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Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 18 juin 2020 à 16h11min
Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga,  sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 18 juin 2020 au Tribunal de grande instance de Ouagadougou, le procureur du Faso, Harouna Yoda, a fait le point des dossiers en instance dans son parquet. En attendant d’y revenir, nous vous proposons sa déclaration liminaire.

DECLARATION LIMINAIRE DE MONSIEUR LE PROCUREUR DU FASO LORS DE SA CONFERENCE DE PRESSE

Mesdames et messieurs les journalistes,

Je voudrais, avant tout propos, vous remercier de votre présence massive à la présente conférence de presse. Cette présence est, pour moi, le témoignage éloquent de votre attachement au fonctionnement de la justice en général et aux activités d’enquêtes et de poursuites de mon parquet en particulier.

Mesdames et messieurs les journalistes,

La conférence de presse de ce jour, ma première depuis ma prise de fonction en qualité de Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, vise à éclairer l’opinion publique sur certains dossiers ayant fait l’objet d’investigations suivies de poursuites judiciaires dans mon parquet. Il s’agit notamment des dossiers :

- BOUDA Jean Claude, ancien ministre de la défense ;
- Groupement de Sécurité et de Protection Républicaine (GSPR) ;
- Agence Conseil et de Maîtrise d’Ouvrage (ACOMOD) ;
- KABORE William Alassane, Directeur général adjoint de la Douane ;
- Affaire 70 000 000 FCFA, en lien avec l’article de L’Evènement intitulé, « Poursuite Judiciaire contre le Maire de Ouagadougou, des magistrats sollicitent 70.000.000 de FCFA pour classer le dossier ».

Mesdames et messieurs les journalistes,

Concernant le dossier de l’ex ministre de la défense, mon parquet a été saisi, le 04 mai 2020, d’un rapport sur le fondement de l’article 69 de la loi n°016-2016, qui l’oblige à saisir un juge d’instruction en vue d’une information judiciaire sur les faits de faux et usage de faux en écriture privée, de fausse déclaration d’intérêt et de patrimoine, de délit d’apparence, de blanchiment de capitaux. A ce rapport, ont été joints les procès-verbaux de l’enquête diligentée par la Section de Recherches de Gendarmerie saisie par le parquet suite à une plainte du Réseau National de Lutte Anti-Corruption (RENLAC) en date 26 avril 2019.

Il ressort du rapport ainsi que les pièces jointes que monsieur BOUDA Jean Claude, avec un salaire mensuel d’un million vingt-trois mille cent trois cent vingt (1 023 320) FCFA, s’est constitué en trois ans, un patrimoine immobilier d’un montant provisoire de deux cent cinquante-deux millions huit cent quarante-cinq mille cent quinze (252 845 115) F CFA qu’il ne parvient pas à justifier au regard de ses revenus licites.

Mais interpellé sur la valeur de ses investissements immobiliers en lien avec ses revenus, le mis en cause soutient qu’ils ont été financés par ses ressources propres licites et traçables ainsi que les donations de certains membres de sa famille à hauteur de deux cent cinq millions trois cent soixante-treize mille quatre centre (205 373 400) FCFA.

Aussi conformément à ses déclarations tendant à établir la licéité de ses investissements immobiliers, le mis en examen a produit des pièces qui attestent de l’existence de transactions notamment immobilières à savoir la vente d’un verger de quinze (15) hectares ayant généré un revenu de cinquante-deux millions cinq cent mille (52 500 000) FCFA, l’apport en nature de certains membres de sa famille à hauteur de soixante-huit millions quatre-cent trente-huit mille (68 438 000) FCFA…

Les documents produits pour justifier des apports ne semblent pas avoir une force probante, ce qui laisse penser à de faux documents établis à dessein. Du reste, monsieur BOUDA a soutenu l’existence de certains apports tant en nature qu’en numéraire sans pouvoir apporter la moindre preuve.

Au-delà, de ces pièces justificatives dont l’authenticité est hautement suspecte, il a été constaté une disproportion entre le patrimoine déclaré conformément à l’article 30 de la loi n°04-2015 et celui constaté. Par ailleurs, des pièces du dossier, pour accumuler un patrimoine de 252 845 115 FCFA en trois ans de fonction ministérielle, il devrait avoir un revenu mensuel de sept millions vingt-trois mille quatre cent soixante-quinze (7 023 475) FCFA alors qu’il avait un salaire de 1 023 320 FCFA. Cette situation laisse penser qu’il a économisé plus que son salaire mensuel et laisse entrevoir des faits de délit d’apparence et de blanchiment de capitaux.

A la réception du réquisitoire introductif, le Juge d’Instruction a rendu une ordonnance aux fins d’incompétence partielle en ce qui concerne les faits de fausses déclarations d’intérêt et de patrimoine. En effet, cette ordonnance du juge d’instruction acquiescée tant par le parquet que par le mis en examen, relève que le privilège de juridiction accordé aux ministres en vertu de l’article 138 de la Constitution du 02 juin 1991 ne concerne que les infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice des fonctions ministérielles.

Ainsi, le bénéfice de ce privilège est fondé sur les critères organique en raison de la qualité de ministre actuelle ou passée et matériel compte tenu de l’accomplissement de l’acte dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de la fonction ministérielle. Mieux, selon le juge d’instruction, de jurisprudence constante, l’on retient que les actes accomplis dans l’exercice ou à l’occasion de la fonction ministérielle sont ceux qui ont un lien direct ou indirect avec la conduite des affaires de l’Etat, à l’exclusion des comportements concernant la vie privée.

De telles infractions sont alors détachables des fonctions ministérielles en raison du caractère étranger aux dites fonctions et ou missions ministérielles. Le bouclier du privilège de juridiction conférant la compétence à la Haute Cour de Justice tombe dès lors que les actes d’une certaine gravité, commis intentionnellement sont incompatibles avec l’intérêt général donc l’exercice normal des fonctions ministérielles.

Il s’agit alors d’une infraction personnelle commise par le ministre au détriment de l’intérêt général, incompatible avec les missions assignées donc détachable de ses fonctions ministérielles. En l’espèce, les infractions de faux et usage de faux en écriture privée à travers les faux documents l’ont été dans le dessein manifeste et intentionnel du mis en examen d’établir à tout prix la licéité de son investissement immobilier.

L’augmentation indue de son patrimoine en déphasage avec ses revenus licites rendent plausibles les faits de délit d’apparence et de blanchiment de capitaux qui, en plus des faits de faux et usage de faux en écriture privée ainsi que d’autres infractions sous-jacentes sont la négation de l’intérêt général et incompatibles avec les missions assignées au ministre de la défense qu’il était.

Il est même inutile de rappeler que ces faits de faux et usage de faux en écriture privée, de délit d’apparence et de blanchiment de capitaux sont aux antipodes des missions ministérielles car ils n’apportent aucune valeur ajoutée auxdites missions, détachables desdites fonctions parce qu’accomplis par le ministre à des fins d’enrichissement personnel.

Il ne s’agit guère de demander au ministre de répondre devant le juge de droit commun des infractions commises dans le cadre d’une mission d’intérêt général et qui sont la conséquence de certaines de ses actes de gestion ministérielle parce qu’ils visaient principalement à apporter une valeur ajoutée au service public, à l’intérêt général dans le département dont il a la charge.

Ces infractions rattachables à l’exercice des fonctions ou à l’occasion de l’exercice desdites fonctions ne résultent pas intentionnellement et principalement de la volonté d’un ministre dans l’exercice ou à l’occasion de ses fonctions contrairement aux faits de faux et usage de faux en écriture privée, de délit d’apparence et de blanchiment de capitaux et toutes autres infractions commises intentionnellement et exclusivement par le ministre dans un intérêt personnel.

Même si on peut aussi soutenir que le ministre a intentionnellement, donc de mauvaise foi, procéder à une fausse déclaration de ses intérêts et patrimoine suite à sa prise de fonction, nous avons acquiescé l’ordonnance aux fins d’incompétence partielle du juge d’instruction pour des raisons pratiques.

Mesdames et messieurs les journalistes,

S’agissant du dossier du Groupement de Sécurité et de Protection Républicaine (GSPR), il y est reproché à certains agents d’établir de faux ordres de missions pour se faire payer des frais de missions qui n’ont pas naturellement eu lieu. Suite à la dénonciation par voie de presse, une enquête a été ouverte dans mon parquet. La Secrétaire Générale de la Présidence du Faso, le Directeur Administratif et Financier de la Présidence du Faso et le Commandant du GSPR ainsi que certains de ses éléments ont été entendus.

L’audition du commandant du GSPR a permis de confirmer l’écrit du journal quant à l’existence de faux ordres de missions ayant donné lieu à des paiements de frais de missions à certains éléments du GSPR. Il est ressorti de cette enquête qui a corroboré les faits dénoncés dans la presse que des éléments ont fait des demandes d’ordre de mission, puis obtenu des ordres de missions qui leur ont permis de se faire payer indûment parce qu’aucune mission n’avait été effectuée.

Les éléments incriminés, tous gendarmes, reconnaissent sans ambages les faits et ont perçu des sommes d’argent variant entre 700 000 et 1 480 000. Ces frais de mission ont été perçu par les agents commanditaires au détriment de ceux dont les noms figurent sur les ordres fictifs de mission. Les éléments supposés être des missionnaires ont été invités à émarger mais les sommes d’argents perçues leur ont été retirés par les premiers. Ils n’ont bénéficié que de gratifications pour avoir apposé leurs signatures sur les documents en sachant qu’ils n’ont pas effectué des missions.

Au total, sept (7) ordres de missions réguliers ont été établis et ont abouti à la perception de la somme de cinq millions trois cent trente-quatre mille (5.334.000) FCFA. Ces faits recouvrent la qualification des infractions de faux en écriture publique, d’usage de faux en écriture publique, d’escroquerie, de blanchiment de capitaux et de complicité telles que prévues et punies par les articles 131-1 à 131-8, 373-1, 373-2, 373-8 à 373-11, 613-1, 613-2 du code pénal et 7, 113, 115 et 129 de la loi n°16-2016/AN du 03 mai 2016 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Les poursuites ont été exercées et le dossier est en attente de programmation.

Relativement au dossier de l’Agence de Conseil et de Maitrise d’Ouvrage (ACOMOD), dénoncé aussi par voie de presse, mon parquet a saisi la division de la police économique, le 28 avril 2020, en vue d’une enquête circonstanciée, laquelle révèle que le Directeur Général de l’ACOMOD, a autorisé la passation de deux marchés publics au profit de son épouse à travers un groupement de soumissionnaires.

Il en est de même pour l’ex président du Conseil d’Administration (CA) de ACOMOD en la personne de SANKARA Moussa, bénéficiaire effectif de l’entreprise 2ARTS, qui a été attributaire d’un marché de cent cinquante-cinq millions sept cent quatre mille (155 704 000) F CFA. Dans l’un ou l’autre cas la situation administrative du DG de ACOMOD et du PCA ne permettait pas que respectivement le groupement dont la Société de Contrôle et d’Etude des Travaux et d’Expertise (SCETE-SARL) de l’épouse LOUE est partie ainsi que la société 2ARTS soient attributaires de marché de la part de l’agence.

Mon parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour favoritisme, conflit d’intérêt, simulation illicite et blanchiment de capitaux contre le DG et le PCA de ACOMOD ainsi que le nommé SANOU Ibrahim ayant représenté la société 2ARTS dans le contrat. Le Juge d’Instruction a déjà mis en examen le DG de ACOMOD sans le placer en détention provisoire contrairement à mes réquisitions. L’ex PCA de ACOMOD, SANKARA Moussa et SANOU Ibrahim le seront dans les prochains jours.

