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Fonds du développement culturel et touristique : Plus de 170 projets financés, selon le directeur général Alphonse Tougouma

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • vendredi 12 juin 2020 à 23h40min
Fonds du développement culturel et touristique : Plus de 170 projets financés, selon le directeur général Alphonse Tougouma

Le Fonds du développement culturel et touristique (FCDT) est l’instrument de financement des projets culturels et touristiques. Dans une interview que son directeur général nous a accordé le mardi 9 juin 2020, Alphonse Tougouma a révélé que depuis sa création, l’institution publique a financé plus de 170 projets. Dans l’entretien, il aborde également l’impact du financement des projets.

Lefaso.net : Comment se porte votre institution ?

Alphonse Tougouma : Comment se porte le fonds ? Nous allons dire que ce n’est pas au mieux de sa forme comme nous voulons. En tout cas, aujourd’hui, le FDCT se fait compter dans le dispositif des fonds de financements nationaux. Actuellement, nous sommes à plus de 170 projets financés. Nous sommes à plus d’un milliard de financement. On aurait voulu que ce soit beaucoup plus, mais déjà, il y a quelque chose sur le terrain.

Quelles sont les missions du FDCT ?

Le fonds a été créé pour dynamiser l’économie de la culture et du tourisme. C’est vrai qu’on avait voulu deux fonds à part. Un fonds destiné au financement touristique et un fonds destiné au financement des activités culturelles. Mais, on a voulu mettre ensemble pour rationaliser la gestion. Nos missions se déclinent en trois axes. Nous avons le financement. Ça veut dire de l’argent cash. Dans ce financement, nous avons le crédit direct ou l’avance sur recettes.

C’est du cash-flow. Vous avez besoin de cash pour réaliser votre projet et vous nous remboursez. Il y a les garanties. Si votre projet est au-delà de nos seuils de financement, nous pouvons nous porter garant avec vous auprès d’une autre institution financière. Pour terminer, il y a ce que nous appelons « le portage ». Le projet peut ne pas être dans nos cordes pour une raison donnée. Nous pouvons porter votre projet et dès que nous avons l’occasion avec les partenaires, nous le présentons.

Le deuxième axe de notre action, c’est le renforcement des capacités pour qu’il y ait de la production de qualité.
Le troisième axe de notre mission, c’est de développer un système d’information sur les industries culturelles et touristiques au Burkina, à même de susciter d’éventuels investisseurs.

Comment vous récupérez l’argent investi ? Ceux qui empruntent arrivent toujours à rembourser ?

Pour ce qui est du remboursement, c’est comme le système bancaire. Vous venez avec votre projet, nous vous donnons le prêt et nous nous accordons sur les délais et les modalités de remboursement. Pour le moment, les choses se passent assez bien. Nous sommes à 79% de recouvrement par rapport aux traites échues.

Pour le moment, sur plus de 40 projets, il n’y a qu’un seul projet avec qui nous sommes en contentieux. Je profite de l’occasion pour dire que les femmes se comportent très bien en matière de remboursement par rapport aux hommes. Les femmes qui ont contracté à notre niveau sont dans les délais et nous n’avons pas de problème particulier.

Un milliard investi sur des projets cette année. Quels sont les projets phares que vous avez financés ?

En 2020, pour le moment, nous n’avons pas encore financé. Pour 2019, les projets phares, nous avons dit que nous avons renforcé des capacités, il y a eu des créations artistiques, il y a eu une formation des humoristes. Il y a par exemple un des projets que j’aime bien qui a été de former une troupe au niveau de la prison de Koudougou. C’est un projet qui participe à la réinsertion sociale de ces détenus. C’est un projet qui a retenu notre attention.

Il y avait un projet qui était destiné aux déplacés mais compte tenu des difficultés, des conditions sécuritaires, pour le moment, nous l’avons ajourné. Mais, nous l’avions trouvé assez intéressant. Ça participe aussi à la mise en contact entre les créateurs. Nous avons financé en 2019 plusieurs restaurants. Nous avons financé deux séries en matière de cinéma. Nous avons une quinzaine de projets en ce qui concerne les prêts, 29 projets en ce qui concerne les subventions.

Le Burkina Faso fait face au Covid-19. Quel est son impact sur vos activités ?

Nous n’avons financé que cinq projets. Ces projets sont des petits financements. Nous avons accompagné la sensibilisation sur le Covid-19. Pour le moment, le budget 2020 n’est pas encore mis en place. Nous avons lancé un appel à projets entre mi-décembre et mi-janvier. C’était pour pouvoir permettre d’exécuter les projets. Mais, à cause du Covid-19, nous n’avons pas encore délibéré en ce qui concerne ces subventions. Lire la suite sur tourisme.lefaso.net

Dimitri OUEDRAOGO
Bonaventure Paré (photo)
Mariam Sagnon (vidéo)

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