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Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 9 juillet 2020 à 23h34min
Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

A l’appel général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB) contre l’application de l’IUTS (Impôt unique sur les traitements et salaires) aux primes et indemnités des travailleurs, plusieurs syndicats ont observé une grève les 8 et 9 juillet 2020 sur toute l’étendue du territoire. Le mouvement a été suivi, indique leur porte-parole.

Dans la matinée de ce jeudi 9 juillet 2020, deuxième et dernier jour de la grève générale de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB), le parking du Trésor public attend encore des véhicules. C’est un signal du mouvement d’humeur déclenché la veille.

Une fois à l’intérieur, les chaises vides dans le premier compartiment situe de mieux en mieux tout visiteur du Trésor public en ce jour. C’est dans le deuxième couloir qu’on aperçoit quelques usagers venus s’acquitter de leur devoir fiscal. Sur les dix guichets, seulement trois sont fonctionnels. Il s’agit du paiement numéraire (guichet 4), l’encaissement numéraire (guichet 5) et le positionnement (guichet 9).

Seulement trois guichets sur dix ont fonctionné en ce deuxième et dernier jour de grève

A la rédaction du journal Sidwaya, le constat est mitigé. Une partie des journalistes observe le mot d’ordre lancé par le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) et une autre partie qui travaille pour la parution du journal. « La grève est un droit. Certains ont observé la grève, d’autres ont accepté de travailler. Hier, toutes nos activités ont été couvertes », a indiqué le rédacteur en chef du « journal de tous les Burkinabè », Anselme Kambiré. Pour lui, il n’y a pas de difficulté particulière et tout sera mis en œuvre pour que le journal paraisse ce vendredi 10 juillet.

Une vue de la salle de rédaction du journal Sidwaya

« Nous invitons les travailleurs à rester solidaires »

Au dernier jour de ces 48 heures de grève générale, les travailleurs se sont retrouvés à la Bourse du travail au sein de leur différent syndicat pour une conférence. Les échanges ont porté sur la « Gestion des ressources nationales ». C’est un cours de statistiques que le SNAID (syndicat national des agents des impôts et des domaines) et le SYNAFI (Syndicat national des agents des finances) ont donné à leurs camarades d’autres organisations.

Les manques à gagner pour l’Etat burkinabè, les chèques impayés, la rémunération des ministres et la masse salariale, entre autres, ont été enseignés à cette occasion. Au regard de tout ce que le Burkina Faso perd par année vis-à-vis des multinationales, le secrétaire général adjoint du SNAID, Zakaria Bayiré a déclaré « qu’il y a vraiment l’argent dans ce pays ».

Les secrétaires généraux des syndicats à la conférence de fin de la grève

Il y en a beaucoup pour que le gouvernement se contente de « maigre sommes des fonctionnaires du privé et du public » pour appliquer l’IUTS (Impôt unique sur les traitements et salaires) aux primes et indemnités des travailleurs, a-t-il affirmé.

Les secrétaires généraux des organisations syndicales n’ont pas manqué de se prononcer sur cette grève de deux jours. A en croire aux échos sur l’ensemble du territoire, le porte-parole de la coalition des syndicats, Bassolma Bazié a indiqué le deuxième jour de grève est bien suivi. « Nous invitons les travailleurs à rester solidaires, à rester davantage engagés et déterminés. Les secrétaires généraux vont se retrouver, analyser la situation, tirer les leçons et revenir aux travailleurs pour la suite à donner », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général adjoint du SNAID, Zakaria Bayiré

« Clochardisation de l’agent public »

A l’issue du conseil des ministres du mercredi 8 juillet 2020, le gouvernement avait sur sa table un décret portant sur la régularisation des indemnités, primes et avantages de toute nature, alloués aux magistrats membres de la Cour de cassation, de la Cour des comptes et du Conseil d’Etat. Cela va permettre de régulariser la situation des magistrats en service dans les hautes juridictions et de restreindre les bénéficiaires de certains avantages, en application des dispositions du décret de 2016.

