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Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

Accueil > Actualités > Opinions • • mardi 9 juin 2020 à 22h45min
Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

A l’occasion de son discours sur la situation de la nation (DSN) prononcé le 19 mai dernier devant la représentation nationale, le premier ministre Christophe DABIRE est revenu sur le conflit qui oppose les syndicats et le gouvernement au sujet de l’IUTS. Si la lutte contre le coronavirus est venue mettre ce différend entre parenthèses, il faut se souvenir que l’application de l’IUTS sur les indemnités et les primes des travailleurs du secteur public avait été à l’origine d’une brusque montée d’adrénaline sur le front social. Qu’en sera-t-il à la reprise, si entretemps on n’a pas trouvé une formule de règlement à cet épineux dossier ? C’est l’interrogation faite à travers cet écrit par Sidzabda Damien OUEDRAOGO, que nous vous proposons.

Après trois mois d’arrêt forcé ou de fonctionnement partiel, l’administration publique burkinabè s’apprête à reprendre pleinement du service. Du moins si rien d’autre après la pandémie COVID-19 ne vient mettre des bâtons dans les rouages de l’Etat. C’est pourquoi il faut tout mettre en œuvre, pour trouver une solution aux différents conflits sociaux latents ; principalement celui lié à l’application de la loi sur l’IUTS. Au regard de la détermination affichée par les syndicats pour faire échec à cette mesure gouvernementale, il parait en effet nécessaire d’agir en amont, si l’on veut s’assurer une reprise administrative et institutionnelle apaisée.

L’adage dit que celui qui veut séparer la bagarre ne cherche pas à savoir qui a raison ou qui a tort. En ces périodes troubles, particulièrement difficiles pour notre pays en proie depuis longtemps à la gangrène terroriste et maintenant à cette crise sanitaire aigüe, le gouvernement et les acteurs sociaux doivent savoir, se dire et admettre avec courage et lucidité que nul ne saurait sortir vraiment gagnant d’un bras de fer persistant sur cette affaire d’IUTS. Mieux vaut dès lors s’employer, chacun acceptant mettre un peu d’eau dans son vin comme on dit, à éteindre le feu qui couve, avant que l’incendie ne reprenne ; avec toutes les conséquences dommageables que l’on peut imaginer sur la vie d’une nation déjà tant éprouvée.

Dans cet esprit de sortie d’impasse, il est intéressant de se saisir et d’analyser les propos du premier ministre devant l’Assemblée nationale. En substance, Christophe DABIRE a déclaré que son gouvernement n’a imposé l’IUTS à personne, mais juste fait qu’appliquer la loi. Par de tels propos, les esprits malins trouveront une façon pour le chef de l’exécutif de rejeter la balle et la responsabilité du conflit dans le camp de ceux qui ont voté la loi ; c’est-à-dire les députés. Certains, plus pernicieux, y verront une manière politiquement peu élégante de sa part, de refiler une patate chaude à Alassane Balla SAKANDE, son jeune frère président de l’Assemblée nationale. L’importance du sujet commande cependant que le niveau du débat soit élevé au-dessus de petites entourloupes politiciennes du genre.

Plus prosaïquement, il y a dans les propos du premier ministre, d’une part l’expression d’une main tendue au dialogue ; d’autre part comme un aveu d’impuissance et un appel au secours. Une main tendue aux syndicats, qui trahit en quelque sorte la pleine conscience du chef de l’exécutif que le passage en force opéré risque fort de revenir, tel un boomerang, en pleine figure de son gouvernement. Raison pour laquelle, il n’a pas cherché à masquer une envie pressante et une entière disponibilité à retourner sur la table de discussion avec les syndicats, pour peu que ces derniers y soient consentants, en vue de prospecter ensemble une issue négociée à cette crise.

L’aveu d’impuissance et l’appel au secours, pour leur part, ont été on ne peut plus clairement lancés à l’Assemblée Nationale en ces termes : « ...honorables députés si la loi est mauvaise vous avez la responsabilité de la corriger… ». Autrement dit, s’il s’avère, comme le laissent sous-entendre ces propos, que les difficultés d’application de l’IUTS sont liées à des dispositions imparfaites de la loi, Christophe Joseph Marie DABIRE interpelle les élus nationaux, afin qu’ils lèvent les points de contestation qui constituent des obstacles, pour permettre une application acceptable pour tous.

Sortir du tête-à-tête gouvernement/syndicats.

Une question fondamentale qui sous-tend le conflit entre gouvernement et syndicats au sujet de l’IUTS, reste celle du civisme fiscal, dont est largement tributaire la souveraineté financière et économique de notre pays. Dans les grandes nations, tout le monde sans exception ou presque paye l’impôt, principale source de la richesse nationale et nerf du développement pour de nombreux Etats. Or, une amélioration continue des recettes intérieures suppose et passe principalement par un élargissement de l’assiette fiscale, ajustée à la création de richesses et à l’augmentation des revenus. Vis-à-vis des partenaires techniques et financiers internationaux, la collecte de l’impôt représente un indice important de crédibilité pour le Burkina Faso, qui donne accès ou non à certains guichets de financement.

Pourquoi nos vaillants leaders syndicaux et leurs militants du secteur public ne semblent rien vouloir entendre d’un pareil argumentaire teinté de patriotisme ? Ils préfèrent pointer du doigt le train de vie de l’Etat, arguant au passage que, par le truchement de l’IUTS sur leurs indemnités et primes, le gouvernement tente cyniquement de leur reprendre ce qu’ils ont pu lui arracher de haute lutte pour une amélioration de leurs conditions de vie. Et quand on leur parle d’équité et de justice fiscale vis-à-vis de leurs homologues du privé, ils rétorquent, sans rire, que l’Etat n’a qu’à supprimer purement et simplement cet impôt pour l’ensemble des travailleurs. Tant pis alors pour le manque-à-gagner dans les caisses de l’Etat. Pire encore pour l’image de laxisme d’Etat et le discrédit vis-à-vis des institutions et partenaires financiers et économiques internationaux ?

Pour rompre avec cette sorte de dialogue de sourds, l’Assemblée Nationale interpellée par le premier ministre se doit donc de se saisir en urgence de ce dossier, ô combien brûlant mais si important pour l’avenir de la nation. Même hors l’appel au secours de Christophe DABIRE, Balla SAKANDE eut pu se saisir de la question, comme il s’est vaillamment saisi, en tant que président de l’Assemblée Nationale, et investi contre la pandémie à coronavirus à travers le CORONATHON bien accueilli et salué par tous. A supposer que les travailleurs daignent répondre à la main tendue du premier ministre en retournant à la table de discussion, le risque est grand, sans une modération à la hauteur des enjeux, d’assister à un face-à-face méfiant, source presque certaine d’échanges byzantins, interminables et infructueux.

Ni censeur ni donneur de leçons.

Qui mieux que la représentation nationale dès lors, pour tempérer les exigences et les ardeurs des uns et des autres dans cette affaire, au nom du peuple et de l’intérêt supérieur de la nation ? Au besoin, les parlementaires désignés pourront s’associer le plaidoyer d’autres forces ou composantes sociales telles que la société civile ou les représentants de certaines faîtières professionnelles.

L’hétérogénéité de la modération, dans ce cas de figure, vise à bien montrer et faire comprendre aux protagonistes, que la cause ici en présence transcende largement toute forme de corporatisme, pour en appeler à l’engagement citoyen de toute une nation et de l’ensemble de ses fils aux sacrifices nécessaires et indispensables pour le développement de notre cher Faso.

En tant que citoyen lambda, je prête juste ici ma voix et ma plume pour une recherche de solution de sortie de crise. Je le fais et je prends le risque de le dire (tant pis pour les injures publiques !), parce que je suis de ceux qui pensent qu’aucun pays, aucune nation, aucun peuple au monde ne devrait s’illusionner de vouloir et pouvoir se développer avec l’argent des autres. L’aide publique au développement (APD) que nous recevons des autres provient en grande partie des impôts payés par les citoyens des pays donateurs.

La décolonisation et les indépendances sont venues certes défaire les masses paysannes de l’impôt de capitation. Nos pauvres et braves parents des villages les plus reculés n’en continuent pas moins de contribuer à l’effort de recettes intérieures en faveur du Trésor public, à travers les taxes diverses sur les différentes marchandises et biens de consommation.

Est-il alors concevable et acceptable, que des salariés (parmi les privilégiés de la société qu’on le veuille ou non) rechignent tant pour apporter une part supplémentaire de dîme patriotique pour l’œuvre de construction nationale ? Il faut trouver un juste milieu, afin qu’on quitte dans cette histoire qui ne fait honneur à personne ; en même temps qu’elle manque cruellement de réalisme. Un Etat qui ne peut pas compter sur ses propres ressources et richesses n’est pas un Etat fiable.

L’emploi public et les traitements qui vont avec ne peuvent exister durablement, sans l’existence d’un Etat fiable et crédible. Si le Burkina Faso doit compter uniquement sur la dette internationale, la mendicité bilatérale de ses dirigeants ou l’aide multilatérale de ses partenaires, demain n’est définitivement pas la veille de la fin pour notre sous-développement. Chaque salarié à hauteur de ses revenus (aussi « maigres » pense-t-il) doit donc pouvoir faire l’effort du sacrifice commun citoyen pour la nation. C’est de ce point de vue que le sujet de l’IUTS relève d’un débat national et non d’un conflit d’avantages et d’intérêts entre le gouvernement et les salariés du secteur public. Que Dieu bénisse à jamais le Burkina Faso.

Sidzabda Damien OUEDRAOGO

Vos commentaires

  • Le 9 juin à 18:12, par kladjou En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    En tous les cas, si le gouvernement revenait sur sa décision, il devra en même temps oublié les coupures opérées jusque-là sur les rémunérations du secteur privé parce nous n’allons plus accepter payer cet impôt qui devient injuste pour nous du privé. Nous avons les mêmes droits et devoir que nos collègues qui ont choisi de servir le pays dans le public, et je ne vois pas pourquoi je serai soumis à un impôt que mes collègues du public ne paient pas tout simplement parce que j’ai choisi de servir le pays via le privé. Où est l’égalité de tous devant la Loi ? "Dura Lex Sed Lex".(la Loi est dure mais c’est la Loi) !

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  • Le 9 juin à 18:40, par ah bon ? En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    ...L’adage dit que celui qui veut séparer la bagarre ne cherche pas à savoir qui a raison ou qui a tort...
    ...Pourquoi nos vaillants leaders syndicaux et leurs militants du secteur public ne semblent rien vouloir entendre d’un pareil argumentaire teinté de patriotisme ?...
    ... Est-il alors concevable et acceptable, que des salariés (parmi les privilégiés de la société qu’on le veuille ou non) rechignent tant pour apporter une part supplémentaire de dîme patriotique pour l’œuvre de construction nationale ?...
    Pire encore pour l’image de laxisme d’Etat et le discrédit vis-à-vis des institutions et partenaires financiers et économiques internationaux ?
    TEXTE TRES INTÉRESSANT POUR UN COMMENTAIRE COMPOSÉ.
    C’EST MIEUX QUE BÉBÉ LÈVE LA TETE

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  • Le 9 juin à 19:30, par Laafi-nooma En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Amen !
    Rien à ajouter !
    Que certains veuillent faire couler le gouvernement, cela s’entend. Mais tout les moyens ne sont pas bons pour atteindre cet objectif !

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  • Le 9 juin à 20:22, par salou En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Excellente analyse plein de bon sens, mais je tiens à préciser que cette loi n’esf pas équitable car certains travailleurs du publique investissent leurs salaires dans le fonctionement des services publiques. Par exemple l’enseignantt se débrouille pour payer son ordinateur avec son salaire qu’il utilise pour les cours et délibérations d’examen, se connecte à internet et paie ses documents à ses frais pour se documenter. Cela n’a rien de comparable avec le privée. L’assemblée qui a voté la loi n’a pas saisi tous les contours de la question IUTS sur les indemnités. Puisqu’il ya un seuil imposable, il suffit comme dans certains privée de morceller en n indemnités ou redistribuer sur le salaire de base. Il ya des insuffisances dans cette loi. Meme ailleurs, le public et le privé ne sont pas pareille.

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  • Le 9 juin à 22:41, par Bigbale En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Bonjour ! je voudrais humblement demander si, sur le côté droit de la photo introductive au présent article, c’est bien Mr Cyriaque PARE, Fondateur de Lefaso.net que l’on aperçoit aux côtés de Mr Basolma BAZIE ? Si c’est bien Mr PARE, cela contribuerait à me faire comprendre le.contenu de certains articles publiés par ce médium ! C’est aussi cela, la liberté de presse et la liberté de conscience ! Merci pour mes frères qui peuvent m’éclairer davantage !

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  • Le 10 juin à 07:48, par BIBIIGA DU FASO En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Les syndicats burkinabè, les invincibles ignorants :
    Si bien que la cause de l’IUTS est une sacrifice pour tous les burkinabè pour la construction de la patrie, les syndicats campent toujours sur leurs positions.
    Le présent article vient une fois de plus apporter les Arguments, les preuves et même des examples en combien l’ IUTS est plus que jamais nécessaire et obligatoire.

    Je le fais et je prends le risque de le dire (tant pis pour les injures publiques !), parce que je suis de ceux qui pensent qu’aucun pays, aucune nation, aucun peuple au monde ne devrait s’illusionner de vouloir et pouvoir se développer avec l’argent des autres.
    L’aide publique au développement (APD) que nous recevons des autres provient en grande partie des impôts payés par les citoyens des pays donateurs.

    Si le Burkina Faso doit compter uniquement sur la dette internationale, la mendicité bilatérale de ses dirigeants ou l’aide multilatérale de ses partenaires, demain n’est définitivement pas la veille de la fin pour notre sous-développement.

    La patrie ou la mort nous vaincrons ! merci camarades

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  • Le 10 juin à 08:52, par Le Pacifiste En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Je suis d’accord avec vous. Et votre écrit est un écrit citoyen qui peut contribuer énormément, s’il était lu et compris, à décrisper cette guéguerre que gouvernement et syndicat s’apprêtent à se livrer encore après la première phase avant COVID. Vous savez, ce sont les magistrats et enseignants du supérieur, médecins, les agents des finances et autres qui ont de gros salaires (magistrats, enseignants du supérieur, médecins) et de grosses primes et indemnités (travailleurs des finances) qui font tout ce brut. Ceux qui n’ont pas ces avantages et ils représentent 90% des salariés du public ne pipent même pas mot. On les coupe entre 1000 f, 1500, 2000 ou 2500 f tout au plus. Pour ces sommes dérisoires, ils acceptent de contribuer à renflouer les caisses de l’État. Ce sont ceux-là qui gagnent plus qui ne veulent même pas céder 1f
    " je suis de ceux qui pensent qu’aucun pays, aucune nation, aucun peuple au monde ne devrait s’illusionner de vouloir et pouvoir se développer avec l’argent des autres". Parfaitement d’accord.
    Mais votre papier, tel qu’écrit, laisse voir que les travailleurs ne veulent pas payer l’IUTS. Les travailleurs paient déjà l’IUTS sur les salaires de base. Ce qu’ils ne veulent pas ici, c’est l’IUTS sur les primes et indemnités aussi.

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  • Le 10 juin à 09:35, par Tokouma En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    "Chaque salarié à hauteur de ses revenus (aussi « maigres » pense-t-il) doit donc pouvoir faire l’effort du sacrifice commun citoyen pour la nation."

    Tout est dit à travers cette phrase.
    A mon avis, il n’est plus besoin de l’intervention de l’Assemblée Nationale qui a déjà fait son travail en votant la loi.

    Que l’exécutif s’exécute et que le Judiciaire fasse son travail si quelqu’un a violé la loi.

    Que "Salou" me permette de lui dire qu’on ne nie pas que des fonctionnaires utilisent leurs moyens personnels pour leur travail. On ne nie pas non plus qu’il y a des détournements de fonds par certains responsables de l’exécutif, TOUT COMME IL FAUT SAVOIR QUE MÊME AU SEIN DES SYNDICALISTES, IL Y A DES DETOURNEURS COMME DES CORROMPUS ;Mais tout cela c’est d’autres problèmes qu’il faut poser A PART et ne pas FAIRE DE L’AMALGAME.
    Il appartient à l’Exécutif de choisir :

    - Flancher devant les ILLEGAUX et amener les autres salariés qui paient l’IUTS depuis sa création en 1975 soit 45 ans, à refuser aussi de continuer à payer. Ce qui fera deux catégories de citoyens dans un même pays.

    - Ou appliquer la Loi simplement et garder la TÊTE HAUTE.

    A vos marques Monsieur Le Président du FASO.

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  • Le 10 juin à 10:19, par BADAMA JOSEPH BAZIE En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Lorsque les gens disent que les fonctionnaires ne payent pas l’IUTS. Moi depuis que je suis dans la fonction publique le 06/03/1991, j’ai toujours payé l’IUTS. Je voudrais que les gens sachent que c’est sur les indemnités que l’Etat coupe les IUTS en plus de mon salaire. C’est dire aux gens qu’il y a double coupure 1 de mon salaire et de 2 sur mes indemnités.

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  • Le 10 juin à 11:36, par ouedraogo1979@ gmail.com En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    MR OUEDRAOGO ,votre article est bien équilibré mais il laisse apparaitre aussi que vous n’avez pas eu toutes les informations utiles avant de l’écrire. Si vous avez un frère ou une sœur qui est fonctionnaire, vous pouvez solliciter et vérifier avec lui son bulletin de paie depuis qu’il ou elle est dans la fonction publique. Vous constaterez avec lui que les fonctionnaires paient l’IUTS depuis Marc GARANGO. Ou simplement demandez une audience avec le Directeur de la SOLDE au niveau du MINEFID et vérifier avec lui le SIGASPE(un outil de traitement des salaires des fonctionnaires) .Vous pouvez même demander les bulletins de paie de 1991(depuis le début de la 4 -ème république) ,vous constaterez avec étonnement que tous les fonctionnaires paient l’IUTS. Tout simplement ,les fonctionnaires refusent son augmentation .Et ça me fait mal au cœur de voir que des intellectuels de votre trempe associés à ceux qui ne connaissent pas grand chose du traitement salariale croient béatement que les fonctionnaires refusent de payer l’impôt. J’aimerais que vous vérifiez ce que j’ai dit avec le directeur de la SOLDE ou auprès de votre petit frère ou sœur fonctionnaire avant de répondre à mon commentaire pour édifier les internautes parce que c’est aussi votre rôle en tant qu’intellectuel de vérifier les données et d’informer les lecteurs. Allons dans la comparaison Mr OUEDRAOGO. Est ce que l’Etat peut nous servir les mêmes salaires que ceux du privé formellement constitués ?. Et puis Mr OUEDRAOGO, l’Etat et les agents publics sont la pour l’intérêt général pendant que le privé roule pour le profit au maximum. Sans le public et donc sans les fonctionnaires qui l’animent le privé ne s’en sortirait pas(l’Etat peut battre sa monnaie). Au final, la lutte concerne également l’IUTS appliqué aux salariés du privé.

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  • Le 10 juin à 13:00, par Psycho En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Monsieur Ouedraogo1979 il ne faut pas penser que les intervenants ne comprennent pas le sens de l’application de l’uits. Vous payez déjà cet impôt sur vos salaires. C’est bien mais compte tenu de certaines contraintes budgétaires le gouvernement doit élargir les niches fiscales. C’est pour cela recherche des ressources propres. Les primes ,les indemnités en sont des niches. Le gouvernement doit rester ferme vis à vis de ces fonctionnaires qui versent dans syndicalisme de caniveau. Où voulez-vous que l’état trouve des pour satisfaire les revendications égoïstes des fonctionnaires corrompus et cupides. Le gouvernement doit assurer l’intérêt général et non s’occuper seulement de quelques véreux.

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  • Le 10 juin à 13:54, par ali baba En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    je voudrais dire simplement que pour la construction du pays, la contradiction est nécessaire mais l’esprit de va-t-en guerre des syndicats est une approche suicidaire. Je voudrais simplement et humainement demander aux leaders syndicats et leurs sbires un peu plus de loyauté, de sincérité, de patriotisme et d’humanisme pour libérer le peuple de leur dicktat. Vous faites souffrir les 20 millions de burkinabè par vos soit disant luttes. J’ai honte du comportement de certains leaders syndicaux. Ayez le courage de changer, seul les imbéciles et les cons ne changent pas !! Basta

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    • Le 13 juin à 13:37, par Inno En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

      Mon cher ! Je suis d’accord avec vous. les leaders syndicaux sont ce qu’ils reprochent nos gouvernants de l’ être. Malheureusement, ceux qui sont à leurs bases sont (pour beacoup) dénués d’ esprits critique, incapable eux mêmes de défendre auprès de leur hiérarchie immédiate le moindre avantage sans crier sur les toits. Ce qui se passe actuellement est purement et simplement une vengeance (en parlant du MENAPLN).Je salut ministre Ouaro au passage qui pour moi gère une boîte où il est le plus intelligent. Pendant longtemps les enseignants sont allés en grève pour réclamer que les examens blancs soient payés alors que les APE se saignaient déjà pour encourager les enseignants. Qu’ a t-il fait ministre Ouaro ? Il a supprimé les examens blancs et les gens ont cru qu’il a allégé leur tâche. Malheureusement, en lieu et place il impose une composition à la fin de chaque trimestre et cela sans frais. La tâche de l’ enseignant est multipliée par un coefficient supérieur à deux. Très gentil et logique dans son principe, Il propose par ailleurs le trousseau pédagogique qui ne sert pour beaucoup qu’à se saouler. S’ étant réveillé mais tard, le monde éducatif monte au créneau avec leur leader bien aimé Ba-Ba qui me decoit quand il s’ adresse au gouvernement.pour un éducateur, quel que soit son adversaire, les propos qu’il utilise doit être le reflet de ce qu’il est.voyez la suspension des salaires en mars, aucune justification qui tienne n’a été fournie. Il pourrait s’agir d’un acte de sabotage de la part du syndicat pour soulever la colère des travailleurs. Le gouvernement qui n’est pas l’auteur de cet acte mais a jouit de la conséquence ne pouvait rester muet. La leçon que l’on retient est que si vous allez sauvagement en grève, vos salaires seront sauvagement traités. Je m’en du MPP mais j’aime mon pays

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  • Le 10 juin à 15:16, par ouedraogo1979@ gmail.com En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    MR VISION ,vous n’avez pas compris le sens de mon propos selon lequel les fonctionnaires travaillent pour l’intérêt général. Juste dire que l’Etat n’est pas la pour faire des profits mais construire et animé des services publics par le truchement des agents publics pour les besoins de tous les burkinabés sans exception. L’Etat n’est pas une entreprise ou on peut partager des dividendes et donné un treize mois à tous les salariés . C’est vraiment pour des prestations sociales. Et c’est pour cette raison que les agents publics qui les animent sont mal traités sur le plan salarial. Ils sont la pour servir tous le monde. Mais est ce pour autant qu’ils doivent être mal traités sur le plan salarial ?.Les fonctionnaires ne demandent pas grand-chose juste un salaire décent pour le permettre de supporter les dépenses. J’ai bénéficié du soutien de mon grand frère qui était fonctionnaire sur le plan des frais d’scolarité jusqu’à l’université et aujourd’hui j’en fait autant pour des frères ; sœurs ; neveux et nièces qui sont à l’école. Pour un fonctionnaire ce ne pas simple. Si au lieu d’améliorer le salaire du fonctionnaire, l’Etat veut ponctionner encore ça devient compliqué davantage. On peut élargir l’assiette fiscale en prospectant au niveau de l’agriculture et de l’élevage ; pourquoi pas un impôt sur la fortune ou encore supprimer les subventions colossales accordées aux multinationales qui sont suffisamment riche plus que le budget de l’Etat burkinabè. Juste un effort de réflexion de prospection et de détermination. Si vous comparé le salaire d’un cadre d’une banque ; d’une compagnie d’assurance ou d’une société boursière ou minière c’est le jour et la nuit. C’est pour cela j’ai demandé si l’Etat sera capable de nous verser le salaire versé à ceux du privé. Par ailleurs, dans tous les domaines, privé, public, parapublic, ONG ,travailleurs autonomes et même parmi les internautes salariés des politiques, il y a des brebis galeux et des intègres. Et ces derniers sont pleins dans la fonction publique. Travailleurs acharnés qui ont juste besoin d’une revalorisation pour s’occuper de leur famille et d’autres sollicitations. La fonction publique aux USA est flexible, bien structurée et très bien motivée. Le fonctionnaire américain a la possibilité de faire une activité libérale pendant qu’il est fonctionnaire et bien d’autres choses et ils sont payés chaque vendredi soir. Lisez la loi 081 sur les agents publics au Burkina et vous verrez les limites posées pour les fonctionnaires burkinabé. On me dira que c’est pour eux les meilleurs maquis et restaurants. Ce ne pas légalement justement. Je parle d’un revenu qui est licite et prévu par un texte législatif ou règlementaire et qui ne te créera pas des ennuis judiciaires un jour.Cordialement internaute VISION.

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  • Le 10 juin à 16:24, par le révolutionaire En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    Je pense à mon humble avis qu’il faut laisser le gouvernement et les syndicats dans leur conflit car tous ceux qui interviennent ne connaissent pas tous les contours des différents problèmes de notre pays. L’auteur de cet article soutient le gouvernement mais laisse croire qu’il est impartial. Vous pouvez proposer d’autres niches pour récolter des impôts plus importants. J’ai toujours dit de regarder le nombre d’immeubles et de villas gros standings à travers tout le pays il faut trouver un impôt sur ces maisons et nous auront deux fois les IUTS. L’auteur ne comprend pas les fonctionnaires car il s’agit là d’une diminution du salaire et personne ne voudras qu’on diminue son salaire surtout quand ce salaire n’arrive pas à résoudre le problème. S’il vous plait chers compatriotes patriotes trouvons comment avoir les moyens de développer notre pays sans diminuer de façon directe les avantages des gens. Si un fonctionnaire a une imposante maison il va payer un impôt la-dessus et ça sera sa contribution au développement du pays

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  • Le 10 juin à 16:36, par le révolutionaire En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    On sent beaucoup de jalousie dans les interventions de certaines personnes : puisque je ne suis pas concerné alors il faut l’appliquer chez les autres. il faut analyser à froid les problèmes et faire propositions claires et précises exemple pour une sortie de crise rapide on propose de diviser par deux ce qui est actuellement prélevé et pose problème et chercher rapidement d’autres sources d’impôt pour combler ce qui manque à travers l’impôt sur la fortune : toute maison tout immeuble d’une valeur de 50 000 000 francs donne lieu à un impôt de 500 000 francs par an

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  • Le 10 juin à 16:37, par le révolutionaire En réponse à : Conflit gouvernement-syndicats au sujet de l’IUTS : Interpellée par le premier ministre, l’Assemblée Nationale doit se saisir du dossier

    On sent beaucoup de jalousie dans les interventions de certaines personnes : puisque je ne suis pas concerné alors il faut l’appliquer chez les autres. il faut analyser à froid les problèmes et faire propositions claires et précises exemple pour une sortie de crise rapide on propose de diviser par deux ce qui est actuellement prélevé et pose problème et chercher rapidement d’autres sources d’impôt pour combler ce qui manque à travers l’impôt sur la fortune : toute maison tout immeuble d’une valeur de 50 000 000 francs donne lieu à un impôt de 500 000 francs par an

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