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Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

Accueil > Actualités > Environnement • Photo (Archives AFP) • mercredi 22 juillet 2020 à 22h25min
Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

A travers cette tribune, le sociologue Felix Alexandre Sanfo réagit à la circulaire du ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion Sociale (MATDC) du 30 juin 2020 adressée aux Gouverneurs de régions et aux Maires de communes et portant sur les mesures d’anticipations face aux risques d’inondations et autres calamités liées à la saison hivernale.

Dans une circulaire en date du 30 juin 2020 adressée aux Gouverneurs de régions et aux Maires de communes, Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Cohésion Sociale (MATDC), se basant sur les prévisions du CILSS relatives aux risques d’inondations de la présente saison hivernale, appelait les destinataires à initier des mesures d’anticipation.

Si la démarche de Monsieur le Ministre d’Etat est très appréciable à la fois par son caractère inédit et son contenu, elle nous interpelle en tant que spécialiste de la gestion des risques de catastrophes, des crises et situations d’urgence. A travers donc ces lignes, nous souhaitons proposer notre contribution citoyenne sous forme d’observations assorties de quelques suggestions.

Après avoir rappelé le contexte des risques inhérent à la saison hivernale, l’autorité invite à prendre des mesures qui peuvent être classées en trois catégories, à savoir des mesures de prévention et d’anticipation ; des mesures de prévision et des mesures d’intervention.

La circulaire appelle aussi à mettre l’accent sur la protection particulière en amont et en aval des personnes vulnérables tels que les femmes, les enfants et les personnes âgées, la sensibilisation des populations sur les précautions à observer face aux risques liés à la foudre et aux vents violents.

Le principe et la nature de ces recommandations sont très pertinents au regard du niveau élevé d’exposition de notre pays aux inondations devenues récurrentes. Cette initiative traduit un certain intérêt et un intérêt certain pour la réduction des risques d’inondation dans notre pays. Elle appelle cependant les observations suivantes.

Tout d’abord, pour une meilleure efficacité, ces conseils et recommandations si utiles auraient dû se faire plus tôt, avant l’installation de la saison des pluies et non pas à une période où des inondations ont déjà été enregistrées au Burkina Faso, y compris sur des sites d’accueil de personnes déplacées internes. De manière générale, les inondations au Burkina Faso sont saisonnières, donc prévisibles. La planification et l’exécution des actions d’atténuation, de prévention, de préparation et de réponse y relatives doivent donc s’inscrire dans un timing adéquat.

Ensuite, certaines de ces recommandations impliquent l’existence préalable de mécanismes d’alerte précoce et d’action rapide contre les inondations et supposent que les institutions en charge de l’exécution de ces missions disposent des moyens adéquats, ce qui est loin d’être le cas pour le moment.

Sur le plan particulier des ressources financières (le nerf de la guerre contre les risques), la solution pourrait passer par la création d’un fonds d’urgence exclusivement dédié à la réduction et la gestion des risques de catastrophe (atténuation, prévention, préparation, réponse et relèvement).

En outre, la portée des actions évoquées est limitée car elles se réfèrent uniquement à la responsabilité de la protection civile, même si les autres ministères en charge de la gestion des catastrophes sont mentionnés, alors qu’à l’instar de la lutte contre les risques de catastrophe, la gestion des risques d’inondations doit impliquer tous les acteurs concernés.

Aucune mention n’est faite du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation, qui est une organisation interministérielle dont la présidence est assurée par le ministre en charge de l’Action humanitaire et la vice-présidence par le ministre en charge de l’administration territoriale, ni du Plan National Multirisque de Préparation et de Réponse aux Catastrophes (dont les Gouverneurs, les Hauts commissaires et les Maires sont responsables de la mise en œuvre dans leur circonscriptions administratives respectives).

Au fait, cela révèle un problème d’ordre institutionnel : l’existence de deux services d’urgence, deux institutions dont les mandats se partagent le champ de la gestion des risques de catastrophes. Il s’agit de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR). La première relève du Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Cohésion Sociale (MATDC) tandis que la seconde est une organisation inter ministérielle dotée d’un secrétariat permanent, et placée sous la tutelle du Ministère de la Femme, de l’Action Sociale, de la Famille et de l’Action Humanitaire (MFSNF-AH).

