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Concours directs de la Fonction publique : Des journalistes à la découverte du processus de correction électronique

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Publié le jeudi 1er octobre 2020 à 01h24min

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Concours directs de la Fonction publique : Des journalistes à la découverte du processus de correction électronique

Le comité national d’organisation des concours de la Fonction publique session 2020 a organisé une visite guidée avec les hommes de médias, ce mercredi 30 septembre 2020, pour leur permettre de découvrir le processus électronique de correction des copies.

Après la phase de test de la plateforme électronique et le lancement officiel, les journalistes ont été invités à découvrir le processus de la correction des copies des concours directs de la Fonction publique session 2020. Le ministre de la Fonction publique, Pr Séni Ouédraogo, et ses collaborateurs ont organisé une visite guidée pour permettre aux hommes de médias de mieux comprendre cette réforme mise en place cette année.

Dans cette salle, les copies sont retirées des cantines puis scannées dans les ordinateurs.

Selon le secrétaire général de la fonction publique, par ailleurs président du comité national des concours, Souleymane Lengané, il y a trois phases. La première consiste à scanner toutes les copies pour les mettre sous forme de fichiers. Pour la seconde phase, il s’agit du transport de ces fichiers dans un logiciel qui va donner les résultats par candidat. « Il s’agit de corriger et calculer le nombre de points que chaque candidat aura », a expliqué Souleymane Lengané, tout en ajoutant que la dernière phase est la délibération. Cette dernière va regrouper un nombre d’acteurs qui vont vérifier les résultats.

De manière plus pratique, c’est Judith Gnoumou Sinaré, informaticienne à la Fonction publique, qui a expliqué le processus du scannage des copies. Une fois que les copies ont été retirées des enveloppes, les équipes s’assurent qu’elles sont bien placées et les mettent dans le scanner. « Pour chaque concours, on a créé des dossiers en fonction des codes, et on enregistre tout », a-t-elle indiqué.

Judith Gnoumou Sinaré expliquant le processus de scannage.

Il faut noter que pour cette première phase, les travaux se déroulent dans une salle sous haute surveillance des forces de sécurité postées à l’entrée. L’accès n’est permis qu’au personnel, mais sans un objet électronique (téléphone portable ou ordinateur) ni un support pour prendre des notes.

Voici la salle de correction des copies.

Phase de la correction électronique

La deuxième phase qui concerne la correction des copies se passe dans une autre salle avec le même dispositif sécuritaire. Dans cette salle technique, une autre équipe reçoit les copies scannées transmises sous forme de fichiers sur la plateforme numérique de correction. « La machine va décoder ces différentes copies. Ensuite, question par question, elle va décoder la réponse. Au préalable, une correction du sujet a été faite. Les réponses de ce sujet sont importées sur la plateforme, qui fera une comparaison. A partir de là, on attribue un point si la question a été bien répondue et zéro point si elle n’a pas été bien répondue », a détaillé Aboubakary Sawadogo, secrétaire technique du guichet virtuel unique de l’administration publique. C’est lui qui coordonne la phase de correction.

Après ce processus, chaque candidat aura sa note globale et la machine se chargera de faire le classement par rapport aux résultats obtenus. « Dès que ce classement est terminé, on a un fichier centralisé de tous les résultats qui vont être transmis à la commission de délibération », a précisé Aboubakary Sawadogo.

Aboubakary Sawadogo (assis) montrant le processus de correction au ministre et à ses collaborateurs.

« Le fruit de la coopération burkinabè-burkinabè »

Sur la fiabilité du système, Aboubakary Sawadogo s’est voulu rassurant. « Toute œuvre humaine est perfectible, mais je ne pense pas qu’on ne pouvait s’engager sur cette voie si on n’était pas sûr de nos forces. Côté fiabilité, nous n’avons aucun doute là-dessus », a-t-il affirmé.

C’est une assurance qui réconforte davantage le premier responsable des concours de la Fonction publique. Selon le ministre Séni Ouédraogo, ce processus de correction n’est pas une nouveauté mais une nouvelle dimension de la correction parce qu’elle a déjà commencé et est bien connue dans les milieux universitaires. Le ministre a également fait savoir que les trois plateformes (inscription, composition et correction) sont « le fruit de la coopération burkinabè-burkinabè ». En effet, il s’agit de la contribution des Burkinabè de l’extérieur, en collaboration avec ceux qui sont sur place ici au Faso.

