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	<title>leFaso.net</title>
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	<description>L'information en temps r&#233;el du Burkina, M&#233;dias, journaux, infos, direct, les derni&#232;res nouvelles, politiques.</description>
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		<title>Entrepreneuriat : Hamed Zamtako, l'informaticien devenu &#233;leveur de cailles</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Ing&#233;nieur en informatique de formation, Hamed Zamtako aurait pu poursuivre une carri&#232;re loin des poulaillers et des cages d'&#233;levage. Il a pourtant choisi, depuis 2016, de se consacrer &#224; un volatile encore peu connu au Burkina Faso : la caille. Une reconversion qui n'a pas &#233;t&#233; sans difficult&#233;s, entre manque de financement, probl&#232;mes d'alimentation et d&#233;bouch&#233;s incertains. Mais au fil des ann&#233;es, l'ancien informaticien a surtout transform&#233; son exp&#233;rience en un espace de transmission pratique. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH84/une_34_-2-a6a30.jpg?1786557900' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ing&#233;nieur en informatique de formation, Hamed Zamtako aurait pu poursuivre une carri&#232;re loin des poulaillers et des cages d'&#233;levage. Il a pourtant choisi, depuis 2016, de se consacrer &#224; un volatile encore peu connu au Burkina Faso : la caille. Une reconversion qui n'a pas &#233;t&#233; sans difficult&#233;s, entre manque de financement, probl&#232;mes d'alimentation et d&#233;bouch&#233;s incertains. Mais au fil des ann&#233;es, l'ancien informaticien a surtout transform&#233; son exp&#233;rience en un espace de transmission pratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'univers de Hamed Zamtako, les &#233;crans et les lignes de code ont laiss&#233; place aux cages, aux &#339;ufs, aux cailleteaux et au bruit en continu. Pourtant, l'actuel &#233;leveur revendique encore l'h&#233;ritage de sa formation initiale. La rigueur, l'analyse, la gestion des processus et la capacit&#233; &#224; chercher l'information, selon lui, sont utiles dans l'&#233;levage de cailles. &#171; Ma formation acad&#233;mique m'a permis de pouvoir dompter ce mode d'&#233;levage &#187;, convainc-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez lui, la reconversion n'est donc pas v&#233;cue comme une rupture brutale mais comme un d&#233;placement de comp&#233;tences. Ce qu'il avait appris devant un ordinateur, il l'a progressivement appliqu&#233; dans un &#233;levage. Et d'ailleurs, pour apprendre ce nouveau m&#233;tier, il s'est principalement tourn&#233; vers internet, qu'il ma&#238;trisait d&#233;j&#224;. Cette capacit&#233; &#224; chercher, comparer, comprendre et exp&#233;rimenter lui permet de faire ses premiers pas dans un secteur dont il ne connaissait rien au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#192; lire : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article132898&#034;&gt;Burkina/Entrepreneuriat : Anatole Zabre, l'&#233;tudiant en droit devenu aviculteur et agriculteur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une envie de ne pas faire comme tout le monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, lorsqu'on &#233;voque l'&#233;levage avicole, le poulet vient rapidement &#224; l'esprit. La caille, elle, reste loin derri&#232;re. C'est justement ce qui attire Hamed Zamtako. Au fil de ses recherches, il d&#233;couvre les possibilit&#233;s offertes par cet oiseau n&#233;glig&#233; et commence &#224; envisager une autre voie. &#171; Pourquoi ne pas diversifier un peu la vie agricole au Burkina ? Au lieu de faire comme les autres, essayons d'initier et de d&#233;velopper un peu un autre canal pour diversifier un peu le domaine &#187;, se questionne-t-il. Ce choix est aussi li&#233; &#224; une passion qui na&#238;t progressivement au contact de l'oiseau. Plus il se documente, plus il se convainc que la caille peut trouver sa place dans le paysage agricole burkinab&#232;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223669 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;115&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_1_32_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_1_32_-2-986e6.jpg?1786557900' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Hamed Zamtako d&#233;plore que les institutions financi&#232;res trouvent que l'&#233;levage de cailles est une fili&#232;re &#224; risque&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2016, il commence v&#233;ritablement &#224; d&#233;velopper son activit&#233;. Mais entre l'id&#233;e et la r&#233;alit&#233;, le chemin est loin d'&#234;tre simple. Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs, Hamed Zamtako se retrouve rapidement confront&#233; &#224; la question du financement. Le probl&#232;me n'est pas seulement de trouver de l'argent pour commencer. Il faut aussi trouver des m&#233;canismes de financement adapt&#233;s &#224; une activit&#233; agricole dont les r&#233;sultats ne peuvent pas toujours &#234;tre imm&#233;diats. Selon lui, les conditions propos&#233;es par certaines institutions financi&#232;res ne permettent pas toujours aux jeunes promoteurs de se lancer sereinement. Le co&#251;t du cr&#233;dit et les d&#233;lais de remboursement peuvent devenir des obstacles suppl&#233;mentaires. &#192; cela s'ajoute la perception du risque. &#171; &#192; tout moment, on nous a signal&#233; que c'est un projet &#224; risque. Il fallait compter sur soi-m&#234;me et se priver vraiment de beaucoup de choses pour &#233;conomiser et r&#233;injecter &#187;, se souvient-il. Dans ces conditions, il indique que m&#234;me l'entourage peut h&#233;siter &#224; soutenir un tel projet. Derri&#232;re l'image de l'entrepreneur qui semble aujourd'hui avoir trouv&#233; son &#233;quilibre, il y a eu des sacrifices, des renoncements et des p&#233;riodes o&#249; il fallait simplement tenir sans rien. Pourtant, la difficult&#233; financi&#232;re n'a pas &#233;t&#233; la seule !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nourrir les cailles, l'autre combat&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de son aventure, Hamed Zamtako se heurte &#233;galement au probl&#232;me de l'alimentation. Quand l'&#233;levage commence &#224; prendre son essor, il constate que les aliments disponibles ne sont pas toujours adapt&#233;s aux besoins sp&#233;cifiques des cailles. Les formulations sont encore insuffisamment adapt&#233;es. Or, dans un &#233;levage, l'alimentation est loin d'&#234;tre un d&#233;tail. Elle conditionne la croissance, la reproduction et, plus largement, la viabilit&#233; de l'activit&#233;. Il lui a donc fallu composer avec cette r&#233;alit&#233; pour rechercher des solutions et continuer &#224; exp&#233;rimenter. &#192; cela s'ajoute celle de l'&#233;coulement, car produire une caille est une chose, convaincre les consommateurs de l'acheter et de la consommer en est une autre. La caille demeure un produit relativement jeune dans les habitudes alimentaires de nombreux Burkinab&#232;. Hamed Zamtako comprend assez t&#244;t qu'il ne suffit pas de produire, mais qu'il faut aussi communiquer. En 2020, il organise une premi&#232;re initiative de promotion autour de la caille. Il ouvre son espace aux visiteurs et leur permet de d&#233;couvrir l'&#233;levage, mais aussi de d&#233;guster les produits. En 2021, il renouvelle l'exp&#233;rience sur ses propres fonds. Ces initiatives contribuent progressivement &#224; donner de la visibilit&#233; &#224; la fili&#232;re. Son objectif, souligne-t-il, n'est donc pas uniquement de r&#233;ussir son propre projet. Il veut voir la fili&#232;re grandir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223668 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;241&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_2_30_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_2_30_-2-3e86e.jpg?1786557900' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons d&#233;cid&#233; de mener une &#233;tude pour trouver un aliment sp&#233;cifique pour les cailles, vu que la fili&#232;re est prometteuse &#187;, explique Wendlasida Simpor&#233;, &#233;l&#232;ve ing&#233;nieur de conception de l'universit&#233; Daniel Ouezzin Coulibaly.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on lui demande de parler de ses moments de fiert&#233;, Hamed Zamtako ne commence pas par les chiffres de production. Il parle des jeunes et des femmes qu'il a accompagn&#233;s &#224; se lancer. Des personnes qui, apr&#232;s avoir appris aupr&#232;s de lui, sont reparties installer leur propre activit&#233;. &#171; Quand tu accompagnes des jeunes et des femmes qui vont aller s'installer dans leur propre activit&#233;, c'est satisfaisant, surtout pour le domaine de l'&#233;levage &#187;, explique-t-il. Ce qui le touche surtout, ce sont les retours de ceux qu'il a accompagn&#233;s. &#171; Ils reviennent tout le temps avec des b&#233;n&#233;dictions et des remerciements. C'est d&#233;j&#224; une fiert&#233; de contribuer quand m&#234;me &#224; l'&#233;volution de la vie de quelqu'un &#187;, confie-t-il. Pour lui, la r&#233;ussite ne se r&#233;sume plus &#224; ce qui sort de son &#233;levage, mais elle se mesure aussi &#224; ce que d'autres parviennent &#224; construire apr&#232;s leur passage aupr&#232;s de lui. Depuis plusieurs ann&#233;es, sa cailleterie est un lieu d'apprentissage pour des &#233;tudiants qui font des recherches. Il raconte avoir accueilli des stagiaires pendant plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wendlasida Simpor&#233; est l'un d'eux. &#201;l&#232;ve ing&#233;nieur de conception &#224; l'universit&#233; Daniel Ouezzin Coulibaly de D&#233;dougou, il effectue aupr&#232;s de lui un stage consacr&#233; &#224; l'&#233;tude de deux types d'aliments et de leurs effets sur la croissance et les performances des cailles japonaises. L'objectif est de contribuer &#224; la r&#233;flexion sur la mise au point d'un aliment davantage adapt&#233; &#224; ces oiseaux. Pour le stagiaire, le choix de cette exploitation tient &#224; son exp&#233;rience dans la production de cailles. Mais au-del&#224; de l'aspect technique, il retient surtout la disponibilit&#233; de Hamed Zamtako. Il le d&#233;crit comme &#171; un homme ouvert &#187; et lui adresse des encouragements pour continuer &#224; accueillir des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223666 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;93&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_3_21_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_3_21_-2-ad20e.jpg?1786557900' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Razack Zoel&#233;gr&#233;, technicien de la ferme, travaille avec Hamed Zamtako depuis plus de 3 mois&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi ce que pense Razack Zoel&#233;gr&#233;, technicien et chef d'&#233;quipe de la cailleterie. Pour lui qui c&#244;toie Hamed Zamtako au quotidien, il trouve que c'est un homme visionnaire. &#171; Hamed Zamtako, il faut dire que c'est un monsieur qui est tr&#232;s ouvert et qui est accessible &#187;, t&#233;moigne-t-il. En cas de probl&#232;me, les &#233;quipes peuvent s'asseoir avec lui pour chercher une solution. Ces t&#233;moignages pr&#233;sentent un homme qui, derri&#232;re le statut de promoteur, reste pr&#233;sent dans le quotidien de ceux qui travaillent autour de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains secteurs, transmettre son savoir peut &#234;tre per&#231;u comme une mani&#232;re de fabriquer ses propres concurrents, mais Hamed Zamtako d&#233;fend exactement l'id&#233;e inverse. &#171; Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents &#187;, affirme-t-il. Pour lui, les personnes qu'il accompagne sont des partenaires potentiels et surtout des acteurs suppl&#233;mentaires capables de faire grandir la fili&#232;re. Il consid&#232;re que le d&#233;veloppement de la caille au Burkina Faso ne peut pas reposer sur quelques producteurs isol&#233;s. Si la fili&#232;re doit v&#233;ritablement prendre de l'ampleur, il faudra davantage d'acteurs, davantage de comp&#233;tences et surtout une meilleure organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un secteur qui cherche encore sa place&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Hamed Zamtako estime que la demande existe mais la fili&#232;re reste confront&#233;e &#224; des probl&#232;mes de structuration. Les producteurs sont encore dispers&#233;s, les prix ne sont pas toujours harmonis&#233;s et les d&#233;bouch&#233;s ne sont pas suffisamment organis&#233;s. Pour lui, il est n&#233;cessaire que les acteurs se regroupent en association, en coop&#233;rative ou sous une autre forme pour d&#233;fendre collectivement leurs int&#233;r&#234;ts. Il appelle &#233;galement &#224; davantage de communication autour de la fili&#232;re et &#224; une implication plus forte des pouvoirs publics. &#171; Si davantage de personnes doivent se lancer, elles ont besoin de trouver un secteur d&#233;j&#224; organis&#233;, avec des rep&#232;res, des d&#233;bouch&#233;s et des interlocuteurs &#187;, pense-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223667 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;253&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_4_6_-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/photo_4_6_-3-e9e65.jpg?1786557900' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;La viande de caille est une volaille fine et peu calorique qui offre une excellente source de prot&#233;ines de haute qualit&#233;, de fer, de vitamines du groupe B et de min&#233;raux essentiels comme le zinc et le phosphore, tout en restant tr&#232;s pauvre en graisses&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#201;galement, la question de la transformation pr&#233;occupe Hamed Zamtako. La commercialisation de la chair fra&#238;che constitue encore une part importante de l'activit&#233;. Mais, selon lui, le d&#233;veloppement de v&#233;ritables produits transform&#233;s permettrait d'aller plus loin. Il imagine ainsi un secteur o&#249; des transformateurs pourraient travailler directement avec les producteurs, s&#233;curiser leurs approvisionnements et d&#233;velopper des produits destin&#233;s &#224; diff&#233;rents types de consommateurs. &#171; Si notre minist&#232;re de tutelle fait la promotion de la caille, cela va aussi susciter plus d'int&#233;r&#234;ts chez les producteurs et les consommateurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#192; lire : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article133835&#034;&gt;Burkina/Entrepreneuriat : Aim&#233; Kabor&#233;, le visionnaire qui r&#233;invente l'agropastoral &#224; travers &#171; La Bicyclette &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Hamed Zamtako souhaite davantage de recherche, notamment sur la g&#233;n&#233;tique, l'alimentation et l'am&#233;lioration des performances. Il &#233;voque &#233;galement des collaborations possibles avec des chercheurs et des partenaires int&#233;ress&#233;s par le d&#233;veloppement de la caille. Mais son ambition principale est de voir na&#238;tre une v&#233;ritable organisation professionnelle. Pour lui, la structuration permettrait de r&#233;soudre une partie des probl&#232;mes actuels et surtout de donner de la visibilit&#233; &#224; ceux qui souhaitent se lancer. Lorsqu'il s'adresse aux jeunes qui souhaitent entreprendre dans l'&#233;levage, Hamed Zamtako ne leur promet pas une r&#233;ussite facile. Il leur demande plut&#244;t de commencer. &#171; Il faut une d&#233;cision au d&#233;part &#187;, insiste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, il n'est pas n&#233;cessaire de disposer imm&#233;diatement de moyens importants. Il faut commencer avec ce que l'on poss&#232;de, tout en recherchant un accompagnement technique s&#233;rieux. Il estime &#233;galement que la formation est essentielle. Dans l'&#233;levage de cailles, explique-t-il, les bases techniques peuvent &#234;tre ma&#238;tris&#233;es rapidement lorsqu'on b&#233;n&#233;ficie d'un bon encadrement. Mais il faut ensuite savoir vendre, trouver des d&#233;bouch&#233;s et construire sa client&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait r&#233;ducteur de r&#233;sumer Hamed Zamtako &#224; un informaticien devenu &#233;leveur de cailles. Son parcours est surtout celui d'un homme qui a choisi une voie diff&#233;rente par instinct et qui a pers&#233;v&#233;r&#233; malgr&#233; les difficult&#233;s. Aujourd'hui, son engagement permet de d&#233;velopper peu &#224; peu une r&#233;ponse concr&#232;te aux d&#233;fis de la s&#233;curit&#233; alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Farida Thiombiano&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina : Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago, un officier de terrain au parcours international, &#224; la t&#234;te de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article148471</link>
