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Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

Accueil > Actualités > Opinions • LEFASO.NET • dimanche 5 juillet 2020 à 21h55min
Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

Que n’a-t-on pas entendu sur Tanwalbougou ? Que n’a-t-on pas écrit sur Tanwalbougou ? Qui peut, aujourd’hui, affirmer détenir toute la vérité sur ce qui se passe exactement dans cette commune de Fada N’Gourma dans l’Est du Burkina devenue tristement célèbre depuis que des FDS sont accusées d’exactions sur de supposés terroristes ? Il urge aujourd’hui que l’armée et les instances judiciaires fassent rapidement la lumière sur ces affaires qui sapent tous les efforts de cohésion sociale et d’unité nationale et qui ternissent ipso facto l’image des FDS engagées dans une lutte sans merci contre le terrorisme. C’est la réflexion menée par Jérémie Ysso Bationo, enseignant chercheur sur la question du drame de Tanwalbougou. Lisez !

La dernière affaire remonte à fin juin. Selon un communiqué du ministère de la défense, « suite à une opération militaire menée le 29 juin dans la localité de Boumoana, près de Tanwalbougou, 7 corps d’individus morts par balle auraient été découverts à la lisière de la localité ». Pour certaines OSC et communautés, il ne s’agit ni plus ni moins que « d’exécutions extrajudiciaires ».

Les accusations contre les FDS fusent de toutes parts. Le ministère de la défense annonce alors l’ouverture d’une enquête administrative à l’inspection générale des Forces armées nationales. Le ministère est ferme : « si la responsabilité d’éléments des FDS était établie, les auteurs répondront de leurs actes conformément aux lois et règlements qui régissent les forces armées nationales ».

Quelques jours plus tard, des médias, se basant sur des sources militaires, annoncent que l’officier ayant conduit l’opération entrainant la mort des 7 personnes a été relevé et mis aux arrêts. Il s’agirait d’un capitaine. Est-ce une bavure militaire ? Motus et bouche cousue du côté de l’armée. En mai dernier, l’affaire des 12 morts dans les locaux de la Brigade de gendarmerie de Tanwalbougou avait également défrayé la chronique.

A ce jour, nul ne sait exactement de quoi il en retourne. Ça commence à en faire trop. L’armée doit communiquer sans ambages sur ces affaires pour mettre un terme à toutes les supputations. La discipline militaire existe. Si des éléments l’enfreignent, ils doivent répondre de leurs actes sans complaisance. Ceci dit, il faut éviter les réactions épidermiques, émotionnelles ou ayant pour unique motivation les récriminations de certains activistes des réseaux sociaux.

Des enquêtes approfondies doivent être diligentées au niveau de l’armée pour faire la part des choses. L’opinion doit être clairement édifiée sur ce qui se passe à Tanwalbougou. Pourquoi cette localité est-elle ciblée ? Regorge-t-elle réellement de terroristes ? Qui sont-ils ?

Quels sont leurs modes opératoires ? Pourquoi les 07 personnes ont-elles été exécutées le 29 juin ? Avaient-elles des liens avec des terroristes ? De quelle nature ? Où en est-on avec l’affaire des 12 personnes mortes dans les locaux de la gendarmerie ? Quelle est l’apport de Tanwalbougou dans l’expansion du terrorisme au Burkina Faso ?

Il n y a guère de guerre propre

En un temps relativement court, les conflits ont changé de nature. On est passé du paradigme de la « guerre industrielle » entre États à celui de la guerre « au sein des populations ». Ce nouveau type de conflit a revêtu des appellations variées : guerre de « faible intensité », « irrégulière »  , « asymétrique », de « quatrième génération »   ou encore « bâtarde ». Nous adoptons ici la notion de guerre asymétrique, la plus appropriée à notre sujet.

La guerre asymétrique diffère des affrontements mettant aux prises deux armées loin des populations civiles. Elle oppose des États à des acteurs non étatiques, que ceux-ci soient qualifiés de « combattants irréguliers », d’« insurgés », de « guérilleros » ou encore de « terroristes ». Les guerriers asymétriques utilisent des moyens qui leur permettent de contourner la puissance militaire classique. Ils surgissent par petits groupes lors d’attaques ponctuelles dans le but de déstabiliser le fort.

La technique de la guérilla est une des formes les plus classiques de la lutte asymétrique. Pour les terroristes, le champ de bataille est l’hinterland civil, non le front militaire. Le mode opératoire des groupes armés consiste en effet à agir sous l’apparence de civils ou à utiliser la population comme bouclier humain. Ils opèrent généralement à l’intérieur des villes ou des villages, depuis des habitations, dont ils se servent comme « sanctuaires ».