Mesdames et messieurs les journalistes,

Quant au dossier, KABORE William Alassane, actuel Directeur Général Adjoint de la Douane, mon parquet a été saisi d’un procès-verbal d’enquête du Commissariat Central de Police de Ouagadougou qui avait été saisi par l’Autorité supérieure du Contrôle d’Etat (l’ASCE/LC) à qui les faits reprochés au mis en examen ont été dénoncés. Des investigations menées par le CCPO, il ressort que monsieur KABORE William Alassane a, par une simulation illicite, utilisé monsieur KABORE Christophe Anne en vue de l’achat et la mise en valeur de quinze (15) parcelles dans la ville de Ouagadougou dont le montant cumulé serai d’un milliard trois cent millions (1 300 000 000) FCFA.

En sa qualité de fonctionnaire des douanes, il est difficile d’amasser une telle fortune en vingt-trois ans de service sous le couvert de tierce personne, ce qui veut dire que ces investissements n’incluent pas ceux que le mis en cause a réalisé en son nom propre. Le mis en examen a même usurpé l’identité de SYLLA Salif pour acheter 655 tonnes de ciment et pour la construction de plusieurs immeubles.

Au-delà de ses investissements sous le couvert d’autrui, monsieur KABORE William Alassane a fait des transferts de fonds dont il n’arrive pas à justifier l’origine et la nécessité des opérations. Des procès-verbaux et autres pièces du dossier laissent entrevoir que monsieur KABORE William Alassane est probablement le bénéficiaire effectif de biens, tant en son nom que par prête noms, dont ses revenus licites ne peuvent pas lui permettre de justifier.

Du reste, le recours aux prêtes noms attestent à suffisance que l’intéressé est conscient de la disproportion manifeste entre ses revenus et ses avoirs. Le parquet a demandé l’ouverture d’une information judiciaire contre monsieur KABORE William Alassane et son épouse et SYLLA Salif. Tous les trois ont été mis en examen sans être placés en détention mais sous contrôle judiciaire pour des faits d’enrichissement illicite, de délit d’apparence et de blanchiment.

Quant encore à l’article paru dans le journal L’Evènement n°23 en date du 10 juin 2020, intitulé « poursuite Judiciaire contre le Maire de Ouagadougou, des magistrats sollicitent 70.000.000 de FCFA pour classer le dossier », mon parquet a ouvert une enquête qui a permis d’établir les faits en ce qui concerne le magistrat SAWADOGO Narcisse et BAGAGNAN Allassane. L’enquête n’a pas permis de relever des éléments à charge contre le magistrat BONKOUNKOU Dieudonné cité dans l’article du journal pour avoir agi avec SAWADOGO Narcisse et BAGAGNAN Allassane en vue de leurs bons offices auprès des juges chargés du dossier du maire pour le faire classer sans suite.

SAWADOGO Narcisse et BAGAGNAN Allassane ont déclaré avoir été approchés par le maire en vue d’intervenir auprès des magistrats pour faire classer son dossier sans suite avant que SAWADOGO Narcisse, contrairement à BAGAGNAN Allassane, ne reconnaisse, au cours des interrogatoires de confrontation avec le maire, que c’est eux qui sont entrés en contact avec le maire pour lui proposer leur service.

Du reste, de l’audition du maire, il ressort qu’il a eu affaire au magistrat SAWADOGO Narcisse, BAGAGNAN Alassane et SANE Moussa même si ce dernier s’est contenté de le mettre en contact avec BAGAGNAN Allassane à la demande de celui-ci. Outre l’article du journal, il ressort de certains enregistrements audio effectués par le maire et accessibles au public depuis le 16 juin 2020, que des magistrats chargés ou non du dossier ont été approchés par SAWADOGO Narcisse et son acolyte BAGAGNAN Allassane.

Il est déclaré à tort par SAWADOGO Narcisse que le Juge d’Instruction KOANDA Daouda est chargé du dossier alors qu’aucun Juge d’Instruction n’a été encore saisi du dossier. Par ailleurs, SAWADOGO Narcisse a déclaré qu’il a contacté le Doyen des Juges d’Instruction ZERBO Emile, son promotionnaire de la magistrature et supérieur hiérarchique du Juge KOANDA, en faisant croire qu’ils avaient le soutien de ce dernier dans leurs manœuvres.

A l’instar du substitut général BONKOUNGOU Dieudonné qui a été entendu et contre qui, il n’y a aucun élément probant, le Doyen des Juges d’Instruction ZERBO Emile et le Juge d’Instruction KOANDA Daouda ont été entendus mais il n’y aucun élément de l’enquête permettant de dire qu’ils étaient directement ou indirectement au courant de cette entreprise criminelle.

A la clôture de l’enquête qui ne permet pas retenir des charges contre SANE Moussa, SAWADOGO Narcisse et BAGAGNAN Allassane qui reconnaissent les faits de même que le contenu des enregistrements audio effectués par le maire ont été poursuivis pour tentative d’escroquerie et pour diffamation suivant la procédure de flagrant délit.

La poursuite de diffamation contre eux fait suite aux plaintes de BONKOUNGOU Dieudonné, ZERBO Emile et KOANDA Daouda. SAWADOGO Narcisse, en raison de sa qualité de magistrat, bénéficié d’un privilège de juridiction conformément à l’article 523-1 et 3 du code de procédure pénale. En conséquence, j’ai formulé une requête à la chambre criminelle de la Cour de Cassation à l’effet de désigner la juridiction de jugement.

Mesdames et messieurs les journalistes,

Je voulais rappeler que le besoin de communiquer de temps en temps sur ces certains dossiers procède à la fois d’une transparence, un principe démocratique, et d’une nécessité d’informer les populations mais il doit être scrupuleusement fait suivant l’observation des principes procéduraux notamment la présomption d’innocence. C’est donc dire que toutes ces personnes mises en causes dans ces différentes affaires jouissent de la présomption d’innocence car c’est à la clôture de l’information judiciaire, à charge et à décharge, que les personnes poursuivies comparaitront éventuellement devant un tribunal indépendant et impartial, toute chose que nous appelons de tous nos vœux dans un délai raisonnable.