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		<dc:date>2026-08-07T23:17:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a officiellement pris le commandement de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale, le jeudi 6 ao&#251;t 2026, au camp de Paspanga, &#224; Ouagadougou. Du Sahel burkinab&#232; aux salles de formation des nations unies, en passant par les acad&#233;mies militaires d'Afrique et d'Europe, le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a construit, au fil de pr&#232;s d'un quart de si&#232;cle de carri&#232;re, le profil d'un officier complet. Portrait ! &lt;br class='autobr' /&gt; N&#233; &#224; Pella, dans la province du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L149xH150/whatsapp_image_2026-08-07_at_17.33_54-d325f.jpg?1786486433' class='spip_logo spip_logo_right' width='149' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a officiellement pris le commandement de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale, le jeudi 6 ao&#251;t 2026, au camp de Paspanga, &#224; Ouagadougou. Du Sahel burkinab&#232; aux salles de formation des nations unies, en passant par les acad&#233;mies militaires d'Afrique et d'Europe, le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago a construit, au fil de pr&#232;s d'un quart de si&#232;cle de carri&#232;re, le profil d'un officier complet. Portrait !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233; &#224; Pella, dans la province du Passor&#233;, le colonel Tago d&#233;couvre tr&#232;s t&#244;t l'univers de la discipline militaire. Apr&#232;s ses &#233;tudes primaires &#224; l'&#233;cole primaire publique mixte de Pella, sanctionn&#233;es par l'obtention du Certificat d'&#233;tudes primaires (CEP), il int&#232;gre en 1993 le prestigieux Prytan&#233;e militaire de Kadiogo. Sept ans plus tard, il en sort titulaire d'un baccalaur&#233;at scientifique, s&#233;rie D, pr&#234;t &#224; embrasser une carri&#232;re au service de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;LIRE AUSSI : &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article148438&#034;&gt;Burkina/Gendarmerie nationale : Le colonel Koudbi Florian Th&#233;ophile Tago prend le commandement de la 3&#7497; L&#233;gion&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sa formation d'officier d&#233;bute &#224; l'&#201;cole militaire interarmes (EMIA) du Mali, o&#249; il est form&#233; comme chef de section d'infanterie entre 2002 et 2005. Ce cursus marque le d&#233;but d'un parcours acad&#233;mique qui le conduira successivement au Togo, en France, au Kenya, au Cameroun, en Italie, au S&#233;n&#233;gal, en Belgique, puis en Chine. Au fil des ann&#233;es, il se sp&#233;cialise dans l'infanterie motoris&#233;e, la gendarmerie, le commandement op&#233;rationnel, le maintien de la paix, la protection des civils, la coordination civilo-militaire, la lutte contre le terrorisme et la strat&#233;gie militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son passage &#224; l'&#201;cole royale militaire de Belgique constitue l'un des temps forts de son parcours. Il y obtient le brevet de guerre ainsi qu'une attestation en strat&#233;gie, apr&#232;s avoir suivi le prestigieux cursus de l'&#201;cole de guerre. Cette formation vient compl&#233;ter un parcours d&#233;j&#224; enrichi par des cours d'&#233;tat-major des nations unies au Kenya et des forces de s&#233;curit&#233; au Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est surtout sur le terrain que le colonel Tago forge sa r&#233;putation. D&#232;s sa sortie d'&#233;cole, il commande une compagnie au 11&#7497; R&#233;giment d'infanterie commando de Dori, avant d'occuper les postes de chef des d&#233;tachements militaires de Gorom-Gorom et de Djibo, deux localit&#233;s confront&#233;es tr&#232;s t&#244;t aux d&#233;fis s&#233;curitaires du Sahel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, il commande le 33&#7497; Escadron de gendarmerie mobile de Ouagadougou, dirige ensuite l'&#201;cole nationale des sous-officiers de la gendarmerie durant pr&#232;s de cinq ans, avant de repr&#233;senter le Burkina Faso &#224; la t&#234;te de l'Unit&#233; de police constitu&#233;e d&#233;ploy&#233;e dans le cadre de la Mission des nations unies au Darfour (MINUAD), au Soudan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son retour, il prend le commandement du groupement de gendarmerie d&#233;partementale de Dori, puis celui de la 1&#232;r&#7497; L&#233;gion de gendarmerie &#224; Kaya &#224; partir de f&#233;vrier 2022. Dans ces diff&#233;rentes fonctions, il est confront&#233; aux r&#233;alit&#233;s de la lutte contre le terrorisme, de la s&#233;curisation des populations et de la coordination des op&#233;rations sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223450 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-07_at_17.33_54_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH621/whatsapp_image_2026-08-07_at_17.33_54_1_-e75fc.jpg?1786486433' width='500' height='621' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Son ascension dans la hi&#233;rarchie militaire est r&#233;guli&#232;re. Sous-lieutenant en 2005, lieutenant en 2008, capitaine en 2012, chef d'escadron en 2017, lieutenant-colonel en 2022, il est &#233;lev&#233; au grade de colonel le 1&#7497;&#691; juillet 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de sa carri&#232;re, il re&#231;oit plusieurs lettres de f&#233;licitations &#233;manant notamment du ministre charg&#233; de la d&#233;fense, du chef d'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral des arm&#233;es et du chef d'&#233;tat-major de la gendarmerie nationale. Son engagement est &#233;galement r&#233;compens&#233; par plusieurs distinctions, parmi lesquelles la m&#233;daille de la Mission des nations unies au Darfour (MINUAD), la M&#233;daille comm&#233;morative avec agrafe &#171; Soudan &#187;, la M&#233;daille d'honneur militaire, ainsi que les grades de chevalier puis d'officier de l'Ordre de l'&#201;talon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 ao&#251;t 2026, en recevant le b&#226;ton de commandement de la 3&#7497; L&#233;gion de la gendarmerie nationale, le colonel Tago a fix&#233; le cap de son action autour de trois priorit&#233;s : la protection des populations, le renforcement de la coh&#233;sion entre les forces engag&#233;es dans la lutte contre le terrorisme et la culture du r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 45 ans, fort de pr&#232;s de vingt-quatre ann&#233;es de service au sein des Forces arm&#233;es nationales, le nouveau commandant de la 3&#7497; L&#233;gion appelle les forces &#224; l'union. &#171; La s&#233;curit&#233; est une responsabilit&#233; partag&#233;e. Elle se construit chaque jour par la confiance, la concertation, la compl&#233;mentarit&#233; des actions et l'engagement de toutes les forces vives de la nation. Je mesure la port&#233;e des liens qui unissent la 3&#7497; L&#233;gion de gendarmerie aux autorit&#233;s administratives, judiciaires, militaires, paramilitaires, coutumi&#232;res et religieuses, ainsi qu'&#224; l'ensemble de nos partenaires. C'est pourquoi je sollicite tr&#232;s respectueusement votre accompagnement, vos conseils, vos b&#233;n&#233;dictions et vos pri&#232;res pour r&#233;ussir ma mission &#187;, a-t-il indiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Serge Ika Ki&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina/Sport hippique : &#171; Un jockey n'a pas d'avenir apr&#232;s sa carri&#232;re &#187;, regrette Tarr Sidi Mohamed, ancien grand jockey</title>
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		<dc:date>2026-08-05T22:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ancien jockey, aujourd'hui moniteur d'&#233;quitation, Tarr Sidi Mohamed a consacr&#233; toute son existence aux chevaux. De ses premiers galops &#224; l'&#226;ge de 9 ans &#224; ses victoires sur les hippodromes du Burkina Faso et de la sous-r&#233;gion, son parcours est celui d'un homme guid&#233; par une passion qui n'a jamais faibli. Malgr&#233; les difficult&#233;s financi&#232;res qui entourent le sport hippique, il continue de transmettre son savoir aux plus jeunes et r&#234;ve d'un avenir meilleur pour les jockeys burkinab&#232;. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L113xH150/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_29-6117b.jpg?1786486433' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ancien jockey, aujourd'hui moniteur d'&#233;quitation, Tarr Sidi Mohamed a consacr&#233; toute son existence aux chevaux. De ses premiers galops &#224; l'&#226;ge de 9 ans &#224; ses victoires sur les hippodromes du Burkina Faso et de la sous-r&#233;gion, son parcours est celui d'un homme guid&#233; par une passion qui n'a jamais faibli. Malgr&#233; les difficult&#233;s financi&#232;res qui entourent le sport hippique, il continue de transmettre son savoir aux plus jeunes et r&#234;ve d'un avenir meilleur pour les jockeys burkinab&#232;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son univers, le cheval n'est pas seulement un moyen de comp&#233;tition ou une source de revenus. Il est un compagnon de vie. Lorsque Tarr Sidi Mohamed parle de cet animal, son visage laisse transpara&#238;tre une passion intacte malgr&#233; les ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le cheval, c'est une passion depuis mon enfance. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, je suis toujours dans le cheval parce que je me nourris de &#231;a. Je m'occupe des chevaux des gens, je les entra&#238;ne, je les accompagne. Ce n'est pas seulement un travail pour moi, c'est quelque chose que j'aime profond&#233;ment. Quand on aime le cheval, on accepte les sacrifices parce qu'il faut du temps, de la patience et beaucoup d'attention pour s'occuper de lui &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une rencontre qui a chang&#233; sa vie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de Tarr Sidi Mohamed avec les chevaux commence en 1988. &#192; cette &#233;poque, il suit simplement un ami qui poss&#233;dait des chevaux. Ce qui devait &#234;tre une simple curiosit&#233; devient rapidement une v&#233;ritable vocation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au d&#233;but, j'avais peur. Je regardais seulement mon ami avec ses chevaux. Mais un jour, j'ai d&#233;cid&#233; d'essayer de monter. Petit &#224; petit, j'ai commenc&#233; &#224; prendre confiance. La premi&#232;re fois que j'ai particip&#233; &#224; une course, je suis arriv&#233; premier. Apr&#232;s cette victoire, j'ai compris que quelque chose &#233;tait n&#233; en moi. J'ai continu&#233; et c'est devenu une passion qui ne m'a plus quitt&#233; &#187;, se souvient-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine &#226;g&#233; de 9 &#224; 10 ans lorsqu'il d&#233;couvre l'&#233;quitation, le jeune Tarr Sidi Mohamed progresse rapidement. Apr&#232;s seulement deux s&#233;ances d'apprentissage, il se retrouve d&#233;j&#224; sur les premi&#232;res marches du podium. Cette facilit&#233; n'est pas totalement surprenante car dans sa famille, le cheval occupait d&#233;j&#224; une place importante. Son grand-p&#232;re &#233;tait &#233;galement cavalier. &#171; Mon grand-p&#232;re montait aussi &#224; cheval. Donc, quelque part, c'est une continuit&#233;. J'ai grandi avec cette culture du cheval. Ce n'est pas quelque chose que j'ai d&#233;couvert par hasard, c'est une passion qui &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;sente dans mon environnement &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_30.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH667/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_30-25325.jpg?1786486433' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Sidi Mohamed Tarr a commenc&#233; ses premiers galops &#224; l'&#226;ge de 9 ans&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un champion sur les hippodromes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, Tarr Sidi Mohamed devient l'un des jockeys les plus performants de son &#233;poque. Il participe &#224; plusieurs comp&#233;titions et s'impose comme une r&#233;f&#233;rence au Burkina Faso.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il garde un souvenir particulier de ses victoires avec son cheval Ch&#233;rif, aujourd'hui disparu.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ch&#233;rif est le cheval qui m'a le plus marqu&#233;. Avec lui, j'ai remport&#233; beaucoup de courses. Quand on travaille longtemps avec un cheval, une relation particuli&#232;re se cr&#233;e. Ce n'est pas seulement monter dessus pour courir. Il faut conna&#238;tre son caract&#232;re, ses forces, ses limites. Il faut &#234;tre capable de sentir ce qu'il peut donner pendant une comp&#233;tition &#187;, raconte-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses plus grands souvenirs figure la victoire au Grand Prix de la LONAB en 1992, une comp&#233;tition qui reste grav&#233;e dans sa m&#233;moire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ce jour-l&#224;, au d&#233;part, les autres chevaux m'avaient distanc&#233;. J'&#233;tais presque dernier et franchement, je ne croyais plus &#224; la victoire. Mais mon cheval a continu&#233; &#224; avancer, il a repris les autres progressivement. Sur les trois tours, il est revenu jusqu'&#224; prendre la premi&#232;re place &#224; l'arriv&#233;e. C'&#233;tait une grande &#233;motion parce que je pensais que tout &#233;tait perdu &#187;, se rappelle-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre 1991 et 1993, il remporte trois troph&#233;es majeurs de cette comp&#233;tition. Au total, il estime avoir d&#233;croch&#233; une vingtaine de troph&#233;es au cours de sa carri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre passion et dangers du m&#233;tier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre jockey est un m&#233;tier exigeant qui demande une grande ma&#238;trise, mais aussi beaucoup de courage. Tarr Sidi Mohamed garde en m&#233;moire des moments o&#249; sa vie a &#233;t&#233; mise en danger.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il y a eu une course o&#249; j'ai vraiment eu peur. La selle du cheval &#233;tait mal attach&#233;e. Quand le cheval s'est lanc&#233;, elle s'est d&#233;tach&#233;e. J'ai essay&#233; de tenir avec mes pieds, mais je n'ai pas pu r&#233;sister longtemps. Je suis tomb&#233; alors que les autres chevaux &#233;taient encore lanc&#233;s. Ils auraient pu me pi&#233;tiner. C'est un m&#233;tier o&#249; il faut toujours &#234;tre concentr&#233; parce qu'une petite erreur peut avoir de graves cons&#233;quences &#187;, t&#233;moigne-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;voque &#233;galement une comp&#233;tition o&#249; son cheval, pourtant en t&#234;te au d&#233;but de la course, n'a pas r&#233;ussi &#224; maintenir son rythme jusqu'&#224; l'arriv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce jour-l&#224;, le cheval n'&#233;tait pas vraiment en forme. Au premier tour, il &#233;tait premier, mais au deuxi&#232;me tour les autres sont revenus. J'ai voulu le pousser parce que je voulais gagner, mais il n'a pas pu tenir. Cette d&#233;faite m'a beaucoup touch&#233; parce qu'on travaille pour gagner, mais parfois le cheval d&#233;cide aussi &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un jockey n'a pas d'avenir apr&#232;s sa carri&#232;re &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plus de vingt ans dans la comp&#233;tition, Tarr Sidi Mohamed quitte officiellement les pistes en 2009. Mais il garde un regard pr&#233;occup&#233; sur la situation des jockeys au Burkina Faso.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon lui, le manque d'accompagnement apr&#232;s la carri&#232;re constitue l'une des grandes difficult&#233;s du m&#233;tier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand tu es jockey et que tu es en comp&#233;tition, les gens te connaissent parce que tu gagnes des courses. Mais quand tu arr&#234;tes, beaucoup de personnes t'oublient. Le probl&#232;me, c'est que certains jockeys n'ont appris que ce m&#233;tier. Apr&#232;s la retraite, ils se retrouvent sans solution parce qu'il n'y a pas de v&#233;ritable accompagnement pour leur permettre de se reconvertir &#187;, d&#233;plore-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, la retraite d&#233;pend surtout de la morphologie du jockey.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un jockey peut continuer longtemps s'il garde le bon poids et la bonne taille. J'ai m&#234;me vu au Mali un vieux jockey de 70 ans qui courait encore. Mais ce n'est pas seulement l'&#226;ge qui compte, c'est surtout la capacit&#233; physique &#224; respecter les exigences de la comp&#233;tition &#187;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223301 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_29_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH667/whatsapp_image_2026-08-05_at_13.40_29_1_-bd479.jpg?1786486433' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;L'ex jockey &#224; remport&#233; plus d'une vingtaine de prix au Burkina et dans la sous r&#233;gion.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une relation presque fusionnelle avec les chevaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Tarr Sidi Mohamed, la r&#233;ussite d'un cavalier repose avant tout sur la relation qu'il entretient avec son cheval.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pour gagner la confiance d'un cheval, il faut l'approcher, le caresser, prendre soin de lui. Le cheval reconna&#238;t la personne qui s'occupe de lui. Il ressent les choses. Ce n'est pas un simple animal qu'on monte et qu'on laisse apr&#232;s. Il faut cr&#233;er une relation avec lui &#187;, affirme-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reconna&#238;t toutefois que certains chevaux peuvent &#234;tre difficiles &#224; apprivoiser.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le plus compliqu&#233;, c'est le d&#233;but. Si le cheval est n&#233; avec toi, s'il a grandi avec les humains, le contact est plus facile. Mais un cheval qui vient d'ailleurs et qui n'a pas l'habitude des hommes peut &#234;tre tr&#232;s difficile &#224; approcher. Il faut beaucoup de patience pour gagner sa confiance &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle mission : transmettre son savoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa retraite sportive, Tarr Sidi Mohamed s'est tourn&#233; vers l'encadrement. Il initie notamment les enfants &#224; l'&#233;quitation &#224; travers le man&#232;ge et organise &#233;galement des randonn&#233;es &#233;questres.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le man&#232;ge pour enfants permet de leur apprendre les bases : comment monter, comment diriger le cheval, tourner &#224; gauche, tourner &#224; droite, avancer. C'est une mani&#232;re de transmettre ce que j'ai appris pendant toutes ces ann&#233;es &#187;, explique-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il accompagne &#233;galement des visiteurs lors de randonn&#233;es pouvant durer plusieurs jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son plaidoyer pour le d&#233;veloppement du sport hippique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il reconna&#238;t les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s dans le domaine hippique au Burkina Faso, notamment avec l'organisation r&#233;guli&#232;re des comp&#233;titions, Tarr Sidi Mohamed estime que beaucoup reste &#224; faire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Aujourd'hui, le sport hippique avance, mais il faut encore plus de soutien. Il faut que les entreprises priv&#233;es viennent accompagner cette discipline. Souvent, les organisateurs font beaucoup d'efforts avec leurs propres moyens. Avec des sponsors, on pourrait organiser plus de comp&#233;titions, mieux accompagner les jockeys et donner plus de chances aux jeunes passionn&#233;s &#187;, plaide-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ceux qui aiment le cheval et souhaitent soutenir cette discipline, il lance un appel.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le cheval a besoin d'&#234;tre valoris&#233;. Ceux qui ont les moyens, les entreprises et les passionn&#233;s doivent nous aider pour que cette culture continue &#224; vivre au Burkina Faso &#187;, conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;860&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/lffGsHak6dU?si=yTfmOOJHEkdSSnSy&amp;controls=0&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hanifa Koussoub&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Anita Zongo&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina Faso : Alexis Yam&#233;ogo, une plume entre journalisme, litt&#233;rature et communication</title>
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		<dc:date>2026-08-03T22:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour beaucoup de lecteurs, il est Cl&#233;ment Zongo, chroniqueur dont les analyses paraissent chaque vendredi dans Sidwaya. Les auditeurs de Radio Pulsar 94.8 FM, eux, reconnaissent sa voix avant m&#234;me son nom. &#192; l'&#233;tat civil, pourtant, il s'appelle Alexis Yam&#233;ogo. Journaliste, &#233;crivain et communicateur, son parcours est celui d'un homme qui a su transformer une passion d'enfant en une carri&#232;re riche, couronn&#233;e par de nombreuses distinctions litt&#233;raires. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien avant les studios de radio et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH125/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_44-1772e.jpg?1786486433' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour beaucoup de lecteurs, il est Cl&#233;ment Zongo, chroniqueur dont les analyses paraissent chaque vendredi dans Sidwaya. Les auditeurs de Radio Pulsar 94.8 FM, eux, reconnaissent sa voix avant m&#234;me son nom. &#192; l'&#233;tat civil, pourtant, il s'appelle Alexis Yam&#233;ogo. Journaliste, &#233;crivain et communicateur, son parcours est celui d'un homme qui a su transformer une passion d'enfant en une carri&#232;re riche, couronn&#233;e par de nombreuses distinctions litt&#233;raires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien avant les studios de radio et les salles de r&#233;daction, tout commence dans la cour familiale. Chaque jour, &#224; l'heure du journal de 13 heures de Radio Burkina, le silence &#233;tait impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon p&#232;re n'avait pas eu la chance d'aller &#224; l'&#233;cole, mais lorsqu'arrivait l'heure du journal, personne ne devait faire du bruit. Il suivait attentivement les informations. Moi, j'&#233;tais assis &#224; c&#244;t&#233; de lui et ce qui me fascinait, c'&#233;tait le jingle, puis la voix du journaliste qui disait : &#8220;Mesdames et Messieurs, bonjour&#8230;&#8221;. Un jour, j'ai regard&#233; mon p&#232;re et je lui ai dit : &#8220;Moi aussi, je serai journaliste. Je vais parler &#224; la radio comme ce monsieur.&#8221; Il m'a simplement r&#233;pondu : &#8220;Travaille bien &#224; l'&#233;cole et tu pourras le devenir.&#8221; Cette phrase ne m'a jamais quitt&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#234;ve d'enfant grandit avec lui. Au moment de choisir son orientation apr&#232;s le baccalaur&#233;at, il pr&#233;pare avec d&#233;termination le concours d'entr&#233;e en arts et communication, qu'il r&#233;ussit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'universit&#233;, une autre rencontre vient renforcer sa conviction. Lors d'un exercice de radio-&#233;cole, le professeur Baba Hama remarque imm&#233;diatement son timbre de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s ma lecture, il s'est arr&#234;t&#233; et a demand&#233; : &#8220;C'est la voix de qui ?&#8221; Il m'a ensuite dit que j'avais d&#233;j&#224; un atout, ma voix, mais qu'il fallait continuer &#224; la travailler. Ce jour-l&#224;, j'ai compris que je n'avais peut-&#234;tre pas fait fausse route. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223196 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_42.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH715/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_42-73a57.jpg?1786486433' width='500' height='715' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une double carri&#232;re entre communication et journalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il choisit finalement la sp&#233;cialisation en communication d'entreprise et relations publiques, Alexis Yam&#233;ogo ne tourne jamais le dos au journalisme. Son stage &#224; Radio Pulsar devient rapidement une opportunit&#233; professionnelle. Il apprend &#224; r&#233;diger des br&#232;ves, pr&#233;senter les flashs d'information, r&#233;aliser des reportages, monter des &#233;l&#233;ments sonores et m&#234;me assurer la technique en direct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous quittions parfois les cours pour aller pr&#233;senter les journaux. Nous d&#233;couvrions le vrai terrain. Petit &#224; petit, on m'a confi&#233; davantage de responsabilit&#233;s et, aujourd'hui encore, je suis le seul de cette promotion &#224; &#234;tre rest&#233; &#224; Radio Pulsar. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2013, sa plume attire l'attention du quotidien Sidwaya, qui lui propose une chronique hebdomadaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On m'a simplement demand&#233; de mettre ma plume au service du journal. C'est ainsi qu'est n&#233;e &#8220;La chronique de Cl&#233;ment Zongo&#8221;. Aujourd'hui, j'ai plus de 400 chroniques &#224; mon actif. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;crivain est n&#233; d'un d&#233;fi&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le journalisme est un r&#234;ve d'enfance, l'&#233;criture litt&#233;raire arrive presque par hasard. Longtemps, Alexis Yam&#233;ogo ne se croyait pas capable d'&#233;crire un livre. Ce sont ses amis qui le poussent &#224; participer au Grand Prix national des arts et des lettres de la Semaine nationale de la culture (SNC) en 2014. Dans la pr&#233;cipitation, il rassemble des po&#232;mes sans m&#234;me pr&#233;voir un titre. Au moment de l'impression, il improvise. &#171; Juste un coup de plume ! &#187; Quelques semaines plus tard, Alexis Yam&#233;ogo apprend qu'il vient de d&#233;crocher le premier prix.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223197 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_41.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH249/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_41-798f5.jpg?1786486433' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'avais jamais imagin&#233; &#233;crire un livre. Je lisais les auteurs avec admiration, mais je me demandais toujours comment on pouvait remplir plus de deux cents pages. Cela me paraissait impossible. Cette r&#233;compense a compl&#232;tement chang&#233; ma fa&#231;on de me voir. Je me suis dit que je poss&#233;dais quelque chose en moi, mais que je manquais simplement de confiance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8220;Moah, le fils de la folle&#8221;, le roman de la cons&#233;cration&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2016, une sc&#232;ne observ&#233;e pendant quelques minutes dans un march&#233; de Ouagadougou bouleverse profond&#233;ment l'&#233;crivain. Un enfant qui refusait d'aller dans les bras de sa m&#232;re souffrant de troubles mentaux. De cette &#233;motion na&#238;t Moah, le fils de la folle, un roman qui lui vaut le premier prix de la SNC en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'ai jamais oubli&#233; cette sc&#232;ne. Pendant deux semaines, j'y ai pens&#233; sans arr&#234;t. Puis je me suis dit : cette histoire m&#233;rite d'&#234;tre racont&#233;e. Et c'est le livre qui me touche le plus. En le relisant, il m'est arriv&#233; de pleurer sur mes propres phrases. Parfois, je me demande encore comment j'ai r&#233;ussi &#224; &#233;crire certaines sc&#232;nes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre d&#233;passe rapidement les fronti&#232;res du simple succ&#232;s litt&#233;raire. Elle est &#233;tudi&#233;e dans plusieurs universit&#233;s, inspire des m&#233;moires et attire m&#234;me l'attention d'une productrice am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une dame install&#233;e aux &#201;tats-Unis m'avait contact&#233; parce qu'elle souhaitait adapter le roman au cin&#233;ma. Le projet n'a finalement pas abouti, mais cela m'a montr&#233; que nos histoires peuvent voyager tr&#232;s loin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_43.