Ils utilisent des femmes et des adolescents soit comme simples auxiliaires, soit pour des missions d’attaques, rendant ainsi toute la population suspecte. Cette stratégie vise à provoquer des attaques contre les civils de la part des armées régulières. S’ils parviennent à provoquer des réactions disproportionnées à leurs attaques, des massacres, des atrocités, les terroristes estiment qu’ils auront gagné la partie en démontrant l’inhumanité de l’État qu’ils combattent.

Asymétrique en termes de rapports de force armés, ce type de guerre l’est également d’un point de vue juridique. Il existe en effet plusieurs textes fondamentaux. Les Conventions de La Haye de 1899 et de 1907, celles de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels de 1977 qui fixent aux États des limites claires en ce qui concerne l’usage de la force.

Tous se fondent sur les principes de « discrimination » et de « proportionnalité » intimant aux États de s’abstenir de causer des souffrances à la population civile. Les guerriers asymétriques, eux, s’autorisent tout ce qui est justement et formellement interdit par les conventions relatives à la conduite des hostilités dans les conflits armés (jus in bello), dont ils ne sont pas signataires.

L’article 51 §2 du Protocole additionnel I de 1977 résume à lui seul le champ de ces interdictions : « Ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques. Sont interdits les actes ou menaces de violences dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile ».

Quelles sont les conséquences de ces contraintes juridiques pour les États démocratiques ? Ceux-ci ont le choix entre deux mauvaises solutions. Soit combattre les groupes armés en respectant strictement les normes édictées par les conventions internationales, ce qui signifie s’interdire d’entrer dans les zones habitées, de fouiller les maisons pour y chercher des caches d’armes ou d’éventuels complices.

C’est accepter la sanctuarisation de leur hinterland et se déclarer battus d’avance. Soit combattre dans le milieu urbain ou paraurbain. Et c’est prendre le risque non seulement de commettre des « dérapages » mais aussi de susciter des effets pervers en chaîne : soutien accru de la population locale aux combattants, protestations internationales, contestation au sein même de leur propre opinion publique.

Dans de nombreux cas, l’imbrication entre combattants et non-combattants rend le respect du principe de discrimination quasi impossible. Face à un ennemi invisible qui utilise des civils, la confusion dans le feu de l’action est fréquente. Aucune armée, aussi morale soit-elle, ne peut épargner complètement les civils.

Les soldats placés aux checkpoints, par exemple, savent qu’ils peuvent s’attendre à tout moment à une attaque. Cette menace permanente crée une tension qui les rend très nerveux et développe le syndrome de la « gâchette facile ». L’inexpérience des unités contribue à multiplier ce type de bavures.
Ces dérapages sont à distinguer des actes illégaux commis en connaissance de cause par des soldats.

Savoir raison garder

Pour défaire les groupes armés, il n’y a pas d’autre moyen que d’obtenir des renseignements, même au prix de quelques excès. Dans un contexte d’exception, l’argument principal que toutes les démocraties invoquent est celui de la « nécessité ».

Si un renseignement obtenu en temps voulu permet de sauver des vies humaines, il faut tout faire pour tenter de l’obtenir. Il apparaît comme une évidence qu’un État qui s’interdit d’user de la terreur massive doit envisager une stratégie plus subtile qui consiste à s’appuyer sur la population locale en évitant de la confondre avec les terroristes et de lui témoigner du mépris. Une pareille stratégie ne doit pas utiliser des moyens qui ne servent pas sa propre sécurité.

À cet égard, entreprendre une attaque massive en vue d’une « victoire décisive » serait aussi inefficace que contre-productif. Combattre les groupes armés implique des actions qui préservent un équilibre entre efficacité de la lutte contre le terrorisme et respect des droits de l’homme. Cette stratégie implique également de réprimer les comportements illégaux des forces de sécurité.

Tanwalbougou n’a pas encore livré tous ses mystères. Il faut donc se garder de jeter l’anathème sur l’armée, ou de croire que les FDS s’acharnent sans raison sur une communauté donnée. Le terrorisme n’a pas d’ethnie au Burkina Faso.

Jérémie Yisso BATIONO
Enseignant chercheur
Ouagadougou

Vos commentaires

  • Le 5 juillet à 20:00, par Josué En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Bel article. Avec toutes les exécutions sommaires qu’il y a eu, si les groupes terroristes continuent de semer la terreur et ont même tendance à se démultiplier, il y a effectivement un problème, qu’il faut vite résoudre. Il y a des erreurs, il faut humblement le reconnaître ( sans honte) et rechercher de meilleures solutions. Sinon, y a trop de morts, militaires et civils, et ça continue !

