Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Il y a deux façons de faire face aux difficultés : soit on les transforme, soit on se transforme en les affrontant» P. Bolton

Education : Clap de fin d’année au Prytanée Militaire de Kadiogo

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • samedi 27 juin 2020 à 12h30min
Education : Clap de fin d’année au Prytanée Militaire de Kadiogo

Malgré la survenance de la maladie à coronavirus au Burkina Faso depuis début mars, obligeant ainsi le gouvernement à prendre des mesures drastiques dont la fermeture des écoles et universités, l’année scolaire est allée à son terme au Prytanée Militaire de Kadiogo (PMK). Et comme chaque année, une cérémonie a été organisée, le 26 juin 2020, par les premiers responsables pour marquer la fin de l’année scolaire et primer les meilleurs élèves sous la houlette du chef d’État-major Général des Armées, Moïse Minoungou et de nombreuses autres personnalités.

Débutée le 18 août 2019 avec 503 élèves dont 154 filles et composé de 349 élèves burkinabè et 104 autres en provenance de 12 nations d’Afrique Occidentale et Centrale, l’année scolaire du Prytanée Militaire de Kadiogo (PMK) a pu aller à son terme, avec la traditionnelle cérémonie de remise de prix aux meilleurs élèves. Et c’est le vendredi 26 juin 2020 qu’a été célébrée l’excellence pour primer les élèves et encadreurs qui se sont distingués au cours de cette année scolaire et marquer ainsi la fin de l’année scolaire 2019-2020, en attendant bien-sûr les examens nationaux pour les classes de 3e et Terminale.

Une situation rendue possible grâce au système internat de l’établissement et aussi la vigilance des premiers responsables qui ont mis tout en place pour préserver le cadre, à savoir respect des mesures barrières, mise en place de systèmes de lavage des mains, port obligatoire de masques et prise régulière de température, selon le premier responsable de l’école, le lieutenant-colonel Ismaël Diaouari.

Une école où règnent la discipline et l’excellence !

La cérémonie a commencé avec l’allocution du commandant du PMK, le lieutenant-colonel Ismaël Diaouari, qui a tenu à souhaiter la bienvenue aux différents invités et féliciter les élèves méritants ainsi que le dévouement et le professionnalisme des encadreurs (corps professoral, encadrement militaire, encadreurs sportifs, personnel de soutien et parents d’élèves). Il a ensuite décliné les différentes statistiques qui ont été enregistrées au cours de cette année scolaire au PMK.

Ce sont 96,81% de taux de passage en classe supérieure, 01,59% des élèves autorisés à redoubler, 01,59% d’exclus, 100% de réussite à l’examen de préparation militaire élémentaire (PME) et 100% de réussite à l’examen de préparation militaire supérieure (PMS). En plus de ces statistiques affolantes, l’école a poursuivi la montée en puissance de sa fanfare et a aussi institué une initiation à la programmation des objets connectés et l’intelligence artificielle. Toujours selon le lieutenant-colonel Ismaël Diaouari, une session de formation en secourisme et sécurité incendie se déroulera dès la semaine prochaine au profit des élèves de 6ème.

Il faut aussi noter la belle performance des enfants de troupe burkinabè, orientés dans les prytanées des pays de la sous-région. « Au nombre de 103 dont 14 filles, 44 d’entre eux sont classés parmi les cinq premiers, la plupart occupant la très convoitée place de Major de classe », a précisé le commandant du PMK.

Mention spéciale pour certains élèves !

Pour agrémenter la journée comme chaque année, de nombreux prix ont été décernés aux meilleurs élèves. Il s’agit notamment des prix spéciaux décernés aux encadreurs, des prix spéciaux décernés aux élèves et les prix d’excellence décernés aux élèves. Grâce à la hiérarchie militaire et aux différents partenaires, plusieurs élèves ont été primés.