Les travailleurs sont invités à rester solidaires et à s’engager davantage dans la lutte

Basolma Bazié a donné son analyse sur cette affaire. « Ceux qui dirigent le pays ne savent pas ce que c’est que le dialogue social. Malgré les mesures drastiques qui ont été prises, le porte-parole du gouvernement est sorti pour dire que le gouvernement est prêt au dialogue. Voilà leur façon de dialoguer ! La répression qui est en train de s’abattre sur les magistrats, c’est tout simplement parce qu’ils ont osé descendre et rejoindre d’autres travailleurs dans l’unité. Il faut que ce soit clair : la justice doit être au service de notre peuple. »

Pour le porte-parole de la coalition des syndicats, Basolma Bazié, les syndicats ont pris le chemin de l’histoire

Pour le « général de la lutte syndicale », ce décret est impensable pour un pays comme le Burkina Faso, surtout en cette période. « Quand on ramène une indemnité de 2000 francs à 20 francs par kilomètre. Un conseil des ministres sérieux, dans une telle période, devrait même avoir honte de dire qu’il y a un texte qui prend les gens qui ont été attaqués au nom de l’Etat que leur prise en charge pour le déplacement fait 20 francs par kilomètre. Quand nous parlons de clochardisation de l’agent public et du travailleur de notre pays, c’est ça », a-t-il vociféré. C’est pourquoi : « C’est au peuple de comprendre, de s’engager, de se saisir de ces questions et de prendre ses responsabilités », a-t-il conclu.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 9 juillet à 18:14, par ARMAND En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    Bon courage aux syndicalistes. Comme le pouvoir MPP est à bout et au bout. Aucun doute. La RNDP est pour bientôt.

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    • Le 10 juillet à 13:14, par le JUSTE En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

      AVEC AMERTUNE JE CONSTATE MALHEUREUSEMENT QUE CERTAINS AGENTS SE REFUGIENT SOUS LE COUVERT DE NOS NOBLES ORGANISATIONS SYNDICALES POUR EXTORQUER DES POTS DE VINS DE GRE OU DE FORCE A DES USAGERS DE L’ADMINISTRATION ET RESTENT INTOUCHABLES SOUS LE COUVERT DESDITS SYNDICATS.BEAUCOUP DE CORROMPUS ET JOUEURS DE PMU-B DANS LES BUREAUX PRETS A RAQUETER ET PREMIERS A REPONDRE AUX APPELS BASSOLMIQUES.NOS SERVICES DE RENSEIGNEMENT PEUVENT PRODUIRE DES RAPPORTS VOLUMINEUX A CET EFFET.BIENTOT NOUS SERONT DANS L’OBLIGATION DE SEVIR SI ON NOUS POUSSE A BOUT !!!!!!

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  • Le 9 juillet à 18:40, par Lol En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    Monsieurs les syndicats, quand vous prenez les ressources nationales quelle est la part qui revient aux paysans, agriculteurs, artistes, chômeurs, malades déplacés…ils sont aussi citoyens et doivent béneficier des maigres richesses telles que l’or, l’eau, aliments, soins, loisirs, logement…etc. Pain et liberté pour le Peuple ! Oui, mais de quel peuple parle-t-on ?
    Est ce que çà vous fait plaisir que le salaire du fonctionnaire nourisse tout son village, oubien vous préferez qu’il béneficie plutôt des aides de l’Etat pour s’affranchir de vos maigres salaires, et grandes suffisances ? Si vous êtes d’accord avec le dernier point alors travailler dur pour lutter contre l’affairisme, la paresse dans les administrations et dénoncer, traquer les indelicats des fonds publics. Après tout la majorité d’entre-eux provient de cette même administration publique.
    Pour le cas des magistrats, le piège se sent de loin, j’espère qu’ils pourront l’éviter contrairement à leur démarrage au quart tour, après l’annonce de l’application de l’UITS, qui les a conduit au décor. Sagesse et Prudence.

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  • Le 9 juillet à 19:35, par Indjaba En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    Basolma et ses lieutenants se trompent de combat et/ou de diagnostic. Au regard des ressources du pays et de leur répartition, je ne crois pas du tout que les fonctionnaires soient les moins lotis. Je ne suis pas d’accord qu’au regard du grenier du pays, que les fonctionnaires se disent mal payés. Ce qu’il faut aux fonctionnaires, c’est plutôt une sensibilisation et une formation sur la gestion de leur salaire. En réalité la mentalité et le paradigme doivent changer chez les fonctionnaires vis-à-vis de leur salaire et de leur position sociale. Ce n’est pas parce qu’on est fonctionnaires qu’on croit pouvoir ou devoir tout faire : par exemple Construire une villa à Ouaga, payer une voiture, essayer des fêtes grandioses etc etc. Ce paradigme inadapté de la vie fait que le fonctionnaire dès qu’il commence sa carrière, hypothèque tout son salaire de 200000/mois dans une banque pour prendre un prêt de 6 millions sur 8 ans afin de se payer une parcelle. Une fois la parcelle payée à 5 millions ce fonco ne peut pas la mettre en valeur mais ressent une misère terrible pendant les 8 ans ’("malgré les multiples augmentations de salaire) parce que la banque lui prend la moitié de son salaire et des coupures pour prêt scolaire. A l’issu des 8 premiers ans comme son salaire aura connu une augmentation, il replonge dans un autre prêt de 10 millions pour 8 autres année. Cette fois, il ne fera que la fondation et quelques murs mais il se sentira encore plus pauvre puisque la banque le tient toujours et ses charges familles ont accrues avec la présence d’une épouse , des enfants et une maison plus grande à louer. Bref, notre fonco accusera l’état à tord l’état de le maltraiter et ira de prêt en prêt jusqu’à sa retraite et aura eut l’impression d’avoir été pauvre pendant toute sa carrière. C’est pourtant faux. C’est plutôt son paradigme de la vie qui a été mauvais. Avec 200000 à 300000/Mois, il pouvait bien assurer l’éducation de ses enfants, choisir une vie simple, prévoir une maison simple dans son village à la retraite et avoir le sentiment d’avoir bien vécu pendant sa carrière. En conclusion, il faut sensibiliser les fonctionnaires et les banquiers sur l’utilisation des salaires. En outre il faut lutter pour arracher de bonnes conditions de vie pour les retraités. Exemple : Exiger le paiement de l’indemnité de logement par la Carfo et la CNSS, une remise sur les couts des soins, une remise consistante sur tout ce qui es produit de première nécessité.