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH350/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_43-6638f.jpg?1786486433' width='500' height='350' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis ses premiers succ&#232;s, Alexis Yam&#233;ogo accumule les distinctions en po&#233;sie, en roman, en nouvelles et en journalisme. Parmi elles figurent le Premier prix en po&#233;sie au concours de cr&#233;ativit&#233; sur les droits humains organis&#233; par la coop&#233;ration allemande, le Premier prix du concours journalistique sur l'amiti&#233; Chine-Burkina, plusieurs r&#233;compenses au Grand Prix national des arts et des lettres ainsi que des distinctions en nouvelles et en po&#233;sie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#339;uvre comprend aujourd'hui plusieurs livres &#233;dit&#233;s, notamment Moah, le fils de la folle, La fille aux cheveux ch&#226;tains, Les Chroniques de Cl&#233;ment Zongo et Juste un coup de plume !, auxquels s'ajoutent plusieurs manuscrits encore in&#233;dits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, celui qui multiplie aujourd'hui les distinctions affirme que son principal obstacle n'a jamais &#233;t&#233; le manque de talent, mais le manque de confiance en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il cite sa premi&#232;re participation &#224; la SNC comme preuve que beaucoup renoncent avant m&#234;me d'avoir essay&#233;. Pour lui, l'audace pr&#233;c&#232;de souvent la r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;criture pr&#233;sente aussi ses d&#233;fis dont le syndrome de la page blanche, les co&#251;ts &#233;lev&#233;s de l'&#233;dition, la n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre relu par des lecteurs exigeants ou encore la difficult&#233; de trouver des financements. Gr&#226;ce au soutien du Bureau burkinab&#232; du droit d'auteur (BBDA), de la SNC et de plusieurs proches, il parvient n&#233;anmoins &#224; faire publier ses ouvrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cl&#233;ment Zongo, un nom pour honorer ses parents&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cl&#233;ment est le pr&#233;nom de mon p&#232;re. Zongo est le nom de jeune fille de ma m&#232;re. Associer leurs deux noms est ma mani&#232;re de leur rendre hommage. Sans eux, je ne serais jamais devenu celui que je suis aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_44_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH353/whatsapp_image_2026-08-03_at_18.54_44_1_-c8b8e.jpg?1786486433' width='500' height='353' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le souvenir le plus marquant reste celui de son &#233;chec au BEPC. Alors que son p&#232;re venait lui-m&#234;me de perdre son emploi, celui-ci lui offre pourtant un v&#233;lo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'avais jamais vu quelqu'un offrir un cadeau &#224; un enfant qui venait d'&#233;chouer. Ce jour-l&#224;, mon p&#232;re ne m'a pas offert un simple v&#233;lo. Il m'a offert sa confiance. Il m'a donn&#233; tout son c&#339;ur. C'est certainement le plus grand cadeau de ma vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un message &#224; la jeunesse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, Alexis Yam&#233;ogo continue de partager son temps entre le journalisme, la litt&#233;rature et la communication. Plusieurs manuscrits attendent d'&#234;tre publi&#233;s, dont Papa, mon c&#339;ur, un roman inspir&#233; de l'amour inconditionnel de son p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; des livres, il souhaite surtout transmettre une conviction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pendant longtemps, mon plus grand ennemi a &#233;t&#233; le manque de confiance en moi. Si je peux dire quelque chose aux jeunes aujourd'hui, c'est de croire en leurs capacit&#233;s. Beaucoup abandonnent avant m&#234;me d'avoir essay&#233;. Il faut oser. On est souvent plus capable qu'on ne le pense. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hanifa Koussoub&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dominique Ou&#233;draogo &lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Beaut&#233; : Mimi Kon&#233;, celle qui veut r&#233;concilier les femmes noires avec leurs cheveux naturels</title>
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		<dc:date>2026-07-30T22:26:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es, et m&#234;me de nos jours, les cheveux cr&#233;pus sont parfois synonymes de complexes pour de nombreuses femmes noires, pouss&#233;es &#224; les cacher sous des perruques, des tissages ou des d&#233;frisages. Burkinab&#232; install&#233;e &#224; l'&#233;tranger, Mimi Kon&#233; veut contribuer &#224; faire &#233;voluer ce regard. Avec MOR&#201;, une marque de soins d&#233;di&#233;e aux cheveux textur&#233;s et r&#233;cemment retenue par le prestigieux programme Sephora Accelerate 2026, elle d&#233;fend une vision de la beaut&#233; o&#249; assumer ses cheveux naturels (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH129/photo_1-8-15c47.jpg?1786486433' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es, et m&#234;me de nos jours, les cheveux cr&#233;pus sont parfois synonymes de complexes pour de nombreuses femmes noires, pouss&#233;es &#224; les cacher sous des perruques, des tissages ou des d&#233;frisages. Burkinab&#232; install&#233;e &#224; l'&#233;tranger, Mimi Kon&#233; veut contribuer &#224; faire &#233;voluer ce regard. Avec MOR&#201;, une marque de soins d&#233;di&#233;e aux cheveux textur&#233;s et r&#233;cemment retenue par le prestigieux programme Sephora Accelerate 2026, elle d&#233;fend une vision de la beaut&#233; o&#249; assumer ses cheveux naturels devient un acte de confiance en soi. Derri&#232;re cette reconnaissance internationale, se dessine aussi le parcours inspirant d'une entrepreneure qui fait rayonner le Burkina Faso bien au-del&#224; de ses fronti&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;frisages &#224; r&#233;p&#233;tition, perruques, extensions ou encore produits inadapt&#233;s : des g&#233;n&#233;rations de femmes noires ont grandi avec l'id&#233;e que leurs cheveux naturels &#233;taient difficiles &#224; g&#233;rer et &#224; aimer. Cependant, pour Mimi Kon&#233;, jeune burkinab&#232; vivant principalement &#224; l'&#233;tranger, cette r&#233;alit&#233; n'est pas qu'une observation illusoire. Elle l'a v&#233;cue. Aujourd'hui, elle veut donc participer &#224; changer cette perception. Avec MOR&#201;, une marque de soins capillaires d&#233;di&#233;e aux cheveux textur&#233;s, elle ambitionne non seulement de proposer des produits innovants, mais aussi d'accompagner les femmes vers une meilleure acceptation d'elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa vision l'a conduite &#224; &#234;tre s&#233;lectionn&#233;e au prestigieux programme Sephora Accelerate 2026, qui accompagne les marques &#233;mergentes les plus prometteuses d'Am&#233;rique du nord. Cela constitue une reconnaissance internationale qui d&#233;passe largement son parcours personnel. Elle met &#233;galement en lumi&#232;re le talent d'une entrepreneure burkinab&#232; capable d'imposer sa vision dans l'une des industries les plus comp&#233;titives au monde.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_222860 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;104&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_1-156.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH430/photo_1-156-47472.jpg?1786486433' width='500' height='430' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Mimi Kon&#233; souhaite que chaque femme noire puisse retrouver une relation plus apais&#233;e avec ses cheveux.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re Burkinab&#232; dont la marque est reconnue chez Sephora&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mimi Kon&#233; n'a jamais oubli&#233; d'o&#249; elle vient. &#171; Je suis n&#233;e et j'ai grandi au Burkina Faso. J'ai quitt&#233; le pays &#224; 18 ans pour aller faire mes &#233;tudes et cela fait maintenant 22 ans que je vis &#224; l'&#233;tranger &#187;, raconte-t-elle. M&#234;me loin de son pays natal, son identit&#233; est rest&#233;e au c&#339;ur de son projet entrepreneurial. Le nom de sa marque en est d'ailleurs la premi&#232;re illustration. &#171; J'ai lanc&#233; une marque qui s'appelle MOR&#201;, en hommage &#224; la langue traditionnelle du Burkina Faso. Mais MOR&#201; signifie aussi &#034;more&#034; en anglais lorsqu'on enl&#232;ve l'accent, c'est-&#224;-dire &#034;plus&#034;. Je voulais cr&#233;er des produits qui apportent plus aux cheveux textur&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de devenir entrepreneure dans la cosm&#233;tique, son parcours semblait pourtant prendre une tout autre direction. Apr&#232;s un bachelor en gestion d'affaires, elle travaille deux ann&#233;es chez Louis Vuitton avant de devenir directrice hospitali&#232;re dans une clinique priv&#233;e. Plus tard, elle s'installe en Angleterre o&#249;, malgr&#233; l'absence de r&#233;seau, elle d&#233;cide de repartir de z&#233;ro. &#171; Je n'avais pas d'amis, je ne connaissais personne. J'ai cr&#233;&#233; mon premier business l&#224;-bas &#187;, indique Mimi Kon&#233;. Cette capacit&#233; &#224; recommencer, &#224; prendre des risques et &#224; construire progressivement son projet constitue aujourd'hui l'un des fils conducteurs de son histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; des produits destin&#233;s aux cheveux cr&#233;pus ou fris&#233;s conna&#238;t une forte croissance. Pourtant, Mimi Kon&#233; estime que les innovations scientifiques restent encore insuffisantes pour r&#233;pondre aux besoins sp&#233;cifiques des cheveux textur&#233;s. Son id&#233;e consiste &#224; adapter aux cheveux des actifs d&#233;j&#224; reconnus dans le domaine des soins de la peau. &#171; Nos cheveux africains sont naturellement tr&#232;s secs, ils cassent rapidement et leur pousse est souvent difficile. Nous avons voulu utiliser les m&#234;mes ingr&#233;dients que ceux employ&#233;s dans les soins de la peau, comme l'acide hyaluronique, afin d'apporter une hydratation durable et de favoriser la croissance des cheveux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon elle, la diff&#233;rence de MOR&#201; r&#233;side justement dans cette approche scientifique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Aujourd'hui, il n'existe pratiquement pas de produits capillaires cliniquement prouv&#233;s pour les cheveux textur&#233;s. Nous &#233;voluons sur un cr&#233;neau o&#249; il reste &#233;norm&#233;ment &#224; construire &#187;, fait-elle savoir. &#192; cette expertise scientifique s'ajoute une connaissance tr&#232;s concr&#232;te du terrain. Pendant une dizaine d'ann&#233;es, Mimi Kon&#233; a dirig&#233; un salon de coiffure o&#249; elle a travaill&#233; quotidiennement avec des femmes aux profils capillaires tr&#232;s vari&#233;s. &#171; J'y ai vu tous les types de cheveux textur&#233;s. Cette exp&#233;rience compte &#233;norm&#233;ment. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#202;tre retenue par Sephora Accelerate n'est pas un hasard pour la marque MOR&#201;. La s&#233;lection est particuli&#232;rement exigeante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les candidats doivent pr&#233;senter leur projet, d&#233;fendre leur vision, convaincre les &#233;quipes commerciales de Sephora puis passer devant des investisseurs. &#171; J'&#233;tais tellement fi&#232;re d'&#234;tre la premi&#232;re Burkinab&#232; &#224; atteindre ce niveau chez Sephora. C'&#233;tait un processus tr&#232;s stressant. Il fallait d&#233;poser une candidature, r&#233;aliser une vid&#233;o, puis passer deux s&#233;ries d'entretiens &#187;, explique Mimi Kon&#233;. Lorsque la r&#233;ponse positive arrive, elle y voit bien plus qu'une r&#233;ussite professionnelle. &#171; Pour moi, cela signifiait que le r&#234;ve que j'avais depuis dix ans devenait enfin possible. Si vous &#234;tes capables de r&#234;ver, alors rien ne peut vous arr&#234;ter &#187;, s'exprime-t-elle sur cette reconnaissance qui ouvre les portes d'un accompagnement strat&#233;gique destin&#233; &#224; pr&#233;parer le lancement commercial de MOR&#201; &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_222858 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;188&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_2-176.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH484/photo_2-176-9d001.jpg?1786486433' width='500' height='484' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne juge pas une femme qui veut d&#233;friser ses cheveux. Moi aussi, je l'ai fait. Peu importe la coiffure que tu choisis, MOR&#201; doit pouvoir t'accompagner &#187;, pr&#233;cise Mimi Kon&#233;.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#192; lire :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://lefaso.net/spip.php?article133389&#034;&gt;Burkina/Coiffure : La coupe &#224; la gar&#231;onne, un style qui s&#233;duit certaines femmes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Redonner confiance aux femmes noires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les produits, les laboratoires et les ambitions commerciales, c'est une mission beaucoup plus personnelle qui anime la fondatrice. Mimi Kon&#233; souhaite que chaque femme noire puisse retrouver une relation plus apais&#233;e avec ses cheveux. &#171; MOR&#201; est une marque cr&#233;&#233;e pour la femme noire. J'ai envie qu'elle soit fi&#232;re de cette marque et qu'elle se sente prise en compte. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; est directement li&#233;e &#224; son propre parcours. Pendant de nombreuses ann&#233;es, Mimi Kon&#233; a elle-m&#234;me port&#233; presque exclusivement des perruques. &#171; Avant, tu ne pouvais pas me voir dehors sans perruque. Je me sentais mieux avec. Puis, lorsque j'ai commenc&#233; &#224; cr&#233;er MOR&#201;, je me suis demand&#233; quelle image j'envoyais en d&#233;veloppant une marque de soins capillaires tout en cachant mes propres cheveux &#187;, confie-t-elle. Cette remise en question l'a d'ailleurs conduite &#224; porter davantage ses cheveux naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et elle ne condamne pourtant aucune pratique. &#171; Je ne juge pas une femme qui veut d&#233;friser ses cheveux. Moi aussi, je l'ai fait. Peu importe la coiffure que tu choisis, MOR&#201; doit pouvoir t'accompagner &#187;, pr&#233;cise la jeune burkinab&#232;. Son objectif n'est donc pas d'imposer une mani&#232;re unique de porter ses cheveux, mais d'offrir aux femmes les moyens de les entretenir et de les appr&#233;cier. Au-del&#224; du cheveu, c'est une question d'estime de soi. Pour Mimi Kon&#233;, les cheveux sont intimement li&#233;s au bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;voque ce moment que connaissent beaucoup de femmes apr&#232;s une s&#233;ance de coiffure r&#233;ussie. &#171; Quand on se fait coiffer et qu'on se sent belle, il y a quelque chose qui change. M&#234;me si on avait pass&#233; une mauvaise journ&#233;e, cette &#233;tincelle revient. Je pense que nous m&#233;ritons toutes de ressentir cela &#187;, dit-elle pour illustrer. Selon elle, les soins capillaires ne rel&#232;vent donc pas uniquement de l'esth&#233;tique. Ils participent aussi &#224; la confiance en soi. Mimi Kon&#233; pense que cela va changer chez les femmes la confiance en elles, le fait de se sentir belles et de se sentir prises en compte. C'est une conviction qui nourrit toute la philosophie de MOR&#201;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le cuir chevelu a besoin de respirer &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des produits, Mimi Kon&#233; souhaite &#233;galement sensibiliser les femmes &#224; l'entretien du cuir chevelu. Elle observe que beaucoup pensent prot&#233;ger leurs cheveux simplement parce qu'ils sont tress&#233;s ou recouverts d'une perruque. Pourtant, explique-t-elle, les cheveux continuent d'avoir besoin d'&#234;tre lav&#233;s, hydrat&#233;s et entretenus r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les femmes qui passent trois ou quatre semaines sans laver leurs cheveux parce qu'elles portent des tresses, ce n'est pas conseill&#233;. Le cuir chevelu a besoin de respirer. Il faut aussi prendre soin de ses cheveux lorsqu'ils sont prot&#233;g&#233;s. &#187; Cette dimension &#233;ducative fera partie int&#233;grante de son projet. M&#234;me si MOR&#201; est n&#233;e &#224; l'international, son histoire reste profond&#233;ment li&#233;e au Burkina Faso. Mimi Kon&#233; n'envisage pas son d&#233;veloppement sans son pays d'origine. Lorsque les produits seront officiellement lanc&#233;s, elle souhaite ouvrir une boutique &#224; Ouagadougou. Elle imagine &#233;galement un concept encore in&#233;dit dans la capitale : un v&#233;ritable spa d&#233;di&#233; aux cheveux. Un lieu o&#249; les femmes pourraient recevoir des soins, b&#233;n&#233;ficier de conseils et apprendre &#224; mieux conna&#238;tre leur cuir chevelu. Son ambition est aussi de rendre les produits accessibles en termes de prix. &#171; J'ai envie que les femmes de Ouagadougou puissent acheter MOR&#201;. Beaucoup de produits de qualit&#233; sont excellents, mais restent hors de prix. Je veux proposer des soins performants &#224; des prix abordables &#187;, assure-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_222859 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;160&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/photo_3-145.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH561/photo_3-145-d0f87.jpg?1786486433' width='500' height='561' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Pendant une dizaine d'ann&#233;es, Mimi Kon&#233; a dirig&#233; un salon de coiffure o&#249; elle a travaill&#233; quotidiennement avec des femmes aux profils capillaires tr&#232;s vari&#233;s.&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De plus, les cheveux ne constituent finalement que la premi&#232;re &#233;tape. &#192; terme, Mimi Kon&#233; r&#234;ve de b&#226;tir un v&#233;ritable &#233;cosyst&#232;me d&#233;di&#233; aux femmes noires. Elle imagine d&#233;j&#224; une gamme pour le visage, une autre pour le corps, toujours avec la m&#234;me exigence de qualit&#233;. &#171; Je veux devenir la marque num&#233;ro un mondiale sp&#233;cialis&#233;e pour la femme noire. Je ne veux pas m'arr&#234;ter aux cheveux. Je veux cr&#233;er MOR&#201; Skin, MOR&#201; Body et d&#233;velopper tout un univers dont les femmes noires seront fi&#232;res &#187;, r&#234;ve-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mimi Kon&#233; estime que les femmes noires m&#233;ritent des produits con&#231;us pour elles, par quelqu'un qui comprend leurs r&#233;alit&#233;s. Elle veut donc contribuer &#224; transformer le regard port&#233; sur les cheveux africains, encourager les femmes &#224; s'assumer pleinement et montrer qu'une entrepreneure burkinab&#232; peut porter une vision mondiale sans renier ses racines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Farida Thiombiano&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Religion : &#171; La foi doit unir les hommes, ne jamais les diviser &#187;, indique le Cheikh Tang Zoug Mor&#233;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Dans un Burkina Faso confront&#233; &#224; l'ins&#233;curit&#233; et aux fractures sociales, certains leaders religieux choisissent de r&#233;pondre aux d&#233;fis par le dialogue plut&#244;t que par les discours de division. Parmi eux, Redwane Pougda, connu sous le nom de Cheikh Tang Zoug Mor&#233;, fait de la religion un levier de paix, de solidarit&#233; et de rapprochement entre les communaut&#233;s. Guide religieux, enseignant, pr&#233;sident d'une association engag&#233;e pour la coh&#233;sion sociale, chantre de louanges islamiques, il d&#233;fend la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH113/1_jpg_35_-fab1c.jpg?1786486433' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un Burkina Faso confront&#233; &#224; l'ins&#233;curit&#233; et aux fractures sociales, certains leaders religieux choisissent de r&#233;pondre aux d&#233;fis par le dialogue plut&#244;t que par les discours de division. Parmi eux, Redwane Pougda, connu sous le nom de Cheikh Tang Zoug Mor&#233;, fait de la religion un levier de paix, de solidarit&#233; et de rapprochement entre les communaut&#233;s. Guide religieux, enseignant, pr&#233;sident d'une association engag&#233;e pour la coh&#233;sion sociale, chantre de louanges islamiques, il d&#233;fend la conviction selon laquelle la foi n'a de sens que lorsqu'elle rapproche les hommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Serein, le regard pos&#233; et le sourire discret, Cheikh Tang Zoug Mor&#233; inspire davantage par son attitude que par de grands effets de manche. Ceux qui le c&#244;toient d&#233;crivent un homme accessible, attentif aux autres et profond&#233;ment attach&#233; au dialogue. Son engagement ne se limite pas &#224; la mosqu&#233;e. Il accompagne les familles, conseille les jeunes, soutient les personnes vuln&#233;rables et multiplie les initiatives en faveur du vivre-ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;&#171; La foi repr&#233;sente ma vie &#187;, r&#233;sume-t-il simplement. Originaire de Yourga, dans l'est du Burkina Faso, Redwane Pougda d&#233;couvre tr&#232;s jeune sa vocation religieuse. En 2006, la visite d'un ma&#238;tre venu enseigner l'islam dans son village bouleverse son destin. Avec l'accord de son p&#232;re, il quitte l'&#233;cole classique pour se consacrer enti&#232;rement &#224; l'apprentissage des sciences islamiques. Son parcours de formation le conduit &#224; Nakiboane, dans la r&#233;gion de Fada N'Gourma, puis &#224; Bobo-Dioulasso, avant de poursuivre ses &#233;tudes en &#201;gypte, au Niger et au Ghana. Ces ann&#233;es pass&#233;es &#224; l'&#233;tranger lui permettent d'approfondir sa ma&#238;trise de la langue arabe, des sciences religieuses et de l'enseignement islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;&#192; son retour au Burkina Faso, il reprend progressivement le flambeau de son grand-p&#232;re, lui-m&#234;me guide religieux. Aujourd'hui, il forme de nombreux &#233;l&#232;ves qui, &#224; leur tour, transmettent les enseignements re&#231;us. Mais pour lui, enseigner la religion ne consiste pas uniquement &#224; apprendre des versets ou des r&#232;gles. Il s'agit surtout d'&#233;duquer des citoyens capables de vivre avec les autres. &#171; Les diff&#233;rences religieuses ne doivent jamais devenir des motifs de conflit, mais des occasions de mieux se conna&#238;tre &#187;, affirme-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Cette vision guide chacune de ses interventions. Dans ses pr&#234;ches comme dans ses rencontres avec les populations, il insiste sur la responsabilit&#233; de chacun dans la pr&#233;servation de la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Pour Cheikh Tang Zoug Mor&#233;, aucune religion authentique ne peut appeler &#224; la haine. La foi doit conduire au respect, &#224; l'humilit&#233; et &#224; la solidarit&#233;. &#171; Le jugement appartient uniquement &#224; Dieu &#187;, rappelle-t-il r&#233;guli&#232;rement. &#192; ses yeux, le croyant ne peut pr&#233;tendre aimer Dieu tout en rejetant son prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; M&#234;me si une personne n'a pas la m&#234;me vision que moi, elle reste un &#234;tre humain. Je lui dois de l'empathie, de l'amour et du respect. Qu'elle soit musulmane ou non, il faut l'accepter et la respecter. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Son message d&#233;passe ainsi largement les fronti&#232;res confessionnelles. Il d&#233;fend une soci&#233;t&#233; o&#249; musulmans, chr&#233;tiens et adeptes des religions traditionnelles peuvent vivre ensemble dans le respect mutuel. Cette approche prend tout son sens dans le contexte actuel du Burkina Faso. &#171; La religion est importante, mais elle n'a pas de sens en dehors d'un territoire. C'est le pays qui doit primer sur nos actions &#187;, explique-t-il. Pour illustrer cette id&#233;e, il &#233;voque souvent un &#233;pisode de la vie du proph&#232;te Mohammed. &#171; Le jour o&#249; le Proph&#232;te a quitt&#233; La Mecque a &#233;t&#233; l'un des plus douloureux de sa vie. Cela montre combien l'attachement &#224; sa terre est essentiel. Nous devons tout faire pour pr&#233;server notre pays et renforcer la coh&#233;sion sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Au-del&#224; de ses enseignements religieux, Cheikh Tang Zoug Mor&#233; agit concr&#232;tement &#224; travers une association officiellement reconnue depuis 2025. Celle-ci m&#232;ne des campagnes de sensibilisation &#224; la paix, encourage le dialogue interreligieux, accompagne les personnes vuln&#233;rables, d&#233;veloppe des actions de solidarit&#233;, encadre les jeunes et promeut les valeurs citoyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;&#171; Concernant nos actions, nous faisons les choses dans la mesure de nos capacit&#233;s. Les leaders religieux sont nombreux et nous collaborons lorsque cela est n&#233;cessaire. Nous sommes des fr&#232;res d'une m&#234;me famille dans l'islam et dans le Burkina tout entier &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_222495 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;111&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/2_jpg_33_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH375/2_jpg_33_-ef61d.jpg?1786486434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Selon le Cheikh Tang Zoug Mor&#233;, la foi doit &#234;tre au service de la paix, du dialogue et de la coh&#233;sion sociale&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Selon lui, chaque leader religieux, coutumier ou social a sa part de responsabilit&#233; dans la construction d'une soci&#233;t&#233; plus apais&#233;e. &#171; Pour faire grandir la communaut&#233;, il faut &#234;tre droit et pr&#234;cher une parole juste qui unit les gens au lieu de les diviser. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Son parcours personnel n'a pourtant pas &#233;t&#233; exempt d'&#233;preuves. Alors qu'il poursuit ses &#233;tudes religieuses au Ghana, il perd tous ses moyens de subsistance. Isol&#233;, sans ressources et loin des siens, il passe plusieurs jours sous un pont, survivant gr&#226;ce aux restes de nourriture r&#233;cup&#233;r&#233;s aupr&#232;s des restaurants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Cette p&#233;riode difficile prend fin lorsque les forces de l'ordre parviennent &#224; contacter sa famille install&#233;e &#224; Cinkans&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Loin de nourrir de l'amertume, cette exp&#233;rience renforce sa foi et sa d&#233;termination. Elle lui apprend que la pers&#233;v&#233;rance et la confiance en Dieu permettent de traverser les moments les plus &#233;prouvants, affirme-t-il. &#8206;Aujourd'hui encore, cette &#233;preuve nourrit son engagement aupr&#232;s des plus d&#233;munis. Pour lui, la v&#233;ritable pratique religieuse se mesure dans les actes quotidiens. &#171; La v&#233;ritable foi se mesure &#224; travers les actes de solidarit&#233;, de respect et d'amour envers les autres &#187;, insiste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8206;Dans chacun de ses engagements, Cheikh Tang Zoug Mor&#233; indique poursuivre l'objectif de contribuer, &#224; son &#233;chelle, &#224; b&#226;tir un Burkina Faso o&#249; les diff&#233;rences deviennent une richesse plut&#244;t qu'un facteur de division. Et &#224; travers ses enseignements, ses actions sociales et sa proximit&#233; avec les populations, il rappelle qu'au-del&#224; des appartenances religieuses, la paix reste une responsabilit&#233; collective. Une responsabilit&#233; qui commence par un regard bienveillant sur l'autre et par la conviction que la foi trouve sa plus belle expression lorsqu'elle sert l'humain, pr&#233;cise le Cheikh.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8206;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&#8206;Farida Thiombiano&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8206;Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8206;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ibrahim Sanfo : De l'enfant commer&#231;ant au porte-&#233;tendard africain de la fili&#232;re anacarde</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article147936</link>