Des prix composés essentiellement de tablettes, d’ordinateurs portables, de vélos, de motos, d’attestations de mérite, de comptes d’épargne, de bourses d’études, etc. Mais ce qui a retenu toute l’attention des invités et parents d’élèves, c’est la remise du prix aux meilleur élèvex de l’année au premier et au second cycle ainsi que le Prytanée de l’année. Ainsi, parmi les élèves primés, deux se sont particulièrement distingués tant par leur conduite que par leur excellent résultat.

Ainsi l’élève de 3e A, Rafiou Dao a été meilleur élève de l’année au premier cycle avec une moyenne annuelle de 18,15/20. Pour ce jeune élève, ce résultat est le fruit du travail et de la persévérance. Il espère poursuivre ses études en série C après l’obtention de son BEPC et ensuite pouvoir réaliser son rêve qui est de devenir ingénieur en informatique.

Du côté du second cycle, c’est Erwin Poussi qui a été sacré meilleur élève de l’année avec une moyenne annuelle de 17,14/20. Un élève pas comme les autres avec un parcours scolaire hors du commun et détenteur de l’une des meilleures performances du PMK depuis sa réouverture en 1992. Erwin Poussi a été major annuel à quatre reprises et est le seul à avoir obtenu trois années d’affilée le prix d’excellence du 2nd cycle. Il détient aussi les records de moyenne annuelle des classes de 1ère C et Tle C. Toutes ces performances lui ont valu le sacre de meilleur prytanée de l’année scolaire 2019-2020, récompensant le meilleur élève de tout l’établissement. « C’est une étoile, une intelligence vive et un exemple d’humilité », a lancé le premier responsable de l’école, le lieutenant-colonel Ismaël Diaouari.

Pour le jeune Erwin Poussi, le secret de ce brillant succès, c’est l’ardeur au travail et la persévérance. « Le secret c’est le travail personnel, il ne faut pas se limiter seulement à ce que les professeurs donnent, il faut également de la volonté, de la combativité et surtout de la hargne », a-t-il expliqué. Après le PMK, il compte faire une classe préparatoire et ensuite poursuivre ses études dans une ‘’grande école’’ d’ingénieur pour enfin embrasser une carrière de polytechnicien.

Des performances saluées par ses deux géniteurs venus encourager et féliciter leurs fils qui selon eux, fait leur fierté.

Un cas exceptionnel qui fait office d’école.

Patron de la cérémonie du jour, le chef d’État-major Général des Armées, Moïse Minoungou a encouragé les pensionnaires du PMK avec l’histoire de la jeune Yobi Barry, sous-major de la classe de 2nd C. Une jeune fille au parcours difficile mais qui, avec abnégation et persévérance est en train de réaliser son rêve. En effet la jeune fille est l’unique enfant de sa famille à avoir fréquenté l’école. Malgré le refus de ses parents, cette dernière a forcé pour y aller et a toujours été la major de sa province et de sa région.

Mais faisant face à de nombreux problèmes notamment financiers et étant sur le point d’abandonner, elle a été repérée par le commandant du PMK, suite à un cri de cœur lancé sur les réseaux sociaux par l’un de ses oncles. Avec son accord et celui de sa famille ainsi que celui de la hiérarchie militaire et des autorités, elle a été exceptionnellement admise au PMK en 2nd C, après l’obtention de son BEPC car seuls les élèves de 6e sont autorisés à faire le test d’entrée dans l’école depuis sa réouverture en 1992.

Et pour sa première année, la jeune Yobi Barry a émerveillé plus d’un en se hissant à la deuxième place de sa classe. Un exemple concret de combativité et de persévérance dont les autres devraient s’inspirer, selon le Général de Brigade Moïse Minoungou, chef d’État-Major Général des Armées burkinabè.

Il a ensuite félicité les premiers responsables du PMK pour le travail abattu et les performances réalisées malgré la crise sanitaire liée à la pandémie mondiale du Covid-19.

