233;tanque, car c'est sa famille. Il va prendre certes sa retraite professionnelle, mais il va continuer &#224; jouer &#224; la p&#233;tanque pour son plaisir et maintenir sa forme physique et mentale. Dans la perspective de son retrait de la comp&#233;tition, en guise de reconversion, Patrice a ouvert une boutique d'&#233;quipements pour jeu de p&#233;tanque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Barth&#233;lemy KABORE&lt;br class='autobr' /&gt;
(Collaborateur)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina/Mode : Serge Kader Lamizana, ou l'art de coudre la libert&#233; dans chaque fil</title>
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		<dc:date>2026-08-14T22:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a des hommes qui deviennent ce qu'ils avaient toujours r&#234;v&#233; d'&#234;tre. Et puis il y a ceux qui d&#233;couvrent, des ann&#233;es plus tard, qu'ils &#233;taient d&#233;j&#224; en train de le devenir sans le savoir. Serge Kader Lamizana, promoteur de la marque BeFree appartient &#224; cette seconde cat&#233;gorie. Portrait ! &lt;br class='autobr' /&gt; Avant les podiums, les collections, les voyages et les applaudissements, il y avait un enfant de Bobo-Dioulasso qui dessinait beaucoup. Un adolescent qui aimait s'habiller et habiller les autres. Un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L113xH150/1-1011-bd56b.jpg?1790156243' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a des hommes qui deviennent ce qu'ils avaient toujours r&#234;v&#233; d'&#234;tre. Et puis il y a ceux qui d&#233;couvrent, des ann&#233;es plus tard, qu'ils &#233;taient d&#233;j&#224; en train de le devenir sans le savoir. Serge Kader Lamizana, promoteur de la marque BeFree appartient &#224; cette seconde cat&#233;gorie. Portrait !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant les podiums, les collections, les voyages et les applaudissements, il y avait un enfant de Bobo-Dioulasso qui dessinait beaucoup. Un adolescent qui aimait s'habiller et habiller les autres. Un jeune gar&#231;on qui, &#224; 14 ans, d&#233;coupait des tee-shirts, arrachait des manches, les transformait en bandouli&#232;res et y collait les visages de Thomas Sankara ou de Che Guevara. Il ne parlait pas encore de stylisme. Il voulait simplement &#234;tre beau, diff&#233;rent, &#171; faire comme les Am&#233;ricains &#187; qu'il voyait dans les clips. Aujourd'hui, lorsqu'il regarde ce pass&#233;, il sourit presque devant l'&#233;vidence. &#171; En r&#233;alit&#233;, c'est du stylisme, c'est de la cr&#233;ation pure &#187;, reconna&#238;t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est peut-&#234;tre l&#224; que commence v&#233;ritablement l'histoire de Serge Kader Lamizana : dans cette capacit&#233; &#224; cr&#233;er avec presque rien, &#224; transformer le manque en id&#233;e et la contrainte en esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223829 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;178&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/2-9508.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH315/2-9508-7c6bb.jpg?1790156243' width='500' height='315' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Serge Kader Lamizana, plus connu dans le milieu de la mode sous le pseudonyme de Lamiz BeFree, s'est impos&#233; comme l'une des figures de la cr&#233;ation vestimentaire au Burkina Faso&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Bobo-Dioulasso, Serge Kader Lamizana grandit loin des grands ateliers de couture et des &#233;coles de mode, mais d&#233;j&#224; travers&#233; par une sensibilit&#233; artistique qui ne demande qu'&#224; s'exprimer. &#192; l'&#233;poque, personne ne peut vraiment savoir o&#249; ces croquis, ces v&#234;tements bricol&#233;s et ces petites exp&#233;rimentations vestimentaires vont le conduire. Lui-m&#234;me encore moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous m'auriez pos&#233; la question il y a 20 ans : est-ce que je me voyais devenir styliste un jour ? J'aurais dit non. &#187;, confie-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il aura fallu attendre plusieurs ann&#233;es pour qu'il comprenne que certains r&#234;ves ne naissent pas toujours sous la forme d'un projet clairement formul&#233;. Ils peuvent se cacher dans des gestes ordinaires, dans une passion d'enfance, dans une mani&#232;re de regarder le monde. Chez Serge Kader Lamizana, cette mani&#232;re de regarder passe d&#233;j&#224; par le v&#234;tement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223827 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;70&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/3-8347.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH750/3-8347-da9b7.jpg?1790156243' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;L'un des accessoires pr&#233;f&#233;r&#233;s de Serge Kader Lamizana est le chapeau&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enfant qui cr&#233;ait sans savoir qu'il cr&#233;ait&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bobo-Dioulasso, Serge Kader Lamizana suit un parcours scolaire plut&#244;t classique. &#201;cole primaire, trois ann&#233;es d'internat, retour dans sa ville natale pour le BEPC, puis d&#233;part pour Ouagadougou o&#249; il s'oriente vers la fili&#232;re technique. Il &#233;tudie la comptabilit&#233;, obtient son BEP, puis un bac G2. Ses r&#233;sultats lui permettent m&#234;me d'obtenir une bourse et de poursuivre ses &#233;tudes &#224; l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la trajectoire scolaire s'arr&#234;te l&#224; o&#249; beaucoup auraient pourtant continu&#233;. Apr&#232;s deux ann&#233;es d'&#233;tudes en &#233;conomie, Serge Kader Lamizana ne se reconna&#238;t plus dans les amphith&#233;&#226;tres. Il abandonne l'universit&#233; et entre dans la vie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il commence par un stage dans un cabinet d'experts-comptables, o&#249; il d&#233;couvre notamment le montage de projets et l'&#233;dition de livres. Puis il rejoint la mine de Perkoa comme magasinier. Quelques ann&#233;es dans cet univers minier, avec ses p&#233;riodes de stabilit&#233; et ses incertitudes. Il quitte finalement Perkoa et revient &#224; Ouagadougou.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l&#224; que son histoire prend une direction inattendue.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223826 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;160&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/4-5860.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH736/4-5860-ca31f.jpg?1790156243' width='500' height='736' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;D&#232;s ses d&#233;buts dans l'univers de la mode, Serge Kader Lamizana s'est donn&#233; pour ambition de proposer des cr&#233;ations originales et de se d&#233;marquer par son style&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2015, il d&#233;croche un emploi &#224; l'ambassade des &#201;tats-Unis au Burkina Faso. Le poste est stable, les conditions sont int&#233;ressantes et la s&#233;curit&#233; professionnelle est au rendez-vous. Pour beaucoup, ce serait d&#233;j&#224; une r&#233;ussite suffisante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la m&#234;me ann&#233;e, une autre histoire commence &#224; s'&#233;crire en marge de sa vie professionnelle : celle de BeFree.&lt;br class='autobr' /&gt;
La marque na&#238;t dans un contexte o&#249; les tee-shirts floqu&#233;s inspir&#233;s notamment des tendances dites &#171; Addis-Abeba &#187; connaissent un certain engouement. Cette appellation renvoie &#224; un style de chemise embl&#233;matique, &#233;galement connu sous les noms d'Angelina, de Dashiki ou encore de Ya Mado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Kader Lamizana d&#233;cide alors de &#171; tropicaliser &#187; cette tendance en y ajoutant une touche locale avec le &#171; Luili Pend&#233; &#187;. Le r&#233;sultat d&#233;passe les attentes. Les ventes prennent et l'id&#233;e d'une v&#233;ritable marque commence &#224; faire son chemin. BeFree s'installe progressivement dans l'univers de la mode burkinab&#232;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le choix du nom n'est pas anodin. &#171; BeFree &#187;, en anglais, signifie &#171; sois libre &#187;. Serge Kader Lamizana veut une appellation capable de d&#233;passer les fronti&#232;res, un nom dans lequel &#171; n'importe quel citoyen du monde &#187; puisse se reconna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223825 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;145&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/5-3443.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH751/5-3443-ad593.jpg?1790156243' width='500' height='751' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Grand amoureux du Faso Dan Fani, Serge Kader Lamizana l'int&#232;gre r&#233;guli&#232;rement dans ses cr&#233;ations, tout en explorant d'autres tissus et mati&#232;res&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais le hasard vient y d&#233;poser une petite signature patriotique. Le B et le F de BeFree rappellent aussi, de mani&#232;re &#171; non calcul&#233;e &#187;, les initiales du Burkina Faso. C'est pourquoi il tient &#224; les &#233;crire en majuscules.&lt;br class='autobr' /&gt;
