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Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

Accueil > Actualités > Opinions • • vendredi 3 juillet 2020 à 22h30min
Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

Nul besoin d’être un expert pluridisciplinaire ou un sage patriarche omniscient pour s’aviser de la situation politico-économico-sociale calamiteuse et alarmante du « Pays des Hommes Intègres ». En effet, malgré un potentiel économique avéré, matérialisé entre autres par une position géographique stratégique, un secteur minier extrêmement fécond, une population jeune et au sein de laquelle émerge une culture entrepreneuriale, et un capital humain de plus en plus qualifié ; le décollage du Burkina-Faso tarde à se concrétiser.

L’auteur de cette réflexion tente dans cet écrit d’analyser la réalité politique, sociale et économique actuelle du Burkina Faso ; ensuite de mettre en exergue la source principale de nos insuccès politico-socio-économiques ; et enfin, de formuler sans prétention aucune, des axes de solutions pour remédier à nos contre-performances à moyen et long terme.

Sur le plan Politique, de prime abord, la majorité des poids lourds qui ferraillent aujourd’hui dans l’arène politique burkinabè, y sont depuis plus de 03 décennies, plus précisément, depuis l’époque de la révolution sankariste. Ils ont tapé le djembé de la révolution avec le Capitaine Thomas SANKARA, une fois entonné l’hallali de son règne, ils ont dansé le balafon de la rectification et bu le zoom-koom du front populaire avec le Capitaine Blaise COMPAORE.

Après le troc par ce dernier du treillis militaire par le costume de la démocratie, ils prirent la direction du bon vent et furent les farouches bâtisseurs de son long règne, en étant pour les uns les metteurs en scène de ses programmes de développement, pour les autres, ses griots devant la presse, ses laudateurs et thuriféraires lors des campagnes électorales, ou courtisans et rapporteurs du Palais.

Ces poids lourds précités, se sentirent mis à l’écart après plus de trente ans de bons et loyaux services au profit de nouvelles recrues politiques de la 25ème heure. Ils aperçurent leur retraite politique et leur disgrâce auprès du Grand Chef se dessiner à l’horizon. Alors, ces tapeurs de djembé du Capitaine SANKARA et danseurs de balafon du Capitaine Blaise COMPAORE, voyant le rapport de force se décliner en leur défaveur, décidèrent, fidèles à leurs pratiques d’antan, de mettre leurs pieds pleins de « poto-poto » dans le couscous du facilitateur Blaise COMPAORE.

Aujourd’hui, les anciens amis et fidèles compagnons de lutte de l’enfant terrible de Ziniaré sont devenus des cordiaux ennemis, les uns bataillant dans l’opposition politique, les autres guerroyant dans la mouvance présidentielle. Ils se font une terrible guerre des tranchées pour la conquête du pouvoir. Ainsi, après avoir occupé des postes hautement stratégiques, ces poids lourds politiques aspirent coûte que coûte goûter aux délices du pouvoir.

Dans un tel contexte, la politique n’est plus une noble confrontation des idées et des hommes pour le bien et l’intérêt suprême de la nation, mais un terrain propice aux règlements de compte, aux dénigrements, aux guerres de positionnements personnels et d’intérêts égoïstes. La question à se poser est de savoir qui de l’opposition ou du parti au pouvoir innoverait et ferait mieux que Blaise COMPAORE, puisqu’ils ont tous été biberonnés, façonnés, moulés et formatés à l’académie politique Blaise COMPAORE, dont la devise était : « mangez en outrance, profitez bien, et surtout taisez-vous ».

Sur le plan Social, la société burkinabè a perdu une des valeurs cardinales qui caractérisait la société voltaïque d’antan, à savoir, la VALEUR TRAVAIL. Le voltaïque était un travailleur. Il ambitionnait être respecté, reconnu, promu et valorisé par la qualité de son travail. En classe ou à l’université, dans l’administration publique ou sur le champ de bataille, dans sa patrie ou en exil, le voltaïque aspirait se distinguer des autres par son sens élevé de l’honneur, du devoir et du travail bien fait. Aujourd’hui, la facilité, la cupidité et les sinécures s’érigent en temple au Pays des Hommes Intègres. Et pourquoi ?