C’est aussi le lieu de remercier, féliciter et encourager tous les médias notamment ceux d’investigations pour le travail abattu nonobstant certaines difficultés que je n’ignore pas. Je suis plus que jamais convaincus que les médias d’investigation républicains constituent un collaborateur incontournable de la justice et de l’Etat de droit dans le cadre de la répression des infractions économiques et financières. Je m’engage à travailler avec mes collaborateurs à ce que l’effort consenti par les médias d’investigations ainsi que toutes les structures publiques ou privées qui luttent pour la bonne gouvernance dans notre pays ne soit vain.

Bien évidemment avec le concours de mes officiers de police judiciaire de la gendarmerie nationale, la police nationale y compris l’ASCE/LC, je ne ménagerai aucun effort pour élucider, enquêter, à charge et à décharge pour éviter la délation, sur toutes les dénonciations en général et celles par voie de presse en particulier. Pour ce faire, je sais compter sur le civisme constant des populations ainsi que les médias à dénoncer les actes de mauvaise gouvernance à la justice et à la presse, sur l’appui matériel et humain du ministère en charge de la justice en vue d’une célérité dans les enquêtes, poursuites, instructions et jugement des affaires de crimes économiques et financiers.

Tout en vous remerciant de votre attention soutenue, je me tiens à votre disposition pour apporter des éléments de réponses à vos éventuelles questions d’éclaircissement.

Ouagadougou, le 18 juin 2020
Le Procureur du Faso

Harouna YODA

Vos commentaires

  • Le 18 juin à 13:13, par Lom-Lom En réponse à : Tribunal de grande instance de Ouagadougou : Le Procureur du Faso situe l’opinion publique sur plusieurs dossiers

    C’est vrai que la Justice doit être prudente mais il fallait ce point de presse pour permettre à l’opinion publique de ne pas trainer l’ensemble de la justice dans la boue et de continuer de croire qu’il y a encore des juges propres qui font correctement leur travail Bravo à eux et qu’ils sachent qu’ils ont notre soutien parce qu’ils sont des auxiliaires de la justice divine qui gouverne les hommes. Quant à cette catégorie de juges corrompus de l’après Révolution Sankariste , adeptes de raccourcis, ce sont eux-mêmes qui ont mis leurs "propres derrières" pour ne pas dire "anus" dehors ! Comment penser que pour un marché public de cette taille, un Maire de cette trempe peut rêver de tricher comme s’il allait à Rood-Woko pour acheter quelques sacs d’arachides pour la Mairie de Ouaga ? Messieurs de l’Opposition, vos conseillers municipaux étaient-ils là quand le Conseil municipal a décidé d’acheter ces véhicules ou pas ? La passation de marché a-t-elle été traitée par toute une Commission comme d’habitude ou pas ? Combien de contrôle de procédures et combien de signatures de combien de responsables dans l’Administration ce Contrat a recueillies avant que le Prestataire n’exécute le marché ? Non, on peut jouer avec l’ignorance de certains citoyens mais prenez aussi les autres au sérieux car vous n’avez pas forcément fait mieux quand on était sur les bancs des différentes écoles et on sait qui était devant qui en classe, qui était abonné à la Session de Septembre jusqu’à sortir de l’Université, etc. Avec ce dossier, on sait effectivement que depuis l’assassinant de Thomas Sankara, certains Juges ont fait éteindre des milliers dossiers soit pour de l’argent soit pour plaire au régime criminel de Blaise Compaoré ! Nous disons merci à Courrier Confidentiel pour son article qui a permis d’appâter cette racaille de juges corrompus qui passent tout le temps à narguer les citoyens et à menacer d’inculper les gens "pour outrage à magistrats" ! Le monde de la justice a intérêt à traiter proprement ce dossier car nous oublions mais l’Histoire n’oublie jamais !

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    • Le 18 juin à 16:52, par Yako En réponse à : Tribunal de grande instance de Ouagadougou : Le Procureur du Faso situe l’opinion publique sur plusieurs dossiers

      Je crains que l’affaire Armand.B le maire de Ouagadougou et membre influent du mpp n’avait comme bénéficiaire final le parti à 5 mois des élections. C’est une technique connue dans les états - des partis une parfaite distorsion dans le financement de la campagne à venir.Donc à la justice d’approfondir l’enquête.

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    • Le 18 juin à 17:30, par Indjaba En réponse à : Tribunal de grande instance de Ouagadougou : Le Procureur du Faso situe l’opinion publique sur plusieurs dossiers

      Bien dit mon frère. C’était exagéré surtout au niveau des financiers dont le niveau de vie et l’apparence de certains d’entre eux donnent souvent des tournis. Bref ! Si les Burkinabè sont d’accord, on peut profiter de la dynamique du moment et faire une opération "zéro blanchiment’’. Vu que 90% de l’argent des deals et des sous détournés sont investis dans l’immobilier et le foncier, on pourrait d’une part encourager les dénonciations anonymes et d’autre part former des équipes enquêteuses composées d’OSC, d’autochtones, de spécialistes en évaluations immobilières etc. Ces équipes auront pour tâche dans un premier temps d’identifier tous les bâtiments dont les valeurs semblent dépassées 75 millions. Dans un second temps les propriétaires fonctionnaires de ces bâtiments doivent être identifiés à partir des documents des mairies et des impôts. Dans un troisième temps, on jettera un coup d’œil sur le parcourt professionnel et salarial du fonctionnaire propriétaire pour en déceler d’éventuels délits d’apparence. Toutes les revenus des fonctionnaires sont traçables sur plusieurs années : Les salaires, les indemnités, les frais de missions, les ristournes, les frais de séminaires, les temps supplémentaires, les FC, les primes de saisies, les primes de rendement, les honoraires des consultations etc. Toutes ces entrées de fonds font l’objet d’établissement de documents comptables et administratifs archivés et vérifiables et comparables au niveau d’investissement et de vie du fonctionnaire. Dans un quatrième temps, on Étendra ensuite l’opération aux non fonctionnaires pour épingler les prête-noms des fonctionnaires fraudeurs et aussi épingler les commerçants fraudeurs des impôts et des douanes. Enfin il faudra interdire l’achat des parcelles en liquidité à Bobo et Ouaga. L’acquéreur doit Passer par une banque ou le trésor. Les documents bancaires seront indispensables pour les mutations et établissement du titre foncier au nom de l’acquéreur. Au Faso, le problème est que la population semble tolérer psychologiquement l’enrichissement illicite dans certains corps de fonctionnaires. C’est ainsi qu’on entend dire donc que Mr X est mon ami personnel et il est un contrôleur de ceci ou un inspecteur de cela et qu’il est très riche parce qu’il fait des vacances en familles aux USA, a des dizaines de celibaterium, a des sociétés de transports et de transits, a des voitures de luxes, etc etc. Secouons le cocotier, ce n’est pas de la jalousie ,l’avenir de la république en dépend.