La libert&#233; devient alors plus qu'un nom de marque. Elle devient une philosophie.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s les d&#233;buts de BeFree, le styliste affirme vouloir faire porter aux jeunes des v&#234;tements issus de leur propre environnement. Lors du lancement de la boutique de la marque en 2016, il r&#233;sumait d&#233;j&#224; cette vision par une formule forte : &#171; la libert&#233; commence par l&#224; &#187;, en parlant du fait de s'habiller avec des mati&#232;res venues de chez soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette phrase dit beaucoup de l'homme qu'il allait devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Serge Kader Lamizana, le v&#234;tement n'est jamais seulement un v&#234;tement. Il raconte une identit&#233;. Il affirme une appartenance. Il peut m&#234;me devenir une d&#233;claration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant huit ann&#233;es, il va donc vivre entre deux univers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jour, il travaille &#224; l'ambassade des &#201;tats-Unis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le soir, les week-ends et les moments libres, il s'occupe de BeFree.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux vies. Deux rythmes. Deux r&#233;alit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'au jour o&#249; il faut choisir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223824 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;125&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/6-1760.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH342/6-1760-ffe96.jpg?1790156243' width='500' height='342' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Au fil de son parcours, le styliste a pr&#233;sent&#233; ses cr&#233;ations sur plusieurs podiums, au Burkina Faso comme &#224; l'international&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quitter le confort pour suivre une conviction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2023, Serge Kader Lamizana prend une d&#233;cision que beaucoup auraient qualifi&#233;e de risqu&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il d&#233;missionne de son emploi &#224; l'ambassade des &#201;tats-Unis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il quitte un &#171; boulot tr&#232;s bien pay&#233; &#187;, avec &#171; de tr&#232;s belles conditions &#187; et &#171; de tr&#232;s beaux avantages &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il choisit BeFree.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il choisit l'incertitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il choisit son r&#234;ve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et surtout, il choisit de ne plus vivre &#224; moiti&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'il &#233;voque ce moment, son ton change &#224; peine. Il n'en fait pas une &#233;pop&#233;e. Il ne cherche pas &#224; se pr&#233;senter comme un h&#233;ros. Pourtant, derri&#232;re la simplicit&#233; de ses mots se cache probablement l'un des actes les plus courageux de son parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai d&#233;cid&#233; de le faire, et aujourd'hui, je ne le regrette pas &#187;, dit-il avec assurance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette phrase pourrait suffire &#224; r&#233;sumer une partie de la trajectoire de Serge Kader Lamizana.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car son courage ne semble pas &#234;tre une affaire de grands discours. Il se manifeste dans les d&#233;cisions : Quitter un emploi confortable pour une activit&#233; dont l'avenir reste incertain. Investir ses propres moyens dans des projets lorsque les investisseurs ne suivent pas. Refuser de reproduire ce qui existe d&#233;j&#224;. Et continuer &#224; cr&#233;er malgr&#233; les difficult&#233;s, notamment celles li&#233;es &#224; la main-d'&#339;uvre qualifi&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cela s'ajoute une ambition qui d&#233;passe largement les fronti&#232;res nationales.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je ne suis pas en concurrence avec qui que ce soit ici. Je suis en concurrence avec le reste du monde &#187;, d&#233;clare-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223823 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;165&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/7-923.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH750/7-923-13d87.jpg?1790156243' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Audacieux et ambitieux, Serge Kader Lamizana nourrit le r&#234;ve de conqu&#233;rir le monde avec ses cr&#233;ations et de faire rayonner la mode burkinab&#232; au-del&#224; des fronti&#232;res&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La phrase pourrait para&#238;tre pr&#233;tentieuse dans la bouche d'un autre. Chez Serge Kader Lamizana, elle ressemble davantage &#224; une discipline int&#233;rieure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il observe ce qui se fait aux &#201;tats-Unis, en France, au Nigeria ou au Ghana et se demande comment faire mieux. Son ambition ne consiste donc pas simplement &#224; faire vivre une marque burkinab&#232;. Il veut construire une signature capable de voyager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; commence &#224; porter ses fruits.&lt;br class='autobr' /&gt;
BeFree participe &#224; des &#233;v&#233;nements &#224; l'ext&#233;rieur du Burkina Faso et se fait notamment remarquer au Ghana. En d&#233;cembre 2024, &#224; Accra, la marque burkinab&#232; est choisie pour cl&#244;turer l'&#233;dition de l'Accra Fashion Week. Serge Kader Lamizana y pr&#233;sente la collection &#171; MODARCI &#187;, construite autour du Faso Dan Fani associ&#233; au cuir et &#224; la broderie, dans une rencontre assum&#233;e entre tradition et modernit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voyage n'est pas une finalit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est une confirmation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Faso Dan Fani peut voyager.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le cr&#233;ateur burkinab&#232; aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et Serge Kader Lamizana entend bien le prouver.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son terrain de jeu s'&#233;largit : Ghana, Seychelles, Mali, Congo, Russie, &#201;tats-Unis, Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais plus il voyage, plus il semble revenir &#224; la m&#234;me mati&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Faso Dan Fani.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223822 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;263&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/8-564.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH375/8-564-d1eb7.jpg?1790156243' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Le travail et le talent de Serge Kader Lamizana ont &#233;t&#233; r&#233;compens&#233;s par plusieurs distinctions, dont le prix du &#171; Meilleur styliste ou mod&#233;liste &#187; aux PEEB Awards, un troph&#233;e d'honneur aux 12 PCA et une distinction aux BIFA (BCBG Ic&#244;ne Fashion Awards)&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;toffe qu'il ne consid&#232;re pas comme un simple patrimoine &#224; conserver derri&#232;re une vitrine, mais comme une mati&#232;re &#224; transformer, &#224; r&#233;inventer et &#224; projeter dans le futur.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#192; la base, notre mati&#232;re premi&#232;re, c'est le Faso Dan Fani. C'est la mati&#232;re que je pr&#233;f&#232;re &#187;, affirme-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, le k&#244;k&#244; dunda et le bogolan viennent &#233;galement enrichir ses cr&#233;ations. Mais son principe demeure le m&#234;me : partir de l'Afrique pour imaginer quelque chose qui puisse parler au monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l&#224; toute l'ambivalence de son travail.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il veut &#234;tre profond&#233;ment burkinab&#232; sans &#234;tre enferm&#233; dans une identit&#233; folklorique. Il veut &#234;tre africain sans renoncer &#224; l'universalit&#233;. Il veut puiser dans le patrimoine sans avoir l'air prisonnier du pass&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il refuse d'ailleurs les &#233;tiquettes trop faciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Futuriste ? Afro-futuriste ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il h&#233;site.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il faut juste m'identifier comme un styliste burkinab&#232;, africain &#187;, dit-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis il donne sa propre d&#233;finition du cr&#233;ateur de mode : celui qui &#171; arrive &#224; cr&#233;er un mod&#232;le, un design, et qui arrive &#224; l'imposer &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;er, puis imposer : deux verbes qui r&#233;sument finalement toute son aventure.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223821 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;182&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/9-385.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH560/9-385-bddbf.jpg?1790156243' width='500' height='560' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#192; travers sa marque, Serge Kader Lamizana contribue au d&#233;veloppement socio&#233;conomique du Burkina Faso en employant 25 collaborateurs, dont des ressortissants d'autres pays africains&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BeFree, ou la libert&#233; cousue dans le Faso Dan Fani&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Kader Lamizana ne veut pas seulement fabriquer des v&#234;tements. Il veut cr&#233;er des habitudes, changer les regards, faire &#233;voluer les go&#251;ts et, &#224; son &#233;chelle, contribuer &#224; modifier la place de la mode burkinab&#232; dans l'imaginaire collectif.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce qui explique son exigence de nouveaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'aime pas r&#233;aliser des cr&#233;ations qui ressemblent &#224; ce qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fait par d'autres stylistes &#187;, insiste-t-il. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette exigence n'est pas sans cons&#233;quence. Cr&#233;er co&#251;te cher. Innover demande du temps. Produire &#224; un certain niveau de qualit&#233; n&#233;cessite des comp&#233;tences et des &#233;quipements. Et lorsqu'on veut constamment faire mieux, les moyens deviennent vite une question centrale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il le reconna&#238;t sans se plaindre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Certains projets, nous les lan&#231;ons avec nos propres moyens. Dans ce cas de figure, on constate une lenteur &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les v&#234;tements impeccables, les d&#233;fil&#233;s et les photographies glamour, il y a donc une r&#233;alit&#233; beaucoup moins brillante : celle d'un entrepreneur qui avance parfois avec ses propres ressources, dans un secteur o&#249; les investisseurs restent encore trop peu nombreux. &#192; cela s'ajoute la difficult&#233; de trouver une main-d'&#339;uvre qualifi&#233;e et s&#233;rieuse, confie t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223820 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;286&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/10-280.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH375/10-280-9b19e.jpg?1790156243' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt; David Aziakpati, couturier togolais et collaborateur de Serge Kader Lamizana, consid&#232;re son &#171; patron &#187; comme un grand fr&#232;re. Il reconna&#238;t sa rigueur, tout en soulignant sa gentillesse et l'impact de cet emploi qui lui permet aujourd'hui de subvenir aux besoins de sa famille&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, BeFree continue.&lt;br class='autobr' /&gt;