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		<dc:date>2026-07-17T22:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; force de pers&#233;v&#233;rance, de travail et d'une vision assum&#233;e, Ibrahim Sanfo s'est impos&#233; comme l'un des principaux leaders de l'agrobusiness au Burkina Faso et sur le continent africain. Pr&#233;sident du Cadre de concertation des organisations interprofessionnelles agricoles du Burkina (CCOIA), du Comit&#233; interprofessionnel de l'anacarde du Burkina (CIAB) et de l'Alliance africaine du cajou (African Cashew Alliance), il est aujourd'hui l'un des artisans de la structuration des fili&#232;res agricoles. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH100/ab1-39.jpg-da4ad.jpg?1786486434' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; force de pers&#233;v&#233;rance, de travail et d'une vision assum&#233;e, Ibrahim Sanfo s'est impos&#233; comme l'un des principaux leaders de l'agrobusiness au Burkina Faso et sur le continent africain. Pr&#233;sident du Cadre de concertation des organisations interprofessionnelles agricoles du Burkina (CCOIA), du Comit&#233; interprofessionnel de l'anacarde du Burkina (CIAB) et de l'Alliance africaine du cajou (African Cashew Alliance), il est aujourd'hui l'un des artisans de la structuration des fili&#232;res agricoles. Son parcours, marqu&#233; par les sacrifices, les remises en question et les combats pour une meilleure gouvernance, illustre l'histoire d'un entrepreneur convaincu que le d&#233;veloppement durable passe par des organisations fortes et des entreprises p&#233;rennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233; dans une famille de commer&#231;ants aux revenus modestes, Ibrahim Sanfo d&#233;couvre tr&#232;s t&#244;t les r&#233;alit&#233;s du travail. D&#232;s l'&#226;ge de sept ans, il partage son temps entre l'&#233;cole et les petites activit&#233;s commerciales men&#233;es aux c&#244;t&#233;s de ses parents. &#201;l&#232;ve &#224; l'&#233;cole primaire de M&#233;dina-Coura puis au lyc&#233;e Ouezzin Coulibaly, o&#249; il obtient son baccalaur&#233;at, il apprend rapidement une le&#231;on qui guidera toute sa vie : compter d'abord sur soi-m&#234;me. &#171; Nous avons pratiquement financ&#233; nous-m&#234;mes notre parcours scolaire &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, pendant les vacances scolaires, les petits commerces lui permettent de pr&#233;parer la rentr&#233;e suivante. Plus tard, les activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de revenus deviennent indispensables pour poursuivre des &#233;tudes sup&#233;rieures &#224; l'universit&#233; Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, en sciences biologiques (ancien DEUG Agro). Cette autonomie financi&#232;re, acquise tr&#232;s jeune, nourrit progressivement son go&#251;t de l'entrepreneuriat.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_221922 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;126&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/ab2-39.jpg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH333/ab2-39.jpg-0cae4.jpg?1786486434' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt; &#171; Lorsqu'on veut r&#233;ussir dans une activit&#233;, il est indispensable d'en ma&#238;triser les fondements &#187;, affirme M. Sanfo&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le tournant d&#233;cisif vers l'agrobusiness&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il d&#233;bute des &#233;tudes en agronomie, Ibrahim Sanfo comprend progressivement que sa v&#233;ritable vocation se trouve ailleurs. Pour financer ses &#233;tudes, il enseigne dans des &#233;tablissements priv&#233;s, donne des cours particuliers et ouvre, d&#232;s 2008, un petit kiosque dans son quartier de Diarradougou. Le jour, il suit les cours. Le soir, il tient lui-m&#234;me son kiosque tout en r&#233;visant ses le&#231;ons. Ce kiosque deviendra ainsi le v&#233;ritable point de d&#233;part de son aventure entrepreneuriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contact de commer&#231;ants sp&#233;cialis&#233;s dans le ma&#239;s, le s&#233;same, le karit&#233; ou encore l'anacarde, il d&#233;couvre un univers &#233;conomique aux immenses potentialit&#233;s. Curieux, il cherche un mentor, apprend les rouages du m&#233;tier et d&#233;cide de quitter progressivement le confort relatif de l'universit&#233; pour aller &#224; la rencontre des producteurs. Entre 2012 et 2015, il sillonne les zones rurales afin de comprendre les r&#233;alit&#233;s de la production agricole. &#171; Lorsqu'on veut r&#233;ussir dans une activit&#233;, il est indispensable d'en ma&#238;triser les fondements &#187;, affirme-t-il. En 2015, il cr&#233;e son entreprise Prospero, sp&#233;cialis&#233;e dans la commercialisation des produits agricoles, notamment le s&#233;same, le karit&#233; et surtout l'anacarde.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_221921 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;183&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/ab3-40.jpg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH333/ab3-40.jpg-d22a4.jpg?1786486434' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; Mon ambition a toujours &#233;t&#233; de construire une cha&#238;ne de valeur &#233;quilibr&#233;e o&#249; producteurs, transformateurs et exportateurs vivent dignement de leur travail &#187;, r&#233;sume-t-il&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le combat pour structurer une fili&#232;re longtemps d&#233;sorganis&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, Ibrahim Sanfo identifie une faiblesse majeure : malgr&#233; son potentiel &#233;conomique, la fili&#232;re anacarde manque d'organisation. S'appuyant sur la loi relative aux organisations interprofessionnelles agricoles, il entreprend de f&#233;d&#233;rer les diff&#233;rents acteurs afin de mieux d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts communs. Mais cette volont&#233; de changement ne fait pas l'unanimit&#233;. Dans un secteur historiquement domin&#233; par les anciens, ce jeune entrepreneur, issu d'une famille ext&#233;rieure &#224; la fili&#232;re, est parfois per&#231;u comme un intrus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sistances sont nombreuses. Ses propositions de r&#233;forme de la gouvernance sont parfois interpr&#233;t&#233;es comme une remise en cause des pratiques &#233;tablies. Pourtant, il reste fid&#232;le &#224; ses principes, &#224; savoir l'honn&#234;tet&#233;, la loyaut&#233;, la pers&#233;v&#233;rance et la d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t collectif. Progressivement, les r&#233;formes engag&#233;es par l'&#201;tat en mati&#232;re de structuration des fili&#232;res viennent conforter sa vision. Les organisations professionnelles se renforcent, les r&#232;gles de gouvernance deviennent plus transparentes et les responsabilit&#233;s sont mieux d&#233;finies. Son engagement finit par convaincre jusque parmi les plus sceptiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_221920 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;121&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/ab4-39.jpg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH333/ab4-39.jpg-b954a.jpg?1786486434' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Aujourd'hui, Ibrahim Sanfo consid&#232;re que les d&#233;fis de la fili&#232;re anacarde d&#233;passent largement les fronti&#232;res nationales&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le combat qui a sauv&#233; les unit&#233;s de transformation&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des &#233;pisodes les plus marquants de son parcours intervient entre 2016 et 2017. &#192; cette &#233;poque, le prix de l'anacarde atteint pr&#232;s de 1 000 FCFA le kilogramme. Cons&#233;quence, plusieurs unit&#233;s burkinab&#232; de transformation sont menac&#233;es de fermeture faute de mati&#232;res premi&#232;res. Alors secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Union nationale des commer&#231;ants exportateurs d'anacardes du Burkina Faso, Ibrahim Sanfo refuse de rester spectateur. Il propose ainsi un protocole destin&#233; &#224; garantir l'approvisionnement des usines locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette initiative provoque une vive contestation. Des menaces de mort sont prof&#233;r&#233;es contre lui. Certains vont jusqu'&#224; menacer d'incendier son domicile. Malgr&#233; les intimidations, il maintient le cap. Gr&#226;ce au soutien de plusieurs commer&#231;ants partageant cette vision, les unit&#233;s de transformation sont finalement approvisionn&#233;es. Pour lui, ce combat constitue son premier v&#233;ritable succ&#232;s entrepreneurial. &#171; Mon ambition a toujours &#233;t&#233; de construire une cha&#238;ne de valeur &#233;quilibr&#233;e o&#249; producteurs, transformateurs et exportateurs vivent dignement de leur travail &#187;, r&#233;sume-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Porter le combat du Burkina &#224; l'&#233;chelle du continent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Ibrahim Sanfo consid&#232;re que les d&#233;fis de la fili&#232;re anacarde d&#233;passent largement les fronti&#232;res nationales. Selon lui, tant que les pays africains producteurs ne p&#232;seront pas davantage dans la gouvernance mondiale du cajou, ils continueront &#224; subir les d&#233;cisions des grands acheteurs internationaux. Cette conviction l'a conduit &#224; briguer puis &#224; obtenir la pr&#233;sidence de l'Alliance africaine du cajou, qui regroupe seize pays producteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son objectif est clair : permettre aux pays africains de mieux transformer leurs productions, d'accro&#238;tre la consommation locale et de cr&#233;er davantage de valeur ajout&#233;e sur le continent. Cette ambition s'est r&#233;cemment traduite par l'adoption du Plan strat&#233;gique horizon 2030 de l'Alliance, destin&#233; &#224; renforcer la transformation industrielle, la consommation africaine et le poids politique des producteurs dans les d&#233;cisions internationales. &#171; Le Burkina ne peut pas changer seul les r&#232;gles du jeu. Il faut porter le combat au niveau continental &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un leadership fond&#233; sur l'exemplarit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la t&#234;te du CCOIA, qui rassemble une vingtaine de fili&#232;res agricoles, Ibrahim Sanfo mesure l'ampleur des responsabilit&#233;s qui reposent sur ses &#233;paules. Chaque fili&#232;re attend des solutions en mati&#232;re de plaidoyer, de structuration ou de gouvernance. Loin d'y voir un motif de satisfaction personnelle, il consid&#232;re cette reconnaissance comme une responsabilit&#233; suppl&#233;mentaire. Pour lui, un dirigeant ne doit jamais cesser d'apprendre. Il refuse d'ailleurs de parler de moments de gloire. &#171; Le monde n'a pas besoin des bons, mais des excellents &#187;, aime-t-il rappeler.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_221919 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;133&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/ab5-33.jpg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH333/ab5-33.jpg-14d94.jpg?1786486434' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;L'h&#233;ritage qu'il souhaite laisser tient en quelques mots : &#171; Une entreprise durable qui impacte positivement la soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette exigence permanente explique sans doute son refus de consid&#233;rer son parcours comme achev&#233;. Selon ses propres estimations, il n'a r&#233;alis&#233; qu'environ 30 % de ses objectifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de l'anacarde, Ibrahim Sanfo nourrit d&#233;sormais une ambition plus large de b&#226;tir une entreprise capable de survivre sans son fondateur. Il regrette que de nombreuses entreprises burkinab&#232; disparaissent avec leur premier dirigeant faute d'avoir pr&#233;par&#233; leur succession. Pour lui, le d&#233;veloppement &#233;conomique du Burkina Faso passera n&#233;cessairement par un secteur priv&#233; fort, organis&#233; et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son engagement vise ainsi &#224; transmettre des m&#233;thodes de gestion, &#224; promouvoir la contractualisation, &#224; renforcer la transparence dans les transactions agricoles et &#224; instaurer une v&#233;ritable culture de la gouvernance au sein des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ceux qui souhaitent r&#233;ussir dans l'entrepreneuriat agricole, il adresse un message sans d&#233;tour : &#171; ne jamais abandonner, apprendre en permanence, sortir de sa zone de confort, rechercher l'information strat&#233;gique et b&#226;tir un r&#233;seau fond&#233; sur la confiance, le respect des engagements et la loyaut&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;ritage qu'il souhaite laisser tient en quelques mots : &#171; Une entreprise durable qui impacte positivement la soci&#233;t&#233; &#187;. Une vision qui r&#233;sume &#224; elle seule le parcours d'un entrepreneur dont le combat d&#233;passe d&#233;sormais la r&#233;ussite individuelle pour embrasser le d&#233;veloppement de toute une fili&#232;re, au Burkina Faso comme sur le continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Romuald Dofini&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina/Cin&#233;ma : &#171; Les grands d&#233;fis restent le financement, la formation et les &#233;quipements &#187;, explique le r&#233;alisateur Corenthien Nana</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans l'univers du cin&#233;ma burkinab&#232;, certains choisissent la cam&#233;ra pour raconter des histoires, mais aussi pour interroger la soci&#233;t&#233;. Corenthien Nana fait partie de ces r&#233;alisateurs qui puisent leur inspiration dans le quotidien des populations pour porter &#224; l'&#233;cran des r&#233;alit&#233;s souvent ignor&#233;es. Avec cinq longs m&#233;trages &#224; son actif, il poursuit son ambition qui est de faire du cin&#233;ma un outil de sensibilisation, d'&#233;ducation et de divertissement. &lt;br class='autobr' /&gt; La passion de Corenthien Nana pour le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH100/whatsapp_image_2026-07-11_at_12.13_20_1_-e25be.jpg?1786486434' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans l'univers du cin&#233;ma burkinab&#232;, certains choisissent la cam&#233;ra pour raconter des histoires, mais aussi pour interroger la soci&#233;t&#233;. Corenthien Nana fait partie de ces r&#233;alisateurs qui puisent leur inspiration dans le quotidien des populations pour porter &#224; l'&#233;cran des r&#233;alit&#233;s souvent ignor&#233;es. Avec cinq longs m&#233;trages &#224; son actif, il poursuit son ambition qui est de faire du cin&#233;ma un outil de sensibilisation, d'&#233;ducation et de divertissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La passion de Corenthien Nana pour le cin&#233;ma ne date pas d'hier. Elle remonte &#224; son enfance, &#224; une &#233;poque o&#249; les films occupaient une place importante dans les moments de d&#233;tente. Mais l'opportunit&#233; d&#233;cisive est venue gr&#226;ce &#224; l'obtention d'un concours de