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Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pêcher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET • mardi 26 mai 2020 à 23h35min
Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pêcher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

« Il n’y a pas de sentiments entre deux États. Ce n’est pas parce qu’on aime particulièrement les Chinois qu’on a rompu avec Taïwan. C’est parce qu’on y gagne plus », avait déclaré l’ancien diplomate Mélégué Traoré, lors d’un panel organisé par l’Université Ouaga II en mai 2019. Eh bien, qu’est-ce qui a bien changé, deux ans après le rétablissement des relations avec le géant d’Asie ? Covid-19 oblige, l’ambassadeur de Chine, Ji Lian, a dressé le bilan de ses deux années de coopération, dans un Facebook live, ce mardi 26 mai 2020.

Comme l’on pouvait s’y attendre LI Jian a entamé son discours par la question du Covid-19 en saluant la détermination et le sacrifice du personnel médical. « Ils ont lutté et continuent de lutter en première ligne jour et nuit sans relâche. Leur abnégation et leur sacrifice nous rapprochent davantage du jour où l’on va proclamer la victoire définitive sur cette maladie » dit-il. Le diplomate chinois a également exprimé sa gratitude à l’endroit du peuple burkinabè qui a manifesté sa solidarité à l’endroit de son pays aux premières heures du Covid-19. « C’est dans le malheur que l’on connait ses vrais amis », dira-t-il.

« … main dans la main aucune tempête ne peut nous ébranler »

Dans la course contre la montre, la Chine, à entendre son ambassadeur, a dépêché quatre vols spéciaux transportant des dizaines de tonnes de matériels composés de masques de protection, de combinaisons, de réactifs pour les tests de dépistage, etc. Douze médecins chinois ont également séjourné pendant deux semaines à Ouagadougou où ils ont partagé leurs expériences en matière de lutte contre la maladie avec leurs confrères burkinabè. « Une fois que nos peuples s’unissent, main dans la main, aucune tempête ne peut nous ébranler », se convainc le diplomate.

Autres secteurs, celui de l’éducation et de l’humanitaire. L’ambassadeur a indiqué que les travaux de construction de 100 complexes scolaires sont déjà achevés. Aussi, 5000 tonnes de riz et l’aide humanitaire d’un million de dollars ont été déjà remis au profit des personnes vulnérables, parmi lesquelles les déplacés internes. Plus de 400 patients ont guéris de la cataracte à l’issue d’une opération menée par deux équipes d’ophtalmologues chinois, a rappelé LI Jian dans son discours.

Pour un développement endogène

« Nous sommes prêts à faire plus et bien d’autres choses qui pourraient améliorer le bien-être de la population et approfondir l’amitié fraternelle de nos deux peuples », foi de l’ambassadeur qui a rappelé que la coopération sino-burkinabè est stratégique en ce sens qu’elle vise à créer un développement endogène et durable ; c’est-à-dire « donner des poissons et apprendre aussi à pécher ».

Dans son discours, LI Jian a rappelé que le financement du projet du CHU de Bobo-Dioulasso, projet phare depuis la reprise des relations entre les deux pays, est déjà prêt. « Une fois que le site sera défini, nous pourrons exécuter le projet dans les plus brefs délais ». Un projet de renforcement du système en eau potable à Bagré, Bittou, Tenkodogo et à Garango est déjà rentré dans la réserve des projets.

Sur le plan agricole, l’ambassadeur a indiqué que la mission agricole a permis de booster le rendement de riz et de mil permettant d’atteindre respectivement dans les zones de démonstration 5,8 tonnes à l’hectare et 3 tonnes à l’hectare. Il a rassuré que les spécialistes chinois vont travailler à vulgariser les techniques de culture au Burkina Faso afin d’atteindre l’auto-suffisance alimentaire. « En deux ans, plus de 800 spécialistes burkinabè dans tous les domaines et une centaine de boursiers se sont rendus en Chine pour des formations ou des études », a souligné le diplomate.

« Oser lutter savoir vaincre »

Sur le plan militaire et sécuritaire, LI Jian a rappelé que la Chine et l’Union européenne ont signé un mémorandum selon lequel la Chine fournira des équipements militaires d’une valeur de 60 millions de yuans soit plus de 5 milliards de francs CFA à chacun des pays membres du G5 Sahel. « Nous sommes entrain de coordonner avec l’Union africaine pour mettre en œuvre cette aide le plutôt possible ».
A propos de solidarité, LI Jian a rappelé que son pays défend toujours les intérêts communs des pays en voie de développement en s’opposant à « l’hégémonisme et à la politique du plus fort ». En tant que seul pays en développement parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unis, la Chine observe l’ambassadeur, se met toujours du côté des pays africains surtout quand il s’agit des questions telles que la lutte contre le terrorisme.