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    • Le 9 juillet à 23:41, par Verite En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

      Du courage pour la suite de la lutte. J’ai honte quand on me dit que le fonctionnaire hypothèque tout son salaire pour une parcelle. Cela veut dire que son salaire vaut rien, dans la sous région seul au Burkina une parcelle vide coûte 7 fois celles des autres pays. Penses tu que le fonctionnaire n’a pas droit à la terre ? Tu devrais lutter pour qu’on arrête de favoriser des sociétés immobilière qui nous rendent la vie dure. Dans tout ça le gouvernement fait quoi ? Si tu te posais cette question tu n’allais pas insulter le fonctionnaire burkinabé.

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    • Le 10 juillet à 17:08, par lily En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

      @Indjaba, tu as grandement raison. Voila pourquoi en Europe et aux USA les maisons se paie construite. Les banques donne le pret qui est reverse directement au vendeur et l echelonne sur 10-20 ans. Ce qui est interessant est que ce qui est coupe par la banque par mois equivaut au loyer normal d un appartement. Voila pourquoi les gens ne sentent pas le poids. Dans nos pays on te demande de payer en 6 mois une maison construite et quand tu vas en banque il y a plus de 15% d interet auquel on ajoute les taxes (tva) de l etat. Il m a ete facile d acheter une maison aux USA qu il ne m a ete donnede construire un semblant de baraque de 3 chambres a Ouaga. 1 pret pour la parcelle, 1 deuxieme pour commencer a construire quelques annees apres et un dernier de 5 ans ou la banque m a coupe 7 millions et quelques pour 5 millions que j ai eu. Pret de 35% de retient. Ici j ai pris par le conseil d un ami une maison et je paie le meme prix que l apparteent pendant 10 ans.

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  • Le 9 juillet à 20:41, par Sacksida En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    C’est vrai le Burkina Faso a une tradition de luttes syndicales ; et force est de reconnaitre que malgre des problemes securitaires, le President RMCK et son gouvernement MPP ont fait des efforts pour ameliorer les conditions salariales et de vies des fonctionnaires. Au point que actuellement, il est dit meme que la masse salariale depuis 5 ans a ete multipliee par 2 soit plus de 800 milliards de FCFA
    depassant les normes requises dans une bonne gestion de l’economie et des criteres bien sur de convergences. Malgre tout des greves se multiplient a un rythme exponentiel, et elle n’est plus l’exception car elle est devenue la regle. En outre, meme dans un pays Communiste tel que la Chine Populaire les greves n’ont jamais ete une maladie chronique, au contraire la greve se deroulait ou se deroule tout en produisant, et ce qui a hisser la Chine au rang de deuxieme economie puissante mondiale. C’est vrai que le President du Faso a commis une erreur de depart, mais tout de meme, il a essaye de satisfaire tout le Monde, Cependant si des gens croient dans ces conditions qu’il faut la fameuse RNDP pour rendre les salaries et tous les citoyens plus heureux ; je souhaite tres vivement qu’elle arrive le plus rapidement possible pour rendre le Burkina Faso et son Peuple plus heureux. Que Dieu aide le peuple Burkinabe. Salut.