La marque se d&#233;veloppe autour du pr&#234;t-&#224;-porter et de mati&#232;res africaines. En 2025, BeFree c&#233;l&#232;bre ses dix ans avec les premiers BeFree Fashion Days. Un &#233;v&#233;nement pens&#233; comme un espace de valorisation de la mode, du textile burkinab&#232; et des talents africains.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais Serge Kader Lamizana ne choisit pas un anniversaire ordinaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les dix ans de la marque, il emm&#232;ne la mode dans un endroit o&#249; on ne l'attend pas forc&#233;ment : le grand march&#233; de Ouagadougou (Rood Wooko).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;fil&#233; dans la rue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des mannequins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des v&#233;hicules.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des v&#234;tements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des commer&#231;ants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des passants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et le bruit du march&#233; comme d&#233;cor.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'&#233;tait nouveau et cet &#233;v&#233;nement est l'un des plus beaux de ma carri&#232;re &#187;, retient-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e est presque symbolique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sortir la mode de ses cadres habituels.&lt;br class='autobr' /&gt;
La faire descendre du podium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mettre au contact de ceux qui ne fr&#233;quentent pas n&#233;cessairement les grands h&#244;tels ou les soir&#233;es de gala.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2025, cinquante mannequins habill&#233;s par dix stylistes avaient ainsi investi le grand march&#233; de Ouagadougou lors d'un d&#233;fil&#233; surprise. L'objectif &#233;tait notamment de rapprocher les cr&#233;ations du public et d'inciter davantage la population &#224; s'int&#233;resser &#224; la mode.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le styliste, la mode ne doit donc pas rester enferm&#233;e dans un cercle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle doit circuler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle doit rencontrer le public.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle doit provoquer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle doit surprendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et surtout, elle doit donner envie de porter africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment cette ambition qui se retrouve dans la deuxi&#232;me &#233;dition des &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article147264&#034;&gt;BeFree Fashion Days, organis&#233;e du 26 au 28 juin 2026 &#224; Ouagadougou.&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le th&#232;me choisi est r&#233;v&#233;lateur : &#171; Textiles africains : innover pour exister &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Serge Kader Lamizana le dit sans d&#233;tour : on ne peut pas demander aux populations de porter du textile africain si les cr&#233;ateurs ne leur proposent pas des v&#234;tements qu'elles ont envie de porter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On veut que vous portiez du local, on veut que vous portiez les textiles africains. Mais on ne peut pas vous obliger &#224; les porter tant que nous-m&#234;mes on ne cr&#233;e pas des designs que vous aimez &#187;, souligne-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est probablement l'une des phrases qui r&#233;sument le mieux sa philosophie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne demande pas au consommateur de faire un sacrifice au nom du patriotisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il demande au cr&#233;ateur de faire son travail.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;er mieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;er autrement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;er suffisamment bien pour que le consommateur choisisse naturellement le local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me &#233;dition des BeFree Fashion Days a ainsi rassembl&#233; des cr&#233;ateurs venus notamment du Mali, de la C&#244;te d'Ivoire, du B&#233;nin et du Ghana, avec des mannequins de plusieurs pays de la sous-r&#233;gion. Au programme : Street Runway, grand d&#233;fil&#233; international et soir&#233;e de gala.&lt;br class='autobr' /&gt;
En quelques ann&#233;es, le projet initial d'un homme devient donc un rendez-vous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et derri&#232;re ce rendez-vous se dessine une ambition plus grande : faire de Ouagadougou un espace o&#249; la mode africaine peut se rencontrer, se confronter, se r&#233;inventer et rayonner.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223819 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;199&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/11-210.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH333/11-210-65f12.jpg?1790156243' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt; &#192; travers le BeFree Fashion Days, Serge Kader Lamizana investit les march&#233;s de Ouagadougou pour rapprocher la haute couture des populations et leur permettre de d&#233;couvrir gratuitement ses cr&#233;ations&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'homme derri&#232;re les v&#234;tements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous les tissus des collections et des d&#233;fil&#233;s, il y a surtout un homme attach&#233; &#224; une certaine id&#233;e du travail. Serge Kader Lamizana parle de la mode avec la conviction de celui qui refuse qu'elle soit consid&#233;r&#233;e comme un simple m&#233;tier de survie. Pour lui, la couture est une profession &#224; part enti&#232;re, qui m&#233;rite autant de s&#233;rieux, d'exigence et de respect que n'importe quelle autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est l'homme qui donne de la valeur &#224; son travail. La couture est l'un des m&#233;tiers les plus anciens de l'humanit&#233;. C'est un m&#233;tier noble &#187;, affirme-t-il avec fiert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pens&#233;e r&#233;sume aussi sa mani&#232;re d'envisager la r&#233;ussite. Il ne promet pas aux jeunes qui veulent se lancer dans la mode un parcours facile. Au contraire, il les invite &#224; ne pas choisir ce m&#233;tier simplement parce que &#171; tout le monde le fait &#187; ou parce qu'ils pensent y trouver rapidement de l'argent. Il leur demande d'abord d'aimer ce qu'ils font, de rester authentiques et de prendre leur activit&#233; &#171; au s&#233;rieux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un milieu o&#249; les raccourcis peuvent parfois sembler plus rapides que le travail patient, Serge Kader Lamizana assume une autre philosophie. Il &#233;voque les &#171; propositions ind&#233;centes &#187; et les chemins faciles qui peuvent se pr&#233;senter &#224; ceux qui veulent r&#233;ussir vite. Sa r&#233;ponse tient en une conviction : &#171; La foi est le sentiment le plus important. C'est gr&#226;ce &#224; elle que j'ai refus&#233; certaines propositions ind&#233;centes &#187;, laisse t-il entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette foi semble accompagner sa mani&#232;re d'avancer, sans bruit, mais avec constance. Elle nourrit aussi une ambition qui d&#233;passe la seule r&#233;ussite de BeFree. Ce qu'il souhaite d&#233;sormais, c'est contribuer &#224; faire de la mode africaine un secteur capable de rivaliser avec les grandes r&#233;f&#233;rences internationales, sans perdre ce qui fait son identit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et lorsqu'il parle de ses plus beaux souvenirs, Serge Kader Lamizana ne cite pas d'abord les podiums internationaux. Il revient &#224; cette journ&#233;e de 2023 o&#249; il a quitt&#233; son emploi &#224; l'ambassade des &#201;tats-Unis pour se consacrer enti&#232;rement &#224; BeFree.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai d&#233;cid&#233; de le faire, et aujourd'hui, je ne le regrette pas &#187;, dit-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a, dans cette phrase, quelque chose de plus fort qu'un simple souvenir professionnel. Il y a le choix d'un homme qui a accept&#233; de renoncer &#224; une s&#233;curit&#233; certaine pour donner une chance &#224; une conviction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis, BeFree a grandi, les fronti&#232;res se sont ouvertes et les ambitions se sont &#233;largies. Mais le fil conducteur demeure le m&#234;me : cr&#233;er sans renier ses origines, innover sans effacer son identit&#233; et faire du textile africain une mati&#232;re capable de dialoguer avec le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; que le nom BeFree prend tout son sens : &#171; Soyez libre &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux mots simples, mais qui racontent finalement une grande partie de son histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; de cr&#233;er sans reproduire.&lt;br class='autobr' /&gt;
La libert&#233; de quitter un confort &#233;tabli.&lt;br class='autobr' /&gt;
