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Clovis Sié Kambou : Du football à la restauration

Accueil > Actualités > Portraits • LEFASO.NET • vendredi 10 juillet 2020 à 10h35min
Clovis Sié Kambou : Du football à la restauration

Entre le football et la restauration, il n’y a qu’un pas à franchir. Et Clovis Sié Kambou a franchi le pas en ouvrant, le 1er Juillet 2020 à Nice (France), un restaurant dénommé « Chez Clovis ». Un exemple de reconversion qui doit inspirer d’autres sportifs.

Il n’est plus à présenter dans le milieu du football burkinabè. Lui c’est Clovis Sié Kambou, ancien international burkinabè qui a longtemps porté les couleurs nationales. Attaquant promoteur de l’époque surtout avec le Santos FC, il avait réussi à s’attirer l’intérêt des grands clubs du Fasofoot comme l’EFO, l’ASFA, l’USFA.

« J’ai bien failli signer à l’EFO. Finalement, un certain Malick Jabir a réussi à me convaincre en faisant des éloges d’un club mythique qui est l’Ashanti Kotoko », se rappelle-t-il. Après un court séjour en territoire ghanéen, il prend la direction de la Belgique où il était sensé signer à Charleroi. Mais rien de concret avec le club belge.

Soucieux de l’avenir de son joueur, le sélectionneur national d’alors, Didier Notheaux, encourage son attaquant à rejoindre Valenciennes, un club français. Un précontrat est paraphé, puis plus rien. L’entraineur le présente à un autre club de niveau 2 cette fois-ci, le Havre. Face au mutisme des responsables du Havre, le joueur engage des discussions avec Viry-Châtillon, une équipe de National.

Le restaurant « Chez Clovis » ne désemplit pas

Deux jours après avoir signé un contrat avec ce club, il reçoit un appel téléphonique de Didier Notheaux l’informant que son contrat avec le Havre était enfin prêt. Mais c’était tard. « La succession d’avortement de contrats comme aussi à Karlsruhe SC, à Sampoali, le PSG et même Monaco m’a beaucoup perturbé. En plus de cela, j’ai été victime de beaucoup de blessures musculaires », regrette Clovis Sié Kambou.

La carrière sportive de celui qui était promis à un bel avenir dans le football prend ainsi fin. Agé aujourd’hui de 39 ans, il s’est reconverti dans la restauration. Installé dans la mythique région française de Saint-Tropez, il tient un restaurant dénommé « Chez Clovis ».

L’activité semble lui réussir puisqu’il reçoit fréquemment de la clientèle. « Le restaurant ne désemplit pas depuis l’ouverture. Je suis trop content. Chose incroyable est que 60% des plats vendus sont africains et ça se raffole. Je suis doublement fier », se réjouit l’ex footballeur. Un bel exemple de reconversion qui pourrait inspirer d’autres sportifs burkinabè qui croupissent souvent dans l’oisiveté et la misère à la fin de leur carrière.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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