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    • Le 6 juillet à 15:13, par Patrice Dabre En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

      la répression excessive est contre productive. On pourrait même exploiter les informations obtenues sur les prisonniers au lieu de les exécuter automatiquement. Dans certains pays les prisonniers suivent un processus de deradicalisation. On les lave le cerveau et ensuite ils sont utilisés contre leurs frères restés dans les ténèbres et ça portent des fruits.

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    • Le 6 juillet à 15:16, par Patrice Dabre En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

      la répression excessive est contre productive. On pourrait même exploiter les informations obtenues sur les prisonniers au lieu de les exécuter automatiquement. Dans certains pays les prisonniers suivent un processus de deradicalisation. On les lave le cerveau et ensuite ils sont utilisés contre leurs frères restés dans les ténèbres et ça portent des fruits.

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  • Le 5 juillet à 20:37, par S.M. En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Si dans une localité l’on retient un nombre de personnes, et de ce nombre initialement retenu l’on effectue un tri pour en faire deux groupes distincts auxquels il est appliqué des sorts différents, il y a très certainement des raisons ’évidentes’. Il est indispensable de pouvoir dire à l’opinion les raisons qui ont prévalu au traitement différencié des deux groupes. Le silence, le manque d’information et/ou l’insuffisance d’information, ouvrent les boulevards à toutes les interprétations / déductions / supputations possibles, à tort ou à raison. Et c’est ce qui, précisément, pourrait nous conduire là où nous voulons de toute évidence éviter d’arriver. Et là, les forces du mal auront réussi la prouesse de nous amener à faire le sale boulot à leur place : ’nous rentrer dedans’, et il ne leur restera qu’à se tenir à bonne distance et s’occuper des ’rescapés’. En mai 2019, je publiais un post, suite à une série d’événements malheureux : " Quand des événements malheureux surviennent, il est souhaitable que nous prenions le temps qu’il faut pour chercher à comprendre tous les contours de l’affaire, mais aussi les implications à court, moyen et long termes de chacune des options possibles de recherche de solution. Ce qui n’implique pas que les autorités compétentes, avec le concours des structures habilitées, ne doivent pas prendre urgemment des mesures conservatoires et des dispositions qui siéent pour éviter l’aggravation de la situation ou d’autres dérapages.
    Ceci dit, nous gagnerons tous à œuvrer pour le renforcement de l’État de droit, en accompagnant nos autorités pour que force reste à la loi, en évitant la tentation de se rendre justice soi-même. Aucune composante communautaire de notre pays de peut être majoritaire dans toutes les localités du Burkina Faso. Si toute une communauté doit être prise pour cible parce qu’un de ses membres a commis (ou aurait commis) une bavure, ce serait un précédent fâcheux et dangereux pour toute la nation.... Quand force reste à la loi, aussi bien le faible et le pauvre que le fort et le riche, vivront dans la quiétude parce qu’il existe des structures de confiance auxquelles chacun peut faire recours pour faire respecter ses droits.

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  • Le 6 juillet à 07:11, par Nekre En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Cet enseignant chercheur n’a pas volé son titre. Une analyse impartiale et limpide qui montre toute la complexité du phenenomène. Il n’ y a pas de doutes que des communautés abritent des nids de terroristes, mais il est du devoir de l’Etat de veiller à ce que le droit soit toujours respecté et dit, que les innocents soient protégés et rassurés. C’est difficle, mais c’est la seule voie.

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  • Le 6 juillet à 10:27, par le Nomade En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Merci M. Bationo pour ce bel écrit qui sonne comme un avertissement aux autorités. Et comme l’a dit l’internaute Josue, il y a un problème urgent à résoudre parceque depuis le debut de ce drame on ne compte pas le nombre de personnes exécutés sommairement par les FDS, les Kolweogos et maitenant les VDP et malgré tout, les terroristes continuent d’opérer chaque jour. IL faut donc tirer les lessons et tout d’abord abanonnder cette pratique qui ne donne aucun résultat et ne fait que aggraver la situation. IL est évident que ce n’est pas facile mais les FDS doivent faire la différence entre djihadistes et population civile non combattante. On peut admettre qu’il y ait des bavures de temps en temps, mais dans un Etat de Droit, c’est inacceptable que des civils soient cuellis chez eux, dans les mosquées, sur la place du marché et exécutés sans autre forme ! On a tous entendu un journalsite sur bf1 dimanche, dire qu’il a des preuves que les 12 de Tanwalbougou ont été tabassés jusqu’à ce que mort s’en suive ! Comment humainement parlant on peut justifier de tels actes (s’il sont prouvés) de la part de ceux qui sont sensés protéger les populations civiles ! Comment les dirigeants de ce pays peuvent-ils fermer les yeux sur une telle pratique de la part des éléments de nos FDS ?
    Non seuleument ce sont des violations du Droit International, mais aussi de la Constitution burkinabe. On entend souvent des gens dire que c’est parceque les populations refusent de collaborer, mais on ne peut pas non plus tuer des gens ouvertement souvent devant leur familles et dire aux survivants de collaborer ! Il faut que des enquêtes soient menées pour tout ce genre d’incidents, Tanwabugou, Djibo Kai, Ban etc...et que les coupables soient sanctionés ! Comme l’a dit Bationo, Force doit rester à la loi si l’on veut venir à bout de ces criminels !