l'&#201;tat dans le domaine du cin&#233;ma. Une occasion qu'il consid&#232;re comme un tournant dans son parcours. &#171; Ma passion pour le cin&#233;ma date des bons temps. Depuis, on avait l'habitude de regarder certains films. C'&#233;taient certes des films d&#233;prav&#233;s, mais cela nous a permis de d&#233;couvrir cet univers. Aussi, la chance d'avoir r&#233;ussi au concours de l'&#201;tat dans le cin&#233;ma &#233;tait une occasion de concr&#233;tiser nos r&#234;ves &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de devenir cin&#233;aste, le r&#233;alisateur a suivi un parcours universitaire dans les sciences. Il fait ses premiers pas &#224; l'universit&#233; Joseph-Ki-Zerbo, o&#249; il &#233;tudie dans la facult&#233; des Sciences et technologies, avant de s'orienter vers les Sciences de la vie et de la terre (SVT). Mais sa rencontre avec le cin&#233;ma va progressivement changer son destin. Apr&#232;s avoir r&#233;ussi au concours de formation en cin&#233;ma, il int&#232;gre le domaine et sort assistant cin&#233;ma et audiovisuel. Son choix de la r&#233;alisation n'est pas un hasard. Au cours de sa formation, il d&#233;couvre un m&#233;tier qui correspond davantage &#224; sa personnalit&#233;. &#171; Le r&#233;alisateur, c'est un technicien, c'est un homme de terrain. En suivant les diff&#233;rents modules, ce qui m'int&#233;ressait le plus, c'&#233;tait la r&#233;alisation. C'est au cours de la formation que j'ai fait ce choix &#187;, confie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinq longs m&#233;trages pour raconter la soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ses d&#233;buts derri&#232;re la cam&#233;ra, Corenthien Nana a d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; cinq longs m&#233;trages de fiction. Son premier long m&#233;trage, &#171; Le Sort de Nestor &#187;, voit le jour en 2019. Il poursuit ensuite avec &#171; L'Hymne d'amour &#187; en 2021, &#171; La Col&#232;re du roi &#187; en 2022, puis &#171; Honorable &#187; en 2024. En 2025, il r&#233;alise &#171; La Conseill&#232;re &#187;, un film s&#233;lectionn&#233; au Festival panafricain du cin&#233;ma et de la t&#233;l&#233;vision de Ouagadougou (Fespaco) et pr&#233;sent&#233; en comp&#233;tition. Cette ann&#233;e, il revient avec &#171; Besoin d'un p&#232;re &#187;, actuellement diffus&#233; au Cin&#233; Burkina.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Corenthien Nana, les sc&#233;narios naissent avant tout de l'observation de la soci&#233;t&#233;. &#171; Je suis aussi sc&#233;nariste ; donc l'id&#233;e des films na&#238;t de mes observations. Je regarde ce qui se passe autour de moi, je prends des notes, puis je trouve du temps pour &#233;crire mes sc&#233;narios &#187;, explique-t-il. Apr&#232;s l'&#233;criture vient le processus de la r&#233;&#233;criture, les conseils de professionnels, puis la recherche de financements pour concr&#233;tiser le projet. Ses principales sources d'inspiration restent les sujets d'actualit&#233;, la culture, les arts, mais aussi les questions li&#233;es &#224; la gouvernance, &#224; l'&#233;ducation et &#224; l'&#233;thique. &#171; J'aime traiter des sujets qui peuvent sensibiliser les populations sur certains faits et comportements qui peuvent porter atteinte &#224; la soci&#233;t&#233; &#187;, souligne-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Besoin d'un p&#232;re &#187;, un film contre la pression sociale autour du sexe de l'enfant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son dernier film aborde une probl&#233;matique encore pr&#233;sente dans certaines familles qu'est la pression exerc&#233;e sur les femmes pour donner naissance &#224; un gar&#231;on. &#171; C'est l'histoire d'un homme et de sa femme qui vivent ensemble depuis des ann&#233;es. La dame ne fait que des filles et elle n'a pas eu la chance d'avoir rapidement un gar&#231;on. Derri&#232;re, il y a la pression de la famille qui lui demande de tout faire pour avoir un gar&#231;on &#187;, raconte le r&#233;alisateur. Dans le film, le mari finit par poser un ultimatum ! Si la prochaine grossesse donne encore une fille, il demandera le divorce. &#192; travers donc cette histoire, Corenthien Nana veut rappeler famille. &#171; Un enfant est un don de Dieu et tous les enfants sont utiles, qu'ils soient filles ou gar&#231;ons &#187;, affirme-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_221467 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-07-11_at_12.13_20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH333/whatsapp_image_2026-07-11_at_12.13_20-47e22.jpg?1786486434' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour le r&#233;alisateur, le cin&#233;ma burkinab&#232; poss&#232;de un potentiel important gr&#226;ce aux nouvelles initiatives de l'&#201;tat, notamment la cr&#233;ation de la structure charg&#233;e de regrouper les institutions publiques du cin&#233;ma, qu'il consid&#232;re comme une opportunit&#233; pour mieux accompagner les acteurs. Selon lui, le d&#233;veloppement des salles de projection et l'utilisation des plateformes num&#233;riques constituent &#233;galement des leviers importants pour rapprocher les films du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cet espoir, Corenthien Nana reconna&#238;t que plusieurs obstacles freinent encore l'&#233;volution du cin&#233;ma national. Le premier d&#233;fi reste le financement. &#171; Aujourd'hui, les partenaires sont tr&#232;s rares. Tu peux &#233;crire un sc&#233;nario, mais si tu n'as pas de financement, il restera dans les tiroirs. Les quelques financements disponibles ne peuvent pas satisfaire tout le monde &#187;, d&#233;plore-t-il. Il &#233;voque &#233;galement la question de la formation. &#171; La formation est un secteur cl&#233; du cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une structure comme l'Institut sup&#233;rieur de l'image et du son (ISISS), mais tout le monde n'a pas les moyens d'y acc&#233;der &#187;, explique-t-il. Pour lui, faciliter l'acc&#232;s aux formations permettrait d'am&#233;liorer les comp&#233;tences et de professionnaliser davantage le secteur. Enfin, il insiste sur le co&#251;t &#233;lev&#233; des &#233;quipements. &#171; Avec le num&#233;rique, on pense souvent que le mat&#233;riel est facilement accessible, mais les &#233;quipements de qualit&#233; cin&#233;matographique co&#251;tent tr&#232;s cher. Il faut souvent les importer &#187;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s son cinqui&#232;me long m&#233;trage, Corenthien Nana poursuit l'&#233;criture de nouveaux projets. Mais il nourrit &#233;galement une ambition de cr&#233;er un festival consacr&#233; au cin&#233;ma populaire, une id&#233;e qui part du constat que malgr&#233; la qualit&#233; des productions burkinab&#232;, le public ne se d&#233;place pas toujours dans les salles. &#171; Pendant les grands &#233;v&#233;nements comme le Fespaco, les salles sont remplies. Apr&#232;s, elles se vident. Pourtant de beaux films continuent de sortir &#187;, remarque-t-il. &#192; travers ce festival, il souhaite cr&#233;er un cadre accessible qui va permettre au plus grand nombre de d&#233;couvrir les productions nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il faut commencer ! Le cin&#233;ma, &#231;a se vit. Tant que tu es dedans, c'est l&#224; que tu peux mieux comprendre. Donc commencer permet d'avoir de l'exp&#233;rience et de cr&#233;er des relations &#187;, conseille-t-il. Au public burkinab&#232;, il lance un appel &#224; soutenir davantage les productions locales. &#171; J'invite le public &#224; sortir massivement pour aller regarder les films au cin&#233;ma Burkina. Actuellement, le film &#171; Besoin d'un p&#232;re &#187; est en diffusion au Cin&#233; Burkina jusqu'au dimanche 12 juillet 2026. C'est un film qui parle de r&#233;alit&#233;s sociales, avec une bonne dose de com&#233;die, mais aussi des messages &#224; tirer &#187;, conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hanifa Koussoub&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;dit photo : Bonaventure Par&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Herv&#233; Sawadogo alias Bob Wend Korgo : Sergent-chef de police et gardien moderne d'un h&#233;ritage ancestral</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article147226</link>
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		<dc:date>2026-06-18T22:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sergent-chef de police dans la vie professionnelle et violoniste traditionnel sur sc&#232;ne, Herv&#233; Sawadogo, connu sous le nom d'artiste Bob Wend Korgo, m&#232;ne un combat singulier. Celui de pr&#233;server le ruudga, un instrument ancestral (violon traditionnel) menac&#233; de disparition. Port&#233; par la passion de la musique traditionnelle, il est anim&#233; par la volont&#233; de d&#233;construire certaines croyances populaires. Il s'est ainsi donn&#233; pour mission de transmettre cet h&#233;ritage culturel aux jeunes g&#233;n&#233;rations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH84/1-107-9560c.png?1786486434' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sergent-chef de police dans la vie professionnelle et violoniste traditionnel sur sc&#232;ne, Herv&#233; Sawadogo, connu sous le nom d'artiste Bob Wend Korgo, m&#232;ne un combat singulier. Celui de pr&#233;server le ruudga, un instrument ancestral (violon traditionnel) menac&#233; de disparition. Port&#233; par la passion de la musique traditionnelle, il est anim&#233; par la volont&#233; de d&#233;construire certaines croyances populaires. Il s'est ainsi donn&#233; pour mission de transmettre cet h&#233;ritage culturel aux jeunes g&#233;n&#233;rations tout en v&#233;hiculant des messages de paix, de patriotisme et d'engagement citoyen.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Derri&#232;re l'uniforme du sergent-chef de police Herv&#233; Sawadogo se cache un artiste profond&#233;ment attach&#233; aux valeurs culturelles de son pays. Connu du public sous le pseudonyme de Bob Wend Korgo, il fait partie de cette g&#233;n&#233;ration de passionn&#233;s qui &#339;uvrent &#224; la sauvegarde du patrimoine musical traditionnel burkinab&#232;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Baign&#233; dans la musique traditionnelle depuis son plus jeune &#226;ge, il nourrit tr&#232;s t&#244;t une fascination pour les sonorit&#233;s ancestrales. Pourtant, ce n'est qu'en 2022 qu'il d&#233;cide de se consacrer &#224; l'apprentissage du ruudga, le violon traditionnel moaga. Un choix motiv&#233; moins par la simple curiosit&#233; artistique que par une volont&#233; de comprendre et de d&#233;construire les nombreuses croyances entourant cet instrument.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_219908 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;116&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH375/2-25.jpg-0d104.jpg?1786486434' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai commenc&#233; la musique traditionnelle vers l'&#226;ge de 6 ans &#187;, Bob Wend Korgo, violoniste traditionnel&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire du ruudga&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps, raconte-t-il, certaines personnes ont cru qu'il fallait imp&#233;rativement &#234;tre aveugle pour jouer du ruudga ; et qu'une personne voyante risquait m&#234;me de perdre la vue en s'y essayant. Une l&#233;gende qui a travers&#233; les g&#233;n&#233;rations et contribu&#233; &#224; entretenir le caract&#232;re mystique de l'instrument. Mais en approfondissant ses recherches, Herv&#233; Sawadogo d&#233;couvre une r&#233;alit&#233; bien diff&#233;rente. Selon lui, cette pratique trouve son origine dans une d&#233;marche sociale initi&#233;e par les chefs traditionnels, notamment en milieu moaga. Ces derniers avaient r&#233;serv&#233; le jeu du ruudga aux personnes malvoyantes. Cela, afin de leur offrir une activit&#233; valorisante et une source potentielle de revenus, dans un contexte o&#249; les travaux champ&#234;tres leur &#233;taient difficilement accessibles. Une mesure d'inclusion sociale qui, au fil du temps, s'est transform&#233;e en croyance populaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_219907 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH281/3-101-75fc6.png?1786486434' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;&#171; Jouer au ruudga n'a rien de mystique &#187;, rassure l'artiste&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transmettre et p&#233;renniser le ruudga&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;couverte agit comme un d&#233;clic. Convaincu que le ruudga n'a rien de mystique, Bob Wend Korgo d&#233;cide alors d'en ma&#238;triser les techniques en vue de faire tomber les pr&#233;jug&#233;s et d'encourager sa transmission. Son ambition, ouvrir la pratique de cet instrument &#224; tous ceux qui souhaitent l'apprendre et &#233;viter qu'il ne disparaisse avec les derniers d&#233;tenteurs de ce savoir. Une urgence, selon lui, car les principaux joueurs de ruudga sont souvent des personnes &#226;g&#233;es malvoyantes dont le nombre se r&#233;duit progressivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du ruudga, l'artiste d&#233;montre une remarquable ma&#238;trise de plusieurs instruments traditionnels. Le tam-tam, le bendr&#233;, le lounga, le kema ou encore le djemb&#233; font &#233;galement partie de son univers musical. Cette polyvalence t&#233;moigne de son attachement &#224; la richesse culturelle burkinab&#232; et de sa volont&#233; d'en promouvoir toutes les expressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laur&#233;at de la SNC 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son engagement artistique a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; porter ses fruits. Bob Wend Korgo est l'auteur d'un album de six titres intitul&#233; &#8220;Burkindi'', un mot qui signifie &#171; int&#233;grit&#233; &#187;. &#192; travers ses chansons, il aborde des th&#233;matiques majeures telles que l'ins&#233;curit&#233;, la pr&#233;servation des valeurs traditionnelles, le civisme et la conscientisation de la jeunesse burkinab&#232; et africaine face aux d&#233;fis contemporains. Ses &#339;uvres mettent &#233;galement en lumi&#232;re le combat men&#233; contre le terrorisme au sein de la Conf&#233;d&#233;ration de l'Alliance des &#201;tats du Sahel (AES).&lt;br class='autobr' /&gt;