Tout en remerciant les différents partenaires pour leurs soutiens multiformes, le lieutenant-colonel Ismaël Daouari, commandant du PMK a terminé son discours en formulant des vœux de succès au BEPC et au Baccalauréat, à l’endroit des élèves de troisième et de terminale ainsi que de bonnes vacances aux enseignants, aux encadreurs et aux autres élèves.

Mamadou ZONGO (stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 juin à 14:50, par Lol En réponse à : Education : Clap de fin d’année au Prytanée Militaire de Kadiogo

    Après toutes ces années à former l’élite de l’armée burkinabè, il est temps de faire un bilan de leur apport au dévelopement socioéconomique du pays.
    1.Leur mission de défense de tout le territoire est-elle accomplie ? 2.Qui seront les officiers de demain ? 3.Pourront ils s’adapter aux nouvelles menaces tout étant ayant la confiance de la population ?
    Très sommairement…
    1. Le BF est actuellement en proie à des attaques qui empêchent l’Etat de se déployer sur tout le territoire national. Les populations qui vivent dans certaines zones sont ménacées ainsi que leurs biens parfois sans aucune défense de ceux qui ont été formés pour ce service (sacrifice). Il y a donc beaucoup à faire dans cette mission régalienne. Cependant, beaucoup AET contribuent dans la vie civile à la création d’entreprise et dans beaucoup de secteurs sociaux.
    2.Les officiers de demain seront à l’image de ceux d’aujourdhui, considérés comme des examples pour la jeune génerations. Mais de quels exemples parlent t on ? La belle vie, le luxe, la suffisance ? On sait bien que les officiers des armées les plus puissantes sont loin d’être pauvres, mais peu exposent leurs richesses pendant qu’ils sont toujours sous le drapeau. Au BF, ceux qui peuvent devoir tout à l’Etat sont bien les officiers, qui depuis la 6ième n’ont pratiquement rien payés pour leur éducation, santé, logement, etc. Cependant, leur train de vie est à l’opposer du celui de la grande majorité de la population qui maintenant ne supplie que pour la sécurité d’abord.
    3. Sur le troisième point, la réponse est non. Le terrorisme était une vielle menace mais ils sont toujours entrain de s’adapter…car il n’y avait pas d’anticipation. Actuellement, le défi est dans les cyberattacks et les changements climatiques mais ils diront dans 10 ans qu’ils n’étaient formés pour çà.
    Pour conclure, je conseille que la confiance soit renforcée entre les populations et l’armée sur la base des services sociaux qu’ils pourront apporter. Faites les sortir des casernes pour nettoyer les rues, curer les caniveaux, et deposer des bancs aux couleurs de l’armée. Après çà, personne n’osera salir la zone impunement. Puis vous pouvez poster deux élements sans armes à l’entrée d’établissement scolaires pour suciter la vocation et collecter aussi des renseignements, la santé, l’administration... Cela permettra de booster le patriotisme de tous. A t on vraiment besion de milliards par an pour çà ? Oubien notre armée pense qu’elle est au dessus de çà ? Si oui, qui doit le faire et à quel prix ?

    Répondre à ce message

    • Le 28 juin à 07:45, par un observateur En réponse à : Education : Clap de fin d’année au Prytanée Militaire de Kadiogo

      Mr @Lol, je pense que tu n’as pas compris ce qu’est le PMK
      Tous les prytanes ne deviennent pas militaire.
      Ce sont les meilleurs et par choix personnels qu’il peuvent intégrer l’armée.
      La plus grande majorité des prytanes sont dans la vie civile. j’en côtoie plein tous les jours.
      Les prytanes sortent de l’école avec le grade de sous lieutenant. ils sont sensés s’ils intègrent l’armée devenir officier supérieur.
      On envoie pas les officiers supérieurs au front.
      Le PMK n’est pas une école militaire. C’est une école africaine normale qui allie l’enseignement normal et la formation militaire.
      SVP renseignez vous
      Le PMK est une très bonne école africaine ne la dénigrons pas.