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  • Le 18 juin à 13:56, par Eric En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    « A la clôture de l’enquête qui ne permet pas retenir des charges contre SANE Moussa, SAWADOGO Narcisse et BAGAGNAN Allassane qui reconnaissent les faits de même que le contenu des enregistrements audio effectués par le maire ont été poursuivis pour tentative d’escroquerie et pour diffamation suivant la procédure de flagrant délit. » Aidez moi à comprendre ce français svp. Qui a été poursuivi si aucune charge n’a été retenu contre quelqu’un.

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  • Le 18 juin à 13:56, par Madi En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Waouh, voilà un Burkinabè rempli de burkimdi, que Dieu te bénisse pour ce courage soutenu par une transparence inégalée.C’est le Burkina qu’on veut qui est commence !!! à ce rythme les indélicats vont bientôt rendre les trop perçus et la corruption va diminuer pour l’intérêt collectif du peuple burkinabè.
    C’est l’affaire William kaboré qui m’a fait rire, après forfait de Guiro,il prend le poste et a toujours le courage de faire pire que son prédecesseur ? il est maudit ce monsieur, faut avoir pitié du bas peuple qui n’a pas de fontaine ou d’école.Toi seul tu vole presque le budget d’une grande ville.
    Avidité et cupidité ===ruine

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  • Le 18 juin à 14:00, par Time Will Tell En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    il y aura bientot des pleurs et des grincements de dents. la justice a plus que jamais l’occasion de donner confiance à la population burkinabè. si toutes ces affaires sont traitées correctement jusqu’au bout le pays fera un grand pas vers la paix.
    Merci Yoda !!!

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  • Le 18 juin à 14:00, par citoyen LAMBDA En réponse à : Tribunal de grande instance de Ouagadougou : Le Procureur du Faso situe l’opinion publique sur plusieurs dossiers

    Franchement ce jeune procureur YODA est à féliciter ,sinon à décorer . Ce monsieur est un grand espoir pour le BURKINA FASO . Ce jeune procureur aurait pu chercher l’argent comme tous ces magistrats qui inondent notre système judiciaire ,mais il a choisi d’être intègre ,honnête .Ce sont des valeurs et des vertus qui avaient totalement disparus de notre administration publique en général et de notre système judiciaire en particulier .
    Maintenant Mr le Procureur puisqu’il est maintenant établi que c’est le maire lui même qui a procédé à l’enregistrement des éléments audio qui circulent ,il est clair que sa véritable intention est de détourner l’attention de l’opinion nationale du vrai grand dossier qui est à l’origine de cette affaire secondaire . Il s’agit de l’affaire des 77 véhicules . En faisant ce que le maire a fait, l’escroc veut bien sûr retoquer son costume de grand délinquant escroc en celui de victime. Comme on le dit ,quand quelqu’un se noye ,il s’accroche à tout pour s’en sortir . En réussissant à impliquer un magistrat ripou dans son coup fumant ,il est clair que le maire veut également maitre la justice dans l’embarras et amener les magistrats à se bagarrer entre eux . Quel cynisme !
    Mais ce que le maire oublie, c’est que le cynisme n’a jamais payé et se retourne toujours contre le cynique . Wait and See

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    • Le 18 juin à 15:38, par kiriki En réponse à : Tribunal de grande instance de Ouagadougou : Le Procureur du Faso situe l’opinion publique sur plusieurs dossiers

      Walt ans Sée, je vous respecte beaucoup, je vous apprécié beaucoup parce que vous faite partie de ceux que je lis souvent sans même intervenir.
      Mais je vais vous dire quelque chose. Le Maire et son délit doivent être traités séparément à part entière.
      Walt ans Sée, pour tes amis magistrats là, ils sont plus cyniques que le maire. Gratte un peu ta cervelle et tu verras en quoi tes amis magistrats sont pourris jusqu’ax os. Attendez je vais rire. Toi tu ne vois pas qu’ils sont venus pour latter le maire lui même escro, ils ont insukté le RENLAC..... tu peux me donner la sens exact du mot cinyque ? N’essayez même pas un peu de plaindre des individus comme ça. Ho mon DIEU

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    • Le 18 juin à 18:09, par Amadoum En réponse à : Tribunal de grande instance de Ouagadougou : Le Procureur du Faso situe l’opinion publique sur plusieurs dossiers

      Citoyen Lamda , walaï tu es un citoyen Lamda d ou ton raisonnement.Je dis bien que je n aime pas le Maire Beouindé pour son incapacité a faire rayonner Ouaga mais ton affaire de voitures est mal posee.Pour les voitures c est tout le conseil municipal qui en a decidé.Seulement sais tu comment fonctionne un conseil municipal ? L opposition a eu le meme raisonnement que toi.Simplement plat .