La libert&#233; de porter les mati&#232;res de son pays avec fiert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;860&#034; height=&#034;615&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/CqdHwW14Sm8?si=-FgoCqeWdF-35_t1&amp;controls=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233;, surtout, de croire qu'une marque n&#233;e &#224; Ouagadougou peut regarder le monde droit dans les yeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Serge Kader Lamizana n'est pas encore arriv&#233; au bout de son ambition. Il le sait. Les difficult&#233;s de financement, le manque de main-d'&#339;uvre qualifi&#233;e et les d&#233;fis du secteur restent pr&#233;sents. Mais peut-&#234;tre que sa plus grande force r&#233;side justement dans cette capacit&#233; &#224; continuer malgr&#233; ce qui manque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avance avec ses id&#233;es, ses cr&#233;ations et cette volont&#233; de ne jamais se satisfaire de ce qui existe d&#233;j&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gar&#231;on qui d&#233;coupait autrefois ses tee-shirts pour leur donner une autre allure n'imaginait certainement pas qu'il consacrerait un jour sa vie &#224; la mode. Pourtant, quelque chose &#233;tait d&#233;j&#224; l&#224; : le go&#251;t de cr&#233;er, l'envie de se distinguer, le refus de faire exactement comme les autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des ann&#233;es plus tard, cette intuition d'adolescent est devenue une signature.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et cette signature porte un nom : BeFree. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une marque, mais aussi une promesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle d'une mode qui puise sa force dans le Burkina Faso tout en refusant de s'y enfermer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celle d'un cr&#233;ateur qui ne veut pas seulement habiller les corps, mais faire voyager une identit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et celle d'un homme qui, apr&#232;s avoir longtemps travaill&#233; entre deux vies, a finalement choisi la sienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Serge Kader Lamizana continue donc de coudre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas seulement des v&#234;tements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des id&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des ambitions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une identit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et, fil apr&#232;s fil, une certaine vision de la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samirah Bationo &lt;br class='autobr' /&gt;
Dalilha Ky (stagiaire) &lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entrepreneuriat : Hamed Zamtako, l'informaticien devenu &#233;leveur de cailles</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148554</link>
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		<dc:date>2026-08-12T23:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ing&#233;nieur en informatique de formation, Hamed Zamtako aurait pu poursuivre une carri&#232;re loin des poulaillers et des cages d'&#233;levage. Il a pourtant choisi, depuis 2016, de se consacrer &#224; un volatile encore peu connu au Burkina Faso : la caille. Une reconversion qui n'a pas &#233;t&#233; sans difficult&#233;s, entre manque de financement, probl&#232;mes d'alimentation et d&#233;bouch&#233;s incertains. Mais au fil des ann&#233;es, l'ancien informaticien a surtout transform&#233; son exp&#233;rience en un espace de transmission pratique. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH84/une_34_-2-a6a30.jpg?1790156243' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ing&#233;nieur en informatique de formation, Hamed Zamtako aurait pu poursuivre une carri&#232;re loin des poulaillers et des cages d'&#233;levage. Il a pourtant choisi, depuis 2016, de se consacrer &#224; un volatile encore peu connu au Burkina Faso : la caille. Une reconversion qui n'a pas &#233;t&#233; sans difficult&#233;s, entre manque de financement, probl&#232;mes d'alimentation et d&#233;bouch&#233;s incertains. Mais au fil des ann&#233;es, l'ancien informaticien a surtout transform&#233; son exp&#233;rience en un espace de transmission pratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'univers de Hamed Zamtako, les &#233;crans et les lignes de code ont laiss&#233; place aux cages, aux &#339;ufs, aux cailleteaux et au bruit en continu. Pourtant, l'actuel &#233;leveur revendique encore l'h&#233;ritage de sa formation initiale. La rigueur, l'analyse, la gestion des processus et la capacit&#233; &#224; chercher l'information, selon lui, sont utiles dans l'&#233;levage de cailles. &#171; Ma formation acad&#233;mique m'a permis de pouvoir dompter ce mode d'&#233;levage &#187;, convainc-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez lui, la reconversion n'est donc pas v&#233;cue comme une rupture brutale mais comme un d&#233;placement de comp&#233;tences. Ce qu'il avait appris devant un ordinateur, il l'a progressivement appliqu&#233; dans un &#233;levage. Et d'ailleurs, pour apprendre ce nouveau m&#233;tier, il s'est principalement tourn&#233; vers internet, qu'il ma&#238;trisait d&#233;j&#224;. Cette capacit&#233; &#224; chercher, comparer, comprendre et exp&#233;rimenter lui permet de faire ses premiers pas dans un secteur dont il ne connaissait rien au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#192; lire : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article132898&#034;&gt;Burkina/Entrepreneuriat : Anatole Zabre, l'&#233;tudiant en droit devenu aviculteur et agriculteur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une envie de ne pas faire comme tout le monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, lorsqu'on &#233;voque l'&#233;levage avicole, le poulet vient rapidement &#224; l'esprit. La caille, elle, reste loin derri&#232;re. C'est justement ce qui attire Hamed Zamtako. Au fil de ses recherches, il d&#233;couvre les possibilit&#233;s offertes par cet oiseau n&#233;glig&#233; et commence &#224; envisager une autre voie. &#171; Pourquoi ne pas diversifier un peu la vie agricole au Burkina ? Au lieu de faire comme les autres, essayons d'initier et de d&#233;velopper un peu un autre canal pour diversifier un peu le domaine &#187;, se questionne-t-il. Ce choix est aussi li&#233; &#224; une passion qui na&#238;t progressivement au contact de l'oiseau. Plus il se documente, plus il se convainc que la caille peut trouver sa place dans le paysage agricole burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223669 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;115&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_1_32_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_1_32_-2-986e6.jpg?1790156243' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Hamed Zamtako d&#233;plore que les institutions financi&#232;res trouvent que l'&#233;levage de cailles est une fili&#232;re &#224; risque&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2016, il commence v&#233;ritablement &#224; d&#233;velopper son activit&#233;. Mais entre l'id&#233;e et la r&#233;alit&#233;, le chemin est loin d'&#234;tre simple. Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs, Hamed Zamtako se retrouve rapidement confront&#233; &#224; la question du financement. Le probl&#232;me n'est pas seulement de trouver de l'argent pour commencer. Il faut aussi trouver des m&#233;canismes de financement adapt&#233;s &#224; une activit&#233; agricole dont les r&#233;sultats ne peuvent pas toujours &#234;tre imm&#233;diats. Selon lui, les conditions propos&#233;es par certaines institutions financi&#232;res ne permettent pas toujours aux jeunes promoteurs de se lancer sereinement. Le co&#251;t du cr&#233;dit et les d&#233;lais de remboursement peuvent devenir des obstacles suppl&#233;mentaires. &#192; cela s'ajoute la perception du risque. &#171; &#192; tout moment, on nous a signal&#233; que c'est un projet &#224; risque. Il fallait compter sur soi-m&#234;me et se priver vraiment de beaucoup de choses pour &#233;conomiser et r&#233;injecter &#187;, se souvient-il. Dans ces conditions, il indique que m&#234;me l'entourage peut h&#233;siter &#224; soutenir un tel projet. Derri&#232;re l'image de l'entrepreneur qui semble aujourd'hui avoir trouv&#233; son &#233;quilibre, il y a eu des sacrifices, des renoncements et des p&#233;riodes o&#249; il fallait simplement tenir sans rien. Pourtant, la difficult&#233; financi&#232;re n'a pas &#233;t&#233; la seule !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nourrir les cailles, l'autre combat&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de son aventure, Hamed Zamtako se heurte &#233;galement au probl&#232;me de l'alimentation. Quand l'&#233;levage commence &#224; prendre son essor, il constate que les aliments disponibles ne sont pas toujours adapt&#233;s aux besoins sp&#233;cifiques des cailles. Les formulations sont encore insuffisamment adapt&#233;es. Or, dans un &#233;levage, l'alimentation est loin d'&#234;tre un d&#233;tail. Elle conditionne la croissance, la reproduction et, plus largement, la viabilit&#233; de l'activit&#233;. Il lui a donc fallu composer avec cette r&#233;alit&#233; pour rechercher des solutions et continuer &#224; exp&#233;rimenter. &#192; cela s'ajoute celle de l'&#233;coulement, car produire une caille est une chose, convaincre les consommateurs de l'acheter et de la consommer en est une autre. La caille demeure un produit relativement jeune dans les habitudes alimentaires de nombreux Burkinab&#232;. Hamed Zamtako comprend assez t&#244;t qu'il ne suffit pas de produire, mais qu'il faut aussi communiquer. En 2020, il organise une premi&#232;re initiative de promotion autour de la caille. Il ouvre son espace aux visiteurs et leur permet de d&#233;couvrir l'&#233;levage, mais aussi de d&#233;guster les produits. En 2021, il renouvelle l'exp&#233;rience sur ses propres fonds. Ces initiatives contribuent progressivement &#224; donner de la visibilit&#233; &#224; la fili&#232;re. Son objectif, souligne-t-il, n'est donc pas uniquement de r&#233;ussir son propre projet. Il veut voir la fili&#232;re grandir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223668 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;241&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_2_30_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_2_30_-2-3e86e.jpg?1790156243' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons d&#233;cid&#233; de mener une &#233;tude pour trouver un aliment sp&#233;cifique pour les cailles, vu que la fili&#232;re est prometteuse &#187;, explique Wendlasida Simpor&#233;, &#233;l&#232;ve ing&#233;nieur de conception de l'universit&#233; Daniel Ouezzin Coulibaly.