En attendant que la lutte contre le terrorisme ne soit qu’un lointain souvenir, l’ambassadeur chinois dit être convaincu que le Burkina peut, de concert avec ses partenaires, réaliser son chemin d’industrialisation et de modernisation. Pour lui, « nos rêves deviendront nos forces et la perspective deviendra réalité ». Et le diplomate de conclure en citant Thomas Sankara : « Oser lutter savoir vaincre ».

Synthèse de Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 mai à 01:14, par KABORE En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

    La chine a t-elle eu besoin qu’on lui donne du poisson et qu’on lui apprenne à pêcher ? Je pense que non ! La Chine c’est d’abord une culture basée sur la discipline ! Les chinois se sont battus pour apprendre, appliquer ce qu’ils ont appris, le perfectionner, pour être là où ils sont actuellement,forçant l’admiration de tous y compris l’occidental le plus raciste qui soit ! En Afrique et surtout au burkina, nous avons à faire à des gens qui sont pas disciplinés, et surtout, qui n’aiment pas leur pays et qui aiment surtout le style de vie occidental. Une relation entre la chine et les africains conduira toujours à des couacs diplomatiques, on l’a vu avec le covid-19. Autre chose, un élément important dans la puissance chinoise, c’est son industrie ! la chine est-elle prête à aider les africains à s’industrialiser ? L’avenir nous le dira..Pour ma part je souhaite bonne vent aux relations Sino-Africaines et plus particulièrement entre la Chine et le Burkina-Faso !!

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    • Le 27 mai à 09:45, par Mafoi En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

      Bonjour @KABORE.Je note que tu tiens des propos contradictoires,du style la Chine s’est développée tout seule et que nous les Africains devrons nous engager sur cette voie au lieu de passer notre temps à compter sur les autres comme si ces Chinois, ces Occidentaux étaient,des surhumains,des extraterrestres et sur ce point,je suis d’accord avec toi.Malheureusement à la fin de ton post,tu as gâté la sauce car si tu espères que la Chine viendra industrialiser l’Afrique,tu as tapé poteau d’autant que cette même Chine que tu considères comme un agneau gentil,doux compte surtout sur l’Afrique où les normes qualité sont inexistantes pour venir déverser ses chinoiseries et aussi piller nos ressources comme les Occidentaux.D(ailleurs mon jugement personnel sur ce point est que les Chinois sont plus nuisibles que les Occidentaux pour l’Afrique.Conclusion,Chinois,occidentaux=bonnet blanc,blanc bonnet

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      • Le 27 mai à 14:21, par KABORE En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

        Merci internaute @Mafoi pour votre réaction. Ce que j’ai voulu dire, c’est que contrairement aux occidentaux, la Chine ne descendra pas dans nos débat de bas-étage pour par exemple imposer un chef coutumier ou même un président. Elle ne vient pas en donneur de leçons mais plutôt, pour faire du business et contrer la puissance américaine ! Et ça, ça du potentiel !! ça a le mérite de ne pas nous diviser et de nous concentrer sur le développement. Si nos dirigeants font preuve de patriotisme pour une fois, la relation avec la Chine pourrait produire de bons résultats !

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        • Le 28 mai à 11:03, par decu En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

          Internaute @ KABORE , c’esst pas sure que la Chine ne descendnet pas dans les histoires de chefferies une fois installée.
          Partout ou la Chine est passée la corruption est devenue l regle, elle a été exacerbé et utilisé comme outils pour s’accaper de pan entier de l’econome de ces pays. Prions et gageons que nos dirigeants ne signent pas de contrats egoiste avec ces Chinois qui nous engagerais a vie.
          La consequence de ces type d’accaparement epu etre terrible. Par exemple a cote la Francontinue de s’accaparer du pays et ce ce que la chine cherche a faire.
          A coté au Mali le gouvernement veut ceder l’aeroport du pays a laFrance pour plus de 80 ans. Un point strategique come l’aeroport ne se barade as. Apresla France pourra meme interdire au Maline d’y atterir si elle le souhaite. L’armée malienne ne pourra rien y faire avec la France qui controle. Franchement ca fait pitié et c’est decevant.

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  • Le 27 mai à 02:08, par Leiw En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

    Dear Ambassador,
    I have criticized you in the past for being too sentimental with your choice of words that sometimes make you sound like the Western diplomats that always flatter Africans. But today, I appreciate your choice worlds that reflect the words that are optimistic and encouraging at the same time. We in Burkina Faso, we don’t need things to given to us. We want to make things for ourselves. We need partners that can help us improve our means of production. We need partners that we can work with and establish a
    win-win relationship. We don’t need a relationship that dictate to us what we must do. We respect our partners therefore our partners should respect us too. We want to learn how to catch a better fish not any type of fish. We know that countries have interest not friends. But there are times, decency should be a virtue in the life and culture of countries. We Africans we are suspicious about everybody because we have been through hell with our classic partners. Therefore, we are suspicious about YOU (China), because we know your government is getting too close to our classic partners who thinks we still are their children. We are worried about your government because he is getting the asking our classic partners an authorization before giving any weapons to fight terrorism. We nervous about your government because we believe that our classic partners will persuade your government not to teach us how to catch the right fish. Your government need to be very careful because getting too close to people who have enslaved us for centuries. Your government must tell your citizens not to copy the West in trying to be little or mistreat African people. I am sure your government understand what our classic partners are doing to break or slow down the African-Chinese relationships. Please tell all the Chinese people that we African are not the Chinese enemies. Please tell the Chinese people to stop taking the hooks that our classic partners are throwing to them by using African as the baits. Yes we African, we look different from everyone physically, whether it is our skin color or our hears but we are still humans. We Africans we feel pain like everyone. We Africans, we are emotional. We Africans, at some point we will react if you push us to the corner. Let’s respect one another (African and Chinese) and treat each other with dignity. Chinese people, don’t be like our classic partners. Our classic partners manipulate, steal, lie, rape, and kill. That is all they know. Our classic partners don’t know the meaning of win-win. Because they only think that all resources are scarce. I hope Mr. Ambassador, that you can start talking to your fellow citizens about us Africans that we are not the enemies.
    Regards,
    Leiw

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    • Le 28 mai à 12:52, par Ka En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

      Leiw : You say, ’We want to create things for ourselves. We need partners who can help us improve our means of production. We need partners with whom we can work and establish a win-win relationship. We don’t need a relationship that tells us what to do.
      And I tell you that Africa did not need this type of partnership with the new colonization which does not say its name to succeed. The African continent is potentially rich in nature with frames whose heads are full of gray matter. Unfortunately our executives lack innovation to take off the continent and put it into orbit among the world’s super powerful.

      When China, whom I know well who swore in the 1972s to wake up and shake the world, it didn’t need any partner, but simply innovations to the dust and sweat of its people. I had the opportunity to stay in Taiwan during our revolution, and as a technician and technical development advisor, I swore that if the others succeed with little, why not us ? I participated with the first numerically controlled machines for the rectification of mechanical parts to be cited only in the workshops of our army and others. I put all of myself into the training centers. Because, I said to myself, if man went from gathering and fishing to achieving a social life dominated by technology as we understood the Taiwanese people very quickly, it is only by work without which progress is not possible for humanity.

      Few technicians like me in Burkina have understood that the development of a country requires training. In China every two minutes a Chinese person goes out to train with something. And I am not ashamed to say that if Africa is the continent that extends its hand more than being a continent of innovation, it is because our society is cluttered with parasites, lazy people who live only corruption and doing nothing.

      The best way to distribute wealth is to allow people to co-manage their land with those who have the capacity to develop it. However, God in his infinite goodness endowed Africa with all the riches, a scandalously rich underground, a vast and fertile and well watered soil, a superb permanent summer climate, a generous sun, and finally a young people and hardworking. The only problem is politicians, greedy and poverty and misery of mind like no other. Here is where the real problem of Africa lies. For centuries, all discoveries and global change have been in favor of Africa. But the evil that eats away at us with our politicians, prevents Africa from taking the best opportunities from these changes. When it came to biofuels, Africa was in the best position. Similarly in terms of solar energy, Africa is even better placed. With the land rush, Africa still has the best assets. If we had rulers concerned with the future of their peoples, there is here matter for development with the land. The Chinese will only come to Burkina to beg for a piece of land to grow rice. Thus, instead of making long-term leases of misery, just for a few commissions paid as bribery to our leaders, we could have imposed compulsory joint-venture formulas with foreign firms in search of land.

      And my question my friend Leiw, ‘’ ’’ Can Africa skip steps to accelerate its development and establish itself as the kingdom of innovation ? This question is old as the creation of the old continent called (Africa
      You say : We Africans distrust everyone because we have gone through hell with our classic partners. Therefore, we are wary of YOU (China) because we know that your government is too close to our traditional partners who think that we are still their children. My dear friend Leiw, the Chinese know it before ourselves.
      You also say to His Excellency the Chinese Ambassador to Burkina : "Please tell all the Chinese that we Africans are not the enemies of the Chinese. Please tell the Chinese to stop taking the hooks that their classic partners throw at them using the African as bait. My dear friend, it is we Africans, especially our leaders who are stupid, and behave like good fish for the Chinese.

      Conclusion my dear friend, Let’s first learn from what is happening in our country and which concerns us directly rather than wanting to cultivate analogy and amalgam without reason from other countries. Let us be objective, aware and responsible.

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    • Le 28 mai à 13:17, par Ka En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

      ’’A’’ mes lectrices et lecteurs qui n’aiment pas lire en Anglais, voilà ce que j’ai dit à notre ami internaute Leiw.

      Leiw : Vous dites : ‘’’Nous voulons créer des choses pour nous-mêmes. Nous avons besoin de partenaires qui peuvent nous aider à améliorer nos moyens de production. Nous avons besoin de partenaires avec lesquels nous pouvons travailler et établir une relation gagnant-gagnant. Nous n’avons pas besoin d’une relation qui nous dicte ce que nous devons faire.
      Et moi je vous dis que L’Afrique n’avait pas besoin de ce type de partenariat a la nouvelle colonisation qui ne dit pas son nom pour réussir. Le continent Africain est potentiellement riche en nature avec des cadres dont les têtes sont pleines de matières grises. Malheureusement nos cadres manquent d’innovation pour faire décoller le continent et le mettre en orbite parmi les supers puissants mondiale.

      Quand a la Chine que je connais bien qui a juré dans les années 1972 de se réveiller et faire trembler le monde, elle n’avait pas eu besoin d’aucun partenaire, mais simplement des innovations a la pelle et à la sueur de son peuple. J’ai eu l’occasion de faire un séjour a Taïwan au moment de notre révolution, et en tant qu’un technicien et conseiller technique au développement, j’ai juré que si les autres réussissent avec peu de chose pourquoi pas nous ? J’ai participé avec les première machines à commande numérique pour les rectification des pièces mécaniques a ne citer qu’au sein des ateliers de notre armée et autres. J’ai mis tout de moi pour les centres de formations dans notre pays. Car, je me suis dit, si l’homme est passé de la cueillette et de la pèche pour aboutir à une vie sociale dominé par la technologie comme l’on comprit le peuple Taïwanais très rapidement, c’est uniquement par le travail sans lequel le progrès n’est possible pour l’humanité.

      Rares sont les techniciens comme moi au Burkina ont compris que le développement d’un pays passe par la formation. En chine toutes les deux minutes un chinois sort former par quelque chose. Et je n’ai pas honte de le dire que si l’Afrique est le continent qui tende plus sa main que d’être un continent d’innovation, c’est que notre société est encombrée de parasites, des paresseux qui vivent que de la corruption et sans rien faire.

      La meilleure façon de distribuer les richesses, c’est de permettre aux populations de cogérer leurs terres avec ceux qui ont la capacité de les mettre en valeur. Pourtant, Dieu dans sa bonté infinie a doté l’Afrique de toutes les richesses, un sous-sol scandaleusement riche, un sol vaste et fertile et bien arrosé, un climat superbe d’été permanent, un soleil généreux, et enfin un peuple jeune et travailleur. Le seul problème, ce sont des hommes politiques, cupides et d’une pauvreté et misère d’esprit à nul autre comparable. Voici où se trouve le vrai problème de l’Afrique. Depuis des siècles, toutes découvertes et changement global sont en faveur de l’Afrique. Mais le mal qui nous ronge avec nos hommes politiques, empêchent l’Afrique de tirer les meilleurs opportunités de ces changements. Lorsqu’on parlait de biocarburants, l’Afrique était la mieux placée. De même en matière d’énergie solaire, l’Afrique est encore mieux placée. Avec la ruée vers les terres, l’Afrique présente encore les meilleurs atouts. Si nous avions des Gouvernants soucieux du devenir de leurs peuples, il y a ici matière à développement avec les terres. Les Chinois viendront uniquement au Burkina pour quémander un bout de terre à cultiver le riz. Ainsi, au lieu de faire des baux emphytéotiques de misère, juste pour quelques commissions versées à titre de corruption à nos dirigeants, on aurait pu imposer de formules obligatoires de joint-venture avec les firmes étrangères à la recherche de terres.