      Répondre à ce message

  • Le 27 juin à 15:30, par La verite En réponse à : Education : Clap de fin d’année au Prytanée Militaire de Kadiogo

    C est pourquoi on ne pas faire confiance à la manière dont la covid 19 à ete géré ou est gérée. Il ya plus du business que la maladie elle même. Mais allons sy seulement. La vérité finira par s éclate un jour. Normalement le pmk devrais aussi terminé son année scolaire de la manière que les autres. Il ne devraiement pas avoir de favoritisme et de discrimination dans l enseignement. Un élève reste un élève ils ont tous le droit d avoir la même éducation. En quoi nos dirigeants peuvent prouver que un élève du pmk est meilleur que un élève du milieu civil. Mais c est quoi cette favoritisme ou bien nos dirigeants st faible devant les militaires. C est decevant

    Répondre à ce message

  • Le 29 juin à 07:50, par Julien En réponse à : Education : Clap de fin d’année au Prytanée Militaire de Kadiogo

    Bonjour,
    Ils sont meilleurs simplement parce qu’on y entre après un test ouvert à tous !
    On peut aussi dire que les élèves des Lycées scientifiques nouvellement créés sont également meilleurs parce que n’y va pas qui veut mais qui peut : ce sont les meilleurs au niveau national qui sont sélectionnés pour intégrer ces lycées.
    Autre illustration, ne fréquente pas le collège La Salle qui veut mais qui peut, de même que ses écoles Prépa. Tous comme fréquenter dans les séminaires.
    Après tout, on peut être meilleur et ne pas choisir de fréquenter l’une ou l’autre de ces écoles, c’est un choix. Par contre, c’est reconnus que pour fréquenter ces écoles il faut être non pas bon, mais excellent ! car tous ceux qui s’y retrouvent ont souvent été premiers de leurs classes respectives (PMK, Lycées scientifiques, La Salle, séminaires, etc). Et le PMK n’a pas été la seule école à poursuivre les cours malgré la pandémie à Corona Virus.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juin à 08:34, par SAGE En réponse à : Education : Clap de fin d’année au Prytanée Militaire de Kadiogo

    @La verite, je ne pense pas que ce soit une question de favoritisme, vous n’êtes pas sans ignorer que la discipline qui règne au PMK n’est pas comparable à celle de la majeur partie des autres écoles locales. Je ne vois aucun inconvénient à ce que l’année scolaire ait été poursuivie du fait qu’ils sont internés et que leurs rapports avec l’extérieur sont limités. De plus, ils avaient à temps le matériel nécessaire pour contrecarrer la maladie, ce qui n’était pas le cas pour les autres établissements !
    Apprenons à encourager et à apprécier ce genre d’initiatives qui sont des pas vers le développement plutôt qu’à nous plaindre de ce qui ne peut être fait !

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Régularisation des indemnités des magistrats : L’intersyndicale dénonce un "plan funeste pour asphyxier financièrement" les acteurs
Lutte contre le paludisme : La campagne de chimio prévention débute le 13 juillet 2020
Don de sang : Eddie Komboïgo, président du CDP et ses « camarades » sacrifient à la solidarité
Education : Les bisongo, un tremplin pour préparer les enfants du milieu rural au cycle primaire
Gestion des épidémies dans la Boucle du Mouhoun : Le plan de riposte exécuté à 63,21 ℅
Prix burkinabè de la qualité 2020 : CIMBurkina maintient sa place de champion dans la catégorie B
Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire
Facturation de l’ONEA : Les responsables provinciaux de la Ligue des consommateurs du Burkina se familiarisent avec le relevé bimestriel
Burkina : La réconciliation est une nécessité, selon le président du HCRUN, Léandre Bassolé
Gendarmerie de Pô : Un réseau de malfrats mis hors d’état de nuire
Université Saint Thomas d’Aquin : Un centre hospitalier universitaire pour renforcer l’offre de santé et de formation
Croissance des revenus agricoles : Le Projet d’appui aux filières agricoles lancé
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés