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Affaire employée de maison battue à New York : « Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un scénario ourdi pour pouvoir rester dans ce pays », Sylvestre Compaoré, diplomate

Accueil > Diasporas • LEFASO.NET • jeudi 27 août 2020 à 21h50min
Affaire employée de maison battue à New York : « Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un scénario ourdi pour pouvoir rester dans ce pays », Sylvestre Compaoré, diplomate

Selon le journal New York Post, le diplomate burkinabè basé à New York, Sylvestre Compaoré, a « frappé puis attaché les mains d’une de ses employés (…) elle s’est échappée et s’est rendue à la police » https://nypost.com/2020/08/23/african-diplomat-shielded-by-immunity-after-beating-employee/ . Voici les explications données par le diplomate Sylvestre Compaoré dans lesquelles, il dénonce « « un scénario ourdi pour pouvoir rester dans ce pays ».

New York, le 23 AOÛT 2020

Suite à l’article paru dans le journal « New York Post » en date du 23 Août 2020, faisant cas d’actes de maltraitance subis par d’une employée et dont j’en serais l’auteur, je viens par le présent droit de réponse rétablir la réalité des faits tels qu’ils se sont déroulés pour que nul ne se méprenne.

Jacqueline NIKIEMA, est avec ma famille comme employée de maison depuis sept (07) ans, soit 4ans à New York sans qu’aucun problème ne survienne jusqu’au 14 Août 2020, jour où elle a piqué des crises de dépression.

Ces crises se manifestaient par des cris très forts dans la maison et entrecoupée de chants. J’ai d’abord cru à une simple prière comme à ses habitudes (notons que depuis environ un an elle était devenue très pieuse, priant souvent à des heures tardives ou très tôt le matin). Mais ce jour-là ses cris étaient de plus en plus forts que j’étais obligé de l’interpeller à plusieurs reprises pour lui demander de faire moins de bruit. Mais rien n’y fit.

C’est alors que j’ai cru à une crise de folie, vu qu’elle devenait de plus en plus agressive. C’est ainsi qu’elle a cassé des bouteilles, un miroir dans la chambre et se laissant tomber sur les tessons elle s’est faite des blessures sur le corps. Elle s’est même coupée la paume et est entrée dans l’égout de la douche, en témoigne les égratignures au niveau de son épaule. Puis, elle s’est dénudée. C’est à ce moment-là que nous l’avons retenue et j’ai réalisé que son état devenait de plus en plus sérieux.

Elle détruisait tout ce qu’elle trouvait et elle crachait sur tous ceux qui s’approchaient d’elle et a même failli me piquer avec la tôle couvrant le chauffage. C’est ainsi qu’au regard de tous ces actes j’ai cru à une grave dépression de folie et nous l’avons emmené d’urgence à l’hôpital d’Harlem en lui attrapant les mains pour la faire monter dans la voiture, vu qu’elle était agressive. Et je tiens à préciser avec fermeté qu’elle n’a jamais été ligotée, sinon le personnel de l’hôpital qui nous a accueillis pourrait le confirmer.

Une fois sur place, elle a été prise en charge et a reçu des injections de tranquillisants. L’équipe d’urgence médicale de la nuit du 14 Août 2020 pourrait en témoigner. J’ai par la suite été invité à signer les autorisations pour que les actes médicaux et les examens puissent être pratiqués sur elle.

Le lendemain 15 août 2020, elle fut transférée en Psychiatrie, au 13ème étage, à la chambre 107. Mon épouse et moi avons pu lui rendre visite en ces lieux. A l’occasion, j’ai beaucoup échangé avec les médecins. Je leur ai retracé l’historique et décrit tous les faits. Ces faits qui sont inhabituels m’ont fait croire à un début de folie.

Inquiets, nous partions tous les jours pour lui rendre visite. Le vendredi 21 août 2020 lorsque je suis arrivé pour la visite, dès le hall il m’a été signifié que je ne pouvais plus la voir. Surpris et choqué, j’ai posé des questions et l’agent m’a informé qu’il arrive que le patient en Psychiatrie refuse des visites. Pour ma part ceci est toujours à mettre dans le compte de la dépression.

En effet, j’ai remarqué depuis un moment, que lorsque nous parlions du retour au pays (notez que je suis en fin de mission et suivant la règlementation de mon pays, toute ma famille et moi devons regagner le Burkina Faso avant la fin de cette année 2020), elle devenait subitement triste et calme.

Pourquoi après avoir fait plus de quatre (4) ans avec ma famille et moi ici à New-York, il n’y a que maintenant qu’elle trouve qu’elle est maltraitée ? Pourquoi alors n’a-t-elle pas signalé de tels faits à la police, si tant est qu’elle subissait des maltraitances ? Je précise qu’elle m’avait dit une fois au détour d’une conversation qu’elle souhaitait rester ici aux Etats Unis.

Je n’avais pas accordé d’importance à ses propos, mais à l’évidence, je réalise aujourd’hui qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un scénario ourdi pour pouvoir rester dans ce pays, car les examens neurologiques sont négatifs et ne montrent aucune infection du cerveau selon les médecins.
Le 23 août 2020 aux environs de 20 heures, c’est avec consternation que je découvre dans le journal New York Post un article m’accusant de maltraitance d’une adulte de 22 ans.

Je ne puis vous traduire en si peu de mots à quel point ces accusations m’affectent gravement, et je suis, à mon corps défendant, obligé d’apporter un démenti formel à ces graves accusations et rétablir les faits tels qu’ils se sont passés.
Je souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire, afin que l’opinion ne soit point trompée.

Sylvestre COMPAORE,
Premier Secrétaire

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