Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Il y a deux façons de faire face aux difficultés : soit on les transforme, soit on se transforme en les affrontant» P. Bolton

Cohésion sociale au Burkina : La contribution des chefs coutumiers et traditionnels sollicitée

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 29 juin 2020 à 21h30min
Cohésion sociale au Burkina : La contribution des chefs coutumiers et traditionnels sollicitée

Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale est soucieux du vivre-ensemble au Burkina Faso. C’est pourquoi il a initié des rencontres régionales avec les chefferies coutumières et traditionnelles des différentes régions du pays. L’objectif de ces rencontres est de renforcer la cohésion sociale dans la pratique des valeurs coutumières et traditionnelles dans toutes les contrées du pays. C’est la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Madiara Sagnon, qui a procédé au lancement officiel de l’atelier de concertation ce lundi 29 juin 2020, dans la ville de Banfora, région des Cascades.

Selon la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Madiara Sagnon, le Burkina Faso continue de faire face aux défis de la paix, de la sécurité, de la santé et de la démocratie. Elle estime que ces facteurs sont indispensables et déterminants pour son développement économique et social. C’est pourquoi elle a souligné que l’objectif visé à travers ces concertations est de mutualiser les connaissances et savoir-faire pour une mise en œuvre concertée des différentes initiatives en matière de cohésion sociale, centrées sur les pratiques coutumières et traditionnelles du Burkina Faso.

Le présidium

En effet, au Burkina Faso, la chefferie coutumière et traditionnelle est reconnue par tous comme la plus ancienne institution de gouvernance endogène des populations auprès desquelles elle occupe toujours une place importante. Elle a survécu à l’Etat colonial et aujourd’hui encore sa présence dans l’Etat démocratique postcolonial reste une réalité qui ne saurait être occultée. Ainsi, les chefferies coutumières et traditionnelles ont souvent constitué un vivier de personnalités au sein duquel l’administration publique s’est tantôt trouvé des auxiliaires ou tantôt des personnes ressources pour la résolution de certaines crises sociales et politiques.

« Les chefs coutumiers et traditionnels, au regard de leur proximité avec la population, et en tant que force de rassemblement et de mobilisation du fait de leur légitimité et de leur pouvoir de cohésion sociale, constituent un maillon fort dans le dispositif interne de prévention et de gestion des conflits. Ils constituent le levier sur lequel l’Etat pourrait s’appuyer pour mettre en œuvre toutes les actions visant à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale », a indiqué Madiara Sagnon.

La ministre déléguée chargée de la décentralisation et de la cohésion sociale, Madiara Sagnon

C’est ainsi que le ministère en charge de la Cohésion sociale a décidé de rencontrer l’ensemble des responsables coutumiers et traditionnels pour un dialogue inclusif dans le but de préserver la paix et de consolider la cohésion sociale. Cette première rencontre à Banfora regroupe les chefferies coutumières et traditionnelles des régions des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest. Il s’agira pour les participants, d’identifier les obstacles du vivre-ensemble dans leurs différentes régions qui vont servir à jeter les bases d’un cadre stratégique et opérationnel de promotion de la cohésion sociale dans notre pays.

Plus spécifiquement, il s’agira, entre autres, de faire connaître aux participants la nécessité de vivre ensemble malgré les pratiques coutumières et traditionnelles différentes, de définir le rôle de la chefferie coutumière et traditionnelle en tant que médiateur dans la prévention et la gestion des conflits, de faire connaître aux chefs coutumiers et traditionnels le rôle qui est le leur dans le développement économique et social du Burkina Faso et de promouvoir l’animation de la vie culturelle au sein des royaumes et cantons. Par ailleurs, cette rencontre servira de cadre de concertation entre l’Etat et la chefferie coutumière et traditionnelle.

Les chefs coutumiers et traditionnels présents à la rencontre

Plusieurs communications sont prévues. La première portera sur la cohésion sociale et le rôle des chefs coutumiers et traditionnels dans la prévention et la gestion des conflits, la deuxième sur « Les remous sociaux et incivisme : quelles contributions des chefs coutumiers et traditionnels pour un climat social apaisé ? ». La troisième sera axée sur la contribution des chefs coutumiers et traditionnels dans la promotion des pratiques culturelles positives pour le renforcement de la cohésion sociale et la dernière sur l’historique des principautés autonomes et leur rôle dans la consolidation de la paix et le vivre-ensemble avec les autres royaumes du Burkina Faso. Un rapport-synthèse sera produit à l’issue des concertations.

Les participants de la rencontre de concertation regionale

Le choix de la cité du Paysan noir pour le lancement de cette plateforme de dialogue avec les gardiens des traditions traduit à l’évidence, une marque de confiance et de considération pour cette commune qui est en pleine mutation pour accueillir les festivités du 11-Décembre 2020. « Nous avons choisi Banfora pour le lancement de l’axe 1 de ces concertations régionales en tenant compte des festivités du 11-Décembre prochain dans la région. Au niveau du gouvernement, nous avons décidé d’accompagner cette région pour plus de visibilité dans le cadre des festivités », a-t-elle expliqué. Avant de formuler le vœu pour que « de cette rencontre, jaillissent des recommandations capables de canaliser toutes les forces positives pour une cohésion sociale renforcée dans un Burkina Faso de paix, de tolérance et de pardon réconcilié avec lui-même ».[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Régularisation des indemnités des magistrats : L’intersyndicale dénonce un "plan funeste pour asphyxier financièrement" les acteurs
Lutte contre le paludisme : La campagne de chimio prévention débute le 13 juillet 2020
Don de sang : Eddie Komboïgo, président du CDP et ses « camarades » sacrifient à la solidarité
Education : Les bisongo, un tremplin pour préparer les enfants du milieu rural au cycle primaire
Gestion des épidémies dans la Boucle du Mouhoun : Le plan de riposte exécuté à 63,21 ℅
Prix burkinabè de la qualité 2020 : CIMBurkina maintient sa place de champion dans la catégorie B
Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire
Facturation de l’ONEA : Les responsables provinciaux de la Ligue des consommateurs du Burkina se familiarisent avec le relevé bimestriel
Burkina : La réconciliation est une nécessité, selon le président du HCRUN, Léandre Bassolé
Gendarmerie de Pô : Un réseau de malfrats mis hors d’état de nuire
Université Saint Thomas d’Aquin : Un centre hospitalier universitaire pour renforcer l’offre de santé et de formation
Croissance des revenus agricoles : Le Projet d’appui aux filières agricoles lancé
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés