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Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • samedi 23 mai 2020 à 10h59min
Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

Le royaume du Gulmu a désormais deux rois. Deux princes, à savoir Midierba Thiombiano et Thiombiano Tiguié Mohammed, revendiquent le trône. Chacun a suivi le rite d’intronisation. Cette situation aura des conséquences fâcheuses, si une solution n’est pas vite trouvée. Aussi, il faut craindre que ce bicéphalisme ne se transpose dans les villages et cantons du royaume.

Le roi est mort, vive le roi ; où plutôt vive les rois. C’est la situation qui prévaut actuellement à Fada N’Gourma, à l’Est du Burkina Faso. Deux rois revendiquent le même trône. Cette situation malsaine, la région de l’Est n’en avait vraiment pas besoin. Déjà, elle souffre des attaques terroristes.

S’il faut ajouter ce flou à la tête du royaume, la situation sécuritaire risque de se dégrader fortement. En réalité, dans l’accomplissement de certains rites liés aux coutumes, il n’est pas exclu qu’il y ait des télescopages. Chacun revendiquant la légitimité, les deux prétendants intronisés voudront accomplir certaines missions dévolues au « roi ». Les partisans risquent de s’affronter.

Transfert du bicéphalisme au niveau des villages et des cantons

Ce n’est pas tout. Le plus difficile est à craindre dans les cantons et les villages. Cette bagarre va forcément s’exporter en ces lieux. Selon la coutume, il revient au roi de Fada N’Gourma d’introniser les chefs de canton et de village. Le risque ici, c’est que chaque candidat pourrait aller chercher son bonnet chez qui il veut. Ainsi, ils reviendront dans le canton ou dans le village pour régner. En clair, le bicéphalisme au niveau du royaume va se transposer naturellement au niveau des villages. Là aussi, les affrontements ne sont pas à écarter.

Les problèmes de succession ne sont pas nouveaux au Burkina

Les autorités administratives semblent impuissantes face à cette situation. Pourtant, les problèmes de succession ne sont pas nouveaux au Burkina Faso. L’histoire nous rappelle le couronnement à Ouagadougou de Koumdoumié au détriment de Yadéga, son aîné. Si cela relève d’une vieille épopée, le royaume du Rissiam, dans la province du Bam, est une parfaite illustration contemporaine des problèmes de succession.

Depuis 1969, deux rois se disputent le royaume. Dans le passé, l’un était obligé de s’exiler à Zandkoom. L’autre est resté à Sabcé, capitale du royaume. Aujourd’hui, ce sont Naaba Kiiba et Naaba Koanga qui perpétuent cette division. Là aussi, des nominations parallèles de chefs de village sont faites. A la moindre occasion, les populations veulent s’affronter.

Codifier nécessairement les modes de succession

Tout comme à Ouagadougou, à Fada N’Gourma, dans le royaume du Rissiam et ailleurs, les règles de succession sont connues. Nous sommes certes dans une République, mais si l’on estime que les royautés doivent être maintenues, il faut prendre des dispositions pour éviter ces problèmes. Cela passe par la codification des règles et modes de succession.

Ce qui permettra, en cas de problème, à l’administration d’intervenir pour sauvegarder la paix sociale. Les modes d’organisation de la chefferie peuvent avoir des statuts au même titre que les associations. En cas de litige, en fonction des règles écrites par les notables, les autorités tranchent.

Que les politiques cessent de manipuler les organisations traditionnelles !

L’intervention de l’Etat dans les processus de succession à problème évitera certainement que des politiques s’ingèrent dans la gestion des coutumes. Dans la plupart des cas, on voit bien que des politiques prennent faits et causes pour l’un ou l’autre des candidats.

Parfois, en foulant même aux pieds les règles coutumières. Au Rissiam actuellement, même si ce n’est pas la guerre, ce n’est pas non plus la paix. Pour le cas de Fada N’Gourma, il est impératif qu’on tue le poussin dans l’œuf. Sans quoi, il faut se préparer à des situations désastreuses. Et là, ce serait vraiment dommage !

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 22 mai à 21:05, par Fernando LeChe En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Faisons tous en sorte que la paix n’aille pas mourir à la guerre.Comprendre qui pourra

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  • Le 22 mai à 22:42, par Vérité En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    C’est les politiciens têtes de ras qui sont responsables de ce fait. On les a vus yada yada a trainer leurs carcasses dans les cours de vos frères...
    Mais les enfants de fada doivent penser à leur fraternité sacrée plutôt que de se laisser diviser par des faiseurs du diable. Enfant du gulmou raisonnez en grands

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  • Le 22 mai à 22:58, par Roofboy En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Sankara n’avait pas eu tord d’avoir dissout la chefferie traditionnelle. Je crois qu’il faudra avouer que la chefferie ne sert plus a rien d’autre au Burkina Faso. Il faut dissoudre complètement cette instance pour le bien être de tous.

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    • Le 23 mai à 10:06, par William En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

      Mon Rootboy, vous sucez le Sang de Thomas Sankara pour rien. Sankara n’a jamais interdit la chefferie traditionnelle. Au contraire il l’a promu en demandant au chef traditionnels d’être des modèle et servir d’exemple pour la population. Vous voyez que vous avez une vision tronquée de celui que vous prenez pour votre idole. Apprenez à faire des recherches et ne vous fiez pas au dires de ses détracteurs qui ont transformé des mensonges en vérité juste pour salir son nom.

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    • Le 23 mai à 10:11, par Goulgoulé En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

      Cher @Roofboy, vous avez bien vu. Sankara avait compris que la chefferie était au départ efficace pour l’asservissement des masses jusqu’à la période post-coloniale. Tous les chefs ou empereur qui ont refusé de participer à ce projet se sont vu systématiquement détruits ou exilé à l’image de Naaba Koutou , qui fut remplacer avec l’influence de l’administration coloniale, avec un traité de protectorat à l’appui.
      Le contenu de ce traité nous fera certainement des révélations croustillantes....Le livre Rougbêinga de feu Norbert Zongo nous donne un bel aperçu.

      CNaaba Koutou était certainement un bon Roi, qui voulait protéger son peuple en évitant toute compromission en terme de valeurs morales ou spirituelles que nos ancêtres ont léguées. A ce sujet, voici un extrait de Wikipédia que vous trouverez sur internet."En juin 1888, il rencontre Louis-Gustave Binger à Bancma sur la Volta Rouge et se fait apprécier par l’européen. Binger écrit : Boukary Naba est du reste fort bien élevé pour un nègre. Par ses manières il laisse de suite deviner qu’il appartient à une classe élevée de la société noire.
      Son intégrité et l’amour pour son royaume lui valut une vie en exil, avec toujours l’amour et la rage de la reconquête de sa patrie. C’était notre premier Thomas Sankara.

      Honneur et gloire au Naba Koutou. La patrie ou la mort, nous vaincrons.

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    • Le 23 mai à 16:56, par Moussa Sinon En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

      Sankara a eu tort et vous aussi de vouloir dissoudre des institutions veilles de plusieurs siècles.
      Il faut reformer.

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  • Le 23 mai à 00:00, par Le marteau En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Vous savez mais compatriote,levez vous avant qu’il ne soit trop tard.le Gulmu a besoin d’assistance en ces moment très critique de son histoire.d’ailleur,que fait le ministre de la culture ?mr le ministre,initiez-vous des rencontre les plus vite possible pour desamorcé cette crise qui commence a perduré.(cette crise na pas besoin qu’on signe des accord cà-et-la.)regle là alamiablement a la traditionalisme.-et aussi les yadssé par la vois de sa Majèsté Naba-Kiba doit deployer des natables pour allez donné des cours de democracie au Peuple du Gulmu.sans quoi il risque de retrouvé leurs chèf a la CPO,cour penal de Ouayigouya.bon brèf juste une parenthese.

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  • Le 23 mai à 06:43, par un observateur En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Tout le monde sait d’où vient le problème.
    C’est la politique.

    Il faut voter une loi qui sépare la politique du coutumier.
    Dans cette loi il doit être clairement stipulé qu’aucun chef traditionnel ne doit être maire députe et élu local et inversement.
    Les chefs coutumiers restent dans leur royaume et ne sont consulté qu’en cas de problème de la société ou la nation.

    Depuis institutionnalisation des chefs traditionnels on assiste à ce physicalisme.

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  • Le 23 mai à 08:22, par BASILE En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Triste pour mon "Faso" et non Burkina Faso car notre Burkinlim si jadis il fut l’objet de fierté du pays, il n’est en est plus rien de cela. Ainsi je me pose la question à savoir si notre Burkinlim était inné ou une imposition des leaders de cette époque ?
    Mais pour ma part j’accuserai l’homme politique qui a tous les moyens et l’opportunité de tout changer mais à cause de ses intérêts est prêt à sacrifier l’âme (Burkinlim) du pays pour y parvenir.
    Et au fil du temps nous sommes tous devenus pareil. Prêt à tout sacrifice pour atteindre nos buts même si cela empiète l’intérêt régional, provincial ou national.
    Sans amour pour ce que tu fais, pas de développement !

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  • Le 23 mai à 08:49, par Steph le Grondeur En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Je pense que le sable peut decanter la situation. Arretez tout et consultez consciencieusement les Dieux des ancetres et ca marchera. Personne n"’agressera l"autre si les Dieux decident. Et personne ne devrait pouvoir defier ces forces ancestrales. Paix au Gulmu et au Burkina entier.

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  • Le 23 mai à 09:18, par Observateur avisé En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Dimitri Ouédraogo, le bicéphalisme dans les autres cantons vous dites ? Si vous saviez ! Koupiendeli, l’ancien roi du Gulmu et militant de l’ADF/RDA a crée la pagaille(ce que vous appelez bicéphalisme) à Diabo, Diapaga, Diapangu, vers la Gnagna avant de partir. En clair, il a mélangé la tradition à cause de la politique et il nommait les militants de l’ADF/RDA comme des chefs de villages. C’est ce climat qui prévaut en ce moment dans ces localités. A Diabo, par exemple, chaque localité a deux chefs à cause de Koupiendeli. Quoi de plus normal que de revenir chez eux créer ce bicéphalisme ? La politique et la tradition ne se mélangent pas. Ce qui arrive à Fada peut être une colère des ancêtres à cause des différents manquements dans la gestion de la tradition. C’est triste !

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  • Le 23 mai à 09:29, par Sidpassata Veritas En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Ceux qui pensent que"la chefferie coutumière ne sert à rien" sont dans une crise identaire dont ils n’ont même pas conscience, parce qu’ils tentent de nier ce qui fait partie de leur patrimoine identitaire et culturel. Ceux qui croient qu’on peut décider par une loi ou par je ne sais quelle décision de supprimer la chefferie pour avoir la paix, sont dans un délire irréaliste, puisque la chefferie n’existe pas par les lois de l’Etat et possède un vrai pouvoir de gestion de la vie culturelle et sociale, là où l’état ne peut rien faire ! Il se trouve même que l’administration sollicite les interventions des chefs pour la résolution de certaines questions foncières.
    1- N’oublions jamais que l’état moderne dans notre pays comme dans beaucoup d’autres pays africains, n’est pas notre invention, mais le fruit de la révolution du peuple français qui a préféré décapiter son roi et mettre un pouvoir exécutif (président de la république et gouvernement) dont il peut contrôler l’action par ces députés qui le représentent dans une Assemblée nationale qui vote les lois, et un pouvoir judiciaire qui juge selon ces lois. N’oublions pas que les indépendances de nos pays ont créé de toutes pièces un appareil bancal imitant l’état moderne en restituant le pouvoir non pas à ceux dont il avait été confisqué (les chefs traditionnels) , mais à une nouvelle élites imitant le colon (les chefs d’état africains). conséquence : les peuples africains qui n’ont pas été les acteurs de ce changement d’attribution du pouvoir n’accorde que très peu de légitimité aux autorités de l’état moderne et garde beaucoup de sympathie au chefs coutumiers qu’ils considères être des autorités légitimes dignes de respect et de révérence, d’autant plus qu’ils sont proches des populations dont ils comprennent mieux les aspirations que l’homme politique de l’Afrique moderne. Voilà la réalité qui est encore la notre aujourd’hui et dont il faut en avoir nettement conscience pour ne pas se tromper de sujet.
    2- Un état moderne sérieux doit régler les les situations réelles qui se posent. Dire que le problème de la chefferie relève de la coutume et non des loi de l’état, c’est avouer l’irresponsabilité de l’administration étatique. Les lois sont faites pour encadrer la réalité et non pour être théoriques et inefficace quand il faut résoudre des question d’ordre public. On entend des gens dire que ce n’est pas à l’administration de régler les problèmes de successions dans la chefferie. Ces gens se trompent. On ne demande pas à l’administration de s’occuper de ce qui ne le regarde pas. On demande d’anticiper en donnant un statut juridique à la chefferie coutumière et en encadrant juridiquement le fonctionnement et surtout la succession de la chefferie, par le contrôle de l’application du coutumier que chaque cours royale devra, en temps de paix, déposer à l’administration territoriale pour approbation. Ce travail n’est pas impossible à réaliser, si les politiciens n’avait pas d’intérêt dans le statu quo qui leur permet de manipuler la chefferie coutumière.

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  • Le 23 mai à 10:31, par yemboado En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    humm, le bicephalisme risque d’affaiblir davantage la région.
    Que les deux rois aillent se présenter sur la tombe de yendabri et demander aux ancêtres de choisir le vrai successeur du roi.

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  • Le 23 mai à 11:28, par Mogo En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    L’article a tout résumé : on se tait, on regarde et Un jour ça deviendra le problème de tout le monde. C’est dommage que la politique se mêle des coutumes. Et comme les gens sont gouvernés par le ventre, les coutumiers accèdent aux sollicitations des politiciens. Conséquence : luttes fratricides et populations en danger. Mais, je pense que si la coutume dit vrai, un des rois sera naturellement choisi et l’usurpateur sera conjugué au passé

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  • Le 23 mai à 11:45, par salou En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Ce sont les influences politiciennes qui ont forcé les evenements et les procedures qui devraient consentuelles meme si cela cela prendarait des années. Comme les élections arrivent........il faut vite un roi pour gagner ou pour pouvoir se positionner. Tant pis pour la paix et la tradition.

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  • Le 23 mai à 11:47, par Ka En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    En voyant ce jeu enfantin entre ces deux personnes de même famille diviser par les politiciens aux petits pieds pour le pouvoir de la région, je dis que l’état Burkinabé doit se réveiller et voir la situation socio politique de notre pays, surtout sur la question des pouvoirs coutumiers gérer par des chefs coutumiers qui sont les garants et vrais représentants de notre riche culture. Car, au Burkina nos sociétés traditionnelles ne sont pas encore mortes, elles vivent, dictent nos réflexions et comportements, et elles sont un réservoir de sagesse encore utilisable pour redresser la barre de nos errements et de la mauvaise imitation du modèle d’autres continents.

    Nos décideurs d’aujourd’hui comme le premier Burkinabé Roch Kaboré, viennent des famille de culture enrichissante, et ce n’est pas notre chanteur conteur des traditions Zoug nazagemda nationale qui me dira le contraire : car, à l’image d’autres civilisations, notre culture contient beaucoup d’aspects positifs et notre gouvernement doit veiller à sa conservation naturelle : Nous ne perdons absolument rien même à envoyer a la MACO ce commis de la commune qui est utiliser par des politiciens aux petits pieds pour déshumanise nos règles coutumières. Un roi a été intronisé en premier dans les règles, pourquoi une autre personne de la même lignée par instrumentalisation des politiques aux petits pieds, travestisse les règles ? Que les âmes de nos ancêtres nous viennent en aide.

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  • Le 23 mai à 12:09, par Lom-Lom En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    C’est vrai que je n’aime pas les faux politiciens mais je dirai aux Burkinabè d’être un peu honnête. Reconnaissez que la vraie chefferie à disparu de nos villages et n’accusez pas les partis politiques pour ça ! C’est quelle chefferie digne qui attendu la naissance du RDA pour se mettre en place ? Si vous répondez à cette question, alors dites-moi qu’elles sont les chefferie qui ont attendu L’ADF de Macaire OUEDRAOGO, la CNPP/PSD de Ki-Zerbo ou l’ODP/MT devenu CDP de Blaise Compaoré ou le MPP de Roch pour se mettre en place ? Non, il faut avoir un peu de lucidité en nous et reconnaître que nous avons perdu toute dignité devant l’argent et on veut accuser les partis politiques pour rien. De toute façon, je sais qu’il y a encore quelques localités où ce genre de jeu ne peut avoir lieu puisque celui qui a tord sait d’office où il va dans quel délai et généralement les deux pieds devants jusqu’à la fosse qui doit l’accueillir pour de bon. Mais c’est là où il ya encore un peu de propreté et de dignité et je crois que c’est ce que nos frères du Gulmu sont entrain de perdre progressivement sans le savoir. Tous mes respects à ces Vieux Gourmantché assis sous leurs baobab en ce moment entrain de vivre ces moments difficiles où la dignité de leurs ancêtres est entrain d’être bafouée ! Que l’honneur de nos ancêtres soit préservé et que le FASO vive dans la paix !