Ces deux institutions disposent chacune de leurs instruments qui sont autonomes et faiblement intégrés les uns aux autres. Par exemple la DGPC dispose d’une Politique Nationale de Protection Civile – PNPC, d’un Schéma National d’Analyse et de Couverture des Risques - SNACR, d’un Plan d’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile ou Plan ORSEC. De son côté, le CONASUR est doté d’une Stratégie Nationale de Gestion des Risques et des Catastrophes assortie d’un Plan d’action de mise en œuvre, d’un Plan d’Action National pour le Renforcement des Capacités pour la Réduction des Risques et la Préparation à la Réponse aux Urgences au Burkina Faso, d’un Plan National Multirisque.

Pour la mise en œuvre de leurs actions respectives, ces deux institutions ont chacune un dispositif propre. Par ailleurs, même si leurs mandats ne sont pas identiques, ils sont assez similaires, parfois (heureusement) complémentaires. En outre, l’existence concomitante, voire concurrente, de ces deux institutions ne favorise pas l’émergence d’une vision unique prenant réellement en compte les enjeux de la réduction et de gestion des risques de catastrophes pour un pays comme le Burkina Faso. Elle ne permet ni une mutualisation des ressources (humaines, matérielles et financières) dans ce contexte particulier de rareté des financements, ni une mobilisation adéquate des ressources, tant au niveau national qu’international.

Face à cette situation de dualité institutionnelle, la CEDEAO dans le cadre de l’harmonisation des dispositifs nationaux de Réduction des Risques de Catastrophe (RRC) en Afrique de l’Ouest avait recommandé la création d’une agence humanitaire unique. Un modèle d’agence avait même été fourni, avec en sus un délai. Bien que le délai en question ait expiré depuis décembre 2012, l’agenda de l’« agence humanitaire unique » n’a pas beaucoup évolué en raison des nombreuses valses hésitations.

En attendant la création effective de cette agence humanitaire unique dont l’intérêt n’est plus à démontrer, les deux principaux ministères en charge de la réduction et de la gestion des risques de catastrophes devraient mieux coordonner leurs actions. Elles devraient, par exemple, initier des correspondances conjointes et des activités intégrées d’atténuation, de prévention, de préparation et de réponse aux situations d’urgence.

Enfin, la tenue d’Etats généraux de la réduction et de la gestion des risques de catastrophes permettra de réunir les acteurs de tous les secteurs concernés, pour une analyse sans complaisance de la situation et l’identification des actions à prévoir à court, moyen et long termes pour une réelle protection des populations, de leurs biens et de leurs moyens de subsistance contre les effets négatifs des catastrophes.

La Réduction et la Gestion des Risques de Catastrophe (RDRC) est un domaine d’activités qui nécessite une volonté politique forte, un engagement permanent et une vision claire des enjeux sur les conditions de vies actuelles des populations et l’avenir des générations futures.

Au-delà de l’impératif humanitaire (sauver des vies, soulager la souffrance et restaurer la dignité des personnes victimes de catastrophes), la RGRC est un enjeu de développement. Elle devrait être érigée en priorité nationale et intégrée aux processus de planification du développement tant au niveau national que local, comme le recommande le Cadre d’Action de Sendai (CAS) pour la réduction des risques de catastrophe 2015 – 2030 auquel le Burkina Faso est partie prenante.

Les activités de RGRC sont intimement liées au développement durable et doivent faire l’objet d’une préoccupation permanente et d’une appropriation effective par tous les secteurs d’activité sous la coordination du Gouvernement.

Les résultats de la mise en œuvre de ces recommandations, conjugués aux efforts croissants réalisés depuis quelques, permettront au Burkina Faso de réaliser un bond qualitatif dans l’agenda de la Réduction et de la Gestion des Risques de Catastrophe. Au regard de leurs implications, ces suggestions ne peuvent être mises en œuvre que par l’Etat et ses émanations (gouvernement, collectivités territoriales…).