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on lui demande de parler de ses moments de fiert&#233;, Hamed Zamtako ne commence pas par les chiffres de production. Il parle des jeunes et des femmes qu'il a accompagn&#233;s &#224; se lancer. Des personnes qui, apr&#232;s avoir appris aupr&#232;s de lui, sont reparties installer leur propre activit&#233;. &#171; Quand tu accompagnes des jeunes et des femmes qui vont aller s'installer dans leur propre activit&#233;, c'est satisfaisant, surtout pour le domaine de l'&#233;levage &#187;, explique-t-il. Ce qui le touche surtout, ce sont les retours de ceux qu'il a accompagn&#233;s. &#171; Ils reviennent tout le temps avec des b&#233;n&#233;dictions et des remerciements. C'est d&#233;j&#224; une fiert&#233; de contribuer quand m&#234;me &#224; l'&#233;volution de la vie de quelqu'un &#187;, confie-t-il. Pour lui, la r&#233;ussite ne se r&#233;sume plus &#224; ce qui sort de son &#233;levage, mais elle se mesure aussi &#224; ce que d'autres parviennent &#224; construire apr&#232;s leur passage aupr&#232;s de lui. Depuis plusieurs ann&#233;es, sa cailleterie est un lieu d'apprentissage pour des &#233;tudiants qui font des recherches. Il raconte avoir accueilli des stagiaires pendant plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wendlasida Simpor&#233; est l'un d'eux. &#201;l&#232;ve ing&#233;nieur de conception &#224; l'universit&#233; Daniel Ouezzin Coulibaly de D&#233;dougou, il effectue aupr&#232;s de lui un stage consacr&#233; &#224; l'&#233;tude de deux types d'aliments et de leurs effets sur la croissance et les performances des cailles japonaises. L'objectif est de contribuer &#224; la r&#233;flexion sur la mise au point d'un aliment davantage adapt&#233; &#224; ces oiseaux. Pour le stagiaire, le choix de cette exploitation tient &#224; son exp&#233;rience dans la production de cailles. Mais au-del&#224; de l'aspect technique, il retient surtout la disponibilit&#233; de Hamed Zamtako. Il le d&#233;crit comme &#171; un homme ouvert &#187; et lui adresse des encouragements pour continuer &#224; accueillir des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223666 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;93&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_3_21_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_3_21_-2-ad20e.jpg?1790156243' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Razack Zoel&#233;gr&#233;, technicien de la ferme, travaille avec Hamed Zamtako depuis plus de 3 mois&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi ce que pense Razack Zoel&#233;gr&#233;, technicien et chef d'&#233;quipe de la cailleterie. Pour lui qui c&#244;toie Hamed Zamtako au quotidien, il trouve que c'est un homme visionnaire. &#171; Hamed Zamtako, il faut dire que c'est un monsieur qui est tr&#232;s ouvert et qui est accessible &#187;, t&#233;moigne-t-il. En cas de probl&#232;me, les &#233;quipes peuvent s'asseoir avec lui pour chercher une solution. Ces t&#233;moignages pr&#233;sentent un homme qui, derri&#232;re le statut de promoteur, reste pr&#233;sent dans le quotidien de ceux qui travaillent autour de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains secteurs, transmettre son savoir peut &#234;tre per&#231;u comme une mani&#232;re de fabriquer ses propres concurrents, mais Hamed Zamtako d&#233;fend exactement l'id&#233;e inverse. &#171; Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents &#187;, affirme-t-il. Pour lui, les personnes qu'il accompagne sont des partenaires potentiels et surtout des acteurs suppl&#233;mentaires capables de faire grandir la fili&#232;re. Il consid&#232;re que le d&#233;veloppement de la caille au Burkina Faso ne peut pas reposer sur quelques producteurs isol&#233;s. Si la fili&#232;re doit v&#233;ritablement prendre de l'ampleur, il faudra davantage d'acteurs, davantage de comp&#233;tences et surtout une meilleure organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un secteur qui cherche encore sa place&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Hamed Zamtako estime que la demande existe mais la fili&#232;re reste confront&#233;e &#224; des probl&#232;mes de structuration. Les producteurs sont encore dispers&#233;s, les prix ne sont pas toujours harmonis&#233;s et les d&#233;bouch&#233;s ne sont pas suffisamment organis&#233;s. Pour lui, il est n&#233;cessaire que les acteurs se regroupent en association, en coop&#233;rative ou sous une autre forme pour d&#233;fendre collectivement leurs int&#233;r&#234;ts. Il appelle &#233;galement &#224; davantage de communication autour de la fili&#232;re et &#224; une implication plus forte des pouvoirs publics. &#171; Si davantage de personnes doivent se lancer, elles ont besoin de trouver un secteur d&#233;j&#224; organis&#233;, avec des rep&#232;res, des d&#233;bouch&#233;s et des interlocuteurs &#187;, pense-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223667 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;253&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_4_6_-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_4_6_-3-e9e65.jpg?1790156243' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;La viande de caille est une volaille fine et peu calorique qui offre une excellente source de prot&#233;ines de haute qualit&#233;, de fer, de vitamines du groupe B et de min&#233;raux essentiels comme le zinc et le phosphore, tout en restant tr&#232;s pauvre en graisses&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#201;galement, la question de la transformation pr&#233;occupe Hamed Zamtako. La commercialisation de la chair fra&#238;che constitue encore une part importante de l'activit&#233;. Mais, selon lui, le d&#233;veloppement de v&#233;ritables produits transform&#233;s permettrait d'aller plus loin. Il imagine ainsi un secteur o&#249; des transformateurs pourraient travailler directement avec les producteurs, s&#233;curiser leurs approvisionnements et d&#233;velopper des produits destin&#233;s &#224; diff&#233;rents types de consommateurs. &#171; Si notre minist&#232;re de tutelle fait la promotion de la caille, cela va aussi susciter plus d'int&#233;r&#234;ts chez les producteurs et les consommateurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#192; lire : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article133835&#034;&gt;Burkina/Entrepreneuriat : Aim&#233; Kabor&#233;, le visionnaire qui r&#233;invente l'agropastoral &#224; travers &#171; La Bicyclette &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Hamed Zamtako souhaite davantage de recherche, notamment sur la g&#233;n&#233;tique, l'alimentation et l'am&#233;lioration des performances. Il &#233;voque &#233;galement des collaborations possibles avec des chercheurs et des partenaires int&#233;ress&#233;s par le d&#233;veloppement de la caille. Mais son ambition principale est de voir na&#238;tre une v&#233;ritable organisation professionnelle. Pour lui, la structuration permettrait de r&#233;soudre une partie des probl&#232;mes actuels et surtout de donner de la visibilit&#233; &#224; ceux qui souhaitent se lancer. Lorsqu'il s'adresse aux jeunes qui souhaitent entreprendre dans l'&#233;levage, Hamed Zamtako ne leur promet pas une r&#233;ussite facile. Il leur demande plut&#244;t de commencer. &#171; Il faut une d&#233;cision au d&#233;part &#187;, insiste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, il n'est pas n&#233;cessaire de disposer imm&#233;diatement de moyens importants. Il faut commencer avec ce que l'on poss&#232;de, tout en recherchant un accompagnement technique s&#233;rieux. Il estime &#233;galement que la formation est essentielle. Dans l'&#233;levage de cailles, explique-t-il, les bases techniques peuvent &#234;tre ma&#238;tris&#233;es rapidement lorsqu'on b&#233;n&#233;ficie d'un bon encadrement. Mais il faut ensuite savoir vendre, trouver des d&#233;bouch&#233;s et construire sa client&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait r&#233;ducteur de r&#233;sumer Hamed Zamtako &#224; un informaticien devenu &#233;leveur de cailles. Son parcours est surtout celui d'un homme qui a choisi une voie diff&#233;rente par instinct et qui a pers&#233;v&#233;r&#233; malgr&#233; les difficult&#233;s. Aujourd'hui, son engagement permet de d&#233;velopper peu &#224; peu une r&#233;ponse concr&#232;te aux d&#233;fis de la s&#233;curit&#233; alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Farida Thiombiano&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina : Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago, un officier de terrain au parcours international, &#224; la t&#234;te de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148471</link>
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		<dc:date>2026-08-07T23:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a officiellement pris le commandement de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale, le jeudi 6 ao&#251;t 2026, au camp de Paspanga, &#224; Ouagadougou. Du Sahel burkinab&#232; aux salles de formation des nations unies, en passant par les acad&#233;mies militaires d'Afrique et d'Europe, le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a construit, au fil de pr&#232;s d'un quart de si&#232;cle de carri&#232;re, le profil d'un officier complet. Portrait ! &lt;br class='autobr' /&gt; N&#233; &#224; Pella, dans la province du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L149xH150/whatsapp_image_2026-08-07_at_17.33_54-d325f.jpg?1790156243' class='spip_logo spip_logo_right' width='149' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a officiellement pris le commandement de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale, le jeudi 6 ao&#251;t 2026, au camp de Paspanga, &#224; Ouagadougou. Du Sahel burkinab&#232; aux salles de formation des nations unies, en passant par les acad&#233;mies militaires d'Afrique et d'Europe, le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a construit, au fil de pr&#232;s d'un quart de si&#232;cle de carri&#232;re, le profil d'un officier complet. Portrait !