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    • Le 7 juillet à 19:00, par Idriss En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

      @Le Nomade Je comprend votre logique , malheureusement vous seriez etonne de voir que souvent meme les gens que nous pensions avoir de la logique ne l"ont pas . Nos FDS ne sont pas assez professional dans leur ensemble . Malheureusement le peuple semble avoir plus confiance en eux qu’il ne doivent .
      Prenons l’example du couvre feu due au covid19. Les FDS des le premier jour bastonne la population a la va t’assoir , de facon indiscriminer . Beaucoup de gens parmis les bastonnes pour ne pas dire eux tous n’etaient meme pas au courant du couvre-feux .
      Suivant votre logique vous les avez bastonne et fais tous ce dont vous voulez faire . Pourquoi ?
      1) filmer ca ? Ok admettons que c’est ok de filmer pour regarder ca entre vous ( ce n’est jamais ok , au grand jamais ok de filmer ca ).

      2) Toujours suivant votre logique si nous admettons que c’est Ok de filmer ; Pourquoi mettre la bastonnade filme sur les reseaux sociaux ? Pourquoi s’exposse au monde entier ?.
      @Nomade il y’as beaucoup d’idiot et de delinquands parmis nos FDS , les FDS ne sont pas un group isole ; Ils sont a l’image de la population , et du pays . Je suis desole de le dire parce ca me fais mal de l’admettre , mais malheureusement c’est la seule conclusion que je vois . Ils y"a des gens qui parce que FDS ; se pensent au dessus de tout y compris de la loi .
      Le Jeune Procureur Yoda a ecris pour rappeler les FDS a l’ordre et au droit et des gens se plaignent.
      Si vous avez suivis la derniere sorti du Procureur Yoda , il a mentionner un dossier sur des faux bons de mission au niveau de la garde Republicaine ( La garde presidentielle ) . Ils sont tous gendarmes labas , mais on cree de faux bons de mission pour vole . Le pays est moralement a genous ; que le Createur nous aide.

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  • Le 6 juillet à 10:35, par ô pays mon beau peuple En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Merci mon cher Chercheur pour cette brillante analyse. De mon point de vue la récente affaire de Tanwalbougou me parait absurde. Selon moi l’étape la plus dangereuse au cours de l’opération militaire c’est l’étape de l’arrestation. Je ne pense pas que les présumés terroristes ont été convoqués au camp pour être arrêtés . C’est bien les militaires qui prennent le risque de rejoindre les présumés terroristes sur leurs bases (habitation et autres) pour l’opération et courent le risque d’une éventuelle riposte de ces derniers. Si l’intention des militaires est de massacrer c’est le bon moment et le meilleur endroit à choisir pour leur le faire et justifier leur acte par une résistance des présumés terroristes. Il me paraît tellement idiot de prendre tout ce risque pour arrêter des gens et les conduire bonnement pour les fusiller dans la même localité. Si c’est avéré que c’est vrai, ce n’est pas des militaires mais des agents infiltrés dans l’armée pour saper les efforts des FDS dans cette guerre si complexe. Pour ce qui concerne le mutisme de l’armée( la grande muette), je ne pense pas qu’il soit si mauvais que cela, car je suis convaincu qu’il y a des vérités que l’armée détiens à travers le renseignement et dont les révélations pourraient engendrer des situations pire que ce que l’on connait actuellement. Rappelez vous de l’histoire des aéronefs qui a contraint le Chef d’état major à faire le communiqué. Il y a des vérités qu’on ne dit pas lorsqu’on mesure les conséquences. On préfère "gérer" les choses "en bas en bas" pour limiter les dégâts. Dieu est le seul détenteur de la vraie Puissance et de la vraie Science et Il agit toujours au bon moment et au bon endroit. Gloire éternelle aux peuples en lutte pour leur dignité ! GOD BLESS BURKINA FASO