Elles s’adressent donc à Monsieur le Ministre d’Etat et à ses collègues ministres impliqués dans la réduction et la gestion des risques de catastrophe. Elles s’adressent également à Monsieur le Premier Ministre, en tant que Chef du Gouvernement, chargé de la coordination de l’action gouvernementale. Elles s’adressent, surtout, à son Excellence Monsieur le Président du Faso, lui qui, au regard de la Constitution, est garant de la protection des populations contre les effets négatifs des catastrophes, et qui a signé en novembre 2015 le Pacte pour la Réduction des Risques de Catastrophe…

Felix Alexandre Sanfo
Consultant - Action Humanitaire et
Réduction des Risques de Catastrophe –
Gestion de Crises et des Situations d’Urgence

Chevalier de l’Ordre National

Vos commentaires

  • Le 22 juillet à 13:06, par A qui la faute ? En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    - Les lots aux heureux gagnants la catastrophe à la nation entière
    Ceci n’est pas une catastrophe naturelle. La catastrophe a un nom : ce sont les maires d’une certaine époque dont certains sont toujours aux manettes du pouvoir tranquilos pour être réélu au 1/4 de tour et perpétuer la même vision. Ils ont fait les lotissements sauvagement sans respecter les lois de la nature.
    - Tout projet immobilier d’envergure doit prendre en compte la course de l’eau, la faune et la flore. En général une catastrophe naturelle n’est pas prévisible avec une périodicité sûre. Nous pouvons dire que l’année prochaine il y aura encore des inondations en juillet/août/septembre.
    - Les gens ont ramassé leurs milliards et sont partis. Ne disons surtout pas que c’est Dieu qui a fait ceci ou n’a pas fait cela

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  • Le 22 juillet à 14:10, par triste En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    Appliquons les textes : déguerpissement dans les zones inondables au moyen par la force comme le bulldozer ! Faudra-t’il une cata comme le 1er semestre 2009 pour voir périr noyé les habitants de Dapoya qui sont derrière les bornes rouges ! Que fait notre maire central à part se promener de cérémonie en cérémonie ? Les ordures bouchent les caniveaux et canaux, obstruent les routes, etc. Que fait notre maire à part de bonnes intentions sans suite ? Que fait notre maire pour arrêter la divagation des animaux en pleine ville de Ouaga ? Est-ce compliqué d’avoir une équipe équipée d’une fourrière pour les ramasser et les mettre en vente si les propriétaires ne viennent pas payer de fortes amendes ? Il en est de même pour nos infrastructures mal faites ou mal dimensionnés à cause de pots de vins sur les marchés, etc. Enfin, comme dans tous les domaines, nous sommes les spécialistes de création de plusieurs structures qui se chevauchent, qui ne se coordonnent pas et, pire qui se font concurrence pour les budgets de l’état et des PTF. Nos barrages/lacs s’ensablent inexorablement. Pourquoi ? le code de l’environnement de servitudes et de protections des berges n’est pas appliqué. Évidemment, si ces barrages sont ensablés, ils ne retiennent plus d’eau et l’eau poursuit son chemin en faisant des dégâts... Bref, NOUS SOUFFRONS AVANT TOUT DE NOTRE MAUVAISE GOUVERNANCE ET DE NOTRE SUFFISANCE A NE PAS TRAVAILLER POUR NOTRE AVENIR !

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  • Le 22 juillet à 14:54, par Nabiiga En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    En quoi la sociologie peut-elle utile à un homme dont sa maison flotte dans l’eau. La sociologie, dirais-je même la philosophie, à la rigueur, pourrait lui être utile après avoir tout perdu et n’ayant rien à recommencer pour le calmer afin qu’il ne suicide pas. Ce n’est point la sociologie mais la honnêteté de ceux qui nous gouverne qui est indexée dans la tragédie des inondations. Il y a des parcelles à ne jamais mettre en valeur par qui que ce soit. Des maires véreux, corrompus et sans vergogne aucune, non sans le savoir, commercialisent pourtant ces mêmes parcelles bloquant d’emblée le passage d’eau en cas de pluie. Que faut-il s’attendre ? La désolation. C’est la corruption endermique de notre société est la cause de toutes nos misères.

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  • Le 22 juillet à 16:20, par Lom-Lom En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    Honnêtement, en lisant le titre de l’article, je m’attendais à plus de conseils pratiques à l’intention des citoyens ordinaires en cas de catastrophes liés aux intempéries mais pas à un jugement sur la gestion politique ou institutionnelle de ce volet dans notre pays. De toute façon, tant que le citoyen va refuser d’être discipliné dans l’usage de l’espace commun et des infrastructures communes, il y aura toujours des inondations. Comment veut-on que des caniveaux réalisés à coup de centaines de millions sont utiles si le citoyen estime que ces caniveaux remplacent sa poubelle personnelle ? Ce comportement n’a rien à voir avec la gestion d’un Maire quelque soit son parti ou sa couleur politique !! Sous la révolution, les services techniques se contentaient de tracer l’emprise des caniveaux et les habitants de chaque rue s’organisaient pour les creuser. On attendait pas que l’autorité municipale paie pour cela !! Je considère l’écrit de M Sanfo comme une contribution adressée aux politiques et de ce fait, j’appelle lefaso.net à reformuler le titre de l’article pour être en phase avec son contenu ! Courage au Sociologue Sanfo !

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  • Le 22 juillet à 16:39, par Bangs En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    Merci à Mr Sanfo pour cette riche contribution ! L’évaluation et la gestion des risques seraient en effet plus efficientes en mutualisant les ressources et en centralisant la conception et la coordination (prévention, préparation, réponse et relèvement). Chaque structure spécialisée ou décentralisée pourrait alors jouer sont rôle dans la mise en œuvre (exécution) en cas de nécessité et selon les plans cohérents préalablement élaborés.

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  • Le 22 juillet à 16:48, par caca En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    Le MPP avait brandi que le bilan de sa gestion depuis 5 ans est incontestable en matière de réalisation. On nous chantaient des routes et alors que les rares pluies du pays tombaient les mêmes routes se sont transformées en lac et au passage des eaux inondables les crocodiles de Waga dans les rue règlementant la circulation. Le pire est dans chaque commune du pays quand on sait que l’espérance des pluie s dans ce pays ne dépasse pas 600ml annuel.On nous explique les occupations anarchiques des zones inondables comme l’autorité publique n’a jamais été au courant. Les photos montrent l’eau dans les rues du centre ville de Waga et pourtant Dieu seul sait les causes. Comment construire des routes ça et là en bloquant le passage des eaux ? Le problème n’est pas les plaques d’eau dans les rues mais la circulation de ces eaux vers sa destination finale.

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  • Le 22 juillet à 20:27, par Ka En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    Que les Bornés qui accusent sans connaissance de cause la ferme. De Zagtouli à la maison du Peuple, de kombissiri à la maison du peuple, de Lombila à la maison du peuple qui est le centre de la capitale est un bas fond. Ouagadougou a été redessiné avec les premiers ingénieurs sortis du CHEC de paris. Et dans les archives de DCGT de notre pays, c’est connu qu’en cas de fortes pluies la capitale est inondable, comme Abidjan en Côte d’Ivoire que la France alloue des sommes énormes pour les inondations de cette ville, puisqu’avec Houphouët les Français avaient mis leur nez dans cette ville avant que les ingénieurs Ivoiriens de TP comme Amadou Gon Coulibaly sortent du CHEC. Accusé du régime actuel de quoi que ça soit est sans fondement. Je me rappelle passer des heures et des heures sur les projets de longue date revu par le régime Compaoré, comme celui de d’Ouaga 2000, et les échangeurs, dont celui du Nord a été revu justement en cas des grandes pluies. Non, le problème des inondations dans les villes de Ouagadougou, Bobo ou Abidjan ne vient pas des routes mal fait d’un régime, mais les moyens pour doter de ces villes des caniveaux couverts de qualités pour l’évacuation d’eau vers les retenus. Exemple le nouvel aéroport a été étudié avec des caniveaux de hautes qualités qu’aucune pluie durable ne puisse inonder les pistes ou les environs comme celui du Sénégal. Mais venir sur le net vomir des salades sans aucune connaissance du sujet, on voit que ces personnes ne se doutent pas du travail fait par les ingénieurs des TP malgré la carence des moyens pour construire des routes et des ponts, et ont pu sortir de terre une ville comme Ouagadougou, avec des serments de respecter les secrets des réalisations. Les jeunes ingénieurs qui viennent de sortir cette semaine au Burkina ne savent pas les responsabilités qui les attendes, surtout quand des cacas pourrissent sur leurs efforts.

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    • Le 23 juillet à 00:45, par Sida En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

      Merci Ka.
      Effectivement la ville est située dans un bassins versant. Nous voulons des interventions similaires qui éclairent. C’est bien.

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      • Le 23 juillet à 12:27, par Ka En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

        Internaute Sida : J’ajoute en disant qu’à Ouagadougou dès le début des années 1950, il y a des zones comme Pissy, Baskuy, et autres déclarées comme des zones inhabitables comme à Paris au 16e siècle avec les quartiers comme les marais et autres. Mais avec les moyens de viabilisation des terrains avec des instruments plus mécanisé comme on les utilise de nos jours pour creuser des tunnels, on peut même construire des étages dans les bas-fonds et planter des arbres et potagers aux dernières dalles de ces étages. Le Burkina même dans 50 ans, ne pourra jamais être comparé à Paris en infrastructure, a condition qu’on fasse revivre Thomas Sankara dans sa tombe.

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    • Le 23 juillet à 07:10, par À qui la faute ? En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

      @ Messieurs, avec tous le respect que je vous doit ce n’est pas parce que vous avez travaillé dans le domaine que nous allons tout excuser.
      - Dans la vie quand on est faible devant un problème, au moins on ne se comporte pas à faciliter, à accélérer ce phénomène.
      J’ai visité des parcelles où on peut voir clairement le sol creusé fortement par la pluie. J’ai demandé au démarcheur comment se comportera l’eau qui passe par là quand tout ce quartier sera construit ? Il m’a répondu qu’il y a des endroits pire que ça qui ont été construits. C’était avant la grande inondation de Ouaga. On va dire qu’on ne savait pas. Et après ? On a choisi de continuer à bétonner au hasard.
      Comme vous êtes très cultivés j’imagine que vous avez déjà visité les égouts de Paris ? Un baron a réalisé ce gigantesque chantier il y a 120 ans qui ne se voit pas mais qui est essentiel à la vie d’une agglomération où habite l’équivalent de la moitié de tout le Burkina. Les rats sont "recrutés" pour la maintenance automatique des égouts avec l’assistance de seulement 300 humains qui sont sont aussi guidés par les rats en cas de danger. On exploite la nature, on ne la méprise pas. Je m’excuse déjà de ce mauvais exemple de ce pays qui n’est pas en honneur de sainteté par la rue ici, je veux juste que ça inspire, pas de politique s’il vous plaît. Avez-vous vous visité l’aéroport du Kansai/Osaka construit sur la mer qui défit les tsunamis pour 15 milliards de dollars ?
      Nous n’avons pas les mêmes moyens mais n’avons pas non plus la même ampleur de problème. Et nous avons la chance du retard : nous n’avons aucun problème qui n’a jamais été rencontré et solutionné ou contourné dans le monde. Nous faisons des étudiants dans tous les pays du monde. Nous avons suffisamment de moyens pour offrir à nos élites une vie plus dorée que les élites des pays que j’ai cités. Et construire sur du rock ou du sable les conseillers sont là aussi pour ça. Pourquoi tout à Ouaga ? Est-ce que les multiples chantiers de simples barrages dans les villages ont été exécutés ? Quelle est la différence entre un gouvernant et un autre si c’est juste pour subir les "catastrophes" et aller quemander des aides ?
      - Le vrai problème c’est le "yelkaye"

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  • Le 23 juillet à 09:54, par Ka En réponse à : Risques d’inondations liées à la saison des pluies : Le sociologue Alexandre Sanfo apporte son expertise pour anticiper les catastrophes éventuelles

    Internaute Sida merci de me lire : Avec l’idéologue Thomas Sankara les Choses allaient avancées avec une idée de plusieurs retenus d’eau autour de la ville comme le seul barrage au centre-ville, mais plus profonds. Ces idées coûteuses ont été abandonnées par manque de moyens à l’époque. Le Burkina étant cité parmi les pays le plus pauvres du monde, ses investissements étaient tournés vers le coté vital que du côté de l’infrastructure et au bonheur de la société primaire a 98% de notre peuple qui préfère une charrue allant au tracteur agricole qu’une autoroute ou un échangeur. Si nous avons des échangeurs dans la capitale, et bientôt un circulaire dont le projet remonte très loin, c’est aux aides qui ne sont pas régulières. D’ailleurs la capitale se redessine avec de l’amélioration de ses infrastructures vu l’augmentation de sa population. Et je pense que les caniveaux datant il y a plus de cinquante ans seront élargis et couvert pour la récupération d’eau. Pour l’instant c’est facile de s’assoir devant son clavier et bomber la poitrine avec des accusations erronées sachant que le premier goudron en dehors de Ouagadougou a été fait par un riche commerçant entre Ouaga et Koudougou pour le président Maurice Yaméogo. Alors Rome ne s’est pas fait en un jour, et Ouagadougou ne le sera pas avant longtemps.

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