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  • Le 18 juin à 14:26, par David En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Cette sortie du Procureur du Faso Mr.Yoda, conduit aux évidences suivantes ;
    1) C’est le Maire de Ouaga qui a été victime d’une tentative d’escroquerie par certains magistrats. Le Maire de Ouaga sort grandi de cette affaire d’escroquerie.
    2) Le Procureur n’ayant pas fait un mot sur l’acquisition des 77 véhicules par la Mairie de Ouaga, est-ce à dire que le dossier est vide et creux ? Est-ce à dire qu’il y a eu beaucoup plus de bruit sur ce dossier, gonflé à dessein, pour nuire personnellement au Maire ? Tel un ballon gonflable, piqué par une aiguille, le dossier est en train de faire pschiiiiiii, parce qu’il semble être vide.
    Une chose est sûre, si le Maire devrait être poursuivi pour surfaturation ou corruption, il sera avec :.
    - la direction génerale de Fidelis et certains de ces directeurs de services. Fidelis étant la société qui a livré les 77 véhicules en crédit bail à la Mairie.
    Il est évident, quand il y a sur facturation, il y a au moins deux parties.
    - la direction de la société de courtage qui a été l’intermédiaire entre la Mairie et la compagnie d’assuances pour l’assurance des 77 véhicules.
    Quand il y a sur facturation ou corruption, il y a au moins deux parties.
    Dans la vidéo qui circulent sur le net, le Maire est formel : avant lui, c’est à la même société d’assurances que les véhicules de la Mairie de Ouaga étaient assurés avec le même courtier.
    Donc, le Maire n’a pas changé l’assureur habituel des véhicules de la Mairie au profit d’une autre compagnie d’assurances. Ce sont des faits qui peuvent être vérifiés.
    Les journalistes d’investigations auraient pu nous situer sur ces éléments qui sont essentiels. Ils ont ciblé personnellement le Maire en optant d’ignorer ces éléments cités plus haut.
    Or souvent ce sont de tels détails qui pèsent dans les dossiers de corruption et suffisent pour blanchir des personnes accusées.
    La sérénité avec laquelle le Maire s’exprime dans la vidéo qui circule combinée au fait que c’est lui même qui a balancé la même vidéo sur le net, me laisse penser que la vérité est proche et que le retour de la manivelle sera très difficile pour certains.
    Il est certain qu’on ne peut pas inculpé une personne en faisant seulement référence à la rumeur et aux errements journalistiques.
    Le Procureur a félicité la presse pour son beau travail, mais ren même temps, il les invite à éviter la calomnie.

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  • Le 18 juin à 14:28, par free En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Merci pour ce point de presse.
    Vous avez le soutien du citoyen lambda que je suis. Un jour vous ne serez plus à ce poste mais votre nom sera toujours cité. Monsieur le procureur, puisse le bon Dieu vous accompagner.

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  • Le 18 juin à 14:30, par Filsdupays En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Merci monsieur le procureur pour cette communication qu’il faut pérenniser. C’est en cela que les crimes crapulés de toute nature régresseront dans notre chers pays. Je suis vraiment sans voix de savoir que toutes ces choses se passent dans mon beau pays.
    Que Dieu vous protège dans vos charges qui à ne pas douter sont très lourdes.

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  • Le 18 juin à 14:34, par s En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    J’avais dit que la maison de Bouda ne valait pas 300 millions. Même les 200 millions reste encore à vérifier. Certains allaient jusqu’à parler même d’un demi milliard.

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  • Le 18 juin à 14:40, par caca En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    A lire la présentation, il y a de quoi rassurer et avoir à la justice et surtout le procureur du Faso. Maintenant que chacun joue le rôle professionnel sur quoi il a été recruté. Je rêve une justice équitable et impartiale avec les contradictions possibles. Le droit de l’accusé doit être respecter. Evitons surtout les dossiers émotionnels et selon la tête du client.

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  • Le 18 juin à 14:40, par fat24 En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    C’est sûr qu’à l’heure là, beaucoup de gens au niveau de la douane et des impôts, des mines et bien de domaines ne vont pas dormir. Car les fausses affaires sont légions surtout du temps de l’ancien régime. Espérons que nous n’allons pas tomber dans des dénonciations tout azimut et tant mieux si c’est vrai, seulement loin des aigreurs et du désir de vengeance.
    Là où je suis d’accord, c’est le délit d’apparence. Oui,il faudra justifier même si ça ne sera pas simple dans certains cas. Quelle qualification juridique donnera t-on aux pourboires, aux 10% et j’en passe. Ce n’est pas simple. C’est pourquoi on a toujours dit, dans la vie, et en toute chose, il faut savoir rester humble, humilité, humilité. Vanité des vanités tout est vanité.
    C’est aussi le lieu de rappeler de ne pas oublier de demander un reçu lorsque l’on achète, acquiert, un bien. On ne sait jamais.

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  • Le 18 juin à 14:50, par Ka En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Depuis que les juges militaires ont voulu donner leur crédibilité au peuple Burkinabé en condamnant leurs frères voleurs d’armes et les auteurs du coup d’état à la maternelle pour que la justice soit dite, et aujourd’hui le jeune procureur a la trempe du jeune juge du TPR le feu Komi Sambo Antoine, nous pouvons confirmé qu’une des promesses du programme présidentiel du MPP est tenu quand Roch Kaboré a son investiture disait ceux-ci : "Nous devons tout faire pour que la justice soit rendue dans toutes (les) affaires sensibles pour aider notre peuple à se réconcilier avec son histoire, pour ramener la paix des cœurs et créer les conditions propices à la contribution de tous les Burkinabè à l’œuvre de construction nationale."" La réconciliation nationale reste un enjeu majeur que nous devons réussir, dans l’intérêt supérieur de la nation" disait-il.

    La justice militaire, une juridiction d’exception, doit solder une longue série de dossiers, dont principalement ceux du putsch manqué de septembre 2015 et de l’assassinat du "père de la révolution" burkinabè, le capitaine Thomas Sankara, tué lors du coup d’Etat qui porta l’ex-président Blaise Compaoré au pouvoir en 1987.
    Également en instance, le dossier du journaliste d’investigation Norbert Zongo, tué en 1998 avec trois compagnons, a connu une évolution avec la mise sous contrôle judiciaire de François Compaoré, frère du président déchu Blaise Compaoré, poursuivi pour "incitation à assassinats".