Parce que durant les 03 dernières décennies, les burkinabè ont été témoins oculaires de l’éclosion soudaine de nouveaux riches. Notre société a vu émerger une génération spontanée de personnes nanties, qui, comme par magie, ont déposé des châteaux luxueux en un temps éclair. Dans un mouvement abracadabresque, elles ont escaladé l’échelle sociale à grandes enjambées en quittant d’un simple vélomoteur à la dernière bolide américaine ou allemande, se pavanant dans les artères de nos villes, dépensant à l’aveuglette, sans parcimonie et de façon ostentatoire, et s’entourant de gourgandines et donzelles aguichées par l’apparence.

Cette réalité de mauvais aloi a anéanti la VALEUR DU TRAVAIL au Burkina Faso. En effet, ces parvenus notoires et arrivistes patentés ont instruit tacitement aux burkinabè que la formule selon laquelle le travail et l’effort soutenu sont les voies royales pour être riche est royalement fausse, et que l’argent pouvait s’acquérir et s’accumuler en empruntant des raccourcis comme l’affairisme, le mensonge et la corruption. Ce qui fait qu’aujourd’hui, au Burkina Faso, le vol est toléré, le détourneur de fond est ovationné, la corruption est normale et légitime, et l’Homme intègre, celui qui ne vole pas est bête ou lâche.

On part à l’université pas pour être un avocat qui défendra le faible contre le fort ; pas pour être un excellent médecin soucieux du bien-être des burkinabè, pas pour être un magistrat qui dira tout haut le droit ; mais uniquement pour s’octroyer par tous les moyens la belle voiture, construire sa R+2 et jouir des courbettes de soumission et des appellations d’allégeance comme « Naaba, Boss ou Chef ». En conclusion, sur le plan social, la sanctuarisation de l’argent et la sanctification du matériel sont devenus une imposante réalité dans la « Patrie des Hommes Intègres ».

Sur le plan économique, les projets sont légions, les idées et les plans de développement ne sont point déficitaires et des infrastructures sont réalisées ou sont en cours de réalisation. Malheureusement pour le Burkina Faso, à la fin de ces travaux, les résultats seront mitigés, car dans le comité chargé de la conception, du pilotage et du suivi des travaux, constitué entre autres des politiques, de l’entrepreneur, du bureau de contrôle et des techniciens du ministère de tutelle, chacun selon son grade et son niveau de responsabilité « a voulu manger ».

A force de grignoter pour satisfaire chacun, en fin de compte, l’entrepreneur n’a plus grand-chose pour exécuter le travail. Au final, l’édifice aura une qualité approximative et une durée de vie brève. Ainsi, au Burkina Faso, vous verrez des constructions datant de l’époque des indépendances ou même des temps coloniaux qui résistent mieux au temps et aux intempéries que des édifices érigés il y’a seulement 02 ans.

Aussi, sans accès au littoral, ne disposant pas de gisements pétrolifères et diamantifères, le « Pays des Hommes Intègres » ne peut compter que sur les recettes fiscales et les retombées de son secteur minier. Dans ces deux sources de revenus majeurs, « on mange dedans ». Conséquence : une croissance économique visible mais sans répercussion dans le portefeuille du citoyen lambda car, l’argent circule entre les mains et les comptes bancaires d’une minorité de personnes.

Toutes les analyses ci-dessus prouvent que « l’argent, considéré comme une fin en soi, est la source de tous les maux et malheurs du Burkina Faso ». Le tableau est noir, l’heure est grave, mais le Burkina Faso n’est pas irrécupérable. A l’image du Rwanda, de Singapore, de Taïwan et du Japon, notre pays peut également épater le monde.

Chacun a ses solutions, et votre petit frère, apolitique et libre penseur, dans sa modeste posture, propose ceci : premièrement, nous devons dans un élan fraternel, organiser des assises nationales à l’issues desquelles les autorités morales et coutumières, les anciens dirigeants et hauts responsables, et les intellectuelles de haut niveau définiraient premièrement le prototype du vrai burkinabè, avec ses valeurs et ses vertus que tout citoyen burkinabè devrait incarner. Une fois ce travail fait, à travers l’éducation et l’instruction, les enfants du Burkina Faso seraient amenés à s’inculquer et s’approprier ses valeurs et vertus.

Ensuite, nous devrions apprendre à nos bambins à rêver, à aspirer impacter l’humanité et non ambitionner s’approprier les biens matériels non seulement éphémères et vains de ce bas monde, mais aussi et surtout, sans valeur ajoutée pour le Burkina Faso et son rayonnement international. Nous devrions leur inspirer la volonté de construire de « nouvelles pyramides », et défier l’Homme Blanc et le battre sur son propre terrain scientifique, technologique, financier, sportif et culturelle au lieu de toujours lui quémander de quoi vivre 60 ans après les indépendances, tout en se réjouissant dans la victimisation.

C’est à ce seul prix que l’Afrique et le Burkina Faso arracheraient leur liberté, leur indépendance, leur dignité, et surtout, leur respectabilité vis-à-vis de l’Homme Blanc. C’est à ce seul prix que chinois, japonais, coréens, juifs, singapouriens et indiens, jadis vaincus et méprisés, ont réussi à imposer leur respect dans ce monde. C’est à ce seul prix que plus personne n’oserait nous qualifier de « Pays de Merde ».

Enfin, dans une vision à long terme, ces assises devraient définir quel rang, niveau ou position notre Burkina Faso, le beau et magnifique « Pays des Hommes Intègres » ambitionne occuper dans ce monde dans 10, 20 et 50 ans. Cela nous permettrait de palier à notre myopie collective, notre inconscience nationale et à notre vision « court-termiste » et suicidaire de l’avenir. A ce propos disait le Capitaine Isidore Noël Thomas SANKARA : « Osons inventer l’avenir ».

Que DIEU BENISSE le Burkina Faso.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons

Sidiki Aboubacar Wendin ZERBO
Spécialiste en Management de l’Achat International et en
Ingénierie Logistique.
Doctorant (PHD) en Management
wendin.aboubacar.zerbo@gmail.com

Vos commentaires

  • Le 3 juillet à 15:21, par SIRG En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Bref, précis et concis. Félicitations M. Zerbo pour cet écrit. Je pense que c’est au prix de telles réflexions que nous pourrons effectivement construire un Burkina Faso 🇧🇫 durable. Cela m’encourage à reprendre l’écriture « utile » pour l’édification d’un peuple souverain et soucieux de son avenir dans la dignité humaine. Je suis également un libre penseur et je sais que nos politiciens lirons votre missive. Mais combien comprendrons ou seront assez courageux pour mettre en œuvre vos conclusions ? L’histoire nous le dira.

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  • Le 3 juillet à 16:35, par Nongasidapguiligdi En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Je n’avais jamais pensé qu’un San esclave du Moaga pouvait mener une telle réflexion. Mes félicitations Mr ZERBO. C’est bien dit et ça ressemble à la pensée d’un grand homme, bâtisseur et soucieux de l’avenir de notre merveilleux pays. Merci, Merci et merci pour la pensée. ça éclaire les esprit petits et ça les fait grandir.

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  • Le 3 juillet à 17:53, par passate En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Incriminer la politique ne suscitera pas des vocations plutôt attirera que des médiocres.

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  • Le 3 juillet à 18:26, par Boss En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Bel écrit. Si tous les Burkinabès pouvaient tous travailler dans ce sens, ça ne pourra que profiter à tout les Burkinabès.

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  • Le 3 juillet à 19:33, par Dénis Yameogo En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Bonsoir mon frère, vraiment vous avez tout dit, nous devons voir les choses comme tu suis bien le dire, très bonne analyse, Dieu te bénisse.

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  • Le 3 juillet à 20:33, par PAK En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Félicitations pour cette réflexion partagée qui, non seulement diagnostique sans complaisance mais propose des pistes de solutions réalistes. Le problème majeur est la quasi-absence d’hommes d’État dignes de ce nom depuis l’assassinat tragique du père de la révolution. Le champagne et le whisky sont célébrés et préférés en lieu et place du développement inclusif qui mettait l’accent sur l’eau potable pour tous. On se retrouve finalement avec des burkinabè (hommes intègres) qui sont des terroristes pour détruire leurs propres pays. Tout voleur des deniers publics quel que soit la forme devrait comprendre qu’il accomplit des actes de terreur et de terrorisme contre d’autres burkinabè de par les conséquences de ces actes sur la santé, les finances, l’économie... Il est vraiment temps que les dirigeants gouvernent par l’exemple et que les populations changent de paradigme pour disposer à terme d’un Burkina Faso où la veuve et l’orphelin, le pauvre et le riche, chacun verrait sa place dans l’édification de notre cher pays. Encore félicitations mon cher esclave !

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  • Le 4 juillet à 01:10, par jeunedame seret En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Bravo ZERBEAU ; vous êtes apparemment émergent. Reconnaissez d’abord que vous êtes redevable aux habitants d’arrière cour du Moogho naaba, pour votre intégration, scolarisation et donc épanouissement. Et je suis d"accord avec cette proposition d’assises et de définitions. Et je crois que pour mieux réussir une telle résolution, il faut l’accompagnement d’une presse instruite et d’une vraie justice autonome pour des audits et condamnations, voire rectifications, des dérives inconscientes et audacieuses. Car, la bonne éducation au Faso c’est avec le fouet et les blâmes ouverts. Sinon, c’est du sabotage risqué.

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  • Le 4 juillet à 07:32, par Abdoul Rasac Ali Ouedraogo En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Bonjour Mr Zerbo
    Très belle réflexion.Je pense que c’est une bonne voie de sortie que tu propose.Si seulement nos autorités prêtaient attention aux bonnes propositions des citoyens,on en serait pas là

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  • Le 4 juillet à 11:01, par TOERE En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Bravo mon frère pour cette belle contribution à la reflexion socio- politique . En réalité dans le BURKINA FASO d’aujourd’hui ce ne sont pas les beaux écrits comme celui-là qui manquent .
    Malheureusement nous n’avons plus d’hommes et de femmes d’Etat dans ce pays . Qu’il s’agisse des politiciens parce que pour moi ,il n’ y a pas d’hommes politiques au BURKINA FASO,qu’il s’agisse des pseudo intellectuels ,qu’il s’agisse du citoyen lambda ,tout le monde est devenu .
    Le seul sport favori , c’est la recherche du gain facile ,l’accumulation rapide des fortunes . Et comme le pouvoir à commencer le président du Faso ont transformé l’État en un énorme gâteau à se partager entre parents , amis,camarades médiocres etc ; à charge pour chacun et chacune de se servir de sa position pour amasser fortune très rapidement ,il n’ y a plus de conscience patriotique dans ce pays .
    Quant à la classe politique ,entre ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont à l’opposition ,c’est comme les Dioulas le disent :
    "DOROMé DOUROU MA PISSA DOROMè TAN YE " . Autrement dit ,25 francs ne valent pas mieux que dix francs .
    Donc entre les gouvernants actuels et ceux qui cherchent à les remplacer ,on se demande vraiment qui vaut mieux que qui ? D’autant qu’ils ont été formés et formatés au même moule pendant 30 ans .
    On n’aurait aimé ne plus souhaiter une insurrection populaire ou un coup d’État pour faire changer les choses ,mais à l’allure où vont les choses ,certaines personnes n’ont-elles pas finalement raison, d’en appeler à une de ces deux solutions ,si la mal gouvernance avec tous ces scandales qui éclatent tous les jours persiste.

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  • Le 4 juillet à 14:13, par Albert COMPAORE En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Nous sommes convaincus que c’est autour de la refondation de nos valeurs "d’hommes intègres" que devrait s’organiser la "réconciliation" nationale tant réclamée. Une réconciliation avec nos valeurs ancestrales d’abord et et non entre amis d’hier, devenus ennemis aujourd’hui.

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  • Le 4 juillet à 15:22, par Le réaliste En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Bonjour, Mr Zerbo : je trouve très bon votre diagnostic. Quant à votre proposition de solution, elle me semble presque inutile et inopérante. En effet vous dites " Nous devons dans un élan fraternel, organiser des assises nationales à l’issues desquelles les autorités morales et coutumières, les anciens dirigeants et hauts responsables, et les intellectuelles de haut niveau définiraient premièrement le prototype du vrai burkinabè, avec ses valeurs et ses vertus que tout citoyen burkinabè devrait incarner" : Pensez-vous que c’est à ceux que vous citez qu’il revient de définir le prototype de citoyen ayant des valeurs ? On n’a nullement besoin d’organiser une assise pour définir et inculquer des valeurs comme l’intégrité, l’amour du travail, la justice etc..... ce sont des valeurs universelles prônées par tous les peuples du monde et inscrites dans toutes les constitutions dont celle du Burkina Faso. Et tout le monde les connaît. S’elles ne sont pas adoptées c’est que ceux qui devaient les promouvoir et les faire adopter largement au sein de la population pensent qu’ils n’y ont pas intérêt : d’ailleurs ceux-là que vous préconisez pour participer aux assises sont de ceux qui tirent profit égoïstement de cette triste situation. Je vous aurais applaudit si vous appeliez simplement la population, la presse, la société civile bref, la masse naïvement silencieuse à soutenir la justice et à l’encourager à sévir sans état d’âme contre les citoyens déviants quel que soient leurs rangs ! Il suffit d’imposer la bonne gouvernance en prônant l’application stricte de la constitution et de la loi et en décourageant l’impunité pour que les mots cités disparaissent d’eux-mêmes. On n’a pas besoin de réunir des gens pour écrire que voler n’est pas bien ni de supplier un voleur de ne pas voler : c’est peine perdue. Il suffit que le peuple se batte pour l’application stricte de la constitution et des lois . Merci...

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  • Le 4 juillet à 18:27, par Sacksida En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    En realite, toutes ces causes des maux recurrents de notre pays sont connus par tous tant bien de nos gouvernants actuels et bien sur des citoyens Burkinabe. Depuis 5 ans, des propositions d"un cadre d’echanges et de diagnostique sont legions mais ceux qui tiennent le pouvoir de la convocation n’ont pas cette volonte politique de le faire. Et pourtant, sans un Etat de la situation nationale et des critiques et d’autocritiques sinceres ; suivis de fortes recommandations pour rebatir le Burkina Faso sur des valeurs positives de solidarite, de justice sociale et de repartitions equitables des richesses nationales ; les crises multiformes actuelles risqueraient de continuer et meme s’accroitrent. De meme, il faut que la Justice soit sincere et forte pour traiter tous les dossiers de delits et crimes diverses. Salut.

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  • Le 4 juillet à 21:11, par Doutit En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Le problème c’est qu’organiser une telle assise de refondation sonnera la fin du "Mangement" de certaines personnes. Par consequent je doute fort bien qu’il y’ai cette refonte tant attendue.

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  • Le 4 juillet à 23:03, par Nabiiga En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    C’est la vérité et personne ne peut le contrarier sur les points soulevés dans son exposé. Ce que j’aurais voulu qu’il ajoute aurait été des exemples concrètes de ce qu’il a très bien affirmé et ce, non pas pour le contrarier, mais pour montrer le bienfondé de ses arguments ; et des exemples. il y en eu à commencer par l’affaire Guiro ; surtout elle. Comme il a très bien dit, en dehors du secteur minier, la douane nationale et la vache à lait du trésor national, de quelle caisse sont financés les projets de développement et les salaires des fonctionnaires. Guiro, haut responsable chargé des versements des recettes à l’instance chargée de les recevoir, a tout simplement décidé de s’offrir les recettes de la douane. Enfin, le paysage administratif de notre pays est parsemé des cas innombrables de corruption que l’auteur aurait pu citer à notre bonheur. Qu’à cela ne tienne, c’est un très bon article et je le félicite vivement.

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  • Le 5 juillet à 17:06, par RETRO En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Moi je préfère la proposition de Mr Zerbo en lieu et place de la soit disant réconciliation nationale qui si nous devons être réaliste devrait prendre en compte tous les actes posés par les hommes depuis leur apparition sur cette terre du Faso jusqu’à maintenant. Et là je ne sais pas quel personne ressource ou historien pourrait donner des orientations claires. Mr Zerbo vous avez raison quelque part. Pour s’en convaincre aller autour de Ouagadougou puis au-delà dans les villages du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest et vous verrez comment des hommes et des femmes se plient la colonne vertébrale et le dos entier pour sarcler une terre infertile espérant avoir quelques paniers de sorgho pour nourrir leur famille !!! Ces hommes et femmes utilisent toujours la daba pour sarcler le sol et sans apport d’engrais parce qu’ils sont pauvres et même très pauvres et aucun espoir ne pointe à l’horizon car ceux de la ville ne pensent qu’à l’argent. C’est pour contribuer à remédier à ces maux par exemple que vous avez fait des propositions. Mais je suis d’accord aussi avec « Le réaliste » internaute 11 qui mentionne qu’il faut que la population, la presse, la société civile bref, la masse naïvement silencieuse soutiennent la justice et à l’encourager à sévir sans état d’âme contre les citoyens déviants quel que soient leurs rangs ! » Et il ajoute « Il suffit d’imposer la bonne gouvernance en prônant l’application stricte de la constitution et de la loi et en décourageant l’impunité pour que les mots cités disparaissent d’eux-mêmes ». Finalement on peut combiner la proposition de Mr Zerbo et celle de « Le réaliste » en orientant les décisions finales dont les points centraux iront dans le sens du soutien à la justice. Mais là aussi il faudra l’insérer dans un chapitre de la constitution. La réflexion pourrait continuer afin que nous puissions ensemble bâtir notre beau pays.

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  • Le 6 juillet à 08:52, par BOUBA En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Les MOSSI là, vous allez tout dire içi, nous on vous écoute. Vous ne saviez pas qu’un SAMO pouvait sortir un tel écrit hein. Est ce que vous écoutez quand on vous parle, ça y est la naaba, naaba seulement. Maintenant que vous avez lu, réfléchissez y. Parole de SAMO.

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  • Le 7 juillet à 00:42, par Ton chef En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    Très bonne réflexion,mais je ne suis pas d’accord avec ta conclusion. Je m’explique, au point ou on en est, un pansement ne peut guérir ce ensemble de maux.il faut de la chirurgie lourde. On ne peut pas avoir des omelettes sans casser des oeufs. Une révolution avec un leader visiinnaire a la limite dictatorial ( expl du cas Rwandais) sans quoi y’a rien a faire, on ne peut pas rafistoler une baraque dont les fondations sont pourries. Il faut raser et tout reprendre depuis les fondations.
    Pauvre Burkina

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  • Le 24 juillet à 18:29, par LePoissonPourritParLaTete En réponse à : Politique : « La cause principale de tous les maux du Burkina Faso »

    « Osons inventer l’avenir »
    La proposition de l’éducation des générations futures sur des valeurs morales forte m’a convaincu.
    Le poisson pourrit par la tête dit le proverbe mais ce sont les peuples qui produisent leur dirigeants. Donc formons patiemment un peuple intègre pour obtenir dans 20 ans des dirigeants intègres.
    Merci là-bas !
    Signé
    Le Poisson Pourrit par la Tête

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