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Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

Accueil > Diasporas • LEFASO.NET • lundi 27 juillet 2020 à 20h00min
Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, à travers le Centre national de l’information, de l’orientation scolaire et professionnelle et des bourses (CIOSPB), a lancé un appel à solidarité citoyenne afin de contribuer au financement de bourses d’études pour l’enseignement supérieur. A la suite de cet appel, les ressortissants burkinabè en France ont décidé d’apporter leur soutien à la mère-patrie. Ils ont, à cet effet, initié un projet de financement de bourses nationales dénommé « Bourse des étudiants et travailleurs burkinabè en France (BETBF) », afin de contribuer à l’accessibilité de la formation supérieure au Burkina.

Pour permettre à plus de jeunes burkinabè de poursuivre tranquillement leurs études supérieures, les Burkinabè de France, répondant à un appel du gouvernement burkinabè, ont décidé d’apporter leur part de contribution. Le projet dénommé « Bourse des étudiants et travailleurs burkinabè en France (BETBF) » est l’œuvre des étudiants et travailleurs burkinabè vivant en France et œuvrant dans divers domaines (informatique, agronomie, économie, bio-informatique, droit, électronique, etc.).

A travers plusieurs audiences et webinaires, ils ont réussi à mettre en place le projet de bourse dont la première phase est actuellement en cours. Ce projet, qui se veut pérenne, permettra aux bonnes volontés de la communauté burkinabè de France et d’ailleurs de pouvoir apporter leur contribution financière à travers une cagnotte (https://www.leetchi.com/c/bourse-des-etudiants-et-travailleurs-burkinabe-en-france-betbf) qui a été créée à cet effet.

Cette initiative des étudiants et travailleurs burkinabè de France vise à contribuer au financement de deux bourses de licences et de deux bourses de master dans les domaines des sciences et de la technologie pour le compte de l’année académique 2020-2021. Pour les initiateurs, tous les domaines d’études sont importants, mais dans les universités burkinabè, certains sont mieux lotis que d’autres. Et le choix de ces filières se justifie par le manque criard de personnes de référence dans ces domaines, d’où la nécessité de soutenir ces filières en difficulté.

Tout en espérant une bonne réussite et une union sacrée autour du projet, la diaspora burkinabè en France invite les autres Burkinabè de l’extérieur à emboîter leurs pas pour aider la mère-patrie.

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 28 juillet à 08:44, par Papou En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

    Très bonne initiative. Mais j’aimerais qu’on ajoute à votre idée, des contrats tripartites bénéficiaires, France et Etat burkinabe si possible, dans la cadre d’un accord bilatéral. L’Etat burkinabe exprime le besoin de compétences dans le domaine choisi et s’engage à recruter ces derniers quand ils finissent. L’étudiant quant à lui s’engage à rentrer ses études finies peut être après une première expérience professionnelle en tant que jeune diplômé et la France s’engage à le contraindre de revenir ici au pays. On sait tous, pour avoir séjourné en France pour nos études, que la plupart des étudiants qui bénéficient de ces bourses ne reviennent pas. J’en connais au moins une cinquantaine qui y sont restés, y travaillent tjrs et ont la critique facile quand ils reviennent ici et font des comparaisons alors qu’ils avaient le devoir moral de revenir aider le pays en rendant ce que nos impôts leurs ont donné. Donc oui pour l’idee mais qu’est ce qui prouve qu’ils vont revenir servir le pays quand ils vont finir ? Personnellement je n’ai pas envie de financer des gens qui, le diplôme en poche, restent sur place alors que c’est un investissement pour le développement du pays que j’aurais fait... Et je pense que bcp d’internautes partagent mon inquiétude. Merci aux initiateurs de répondre à cette question et merci encore pour votre initiative qui vous honore.

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    • Le 28 juillet à 22:12, par Momo En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

      Merci Papou.
      Mais juste une petite précision, cette initiative propose pour le moment des bourses nationales c’est à dire que les bénéficiaires vont étudier dans les établissements publics d’enseignement supérieur du Burkina et non à l’étranger.