    M. Kaboré a dit "saluer l’avancée des dossiers pendants devant la justice", tout en rappelant aux acteurs chargés de les vider que "la soif légitime de justice des Burkinabè reste intacte." Avec le jeune juge, cet appel commence à se réaliser. Que Chacun récolte ce qu’il semé. Les ministres, les maires, les directeurs des douanes comme Giro et Kaboré doivent moisir a la MACO. Quand un pays comme le Burkina, dont 98% de la population n’ont pas un repas par jour, ou d’autres se déplacent par milliers, les actes de ces cadres qui devaient servir honorablement l’état Burkinabé est désolant. Bravo son honorable juge Yoda.

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  • Le 18 juin à 15:14, par Adama OUATTARA En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    La justice reste une arme fatale pour le développement d’un pays, que Dieu vous protège dans l’exercice de vos nobles fonction.

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    • Le 18 juin à 18:22, par Justice Woo Justice En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

      En effet, Monsieur OUATTARA. J’ai eu des larmes aux yeux en lisant cette déclaration : vraiment incroyable ! Dieu aime le Burkina. Je ne croyais plus qu’il nous restait encore des juges qui croient en l’importance de leurs rôle dans la société et qui ont pitié de ce peuple meurtri et malmené depuis des décennies.
      A nos Dirigeants : Chers dirigeants, comprenez enfin que tout obéit à la loi de la nature ; les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets et cela, les déclarations d’intention n’y peuvent rien. Comprenez que le coktail corruption – népotisme - absence de justice (qui vont toujours ensemble) aboutit immanquablement à l’incivisme, la désintégration de l’Etat et au chaos sécuritaire ! Etait-ce aussi compliqué que cela de comprendre que l’impunité est une invite claire à perpétuer ou à imiter la faute ?
      Sincèrement, j’apprécie RMCK pour ses qualités humaines à l’échelle de famille. Mais cela ne suffit pas pour mener à bon port tout un pays de plusieurs millions d’habitants et où les attentes en matière de gouvernance sont très fortes. La rigueur de la justice, même avec ses amis, parents et électeurs est nécessaire pour conduire le navire "Pays" à bon port....! On n’y peut rien, c’est comme ça !!!. Mais on dirait que notre cher président a enfin compris cela. Vivement que Dieu l’encourage à maintenir ce cap si tel est le cas.
      C’est également aux acteurs de la justice de comprendre qu’ils assument une grande responsabilité dans la stabilité et le devenir de notre pays.
      Installons une bonne pratique de la justice et on s’apercevra que les maux et menaces tels que le népotisme, régionalisme, ethnicisme, repli identitaire et religieux, velléités de sécessionnisme, revendications syndicales tout azimut etc.. disparaîtront d’eux-mêmes ou seront réduits à une proportion peu dangereuse pour la survie de la nation.

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  • Le 18 juin à 15:41, par Nekre En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Chers frères (même en n’oubliant pas la presomption d’innocence), j’ai les larmes aux yeux en lisant cette declaration luminaire du procureur. Et pourtant, ce n’etait pas un secret, ces partiques malsaines en haut lieu. On a le Coeur brisé quand on pense que des FDS ( des enfants uniques pour certains foyers) sont au front dans le sable, la poussière, la chaleur avec la peur de ne plus revoir les leurs. Il n’y a pas de mots pour qualifier de telles attitudes. Tout le monde, a commencer par moi, aime le confort, le luxe. Mais chacun doit être recompensé au merite, à la sueur de son front.
    Je suis convaincu que nous pouvons maintenir le terrorisme a un niveau residuel si tous les fils de ce pays, et surtout si les detenteurs du pouvoir politique pesaient de toutes leurs forces sans calcul dans la balance. En quoi sommes nous pauvres ? Ce qui donne froid au dos, c’est que ce que nous savons risque de n’être que la partie visible de l’iceberg. Courage aux Patriotes

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  • Le 18 juin à 15:55, par GOMYAAREE En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    M YODA BIEN
    MAIS DITES NOUS LE CHOIX DES DOSSIERS A TRAITER ?
    OBOUF LIBRE ! KANIS LIBRE ! LADJI CHARBON FIN LIBRE !L ANCIEN REGIME déchu LIBRE ! , ETC. TOUS CES SOUS LA POURRAIENT NOUS SERVIR GRANDEMENT !
    M YODA VOULEZ VOUS AMUSEZ LA GALERIE ? REGARDEZ BIEN QUEL MINISTRE DG PRESIDENT D INSTITUTION NE FLAMBE ( flamber :vivre au dessus de ses moyens) PAS ?
    SACRE BEOUINDE ! NON PIÉGER LES RIPOUX NE DIT ON PAS QUE CE QUI SE RESSEMBLENT S ASSEMBLENT ! ET LES OISEAUX DE MÊME PLUMAGE VOLENT ENSEMBLE !

    CHERS CONCITOYENS ATTENDEZ LA FIN AVANT DE CRIER A LA VICTOIRE !

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  • Le 18 juin à 16:17, par Délit d’apparence En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Bravo au REN-LAC, à toutes les instutitions qui dénoncent la corruption, le vol, le délit d’apparence, etc.
    Comment un fonctionnaire de l’Etat avec moins de 300 000FCFA par mois peut se construire une maison de 50, 100, 150 millions en moins de 20 ans de service ? Ces maisons sont pleines à Ouaga, surtout dans les quartiers peripheriques nouvellement lotis ; des maisons à niveau. Ainsi va le Faso. Et ce jeune douanier en son temps (moins de 10 ans de service) qui a utilisé près de 50 tonnes de ciment pour la fondation de sa maison dans l’arrondissement 11 de Ouaga.

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  • Le 18 juin à 16:32, par zambo En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Pour une villa construite on a envoyé un ministre à la MACO. On est vraiment dans un état de droit. Chers ministres, investissez désormais dans les fesses, là-bas c’est sans trace !

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  • Le 18 juin à 16:39, par A qui la faute ? En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Je pense à ceux qui ont un frère ou un père qui sont morts pour défendre ce pays, pour que ces voyous de politicens passent leur temps piller. Ne soyez pas étonné qu’il y ait des abandons de postes. Je ne veux pas mourrir pour des gens comme ça. NON

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  • Le 18 juin à 17:16, par Idriss En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Felicitation su Ptocureur du Faso : Mr. Yoda Harouna et a son equipe . Ce monsieur est un homme integre , travailleur, sincere et tres humble . Que le seigneur tout puissant l’accompagne dans son travail et le protege de tous ces corompu qui cherche et chercerons toujours de l’empecher de faire son travail . Le pouvoir dois lui garantir une security permanent meme apres son depart de ce post . Ils est sure que dans l’exercice de son travail, il se vera beaucoup d’enemie puissant .

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  • Le 18 juin à 17:21, par Wagalais En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Mr le procureur du Faso vous etes l’example parfaits de l’integrite .Que la population aussi sache que nous avons tous un role joue dans l’avenement d1 Burkina-Faso , juste , prospere et sans corruption. Il ne faut pas just d’arreter a cote a crier le Ptocureur dois faire ca et ca et le suivant , et apres et ensuite . Que chacun arrete de corrompre , led 1,000 , 2,500 cfa donne pour ceci ou cela dois cesser.

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  • Le 18 juin à 17:29, par Sacksida En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    D’abord, dans ce combat contre les delits et crimes pour la purification de notre societe conditions de l’integrite et la bonne gestion de la chose publique, Mr le Procureur du Faso et tous les juges sinceres et honnetes, vous avez le soutien de notre peuple. Notre desir d’un Etat Burkinabe avec une societe irreprochable sera bien sur une tache ardue, mais n’est pas impossible car cela exigera de tous une volonte et une determination sans faille. Que l’Etat donne les moyens materiels et humains aux juges sinceres pour l’accomplissement de leur travail et en leur laissant la totale liberte d’enqueter et d’investiguer car nul petit ou grand ne doit etre au dessus de nos loi et de la justice. Dieu meme dans ses livres saints depuis edictees des lois, et les transgresseurs doivent etre juges et sanctionnes si il y’a lieu. En tout etat de cause, l’enrichissement illicites, tous les biens mal acquits et les crimes de toute nature doivent etre combattus et en cela la Justice a un role tout a fait primordial. Que Dieu sublime aide le peuple integre du Burkina Faso. Salut.

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  • Le 18 juin à 17:51, par warzat En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Avec le raisonnement par l’absurde à savoir la somme totale du salaire multiplié par le nombre d’années de service comparée à l’équivalent des biens acquis ; ça va chauffer dans les gargotes, en plus de cela, nos juges fouinent et trouvent des prêtes noms. Si cette approche doit se poursuivre, l’administration des vingt dernières années risque d’être fortement décapitée de plein de cadres, en particuliers les DAF, les chargés des marchés etc....
    Ces affaires nous rappellent aussi qu’il faut savoir raison gardée devant l’argent. Autrement comment comprendre qu’avec l’amélioration de la paie des juges pour qu’ils soient soumis à moins de tentations, cela arrive. C’est regrettable !!!

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  • Le 18 juin à 18:29, par Bleu En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Je n’ai rien compris dans tout ce charabia juridico-judiciaire du procureur YODA pour ce qui concerne les dossiers BOUDA et BEOINDE. Tout ce que je sais, c’est que nous serons épâtés à la fin parce que personne de ces deux-là ne sera condamné. Wait and see.

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  • Le 18 juin à 18:59, par TOERE En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Hum ,RMCK est fort quoi . Quelqu’un m’avait dit un jour au cours d’une causerie sur la situation nationale ,que nous ne connaissons pas notre président . Ce serait quelqu’un qui donne l’impression d’être peureux , inoffensif , bonasse ,alors qu’il est un vrai stratège .
    Ainsi, par rapport aux affaires qui sortent maintenant , il a laissé volontairement certains membres de son gouvernement et de son entourage commettre des bêtises et des fautes de gestion .
    Maintenant, que les les élections approchent , comme quelqu’un qui veut redorer son blason ,il va laisser tomber comme un caillou tous ceux qui ont des dossiers sales devant la justice et en récolter les dividendes politiques à l’occasion des futures élections . Les 5 mois qui nous séparent des élections de novembre 2020 risquent d’être émaillés de nombreux dossiers scandaleux sur la place publique dans les jours à venir .
    A ceux qui ont tenté de solliciter sa protection ,il aurait répondu que la justice est indépendante et qu’il ne souhaite pas interférer dans les dossiers déjà en traitement en justice .
    Donc que tous ceux ,ministres ,DG ,et autres qui ont des dossiers sales ou sur lesquels on viendrait à découvrir des affaires sales se préparent à être lâchés par le grand BOSS .

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  • Le 19 juin à 06:15, par Tiim Daogo En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Je reconnais mon Burkina maintenant même si c’est le début du commencement. Que tous ceux qui soupçonnent des situations de corruption ou de délis d’apparence aient le courage de les dénoncer pour le bonheur des vrais Burkinabè.

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  • Le 21 juin à 12:36, par Made En réponse à : Affaires Jean-Claude Bouda, mairie de Ouaga, sécurité présidentielle, ACOMOD, etc. : Le procureur du Faso fait le point

    Il n’existe pas un seul douanier qui ne vole pas (celui que je connais garde son fric at home). Il n’existe pas un seul DG d’une institution Burkinabé qui ne vole pas. Il n’existe pas un seul ministre qui ne reçoit pas des dons a cause des passations des marches eus par les opérateurs économiques. Seulement, seuls les idiots se font prendre. Pure vérité

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