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Décès de Minata Guelwaré : Le procureur militaire donne sa version des faits

Communiqué

Publié le lundi 5 octobre 2020 à 21h30min

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Décès de Minata Guelwaré : Le procureur militaire donne sa version des faits

Minata Guelwaré est décédée dans la nuit du samedi 3 octobre 2020 à l’hôpital de Tengandogo à Ouagadougou. Les informations indiquaient qu’elle n’a pas bénéficié de liberté provisoire au moment opportun pour bénéficier de soins appropriés. Le procureur militaire dément cette version des faits et apporte des précisions.

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Messages

  • La mort d’un prisonnier politique ne se justifie pas Mr le procureur.Voyez Mr le procureur,le ton du communiqué montre bien oh combien vous êtes gênés,visiblement vous êtes profondément humain parce que sensible à la souffrance d’autrui mais le paradoxe est comment s’opposer aux nouveaux maîtres de Ouagadougou qui n’ont ni coeur ni foi.Repose en paix chère Minata,sincères condoléances à ta famille.

  • Y’a trop de flou autour de ce décès. Pourquoi le procureur militaire s’empresse de faire un communiqué ? La famille de la défunte a t’elle remis un document écrit pour refuser l’autopsie ? Il faut une enquête indépendante et que toute la lumière soit faite. Je ne soutiens pas les actes qu’a pu poser la défunte, mais toute vie est sacrée, même pour les égarés. Le pays souffre déjà et il ne faut pas en rajouter

  • Je me rappelle que depuis son procès on évoquait déjà ses requêtes de demande de liberté provisoire rejetées ! N’essayez donc pas de fuir vos responsabilités.

  • Tel que c’est comme s’il appartenait à la famille de décider de la tenue ou non d’une autopsie. C’est archi faux. Dans les cas de mort suspecté, il appartient au directeur d’enquête en l’occurence le procureur de décider. Maintenant lui et la famille peuvent ne pas être d’accord sur le caractère suspect le procureur estimant par exemple que la mort n’est pas suspecte alors que la famille a des doutes sur la nature de la mort. Dans ce cas, la famille peut demander une autopsie mais en aucun cas le refus de la famille est inopérant si le procureur estime l’autopsie nécessaire.

  • J’attends de voir ce que vont dire Eddie et Zéphirin. Eux qui aiment ruer dans les brancards sans prendre de recul. Et c’est vraiment dommage pour des gens qui aspirent à la magistrature suprême .

  • Je vois. C’est quand on veut une sortie pour se faire soigner en France, aux USA ou en Turquie que ça devient compliqué. Que Dieu nous éloigne de la prison sur terre.

  • Tant que le Burkina n’abandonnera pas la loi de talion, aucun régime ne prospéra. Si la justice devient des règlements de compte, ça sera chacun à son tour. La nana est morte à 38 ans alors qu’après ses dix de prison elle pouvait encore vivre et réussir. Vive le droit de l’homme burkinabé discriminatoire qui choisit son client.

  •  D’accord avec votre verbiage ébouriffé, mais depuis le 21 septembre 2020 à 9h45 (Réception de la demande de mise en liberté provisoire) jusqu’au 03 octobre 2020 (Date du décès de la bonne dame) qu’est-ce qui a été fait ? Une tentative de réponse a même été initiée ?

    Conclusion : Quelqu’un a minimisé la vie d’autrui et a négligé sa tâche conduisant à la mort de cette dame. Donc la personne doit payer !

    Par Kôrô Yamyélé

    • Je compatis à toute sorte de douleur humaine, surtout lorsqu’il s’agit de mort. Mais, il y a aussi, que chacun doit mesurer l’ampleur probable de ses actes :
       Pourquoi c’est la seule dame qui s’est retrouvée dans cette situation ?
       Combien de jeunes ont été enterrés au cimetière de Gounghin du fait des putschistes et de leurs soutiens dont cette dame ?
      Paix à l’âme de la défunte.
      Merci, M. le Procureur pour vos éclaircissements.
      Dieu bénisse le Burkina !

  • Pensez alors à la liberté provisoire de Damiss avant qu’il ne soit trop tard.

  • Merci pour les éclaircissements, mais la mort d’un détenu est de votre entière responsabilité (la personne ne jouit pas de sa liberté provisoire en étant malade). Je ne connais les procedures, mais n’attendez toujours une demande. Un constat de l’infirmerie de la MACO suffit. On ne doit pas jouer avec la vie.

  • Qui a signé le communiqué car je ne vois aucun nom. Cela s’apparente à une fuite de responsabilité.

  • Damiss la dernière fois quand ses crises ont recommencé son médecin a demandé à ce qu’on l’interne en clinique ils ont refusé qu’un prisonnier n’a pas droit. peut etre qu’ils ont vu que c’était fini pour Dame GUELWARE pourquoi ils ’ont laissé l’hospitaliser. de toutes les façons y a un bras derrière tout ça et le responsable du tribunal militaire en sait beaucoup dans le cas Damiss.

  • @ Avatar,Kôrô Yamyélé,caca et compagnie, arrêtez
    de vous foutre des Burkinabè.
    La disparition d’un être humain est un manque pour tous, mais à vouloir tout dramatiser comme si une fois en prison, on ne devait plus mourir.
    franchement vous ....
    pour bénéficier de la liberté, il fallait tout simplement éviter de faire pleurer les autres.

  • Triste pour mon pays,que Dieu nous préserve de la haine et de la méchanceté.Cette juridiction d’exception est à supprimer .Repose en paix,et c’est le lieu d’interpeller les mouvements des droits de l’homme,en particulier le MBDHP sur la nécessité d’attirer l’attention des autorités que même les prisonniers ont le droit de bénéficier de soins adéquats .

  • Comme je le dis souvent dans ce forum : Aucune mort n’est acceptable encore moins belle, surtout d’un être très cher, fusse-t-elle brutale ou attendue lors d’une maladie. On est totalement perdu et vidé. On en veut à tout. Et l’on pense aux hypothèses qui auraient pu l’empêcher. Mais hélas, on se rend vite à l’évidence de l’inacceptable réalité. Pourquoi la mort existe-t-elle ? Des questions absurdes certes, mais ayant perdu tout repère de la vie. On a envie de ne pas exister. C’est vraiment très douloureux. Pendant ce temps d’autres personnes inconscientes posent des actes intolérables à vos yeux, surtout émanant de personnes foncièrement hypocrites, avec des larmes de crocodile.

    Celles ou ceux qui jettent l’opprobre sur le juge doivent revoir qui est cette jeune femme d’où elle vienne ? Son parcours, par rapport ceux a ceux qui accusent, son rôle dans ce coup d’état à la maternelle qui a tué nos frères et sœurs. Regardons dans nos prisons, à Koudougou, à Ouayougouya, à Kaya, tous les jours des prisonnières et des prisonniers, voleuses et voleurs de poulets, de vélos, meurent : Des personnes qui n’ont pas causé la mort d’un être humain, même pas la vie d’un animal, et on n’a fait pas une histoire nationale. Oui beaucoup d’internautes n’ont pas été à la salle des banquets à Ouagadougou pour écouter les accusations contre quelques accusés comme cette femme, ni les pleurs des familles des victimes. De la Cote d’Ivoire au Burkina si elle était restée comme tout le monde, elle ne récoltera pas ce qu’elle a semé. C’est arrivé et nous devons penser à elle, mais aussi à celles ou ceux, innocentes ou innocents, Brutalement arrachés dans tous les prisons au Burkina et a travers le monde. Paix a son âme, et que Dieu protège sa famille.

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