Son talent lui a valu une reconnaissance nationale lors de la Semaine nationale de la culture (SNC) 2026. En collaboration avec un slameur, il d&#233;croche le premier prix de l'Assembl&#233;e l&#233;gislative du peuple (ALP), une distinction qui vient saluer l'originalit&#233; de sa d&#233;marche artistique et la port&#233;e de ses messages.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_219906 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;149&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/4-20.jpg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH663/4-20.jpg-16651.jpg?1786486434' width='500' height='663' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt; Le sergent-chef Herv&#233; Sawadogo, avec toute son &#233;quipe, a re&#231;u les f&#233;licitations du minist&#232;re de la S&#233;curit&#233; apr&#232;s une mission men&#233;e &#224; Djibo en 2020&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Bob Wend Korgo nourrit de grandes ambitions. Il r&#234;ve de contribuer davantage &#224; la valorisation de la musique traditionnelle et de devenir l'une des figures de r&#233;f&#233;rence de ce domaine au Burkina Faso. Entre mission de service public et engagement culturel, le sergent-chef de police d&#233;montre qu'il est possible de prot&#233;ger &#224; la fois les citoyens et leur patrimoine immat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers les cordes de son ruudga r&#233;sonne ainsi bien plus qu'une simple m&#233;lodie. C'est tout un h&#233;ritage culturel, une histoire de coh&#233;sion sociale et un appel &#224; la transmission qui prennent vie sous les doigts de cet artiste d&#233;termin&#233; &#224; faire vibrer les traditions burkinab&#232; au rythme de son &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hamed Nan&#233;ma&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;ducation : Commencer l'&#233;cole &#224; 15 ans et devenir docteur en nanomat&#233;riaux, le pari r&#233;ussi d'Achille Tehinke Malo</title>
		<link>https://lefaso.net/spip.php?article147161</link>
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		<dc:date>2026-06-15T22:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manager 2</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Inscrit pour la premi&#232;re fois &#224; l'&#233;cole &#224; l'&#226;ge de 15 ans et directement admis en classe de CM2, Achille Tehinke Malo semblait partir avec plusieurs longueurs de retard. Plus de deux d&#233;cennies plus tard, le natif de Fafo, dans la province du Tuy, est docteur en sciences des nanomat&#233;riaux et m&#232;ne des recherches de pointe dans les domaines de l'optique laser, de l'opto&#233;lectronique et des technologies de nouvelle g&#233;n&#233;ration au sein des plus prestigieuses institutions scientifiques de Chine et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lefaso.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L150xH84/whatsapp_image_2026-06-15_at_18.47_05-062eb.jpg?1786486434' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Inscrit pour la premi&#232;re fois &#224; l'&#233;cole &#224; l'&#226;ge de 15 ans et directement admis en classe de CM2, Achille Tehinke Malo semblait partir avec plusieurs longueurs de retard. Plus de deux d&#233;cennies plus tard, le natif de Fafo, dans la province du Tuy, est docteur en sciences des nanomat&#233;riaux et m&#232;ne des recherches de pointe dans les domaines de l'optique laser, de l'opto&#233;lectronique et des technologies de nouvelle g&#233;n&#233;ration au sein des plus prestigieuses institutions scientifiques de Chine et de Hong Kong. Son parcours est une &#233;clatante d&#233;monstration que la pers&#233;v&#233;rance peut triompher de tous les d&#233;terminismes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien ne pr&#233;destinait pourtant Achille Tehinke Malo &#224; une telle trajectoire. N&#233; dans le village de Fafo, dans la province du Tuy, il passe son enfance entre les travaux champ&#234;tres et la garde des troupeaux. Pendant que d'autres enfants fr&#233;quentent les salles de classe, lui reste &#233;loign&#233; de l'&#233;cole. Mais cette situation ne parvient pas &#224; &#233;teindre sa soif d'apprendre. Une passion qui, des ann&#233;es plus tard, allait transformer radicalement son destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Achille Tehinke Malo est un autodidacte qui a commenc&#233; l'&#233;cole &#224; l'&#226;ge de 15 ans contre l'avis de ses parents. &#192; 15 ans, alors que beaucoup consid&#232;rent d&#233;j&#224; que le train de l'&#233;cole est pass&#233;, il prend une d&#233;cision qui changera le cours de son existence : s'inscrire &#224; l'&#233;cole primaire. Contre toute attente, il int&#232;gre directement la classe de CM2. Les moqueries fusent. Certains pr&#233;disent son &#233;chec. D'autres estiment qu'il est trop tard pour r&#233;ussir. Mais le jeune gar&#231;on du Tuy r&#233;pond par le travail. &#171; Avant d'aller m'inscrire au CM2, mon grand fr&#232;re m'avait d&#233;j&#224; appris &#224; lire et &#224; &#233;crire. Nous avons fait &#231;a pendant deux ans. Donc quand je partais m'inscrire, je savais lire quelques voyelles et lettres. Mes camarades du CM2, particuli&#232;rement un de mes amis, m'ont beaucoup aid&#233; dans l'&#233;criture. Il &#233;crivait mes le&#231;ons pour moi et m'apprenait aussi &#224; &#233;crire. Cet apprentissage a dur&#233; un trimestre. Ce qui a fait que j'ai trouv&#233; mon aisance dans l'&#233;criture et la lecture &#187;, a-t-il confi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, il obtient son Certificat d'&#233;tudes primaires (CEP) et cr&#233;e la surprise en se classant premier de toute la province du Tuy, assure-t-il. Cette premi&#232;re victoire en 2002 marque le d&#233;but d'une ascension scolaire qui ne s'arr&#234;tera plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passionn&#233; de technique, il d&#233;cide de s'inscrire dans l'enseignement technique, notamment au Coll&#232;ge d'enseignement technique de Ouagadougou, o&#249; il obtient le CAP en 2006. En 2009, il d&#233;croche au premier tour le baccalaur&#233;at F3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Port&#233; par une d&#233;termination hors du commun, Achille Malo poursuit son cursus jusqu'&#224; l'universit&#233; Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Il s'inscrit au d&#233;partement des Sciences exactes et appliqu&#233;es (SEA). La licence en 2012 et le master en &#233;nergies renouvelables en 2016, avec une sp&#233;cialisation en photovolta&#239;que et solaire thermique, l'enfant prodige du Tuy s'envole vers l'Occident. Selon lui, cette formation lui a ouvert les portes du monde de la recherche scientifique et nourri son int&#233;r&#234;t pour les technologies li&#233;es &#224; l'&#233;nergie et &#224; la lumi&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un Burkinab&#232; au c&#339;ur de l'innovation scientifique en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son excellence acad&#233;mique lui vaut, en 2017, une prestigieuse bourse du minist&#232;re ta&#239;wanais des Affaires &#233;trang&#232;res. Il s'envole alors pour Ta&#239;wan o&#249; il consacre une ann&#233;e enti&#232;re &#224; l'apprentissage du chinois, conscient que la ma&#238;trise de la langue constitue une &#233;tape indispensable pour acc&#233;der aux laboratoires scientifiques asiatiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_219723 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;87&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-06-15_at_18.47_12.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH667/whatsapp_image_2026-06-15_at_18.47_12-ae37a.jpg?1786486434' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Pour Achille Tehinke Malo, il n'est jamais trop tard d'apprendre si la volont&#233; existe&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e suivante, il franchit un nouveau cap en d&#233;crochant la tr&#232;s s&#233;lective bourse du gouvernement chinois, attribu&#233;e par le China Scholarship Council (CSC). Cette distinction lui ouvre les portes de la Soochow University, o&#249; il entame un doctorat en sciences des nanomat&#233;riaux et ing&#233;nierie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son parcours prend alors une dimension internationale. Apr&#232;s l'obtention de son doctorat, il m&#232;ne des recherches postdoctorales &#224; la Southern University of Science and Technology (SUSTech), &#224; Shenzhen, l'un des principaux p&#244;les technologiques chinois. Il poursuit ensuite ses travaux &#224; la Chinese University of Hong Kong (CUHK), class&#233;e parmi les meilleures universit&#233;s d'Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ses &#233;tudes doctorales &#224; la FUNSOM/Soochow University en Chine, il poursuit ses recherches postdoctorales &#224; la Southern University of Science and Technology (SUSTech), &#224; Shenzhen, l'un des principaux p&#244;les mondiaux de l'innovation technologique. Aujourd'hui, il poursuit ses travaux &#224; Hong Kong, au sein d'un environnement scientifique parmi les plus comp&#233;titifs au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de ses recherches figurent les points quantiques, les nanocristaux, les dispositifs d'affichage de nouvelle g&#233;n&#233;ration (QLED) ainsi que les technologies laser destin&#233;es &#224; la photonique int&#233;gr&#233;e. Des domaines de pointe qui fa&#231;onnent d&#233;j&#224; les technologies de demain, depuis les &#233;crans intelligents jusqu'aux syst&#232;mes avanc&#233;s de communication et d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ascension scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de ses travaux lui ont valu une reconnaissance dans la communaut&#233; scientifique internationale. Ses publications apparaissent dans plusieurs revues de r&#233;f&#233;rence, dont Advanced Optical Materials, Advanced Functional Materials et Journal of Materials Chemistry C. Il est &#233;galement d&#233;tenteur d'un brevet d'invention chinois consacr&#233; &#224; la synth&#232;se de points quantiques, une avanc&#233;e qui t&#233;moigne de sa capacit&#233; &#224; transformer la recherche fondamentale en innovation concr&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ses performances acad&#233;miques, Achille Tehinke Malo incarne aussi une r&#233;ussite d'int&#233;gration dans l'&#233;cosyst&#232;me scientifique chinois. Titulaire de la carte de r&#233;sidence permanente chinoise, plus connue sous le nom de &#171; Five-Star Card &#187;, il fait partie du cercle restreint des chercheurs &#233;trangers ayant su s'ins&#233;rer durablement dans l'un des environnements scientifiques les plus exigeants au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La recherche n'a de sens que si elle contribue au d&#233;veloppement des soci&#233;t&#233;s&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour le chercheur, l'excellence scientifique n'a de sens que si elle contribue au d&#233;veloppement des soci&#233;t&#233;s. C'est pourquoi il s'investit activement dans la mobilisation de la diaspora scientifique burkinab&#232; et dans le renforcement des coop&#233;rations entre la Chine et le Burkina Faso. Son ambition est claire : favoriser le transfert de connaissances, encourager l'innovation et cr&#233;er des passerelles capables d'acc&#233;l&#233;rer le d&#233;veloppement technologique de son pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_219722 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lefaso.net/IMG/jpg/whatsapp_image_2026-06-15_at_18.47_16.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH518/whatsapp_image_2026-06-15_at_18.47_16-88cc8.jpg?1786486434' width='500' height='518' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;i&gt;Achille Tehinke Malo dans un laboratoire de recherche en Chine&lt;/i&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ses laboratoires, Achille Malo travaille sur des mat&#233;riaux microscopiques capables de produire ou de d&#233;tecter la lumi&#232;re. Ses recherches portent notamment sur des points quantiques exempts de cadmium, plus respectueux de la sant&#233; humaine et de l'environnement. Certaines de ses innovations ont donn&#233; lieu &#224; un brevet d'invention en Chine et &#224; des publications dans des revues scientifiques internationales de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Il n'est jamais tard &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette reconnaissance internationale, le chercheur reste profond&#233;ment attach&#233; &#224; ses racines. Son parcours a inspir&#233; d'autres jeunes ayant connu une scolarisation tardive. Ensemble, ils ont cr&#233;&#233; l'Association Bilou&#233;, un mot qui signifie en langue pougouli &#171; Il n'est jamais tard &#187;. L'organisation accompagne les &#233;l&#232;ves d&#233;munis et encourage les enfants &#224; poursuivre leur scolarit&#233; malgr&#233; les difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Achille Malo, son histoire d&#233;passe sa r&#233;ussite personnelle. Elle porte un message d'espoir adress&#233; &#224; toute une g&#233;n&#233;ration. &#171; Aucun retard n'est d&#233;finitif lorsqu'il est compens&#233; par la volont&#233;, le travail et la pers&#233;v&#233;rance &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. Selon le scientifique, beaucoup d'autres enfants de son village se sont inspir&#233;s de son exemple et ils ont d&#233;cid&#233; de s'inscrire &#224; l'&#233;cole. &#171; Apr&#232;s moi, d'autres ont trouv&#233; dans cette exp&#233;rience une source d'espoir. Ils ont compris qu'il &#233;tait possible de reprendre le chemin de l'&#233;cole, quel que soit l'&#226;ge ou le niveau de d&#233;part. Certains se sont inscrits en CM2, d'autres en CM1, et d'autres encore &#224; diff&#233;rents niveaux du cursus scolaire. Eux aussi ont pers&#233;v&#233;r&#233;. Eux aussi ont r&#233;ussi. Aujourd'hui, parmi ces compagnons de route, certains sont devenus fonctionnaires, d'autres entrepreneurs, et tous portent la fiert&#233; d'avoir transform&#233; une seconde chance en r&#233;ussite &#187;, a-t-il soulign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'enfant qui gardait les troupeaux &#224; Fafo au scientifique reconnu dans les laboratoires asiatiques, son parcours illustre avec &#233;clat qu'un r&#234;ve, m&#234;me n&#233; loin des bancs de l'&#233;cole, peut conduire jusqu'aux plus hauts sommets de la recherche mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chercheur en optique laser &#224; la Chinese University of Hong Kong, Achille Tehinke Malo fait partie de cette nouvelle g&#233;n&#233;ration de scientifiques africains qui &#233;voluent dans les laboratoires les plus performants du monde. Sp&#233;cialiste des nanomat&#233;riaux et de l'opto&#233;lectronique, il m&#232;ne des recherches de pointe tout en nourrissant une ambition : mettre la science et l'innovation au service du d&#233;veloppement du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, personne ne doit rester de c&#244;t&#233;. Quel que soit l'&#226;ge, il n'est jamais trop tard pour commencer. C'est pourquoi il continue d'encourager ses cadets &#224; ne jamais abandonner, &#224; saisir les opportunit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Serge Ika Ki&lt;br class='autobr' /&gt;
Lefaso.net&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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