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    • Le 29 juillet à 16:38, par SOMÉ Roger En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

      Cher monsieur,
      Votre inquiétude est légitime et compréhensible bien que les bourses en jeu s’adressent à des étudiants devant être inscrits dans des universités burkinabé. Cependant, vous me donnez l’occasion de m’exprimer sur un fait très important, celui du rôle de la diaspora burkinabé et de sa perception par certains de nos concitoyens.
      Si, en effet, votre réaction est compréhensible, il faut tout de même faire très attention. Il n’est absolument pas certain que les personnes que vous désignez n’être pas retournées au Faso l’ont fait de leur gré. Beaucoup d’entre elles se sont vues refuser au Faso, donc par leur propre pays, et que certains, bien qu’ayant été refusés, continuent tant bien que mal d’agir pour leur pays auquel ils tiennent beaucoup. Leur action se fait de diverses manières et ce qui est en cours, bien qu’étant par ailleurs critiquable, en fait partie. Pourquoi l’appel du ministère de l’enseignement supérieur à une contribution citoyenne pour octroyer des bourses est critiquable ? Parce qu’il appartient à l’état d’assurer la responsabilité de l’instruction des citoyens car l’ecole, et donc au plus haut niveau, l’université, est une institution régalienne. On peut concevoir que des citoyens décident eux-mêmes, c’est-à-dire par leur seule volonté, de financer une ou des bourses. Mais que l’état appelle des citoyens à financer 4 bourses est insupportable surtout si les secteurs concernés sont jugés importants. Comment pouvoir imaginer qu’un état ne puisse pas financer 4 bourses pour des domaines où le besoin est pourtant important et soit réduit à solliciter le citoyen pour cela ? C’est quasi incompréhensible mais ce n’est point étonnant C’est pourquoi il faut éviter d’avoir une réaction primaire et trop facile contre ceux et celles des Burkinabé qui sont à l’extérieur et qui n’ont absolument pas tourné le dos à leur pays quand bien même, d’une certaine manière, leur propre pays, à travers les autorités, leur a tourné le dos.
      Lorsque vous parlez d’engagement du pays, celui-ci existe déjà depuis des lustres et s’appelle "engagement décennal", un engagement par lequel toute personne ayant été admise à un concours de l’état, et les bénéficiaires des bourses en font partie, s’engage, à l’issue de la formation, de servir obligatoirement l’état pendant dix ans avant d’aller où elle veut si elle le souhaite. Par conséquent, le problème est d’abord l’application de la loi qui suppose un suivi des actions de l’état, fait qui, à son tour, implique la question de la gestion et donc de la planification des besoins de l’état, gestion et planification qui sont absolument abandonnées par ce même état qui, plus est, refuse d’employer les forces vives qui se présentent à lui.
      Lorsque vous déposez un dossier de candidature à l’université de Ouagadougou 1, par exemple, et que vous recevez une réponse 5 ans plus tard, réponse qui vous invite à réintroduire votre dossier, que pensez-vous qu’il faille faire ? Et selon vous qu’ont fait les personnes qui ont vécu cette expérience ? Lorsque dans cette même université la candidature d’une personne est refusée parce que le sujet ne serait pas en situation d’accomplir son volume horaire statutaire requis en raison de ce qu’il ne pourrait enseigner, en tant qu’assistant, dans toutes les années, par exemple, en master et parce que son profil serait transversal sur plusieurs disciplines, à l’heure où tout le monde défend l’interdisciplinarité ; que dites-vous de cela ? Lorsque dans cette même université toujours des candidatures ne sont pas retenues pour leur nature dite atypique ; que d’autres candidatures, à la spécialité recherchée, sont pourtant refusées et qu’il est parfois dit, en présence même de certains des candidats, qu’il manque des candidatures en cette même spécialité recherchée, que répondre à tous ces comportements ? Que doivent faire les personnes concernées ? Il se trouve que dans l’immense majorité des cas, pour ne pas dire tous, les intéressés se retrouvent à l’extérieur où ils ont été admis dans des postes de leur qualification et malgré un marché de l’emploi très souvent très difficile car la concurrence est très souvent mondiale et non pas nationale.
      Cher monsieur Papou, vous avez donc des Burkinabé qui deviennent, de force, des exilés professionnels dont il ne faut, néanmoins, pas avoir à rougir mais bien au contraire à en être fiers et souhaiter qu’ils travaillent de concert avec ceux et celles qui oeuvrent directement sur le terroire.
      C’est pourquoi il faut éviter d’opposer le Burkinabé de l’extérieur et celui de l’intérieur. Pour que le pawèogo soit bien, il a besoin du teenga. Et c’est parce qu’il y a un teenga que le pawèogo prend du sens, lui qui part à l’aventure, à la découverte, pour revenir plus fort, plus expérimenté dans le Bayiri. S’il n’avait aucun égard pour le bayiri, il n’est pas certain qu’il partirait. Il part pour revenir pour le bien de son chez lui.
      Contrairement à ce que vous imaginez, nombreux sont les Burkinabé qui souffrent et continuent de l’être parce que les portes de leur propre pays leur ont été fermées. Au point que lesdits Burkinabé se sont sentis abandonnés. Malgré tout, ils continuent de garder leur patriotisme en continuant de travailler pour le Faso, de défendre son image et si bien que certains parviennent à s’y réinstaller et d’autres continuent de chercher à le faire même si les choses ne sont pas faciles pour eux et elles. Il convient vraiment d’arrêter de penser que ceux et celles qui sont ailleurs, y compris par choix, sont ingrates et ingrats à l’égard du pays. Que leur vie à l’extérieur ait été obligée ou choisie, les Burkinabé sont toujours restés attachés à leur Faso et ce n’est pas une simple parole.
      Loin de nous opposer, exigeons plutôt, ensemble, de notre état qu’il soit plus attentif aux bonnes volontés qui se dégagent pour la construction du bien commun, y compris lorsque cet état n’a pas financé la bourse d’études dans ce cas précis.
      En bonne gouvernance, comme on dit aujourd’hui, le ministère de l’enseignement supérieur devrait connaître, chaque année, les étudiantes et étudiants qui ont achevé leurs études et ce qu’ils, et elles, deviennent. Cela veut dire qu’en travaillant de concert avec son homologue de l’emploi et du travail, nous devrions être à mesure de savoir, chaque année, combien de diplômés dispose le pays et, ce, dans les différents secteurs d’activités. Dans le cas d’une réelle politique de planification, nous devrions connaître les secteurs qui seraient dotés de personnels qualifiés relativement aux cas des nouveaux diplômés.
      Dans ce contexte, il faut espérer un réel changement après les prochaines échéances électorales à venir au Burkina Faso. Bien évidemment, le pouvoir actuel n’est pas comptable de l’état de fait que je décris dans toute son ampleur mais il est responsable de sa continuité dans la mesure où certains des exemples cités remontent à deux ans au plus si ce n’est un an.
      Voici cher monsieur, ce que votre réflexion a suscité en moi. Sachant demeurer unis, surtout en cette période car notre patrie en a grandement besoin. Ne cédons pas à aucune des tentations et des tentatives.
      Vive le Burkina Faso, notre patrie à nous, ceux et celles de l’extérieur comme de l’intérieur.