      Et ma question mon ami Leiw, ‘’’’l’Afrique peut-elle sauter des étapes pour accélérer son développement et s’imposer comme le royaume de l’innovation ? Cette question est vieille que la création du vieux continent appelé (l’Afrique.)

      Vous dites : Nous, Africains, nous nous méfions de tout le monde parce que nous avons traversé l’enfer avec nos partenaires classiques. Par conséquent, nous nous méfions de VOUS (Chine), car nous savons que votre gouvernement se rapproche trop de nos partenaires classiques qui pensent que nous sommes toujours leurs enfants. Mon cher ami Leiw, les Chinois le savent avant nous-même.

      Vous dites encore a son excellence monsieur l’ambassadeur de Chine au Burkina : ‘’’’Veuillez dire à tous les Chinois que nous, les Africains, ne sont pas les ennemis des chinois. S’il vous plaît, dites aux Chinois d’arrêter de prendre les hameçons que leurs partenaires classiques leur lancent en utilisant l’Africain comme appât.’’’ Mon cher ami, ce sont nous les Africains, surtout nos dirigeants qui sont des idiots, et se conduisent en bon poisson pour les Chinois.

      Conclusion mon cher ami, Tirons donc d’abord des leçons de ce qui se passe chez nous et qui nous concerne directement plutôt que de vouloir cultiver l’analogie et l’amalgame sans raison d’autres pays. Soyons objectifs, conscients et responsables.

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  • Le 27 mai à 07:12, par thanck En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

    Apprendre à pécher seulement s’il vous plaît, ambassadeur. Nous nous connaissons. Les solutions faciles à nos problèmes ne vont pas nous aider.

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  • Le 27 mai à 08:33, par Kua En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

    Mr. L ;Ambasssadeur, On vous a l’oeil sur l’affaire de la foret KUA. Ne pensez meme pas un instant a nous distraire sur ce sujet.

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  • Le 27 mai à 08:47, par A qui la faute ? En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pécher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

    Si les citations et autres slogans développaient un pays on serait loin loin devant tout le monde. Savoir pécher c’est avoir accès au savoir. Nous avons des docteurs dans tous les domaines. Nous avons des bons élèves qui sortent de bonnes écoles de tous les pays. Un pays comme le Rwanda est sur papier beaucoup plus pauvre que le Burkina. Le Japon qui a dominé la Chine pendant longtemps est un pays normalement classable comme une catastrophe naturelle.
    Notre seul problème actuellement c’est un problème de gouvernance : tout le monde n’a pas accès aux eaux où il y a beaucoup de poissons. Ou encore : on pêche pour mettre dans le même panier et quelques familles prennent tout. "Tuuk guili"

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  • Le 29 mai à 04:54, par Leiw En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pêcher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

    Dear Ka,
    You have done a good job pointing out at what we African have, and not taking advantage of those opportunities. You are right, the beggars’ mentality is killing us slowly. We have no confidence in ourselves. You are right, our leaders are deplorable souls and with nothing to offer us. However, think of Sakara who was trying to free our country from the jaws of imperialism, see what happened to him through the mediocre, corrupt, mindless and lazy leaders that killed him. We burkinabé have lost an opportunity to be free. I sincerely believe that the majority of our leaders are curse. Well done Ka.
    Leiw

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    • Le 29 mai à 10:25, par Ka En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pêcher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

      Leiw : I said what I think in my self-criticism. And if Africa since its independence remains mired in its development, most of the faults rest on our leaders with large gullet who think only of their little person, instead of thinking of the interests of their people.
      Chinese leaders since 1972 have been able to correct these faults : This is why nowadays China presents itself at the door of the first power in the world. As Africa tries to do the same as China, instead of always reaching out to beg.