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  • Le 6 juillet à 10:53, par Le réaliste En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Analyse très réaliste. Il faut effectivement que les mesures tant réclamées par une certaine opinion contre les forces militaires soient soigneusement examinées pour ne pas provoquer un chao. En effet, contre vents et marées, nos troupes perdent leurs vies sur le terrain pour traquer les terroristes et leurs nombreux complices disséminés dans la population. Une mauvaise gestion des récriminations portées contre les soldats sur les médias par les mouvements associatifs et autres organisations sociales, risque fort de nous conduire à l’abime si on n’y prend garde.
    Comme l’a si bien et brillamment conclu l’analyste, le terrorisme n’a pas d’ethnie au Burkina. Tout individu qui s’y implique doit être anéanti si son arrestation comporte un risque d’ôter une vie de nos hommes sur le terrain. Je pense que ceux qui parlent d’ethnie dans le cadre du terrorisme sont plus dangereux que les terroristes qui combattent sur le terrain. C’est d’ailleurs parce que nous avons ces délinquants aux cols blancs dans nos structures aux niveaux central et déconcentré que la lutte est compliquée contre ces mécréants qui bénéficient de leur appui.
    Un gouverneur l’a déjà dit, tous ceux qui parlent de stigmatisation, discrimination, ethnicisme etc... sont plus terroristes en réalité.
    Nos soldats sont en guerre et c’est le terrain qui commande le combat. Aucun militaire ne va aller tuer quelqu’un cadeau.
    Il est plus patriotique pour tous, de sensibiliser nos populations à abandonner toute attitude ambigu partout là où elles se trouvent. La meilleure façon d’être utile et aider à cette lutte commune est d’avoir un comportement non équivoque. C’est seulement en cela que nous méritons d’être Burkinabè.

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  • Le 6 juillet à 11:30, par Le Sage En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Voilà le genre d’analyse qu’il nous faut en ce moment, en lieu et place des réactions épidermiques (provenant même parfois d’"intellectuels") qui disent qu’il faut tuer seulement, parce que on est en guerre. C’est vrai qu’on est en guerre et c’est très compliqué et difficile pour nos FDS, pas préparées à ce genre de guerre, parfois moins bien équipés, etc. Évitons donc de leur compliquer encore la situation avec ces nombreuses bavures que de plus en plus de personnes physiques et morales dénoncent. La dernière fois c’était la Croix-Rouge international. Vraiment prenons ces critiques en compte au lieu de passer le temps à dire : "on s’en fout", " ceux qui critiquent sont contre nous", etc, etc. !

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  • Le 6 juillet à 15:22, par Yamsoba En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Sil y a eu bavure il faut revoir les modes de recueil du renseignement et de repenser la stratégie de lutte. Mais , je dis mais car il faut bien suivre les sages propos de S.M, évitons les pressions sur les autorités et les FDS, les conclusions hâtives, les condamnations stériles car nous risquons fort de tomber dans le piège de ces criminels qui nous lisent et prennent le pouls des couches sociales qu’ils visent à détruire depuis longtemps. Pourquoi cette guerre inutile. Quel (s) (sont) est le but ? les initiateurs ? leurs soutiens ? leurs objectifs ? la finalité recherchée ? les cibles ? les causes ? autant de question que seuls les terroristes et leurs complices locaux souterrains savent mais ne vous diront rien absolument. Ceux qui dorment dans ces zones hostiles où la sincérité d’une partie des individus qui montrent des mines d’innocents et qui vous côtoient nuit et jour ne pèse pas un millième de gramme, savent quel enfer ces criminels les réserveront s’ils réussissent à les faire peur par les allégations mensongères relayées avec le soutien complice de certaines presses nuisibles (suivez mon regard). Prenons le temps d’analyser, de chercher à mieux comprendre car les méchants ont aussi pris leur temps pour faire leur montage et jeter le sujet pour appâter les plus naïfs et obtenir leur adhésion afin de parvenir à leurs sales et macabres fins. Restons lucides. QUe Dieu BENISSE LE BURKINA. AMENNNNNNNNNNNNNN -i

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  • Le 6 juillet à 15:24, par Pascal O En réponse à : Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

    Le Burkina a ratifié des conventions sur les droits de l’homme, c’est une obligation de les respecter. Il ne faut donc pas qu’on se compare aux terroristes. Et même dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, tout citoyen devrait bénéficier de la présomption d’innocence. Un prisonnier est plus utile qu’un cadavre. Il faut que ces executions sommaires cassent, ca ne fait pas honneur à notre armée.

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