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    • Le 30 juillet à 08:26, par Kiswendsida En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

      Ridicule comme réaction. Une réaction teintée d’aigreur !
      Te crois-tu plus patriote que ceux des burkinabé qui œuvrent à l’extérieur pour gagner leur pitance et venir en aide pour certains à leur parents qui souffrent au Pays !
      Suivant ta même démarche stupide, je pourrai dire que beaucoup de ceux qui sont rentrés au Pays sont pour la plus part trempés dans des malversations financières et partant de ce constat tirer une conclusion générale : N’importe quoi !!
      Comme on le dit "il ne faut jamais lapider avec un caillou sa patrie de l’extérieur" et j’ajouterai " il ne faut jamais lapider ses compatriotes qui sont à l’extérieur" !
      Beaucoup de pays dans le monde se sont appuyés sur leurs diasporas pour impulser leurs développements. Cela est impossible sans entente, coordination et synergie d’actions entre ceux de l’intérieur et de l’extérieur.

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    • Le 18 août à 09:25, par YES WE CAN En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

      Mon frère je partage vous avis mais assurez vous que c’est très souvent la peur d’un retour incertain qui freine nos jeunes diplômés à revenir ; de plus notre environnement entrepreneurial n’est pas fait pour les débutants et c’est bien dommage, néanmoins je conviens avec toi qu’il faut revenir se battre car nul ne viendra construire notre pays à notre place

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  • Le 28 juillet à 09:35, par ô pays mon beau peuple En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

    Nous sommes fiers de vous cher(es) frères et sœurs. Ce que nos pères nous ont légué de plus cher c’est la solidarité. Aider quelqu’un à acquérir le savoir n’ a vraiment pas son égal en matière de solidarité car ne dit on pas qu’il vaut mieux apprendre quelqu’un à pêcher que de lui donner chaque fois du poisson. GOD BLESS YOU

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  • Le 29 juillet à 07:47, par jean En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

    Notre developpement viendra de nous meme. Aucun pays, aucune nation ne s’est developpee en comptant unisuement sur les autres. Le Burkina de demain sera ce que nous faisons pour lui aujourd’hui

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  • Le 29 juillet à 08:23, par Twinest En réponse à : Bourses d’études : La diaspora burkinabè en France décide d’accompagner la mère-patrie

    Bonjour,

    C’est une très bonne initiative pour les jeunes Burkinabé.

    Conscient que l’offre éducative en Afrique n’est pas négligeable, nous avons lancé un tel projet pour le Cameroun il y a 3 ans avec d’excellents résultats, ce qui nous a conduit à la création de la plate-forme www.hernes-edu.org.

    Je vous invite à nous contacter afin que nous mutualisions nos efforts sur la même plate-forme pour atteindre cet objectif commun qui est l’éducation de jeunes bacheliers Africains.

    Bien cordialement

    Nestor YEPMENI

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