      And I tell you my dear Leiw, that we can with all the wealth of the subsoil of our Continent exceeded China, but it lacks the good will of our decision-makers. Sankara had wanted to trace the path of this will, especially that it is a reality : But he was eliminated by the parasites and lazy from the Continent. If Africans wanted to develop their continent, imitation like using China to conquer the world is not prohibited. My dear Leiw, I will give you an example : For Burkina to develop, it is necessary to give means to farmers, except the primary population can develop a country if it is given means. And North Korea understood it a long time ago that to boost agricultural production, it must be mechanized with machines produced on the spot, that is to say, make the tractors themselves, and not receive them as in Burkina, and after a year, they are seen to rot in the fields because of breakdowns and lack of spare parts. For this, North Korea has found the solution, ’’ ’imitation which is not prohibited :’ ’’ ’In 1956 when North Korea received their first agricultural tractor from the Soviet Union, it was dismantled piece by piece, and an appeal was made to all the blacksmiths of the country to imitate each the manufacture of a part. And a new tractor was created with thousands of spare parts.
      This is what the ideologist Thomas Sankara wanted for the whole of Africa, ‘’ ’consuming what we make on the spot.’ ’’ ’’

      To finish my dear Leiw, Having rubbed shoulders with and worked with the ideologist and visionary Captain Thomas Isidore Sankara, I keep saying in this forum of Lefaso.net, "" "’that today more than yesterday, the Sankara myth is more alive than ever. He has defied time to the point that the child from all over Africa today appears to be the way for many Burkinabè and young Africans. But it is clear that even if his ideas are still celebrated, the man has apparently not yet had a political heir to his size, able to put on his boots and rise to the height of the hopes he had aroused . Glad to read you Internet user Leiw.

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    • Le 29 mai à 10:53, par Ka En réponse à : Chine-Burkina Faso : « Donner du poisson et apprendre à pêcher », la vision stratégique selon l’ambassadeur LI Jian

      ‘’’A’’’ mes lectrices et lecteurs, voilà ce que j’ai répondu a notre internaute qui écrit qu’en Anglais.

      Leiw : J’ai dit ce que je pense dans mon auto critique. Et si l’Afrique depuis son indépendance reste embourbé dans son développement, la grande partie des fautes reposent sur nos dirigeants aux gosiers larges qui ne pensent qu’à leur petite personne, au lieu de penser aux intérêts de leurs peuples.
      Les dirigeants Chinois depuis 1972 ont su corrigé ces fautes : C’est pourquoi de nos jours la Chine se présente a la porte de la première puissance du monde. Alors que l’Afrique essaie de faire la même chose comme la Chine, au lieu de toujours tendre la main pour quémander.

      Et je vous dis mon cher Leiw, que nous pouvons avec toute la richesse du sous-sol de notre Continent dépassé la Chine, mais il manque la bonne volonté de nos décideurs. Sankara avait voulu tracé le chemin de cette volonté, surtout qu’elle soit une réalité : Mais il a été éliminé par les parasites et paresseux du Continent. Si les Africains voulaient développer leur Continent, l’imitation comme utilise la Chine pour conquérir le monde n’est pas interdite. Mon cher Leiw, je vous donne un exemple : Pour que le Burkina se développe, il faut donner des moyens aux cultivateurs, sauf la population primaire peut développer un pays si on la donne des moyens. Et la Coré du Nord l’a compris il y a longtemps que pour dynamiser la production agricole, il faut la mécaniser avec des machines produites sur place, c’est-à-dire fabriquer les tracteurs eux-mêmes, et non les recevoir comme au Burkina, et au bout d’une année, on les voit moisir dans les champs à cause des pannes et manques des pièces de rechanges. Pour cela, la Coré du Nord a trouvé la solution, ‘’’l’imitation qui n’est pas interdite :’’’’ En 1956 quand la Coré du Nord recevait de l’Union Soviétique leur premier tracteur agricole, il fut démonté pièce par pièce, et un appel fut lancé à tous les forgerons du pays pour imiter chacun la fabrication d’une pièce. Et un nouveau tracteur fut créé avec des milliers de pièces de rechanges.

      C’est ce que l’idéologue Thomas Sankara voulait pour toute l’Afrique, ‘’’consommé ce qu’on fabrique sur place.’’’’

      Pour terminer mon cher Leiw, Ayant côtoyé et travailler avec l’idéologue et visionnaire le capitaine Thomas Isidore Sankara, je ne cesse pas de dire dans ce forum de Lefaso.net, ’’’qu’aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Sankara est plus vivant que jamais. Il a défié le temps à tel point que l’enfant de tout l’Afrique paraît aujourd’hui comme le chemin pour beaucoup de Burkinabè et de jeunes Africains. Mais force est de constater que même si ses idées sont toujours célébrées, l’homme n’a apparemment pas encore eu d’héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités.’’’ Heureux de vous lire internaute Leiw.

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