Selon le ministre de la Fonction publique, Pr Séni Ouédraogo (au micro), l’investissement pour ce concours est moins coûteux.

A ce jour, aucune date de délibération n’a été soufflée. Les équipes sont à pied d’œuvre et le ministre promet que l’accompagnement des hommes de médias est attendu jusqu’au processus final.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

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Messages

  •  Chers burkinabè ! Vraiment il faut se réveiller sinon des gens ont décidé de foutre ce pays en l’air et ne soyons pas tous des complices passifs !

    Voyez ! Aujourd’hui 01.10.2020 est la date du concours direct de recrutement des Conseillers d’Orientation Scolaire et Professionnelle de la Fonction Publique ! Ce matin même au Centre d’examen qui est l’ENAM, pendant que les candidats sont regroupés devant les salles attendant l’appel, voici que sortent les gens chargés de l’administration du concours pour leur dire tout bonnement : ‘’Ce concours est destiné aux seuls détenteurs des licences en Psychologie, Sciences de l’Éducation, Sociologie. Ce n’est même pas la peine pour les autres licences même en Économie !!’’. Aussitôt de nombreux candidats protestent et disent que cela n’a jamais été précisé dans l’avis du concours. Les mêmes personnes leur disent encore : ‘’Cela été même précisé dans la plateforme !!’’. Les candidats ont contesté en vain et ces messieurs sont restés fermes sur leur position, ce qui a conduit plusieurs candidats à repartir !

    Quand j’en ai eu vent, j’ai immédiatement regardé sur le site des concours www.concours.gov.bf et les avis de concours, j’ai vu en dessous de la page jusqu’au niveau 6 du site pour regarder dans l’avis concernant ce concours et dedans rien n’a été spécifié concernant les licences et c’est écrit : ‘’Titulaire d’une licence et tout autre diplôme reconnu équivalent’’. Ce communiqué date 22 juillet 2020 ! Ensuite en dessous, il y a une page avec un communiqué rectificatif laconique datant cette fois du 04.08.2020 qui mentionne : ‘’Être titulaire d’une licence en Psychologie, en Sciences de l’Éducation, en Sociologie, et de tout autre diplôme reconnu équivalent’’. Combien de candidats pourront avoir le flair de fouiller le site jusqu’à ce niveau pour voir à temps ce sale communiqué ? Et ceux qui sont dans les villages ? Et pourquoi pour un tel cas ne pas faire un communiqué radiophonique alors que les radios pullulent partout ?! Si je comprends un peu le français, ‘’équivalent’’ veut dire ‘’Qui a la même valeur ou la même fonction que…., semblable, similaire, identique, analogue, comparable’’. Alors la licence en Économie par exemple n’a-t-elle pas la même valeur que celles en Sociologie ou en Psychologie ? Et d’ailleurs pourquoi faire de telles erreurs dans un communiqué d’un concours ? Même dans le fichier de Liste des codes des concours directs, session 2020 publiée sur le site www.concours.gov.bf ce concours n’est pas mentionné à fortiori d’être attributaire d’un code.

    Pourquoi tant de mesquineries ? Est-ce parce que le seul concours pour lequel on recrutement 45 candidats au lieu de 5 à 18 pour les autres ? Les burkinabè sont devenus très bizarres et très paresseux et surtout trop malhonnêtes. Nos autorités devraient en avoir honte et la justice devrait mieux agir !! Autrement dit il ne faut plus organiser des concours encore dans ce pays pour la Fonction Publique. Les dirigeants n’ont qu’à simplement appeler leurs enfants et leur attribuer les postes. Au moins les candidats économiseront leur temps et leur maigre argent. On aurait pu faire finement les choses, c’est-à-dire laisser les candidats composer et au dépôt des dossiers, choisir ceux qui ont les licences que ces examinateurs souhaitent avoir comme admis, quitte à se référer à la liste d’attente pour éventuellement compléter !! Ce pays est très loin de se développer avec de tels comportements qui frisent la foutaise !! Comment comprendre que des gens manquent autant de dignité au point de tordre le cou aux lois et aux règles de bonne conduite ?! Comment dans un pays, des citoyens fonctionnaires peuvent-il autant manquer autant de probité dans la Fonction Publique ?!