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233; &#224; Pella, dans la province du Passor&#233;, le colonel Tago d&#233;couvre tr&#232;s t&#244;t l'univers de la discipline militaire. Apr&#232;s ses &#233;tudes primaires &#224; l'&#233;cole primaire publique mixte de Pella, sanctionn&#233;es par l'obtention du Certificat d'&#233;tudes primaires (CEP), il int&#232;gre en 1993 le prestigieux Prytan&#233;e militaire de Kadiogo. Sept ans plus tard, il en sort titulaire d'un baccalaur&#233;at scientifique, s&#233;rie D, pr&#234;t &#224; embrasser une carri&#232;re au service de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;LIRE AUSSI : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article148438&#034;&gt;Burkina/Gendarmerie nationale : Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago prend le commandement de la 3&#7497; L&#233;gion&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sa formation d'officier d&#233;bute &#224; l'&#201;cole militaire interarmes (EMIA) du Mali, o&#249; il est form&#233; comme chef de section d'infanterie entre 2002 et 2005. Ce cursus marque le d&#233;but d'un parcours acad&#233;mique qui le conduira successivement au Togo, en France, au Kenya, au Cameroun, en Italie, au S&#233;n&#233;gal, en Belgique, puis en Chine. Au fil des ann&#233;es, il se sp&#233;cialise dans l'infanterie motoris&#233;e, la gendarmerie, le commandement op&#233;rationnel, le maintien de la paix, la protection des civils, la coordination civilo-militaire, la lutte contre le terrorisme et la strat&#233;gie militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son passage &#224; l'&#201;cole royale militaire de Belgique constitue l'un des temps forts de son parcours. Il y obtient le brevet de guerre ainsi qu'une attestation en strat&#233;gie, apr&#232;s avoir suivi le prestigieux cursus de l'&#201;cole de guerre. Cette formation vient compl&#233;ter un parcours d&#233;j&#224; enrichi par des cours d'&#233;tat-major des nations unies au Kenya et des forces de s&#233;curit&#233; au Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est surtout sur le terrain que le colonel Tago forge sa r&#233;putation. D&#232;s sa sortie d'&#233;cole, il commande une compagnie au 11&#7497; R&#233;giment d'infanterie commando de Dori, avant d'occuper les postes de chef des d&#233;tachements militaires de Gorom-Gorom et de Djibo, deux localit&#233;s confront&#233;es tr&#232;s t&#244;t aux d&#233;fis s&#233;curitaires du Sahel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, il commande le 33&#7497; Escadron de gendarmerie mobile de Ouagadougou, dirige ensuite l'&#201;cole nationale des sous-officiers de la gendarmerie durant pr&#232;s de cinq ans, avant de repr&#233;senter le Burkina Faso &#224; la t&#234;te de l'Unit&#233; de police constitu&#233;e d&#233;ploy&#233;e dans le cadre de la Mission des nations unies au Darfour (MINUAD), au Soudan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son retour, il prend le commandement du groupement de gendarmerie d&#233;partementale de Dori, puis celui de la 1&#232;r&#7497; L&#233;gion de gendarmerie &#224; Kaya &#224; partir de f&#233;vrier 2022. Dans ces diff&#233;rentes fonctions, il est confront&#233; aux r&#233;alit&#233;s de la lutte contre le terrorisme, de la s&#233;curisation des populations et de la coordination des op&#233;rations sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223450 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-07_at_17.33_54_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH621/whatsapp_image_2026-08-07_at_17.33_54_1_-e75fc.jpg?1790156243' width='500' height='621' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Son ascension dans la hi&#233;rarchie militaire est r&#233;guli&#232;re. Sous-lieutenant en 2005, lieutenant en 2008, capitaine en 2012, chef d'escadron en 2017, lieutenant-colonel en 2022, il est &#233;lev&#233; au grade de colonel le 1&#7497;&#691; juillet 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de sa carri&#232;re, il re&#231;oit plusieurs lettres de f&#233;licitations &#233;manant notamment du ministre charg&#233; de la d&#233;fense, du chef d'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral des arm&#233;es et du chef d'&#233;tat-major de la gendarmerie nationale. Son engagement est &#233;galement r&#233;compens&#233; par plusieurs distinctions, parmi lesquelles la m&#233;daille de la Mission des nations unies au Darfour (MINUAD), la M&#233;daille comm&#233;morative avec agrafe &#171; Soudan &#187;, la M&#233;daille d'honneur militaire, ainsi que les grades de chevalier puis d'officier de l'Ordre de l'&#201;talon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 ao&#251;t 2026, en recevant le b&#226;ton de commandement de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale, le colonel Tago a fix&#233; le cap de son action autour de trois priorit&#233;s : la protection des populations, le renforcement de la coh&#233;sion entre les forces engag&#233;es dans la lutte contre le terrorisme et la culture du r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 45 ans, fort de pr&#232;s de vingt-quatre ann&#233;es de service au sein des Forces arm&#233;es nationales, le nouveau commandant de la 3&#7497; L&#233;gion appelle les forces &#224; l'union. &#171; La s&#233;curit&#233; est une responsabilit&#233; partag&#233;e. Elle se construit chaque jour par la confiance, la concertation, la compl&#233;mentarit&#233; des actions et l'engagement de toutes les forces vives de la nation. Je mesure la port&#233;e des liens qui unissent la 3&#7497; L&#233;gion de gendarmerie aux autorit&#233;s administratives, judiciaires, militaires, paramilitaires, coutumi&#232;res et religieuses, ainsi qu'&#224; l'ensemble de nos partenaires. C'est pourquoi je sollicite tr&#232;s respectueusement votre accompagnement, vos conseils, vos b&#233;n&#233;dictions et vos pri&#232;res pour r&#233;ussir ma mission &#187;, a-t-il indiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Serge Ika Ki&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina/Sport hippique : &#171; Un jockey n'a pas d'avenir apr&#232;s sa carri&#232;re &#187;, regrette Tarr Sidi Mohamed, ancien grand jockey</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148411</link>
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		<dc:date>2026-08-05T22:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ancien jockey, aujourd'hui moniteur d'&#233;quitation, Tarr Sidi Mohamed a consacr&#233; toute son existence aux chevaux. De ses premiers galops &#224; l'&#226;ge de 9 ans &#224; ses victoires sur les hippodromes du Burkina Faso et de la sous-r&#233;gion, son parcours est celui d'un homme guid&#233; par une passion qui n'a jamais faibli. Malgr&#233; les difficult&#233;s financi&#232;res qui entourent le sport hippique, il continue de transmettre son savoir aux plus jeunes et r&#234;ve d'un avenir meilleur pour les jockeys burkinab&#232;. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L113xH150/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_29-6117b.jpg?1790156243' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ancien jockey, aujourd'hui moniteur d'&#233;quitation, Tarr Sidi Mohamed a consacr&#233; toute son existence aux chevaux. De ses premiers galops &#224; l'&#226;ge de 9 ans &#224; ses victoires sur les hippodromes du Burkina Faso et de la sous-r&#233;gion, son parcours est celui d'un homme guid&#233; par une passion qui n'a jamais faibli. Malgr&#233; les difficult&#233;s financi&#232;res qui entourent le sport hippique, il continue de transmettre son savoir aux plus jeunes et r&#234;ve d'un avenir meilleur pour les jockeys burkinab&#232;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son univers, le cheval n'est pas seulement un moyen de comp&#233;tition ou une source de revenus. Il est un compagnon de vie. Lorsque Tarr Sidi Mohamed parle de cet animal, son visage laisse transpara&#238;tre une passion intacte malgr&#233; les ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le cheval, c'est une passion depuis mon enfance. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, je suis toujours dans le cheval parce que je me nourris de &#231;a. Je m'occupe des chevaux des gens, je les entra&#238;ne, je les accompagne. Ce n'est pas seulement un travail pour moi, c'est quelque chose que j'aime profond&#233;ment. Quand on aime le cheval, on accepte les sacrifices parce qu'il faut du temps, de la patience et beaucoup d'attention pour s'occuper de lui &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une rencontre qui a chang&#233; sa vie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de Tarr Sidi Mohamed avec les chevaux commence en 1988. &#192; cette &#233;poque, il suit simplement un ami qui poss&#233;dait des chevaux. Ce qui devait &#234;tre une simple curiosit&#233; devient rapidement une v&#233;ritable vocation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au d&#233;but, j'avais peur. Je regardais seulement mon ami avec ses chevaux. Mais un jour, j'ai d&#233;cid&#233; d'essayer de monter. Petit &#224; petit, j'ai commenc&#233; &#224; prendre confiance. La premi&#232;re fois que j'ai particip&#233; &#224; une course, je suis arriv&#233; premier. Apr&#232;s cette victoire, j'ai compris que quelque chose &#233;tait n&#233; en moi. J'ai continu&#233; et c'est devenu une passion qui ne m'a plus quitt&#233; &#187;, se souvient-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine &#226;g&#233; de 9 &#224; 10 ans lorsqu'il d&#233;couvre l'&#233;quitation, le jeune Tarr Sidi Mohamed progresse rapidement. Apr&#232;s seulement deux s&#233;ances d'apprentissage, il se retrouve d&#233;j&#224; sur les premi&#232;res marches du podium. Cette facilit&#233; n'est pas totalement surprenante car dans sa famille, le cheval occupait d&#233;j&#224; une place importante. Son grand-p&#232;re &#233;tait &#233;galement cavalier. &#171; Mon grand-p&#232;re montait aussi &#224; cheval. Donc, quelque part, c'est une continuit&#233;. J'ai grandi avec cette culture du cheval. Ce n'est pas quelque chose que j'ai d&#233;couvert par hasard, c'est une passion qui &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;sente dans mon environnement &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_30.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH667/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_30-25325.jpg?1790156243' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Sidi Mohamed Tarr a commenc&#233; ses premiers galops &#224; l'&#226;ge de 9 ans&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un champion sur les hippodromes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, Tarr Sidi Mohamed devient l'un des jockeys les plus performants de son &#233;poque. Il participe &#224; plusieurs comp&#233;titions et s'impose comme une r&#233;f&#233;rence au Burkina Faso.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il garde un souvenir particulier de ses victoires avec son cheval Ch&#233;rif, aujourd'hui disparu.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ch&#233;rif est le cheval qui m'a le plus marqu&#233;. Avec lui, j'ai remport&#233; beaucoup de courses. Quand on travaille longtemps avec un cheval, une relation particuli&#232;re se cr&#233;e. Ce n'est pas seulement monter dessus pour courir. Il faut conna&#238;tre son caract&#232;re, ses forces, ses limites. Il faut &#234;tre capable de sentir ce qu'il peut donner pendant une comp&#233;tition &#187;, raconte-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses plus grands souvenirs figure la victoire au Grand Prix de la LONAB en 1992, une comp&#233;tition qui reste grav&#233;e dans sa m&#233;moire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ce jour-l&#224;, au d&#233;part, les autres chevaux m'avaient distanc&#233;. J'&#233;tais presque dernier et franchement, je ne croyais plus &#224; la victoire. Mais mon cheval a continu&#233; &#224; avancer, il a repris les autres progressivement. Sur les trois tours, il est revenu jusqu'&#224; prendre la premi&#232;re place &#224; l'arriv&#233;e. C'&#233;tait une grande &#233;motion parce que je pensais que tout &#233;tait perdu &#187;, se rappelle-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre 1991 et 1993, il remporte trois troph&#233;es majeurs de cette comp&#233;tition. Au total, il estime avoir d&#233;croch&#233; une vingtaine de troph&#233;es au cours de sa carri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre passion et dangers du m&#233;tier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre jockey est un m&#233;tier exigeant qui demande une grande ma&#238;trise, mais aussi beaucoup de courage. Tarr Sidi Mohamed garde en m&#233;moire des moments o&#249; sa vie a &#233;t&#233; mise en danger.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il y a eu une course o&#249; j'ai vraiment eu peur. La selle du cheval &#233;tait mal attach&#233;e. Quand le cheval s'est lanc&#233;, elle s'est d&#233;tach&#233;e. J'ai essay&#233; de tenir avec mes pieds, mais je n'ai pas pu r&#233;sister longtemps. Je suis tomb&#233; alors que les autres chevaux &#233;taient encore lanc&#233;s. Ils auraient pu me pi&#233;tiner. C'est un m&#233;tier o&#249; il faut toujours &#234;tre concentr&#233; parce qu'une petite erreur peut avoir de graves cons&#233;quences &#187;, t&#233;moigne-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;voque &#233;galement une comp&#233;tition o&#249; son cheval, pourtant en t&#234;te au d&#233;but de la course, n'a pas r&#233;ussi &#224; maintenir son rythme jusqu'&#224; l'arriv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce jour-l&#224;, le cheval n'&#233;tait pas vraiment en forme. Au premier tour, il &#233;tait premier, mais au deuxi&#232;me tour les autres sont revenus. J'ai voulu le pousser parce que je voulais gagner, mais il n'a pas pu tenir. Cette d&#233;faite m'a beaucoup touch&#233; parce qu'on travaille pour gagner, mais parfois le cheval d&#233;cide aussi &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un jockey n'a pas d'avenir apr&#232;s sa carri&#232;re &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plus de vingt ans dans la comp&#233;tition, Tarr Sidi Mohamed quitte officiellement les pistes en 2009. Mais il garde un regard pr&#233;occup&#233; sur la situation des jockeys au Burkina Faso.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon lui, le manque d'accompagnement apr&#232;s la carri&#232;re constitue l'une des grandes difficult&#233;s du m&#233;tier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand tu es jockey et que tu es en comp&#233;tition, les gens te connaissent parce que tu gagnes des courses. Mais quand tu arr&#234;tes, beaucoup de personnes t'oublient. Le probl&#232;me, c'est que certains jockeys n'ont appris que ce m&#233;tier. Apr&#232;s la retraite, ils se retrouvent sans solution parce qu'il n'y a pas de v&#233;ritable accompagnement pour leur permettre de se reconvertir &#187;, d&#233;plore-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, la retraite d&#233;pend surtout de la morphologie du jockey.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un jockey peut continuer longtemps s'il garde le bon poids et la bonne taille. J'ai m&#234;me vu au Mali un vieux jockey de 70 ans qui courait encore. Mais ce n'est pas seulement l'&#226;ge qui compte, c'est surtout la capacit&#233; physique &#224; respecter les exigences de la comp&#233;tition &#187;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223301 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_29_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH667/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_29_1_-bd479.jpg?1790156243' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;L'ex jockey &#224; remport&#233; plus d'une vingtaine de prix au Burkina et dans la sous r&#233;gion.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une relation presque fusionnelle avec les chevaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Tarr Sidi Mohamed, la r&#233;ussite d'un cavalier repose avant tout sur la relation qu'il entretient avec son cheval.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pour gagner la confiance d'un cheval, il faut l'approcher, le caresser, prendre soin de lui. Le cheval reconna&#238;t la personne qui s'occupe de lui. Il ressent les choses. Ce n'est pas un simple animal qu'on monte et qu'on laisse apr&#232;s. Il faut cr&#233;er une relation avec lui &#187;, affirme-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reconna&#238;t toutefois que certains chevaux peuvent &#234;tre difficiles &#224; apprivoiser.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le plus compliqu&#233;, c'est le d&#233;but. Si le cheval est n&#233; avec toi, s'il a grandi avec les humains, le contact est plus facile. Mais un cheval qui vient d'ailleurs et qui n'a pas l'habitude des hommes peut &#234;tre tr&#232;s difficile &#224; approcher. Il faut beaucoup de patience pour gagner sa confiance &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle mission : transmettre son savoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa retraite sportive, Tarr Sidi Mohamed s'est tourn&#233; vers l'encadrement. Il initie notamment les enfants &#224; l'&#233;quitation &#224; travers le man&#232;ge et organise &#233;galement des randonn&#233;es &#233;questres.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le man&#232;ge pour enfants permet de leur apprendre les bases : comment monter, comment diriger le cheval, tourner &#224; gauche, tourner &#224; droite, avancer. C'est une mani&#232;re de transmettre ce que j'ai appris pendant toutes ces ann&#233;es &#187;, explique-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il accompagne &#233;galement des visiteurs lors de randonn&#233;es pouvant durer plusieurs jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son plaidoyer pour le d&#233;veloppement du sport hippique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il reconna&#238;t les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s dans le domaine hippique au Burkina Faso, notamment avec l'organisation r&#233;guli&#232;re des comp&#233;titions, Tarr Sidi Mohamed estime que beaucoup reste &#224; faire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Aujourd'hui, le sport hippique avance, mais il faut encore plus de soutien. Il faut que les entreprises priv&#233;es viennent accompagner cette discipline. Souvent, les organisateurs font beaucoup d'efforts avec leurs propres moyens. Avec des sponsors, on pourrait organiser plus de comp&#233;titions, mieux accompagner les jockeys et donner plus de chances aux jeunes passionn&#233;s &#187;, plaide-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ceux qui aiment le cheval et souhaitent soutenir cette discipline, il lance un appel.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le cheval a besoin d'&#234;tre valoris&#233;. Ceux qui ont les moyens, les entreprises et les passionn&#233;s doivent nous aider pour que cette culture continue &#224; vivre au Burkina Faso &#187;, conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;860&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/lffGsHak6dU?si=yTfmOOJHEkdSSnSy&amp;controls=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hanifa Koussoub&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Anita Zongo&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina Faso : Alexis Yam&#233;ogo, une plume entre journalisme, litt&#233;rature et communication</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148367</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lefaso.net/spip.php?article148367</guid>
		<dc:date>2026-08-03T22:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour beaucoup de lecteurs, il est Cl&#233;ment Zongo, chroniqueur dont les analyses paraissent chaque vendredi dans Sidwaya. Les auditeurs de Radio Pulsar 94.8 FM, eux, reconnaissent sa voix avant m&#234;me son nom. &#192; l'&#233;tat civil, pourtant, il s'appelle Alexis Yam&#233;ogo. Journaliste, &#233;crivain et communicateur, son parcours est celui d'un homme qui a su transformer une passion d'enfant en une carri&#232;re riche, couronn&#233;e par de nombreuses distinctions litt&#233;raires. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien avant les studios de radio et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH125/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_44-1772e.jpg?1790156243' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour beaucoup de lecteurs, il est Cl&#233;ment Zongo, chroniqueur dont les analyses paraissent chaque vendredi dans Sidwaya. Les auditeurs de Radio Pulsar 94.8 FM, eux, reconnaissent sa voix avant m&#234;me son nom. &#192; l'&#233;tat civil, pourtant, il s'appelle Alexis Yam&#233;ogo. Journaliste, &#233;crivain et communicateur, son parcours est celui d'un homme qui a su transformer une passion d'enfant en une carri&#232;re riche, couronn&#233;e par de nombreuses distinctions litt&#233;raires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien avant les studios de radio et les salles de r&#233;daction, tout commence dans la cour familiale. Chaque jour, &#224; l'heure du journal de 13 heures de Radio Burkina, le silence &#233;tait impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon p&#232;re n'avait pas eu la chance d'aller &#224; l'&#233;cole, mais lorsqu'arrivait l'heure du journal, personne ne devait faire du bruit. Il suivait attentivement les informations. Moi, j'&#233;tais assis &#224; c&#244;t&#233; de lui et ce qui me fascinait, c'&#233;tait le jingle, puis la voix du journaliste qui disait : &#8220;Mesdames et Messieurs, bonjour&#8230;&#8221;. Un jour, j'ai regard&#233; mon p&#232;re et je lui ai dit : &#8220;Moi aussi, je serai journaliste. Je vais parler &#224; la radio comme ce monsieur.