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  • Le 10 juillet à 07:21, par Oh que non ! En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    Je suis d’accord que tous ceux qui sont responsables de pillage des ressources du pays soient traqués et punis. Et j’aurai accompagné ce mouvement syndical si son mot d’ordre portait sur l’assainissement de la gestion du bien public. S’il fallait battre le pavé pour que tous les voleurs costumés soient enfermés et que les biens volés soient récupérés, j’aurai déserté le bureau tous les jours sans hésitation. Mais si c’est tout le temps annoner " il faut augmenter les salaires", "il faut améliorer nos conditions", "il ne faut pas toucher à nos avantages", etc, en quoi ces syndicalistes sont-ils alors différents des ces auteurs de pillage ? Car le seul message véhiculé par ces grèves a répétition, c’est "vous volez, nous voulons notre part". "Clochardisation du fonctionnaire" : n’est-ce pas la même expression qu’une dame ministre avait utilisé ici, et qui avait suscité une polémique ? Le service public est un sacerdoce, pas un lieu de villégiature.

    La bataille légitime d’un syndicat rouge doit être : le bien public au service de tous. Pas seulement au service de ceux qui y ont accès. Au Burkina, le collectif CGTB a cessé de lutter pour la salubrité publique et glisse progressivement pour devenir lui-même un instrument de pillage au service des fonctionnaires, c’est à dire, 1% de la population.

    Or, tout agent public qui pense que son salaire n’est pas suffisant, ou qui veut vivre comme un privilégié, peut s’essayer à l’entrepreneuriat. Qu’il démissionne, crée son entreprise et se fixe le salaire de son choix. Certains l’ont fait, ils s’en sortent plutôt bien. Et tout le monde y gagne.

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    • Le 10 juillet à 11:07, par Neekre En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

      Forumiste "Oh que non", je partage aussi votre analyse de la situation. C’est normal que le travailleur se batte pour ameliorer ses conditions de vie, sinon personne ne le ferait à sa place. Ni l’Etat, ni l’employeur dans un sens plus large. Mais avec le recul, je pense qu’aux côtés des revendications specifiques d’augmentation de salaire, de suppression de taxes et impôts, le point sur la reduction du train de vie de l’Etat et de la corruption sont hyper-important. En terme d’impact sur le development de la nation, et donc de notre qualité de vie, une reduction du train de vie de l’état et une reduction à sa plus simple expression de la corruption auront a n’en pas douter un meilleur effet, que tout autre decision, type augmentation de salaire ou autre. Pour ratisser large, les syndicats ont interêt à mettre ces points au centre de leur plateforme revendicative et ne pas se contenter de denonciations et de declarations qui n’ont pas d’effet en realité. Je suis aussi prêt a battre le pavé si ces 2 points sont mis sur la table.

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  • Le 10 juillet à 08:26, par kap En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    S’il y a vraiment l’argent dans ce pays , pourquoi ne pas lutter pour la création des emplois pour les centaines de milliers de chômeurs au lieu de réclamer du beurre et du champagne . Un bonheur non partagé dans une communauté est source de discorde sociale . Pour une insurrection dont vous revez n’aura jamais lieu , car notre jeunesse qui souffre aujourd’hui pour manque d’emplois ne vous suivront plus ; vous et vos politiciens .

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  • Le 10 juillet à 08:30, par kap En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    S’il y a vraiment l’argent dans ce pays , pourquoi ne pas lutter pour la création des emplois pour les centaines de milliers de chômeurs au lieu de réclamer du beurre et du champagne . Un bonheur non partagé dans une communauté est source de discorde sociale . Pour une insurrection dont vous revez n’aura jamais lieu , car notre jeunesse qui souffre aujourd’hui pour manque d’emplois ne vous suivront plus ; vous et vos politiciens .

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  • Le 10 juillet à 08:32, par Le Capitaine En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    Le secrétaire général adjoint du SNAID, Zakaria Bayiré dit qu’il y a l’argent dans le pays.

    Ce serait bien que des agents du MINIFID divulguent les informations à leurs dispositions, de manière anonyme, pour qu’on constate l’ampleur de nos ressources financières. S’il y a des malversations, détournements et autres, il y a des traces qu’ils pourraient voir, puisqu’ils gèrent les deniers publics.

    A un moment, il faut aller sur des chiffres et non des paroles, ca édifiera mieux les Burkinabè !

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  • Le 10 juillet à 11:10, par songdo En réponse à : Grève générale de 48h contre l’IUTS : « Il y a vraiment l’argent dans ce pays », rappelle Zakaria Bayiré du SNAID

    MR LE PRESIDENT DU FASO avec tout le respect que je vous dois,je vous demande de revoir le comportement de certains agents de la fonction publique, il n’ y a plus de secret dans les administrations, les salaires sont divulgués,les gens ne travaillent pas .Il faut de la rigueur,des sanctions ,des licenciements, Comme dans le privé, mettez des cartes magnetiques à l’entrée des services.

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