    Burkinabè, voyez vous-mêmes ! De nos jours, il y a trop de magouilles dans les recrutements que ce soit dans la Fonction Publique, dans les institutions étatiques (Cas récent de la CNSS), que ce soit dans les ministères dans le cadre des projets gérés par les structures étatiques, etc. Il n’y a pas longtemps encore le ministère de l’agriculture défrayait la chronique en la matière et personne n’est sorti à la télé ou à la radio pour expliquer quoi que ce soi ! Même pas à la radio rurale ! Où allons-nous avec ces comportements diaboliques, très peu vertueux et honteux !?

    Conclusion : Ma conclusion est que si on ne peut bien administrer une chose il ne faut pas la commencer ! On dit améliorer l’administration des concours et on profite pour exclure des candidats par des manières peu orthodoxes ! Et comment des fonctionnaires peuvent-ils se permettre de travailler de cette façon laxiste et on les laisse faire ? Comment un responsable de service peut-il laisser passer de telles erreurs ? Je suis outré quand je vois certains aller déposer leurs candidatures pour être président dans ce pays qu’ils ont laissé torturer par les magouilles !

    Chers Messieurs du Ren-lac, Chers journalistes, je vous interpelle ! Intéressez-vous surtout à comment ont été organisés ces concours. Je vous lance un appel solennel ! A vos marques pour débusquer toutes les magouilles dans ces concours et nous éclairer mieux sur cette situation. Je ne compte même pas sur l’ASCE-LC car là-bas ce n’est pas la peine du tout !! Et je vous attend après le résultats pour vous démontrer où se trouve l’entourloupe dans cette affaire d’organisation des concours !

    Par Kôrô Yamyélé

  • ’’Pour chaque concours, on a créé des dossiers en fonction des codes, et on enregistre tout’’.

    Madame Judith GNOUMOU, oui sauf pour le concours de recrutement des Conseillers d’Orientation Scolaire et Professionnelle ! Oui, ce concours n’a pas de code et ne sera donc enregistré nul part favorisant ainsi le tripatouillage !

    Par Kôrô Yamyélé

  • ’....l’investissement pour ce concours est moins coûteux’’.

    Oui Mr le ministre, en effet il a été moins coûteux mais a rapporté beaucoup d’argent à l’État ! Et après les résultats moi le Kôrô Yamyélé je démontrerai comment !? RDV donc après les résultats !

    Par Kôrô Yamyélé

  • Yamyélé est un vrai aigri. il trouve toujours un problème à toutes les solutions. aucun projet n’est de son gout, tout est mauvais et seul lui est meilleur. tu gagneras à te taire parfois pour ne pas être ridicule au finish, d’ailleurs il l’est déjà !!

  •  Bien évidamment, je sais que lefaso.net n’allait pas publier mon long réquisitoire contre la mauvaise manière de faire dans les concours à certains niveaux. Je sais que vous êtes en accointance avec les dirigeants, donc je ne suis pas étonné !

    Par Kôrô Yamyélé

  • Tu viens écrire ton avis. Quelqu´un d´autre te donne son avis (contraire au tien), et la rèponse " Je sais que vous êtes en accointance avec les dirigeants, donc je ne suis pas étonné !".

    Donc tout celui qui n´est pas d´avis avec toi est avec le gouvernement quoi ?

    Ce raisonnement pile ou face est celui là même qui nous conduit jour après jour dans le gouffre.

    Il n´ya pas plus dangereux que quelq´un qui ne se remet jamais en question.

    A bon entendeur....

  • Kôrô Yamyélé, comme vous êtes omniscient, compétent et omnipotent, allez vers le ministre Séni Ouédraogo pour lui apporter vos compétences. Il dit qu’il a besoin de toutes les contributions pour améliorer ce qu’il fait. Au lieu de tout peindre en noir, aidez-le à parfaire.

    Regardez vous-même l’énergie fournie pour ce long réquisitoire. Si vous l’aviez utilisée pour aider le ministre et ses collaborateurs à améliorer ce qu’ils font, c’est le pays tout entier qui gagnait. Enfin, soyez modeste et aussi un acteur de la construction et non de la destruction. "Celui qui est assis se prend pour le meilleur lutteur", dit-un adage sénégalais.

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