&#8221; Il m'a simplement r&#233;pondu : &#8220;Travaille bien &#224; l'&#233;cole et tu pourras le devenir.&#8221; Cette phrase ne m'a jamais quitt&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#234;ve d'enfant grandit avec lui. Au moment de choisir son orientation apr&#232;s le baccalaur&#233;at, il pr&#233;pare avec d&#233;termination le concours d'entr&#233;e en arts et communication, qu'il r&#233;ussit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'universit&#233;, une autre rencontre vient renforcer sa conviction. Lors d'un exercice de radio-&#233;cole, le professeur Baba Hama remarque imm&#233;diatement son timbre de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s ma lecture, il s'est arr&#234;t&#233; et a demand&#233; : &#8220;C'est la voix de qui ?&#8221; Il m'a ensuite dit que j'avais d&#233;j&#224; un atout, ma voix, mais qu'il fallait continuer &#224; la travailler. Ce jour-l&#224;, j'ai compris que je n'avais peut-&#234;tre pas fait fausse route. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223196 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_42.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH715/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_42-73a57.jpg?1790156243' width='500' height='715' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une double carri&#232;re entre communication et journalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il choisit finalement la sp&#233;cialisation en communication d'entreprise et relations publiques, Alexis Yam&#233;ogo ne tourne jamais le dos au journalisme. Son stage &#224; Radio Pulsar devient rapidement une opportunit&#233; professionnelle. Il apprend &#224; r&#233;diger des br&#232;ves, pr&#233;senter les flashs d'information, r&#233;aliser des reportages, monter des &#233;l&#233;ments sonores et m&#234;me assurer la technique en direct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous quittions parfois les cours pour aller pr&#233;senter les journaux. Nous d&#233;couvrions le vrai terrain. Petit &#224; petit, on m'a confi&#233; davantage de responsabilit&#233;s et, aujourd'hui encore, je suis le seul de cette promotion &#224; &#234;tre rest&#233; &#224; Radio Pulsar. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2013, sa plume attire l'attention du quotidien Sidwaya, qui lui propose une chronique hebdomadaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On m'a simplement demand&#233; de mettre ma plume au service du journal. C'est ainsi qu'est n&#233;e &#8220;La chronique de Cl&#233;ment Zongo&#8221;. Aujourd'hui, j'ai plus de 400 chroniques &#224; mon actif. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;crivain est n&#233; d'un d&#233;fi&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le journalisme est un r&#234;ve d'enfance, l'&#233;criture litt&#233;raire arrive presque par hasard. Longtemps, Alexis Yam&#233;ogo ne se croyait pas capable d'&#233;crire un livre. Ce sont ses amis qui le poussent &#224; participer au Grand Prix national des arts et des lettres de la Semaine nationale de la culture (SNC) en 2014. Dans la pr&#233;cipitation, il rassemble des po&#232;mes sans m&#234;me pr&#233;voir un titre. Au moment de l'impression, il improvise. &#171; Juste un coup de plume ! &#187; Quelques semaines plus tard, Alexis Yam&#233;ogo apprend qu'il vient de d&#233;crocher le premier prix.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223197 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_41.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH249/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_41-798f5.jpg?1790156243' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'avais jamais imagin&#233; &#233;crire un livre. Je lisais les auteurs avec admiration, mais je me demandais toujours comment on pouvait remplir plus de deux cents pages. Cela me paraissait impossible. Cette r&#233;compense a compl&#232;tement chang&#233; ma fa&#231;on de me voir. Je me suis dit que je poss&#233;dais quelque chose en moi, mais que je manquais simplement de confiance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8220;Moah, le fils de la folle&#8221;, le roman de la cons&#233;cration&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2016, une sc&#232;ne observ&#233;e pendant quelques minutes dans un march&#233; de Ouagadougou bouleverse profond&#233;ment l'&#233;crivain. Un enfant qui refusait d'aller dans les bras de sa m&#232;re souffrant de troubles mentaux. De cette &#233;motion na&#238;t Moah, le fils de la folle, un roman qui lui vaut le premier prix de la SNC en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'ai jamais oubli&#233; cette sc&#232;ne. Pendant deux semaines, j'y ai pens&#233; sans arr&#234;t. Puis je me suis dit : cette histoire m&#233;rite d'&#234;tre racont&#233;e. Et c'est le livre qui me touche le plus. En le relisant, il m'est arriv&#233; de pleurer sur mes propres phrases. Parfois, je me demande encore comment j'ai r&#233;ussi &#224; &#233;crire certaines sc&#232;nes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre d&#233;passe rapidement les fronti&#232;res du simple succ&#232;s litt&#233;raire. Elle est &#233;tudi&#233;e dans plusieurs universit&#233;s, inspire des m&#233;moires et attire m&#234;me l'attention d'une productrice am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une dame install&#233;e aux &#201;tats-Unis m'avait contact&#233; parce qu'elle souhaitait adapter le roman au cin&#233;ma. Le projet n'a finalement pas abouti, mais cela m'a montr&#233; que nos histoires peuvent voyager tr&#232;s loin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_43.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH350/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_43-6638f.jpg?1790156243' width='500' height='350' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis ses premiers succ&#232;s, Alexis Yam&#233;ogo accumule les distinctions en po&#233;sie, en roman, en nouvelles et en journalisme. Parmi elles figurent le Premier prix en po&#233;sie au concours de cr&#233;ativit&#233; sur les droits humains organis&#233; par la coop&#233;ration allemande, le Premier prix du concours journalistique sur l'amiti&#233; Chine-Burkina, plusieurs r&#233;compenses au Grand Prix national des arts et des lettres ainsi que des distinctions en nouvelles et en po&#233;sie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#339;uvre comprend aujourd'hui plusieurs livres &#233;dit&#233;s, notamment Moah, le fils de la folle, La fille aux cheveux ch&#226;tains, Les Chroniques de Cl&#233;ment Zongo et Juste un coup de plume !, auxquels s'ajoutent plusieurs manuscrits encore in&#233;dits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, celui qui multiplie aujourd'hui les distinctions affirme que son principal obstacle n'a jamais &#233;t&#233; le manque de talent, mais le manque de confiance en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il cite sa premi&#232;re participation &#224; la SNC comme preuve que beaucoup renoncent avant m&#234;me d'avoir essay&#233;. Pour lui, l'audace pr&#233;c&#232;de souvent la r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;criture pr&#233;sente aussi ses d&#233;fis dont le syndrome de la page blanche, les co&#251;ts &#233;lev&#233;s de l'&#233;dition, la n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre relu par des lecteurs exigeants ou encore la difficult&#233; de trouver des financements. Gr&#226;ce au soutien du Bureau burkinab&#232; du droit d'auteur (BBDA), de la SNC et de plusieurs proches, il parvient n&#233;anmoins &#224; faire publier ses ouvrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cl&#233;ment Zongo, un nom pour honorer ses parents&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cl&#233;ment est le pr&#233;nom de mon p&#232;re. Zongo est le nom de jeune fille de ma m&#232;re. Associer leurs deux noms est ma mani&#232;re de leur rendre hommage. Sans eux, je ne serais jamais devenu celui que je suis aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_44_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH353/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_44_1_-c8b8e.jpg?1790156243' width='500' height='353' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le souvenir le plus marquant reste celui de son &#233;chec au BEPC. Alors que son p&#232;re venait lui-m&#234;me de perdre son emploi, celui-ci lui offre pourtant un v&#233;lo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'avais jamais vu quelqu'un offrir un cadeau &#224; un enfant qui venait d'&#233;chouer. Ce jour-l&#224;, mon p&#232;re ne m'a pas offert un simple v&#233;lo. Il m'a offert sa confiance. Il m'a donn&#233; tout son c&#339;ur. C'est certainement le plus grand cadeau de ma vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un message &#224; la jeunesse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, Alexis Yam&#233;ogo continue de partager son temps entre le journalisme, la litt&#233;rature et la communication. Plusieurs manuscrits attendent d'&#234;tre publi&#233;s, dont Papa, mon c&#339;ur, un roman inspir&#233; de l'amour inconditionnel de son p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; des livres, il souhaite surtout transmettre une conviction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pendant longtemps, mon plus grand ennemi a &#233;t&#233; le manque de confiance en moi. Si je peux dire quelque chose aux jeunes aujourd'hui, c'est de croire en leurs capacit&#233;s. Beaucoup abandonnent avant m&#234;me d'avoir essay&#233;. Il faut oser. On est souvent plus capable qu'on ne le pense. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hanifa Koussoub&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dominique Ou&#233;draogo &lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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