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  • Le 23 mai à 13:32, par Mitibkiéta En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    C’est avec le règne de Blaise Compaoré que la chefferie coutumière a été remise en selle pour les besoins de la politique. Voilà ce que ça nous donne aujourd’hui...
    Observez ce qui se passe en ce moment à Kaya également...
    Il faut que le législateur encadre rapidement ces aventuriers de la courte échelle.
    Dieu bénisse le Faso !

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  • Le 23 mai à 15:17, par free En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Concours de boucles d’oreille. Demain je passe au marché, je me trouve une grosse boucle d’oreille et je me pointe là-bas. Voilà, Toundoumboum 1er est là.

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    • Le 23 mai à 23:23, par Dimpotê En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

      Et ben voyons donc mon cher ami Free, Toundoumboum 1er !!
      Sa majesté TIOMLOMPDJABTANKOUL number one avec pour nom de règne DIMPOTË-ALAFIA 1er se tient avec son sifflet sur son cheval, aux portes de Fada pour sifflet très bientôt la fin de cette récréation ridicule de la part de nos frères du GULMU qui savent pertinemment qu’il ne peut y avoir deux capitaines dans un même bateau nulle part et à fortiori dans nos traditions. Cette aberration va devoir cesser au faso, dans le Gulmu et ailleurs pour éviter les bagarres fratricides !!
      Il va donner aux princes de Fada un ultimatum pour qu’ils cessent de se livrer en spectacle et pour qu’ils se réunissent vite entre frères afin de désigner un seul et unique Roi une fois pour toute pour le Gulmu !! Sinon, DIMPOTË-ALAFIA 1er est Roi du Gulmu et avec lui, pas de bicéphalie possible !!
      Quant à toi Toundoumboum 1er, tu vas devoir porter gentiment tes boucles d’oreilles nouvellement achetées. Tu n’oublie pas de te trouver une belle coiffe aux couleurs noir, blanc et rouge. Tiens ! Ça rappelle les couleurs du drapeau de la Haute-Volta ! Un pan de l’histoire de ce pays me remonte à l’esprit, du temps où il n’y avait qu’un seul Roi au Gulmu.
      Tiens, une bonne idée cher Toundoumboum 1er : te joindre aux deux autres appareillés en boucles d’oreilles et vous envoyer tenir compagnie à Naaba Kiiba au Yatenga. Il paraît qu’il s’ennuie un peu ces temps-ci. Avec trois damoiseaux aussi bien parées, Naaba Kiiba sera bien diverti pour longtemps. Cela va laisser du temps à sa majesté DIMPOTË-ALAFIA 1er pour raisonner nos parents gulmancema et chasser tous les politicards de la cour du Gulmu. Ça peut être salutaire pour la suite des évènements à la cour du Gulmu que nous souhaitons tous, raisonné, responsable et apaisé !!

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  • Le 24 mai à 16:52, par KingBaabu En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Puisque nous parlons de chefferie, moi je crois que les ancetres vont trancher et un des deux ’’rois’’, a savoir l’imposteur, va mourir bientot et tout sera regle. Y en a marre de ces chefferies a la con que les politicards assis a Ouaga manipulent a leur guise pour s’arc-bouter au pouvoir. Megd !

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  • Le 25 mai à 15:08, par jeunedame seret En réponse à : Bicéphalisme dans le royaume du Gulmu : Il faut vite éteindre le feu qui couve

    Doigts, douah, doit, roua ou roi ? Mais rien n’est droit. Français Yatenga. Ces rois ont beaucoup plus d’admiration pour soi que d’estime. Et quand on aime le pouvoir plus que son moi, il y a toujours publication de ses bêtises sans sagesse. Mieux vaut arrêter ce virus de pouvoir ou povid gourmand à temps. Pour la survie des autres royaumes. Car, « « Comme pour toute discipline, votre attitude ne s’améliorera pas d’elle-même. C’est pourquoi vous devez y veiller jour après jour » John C. Maxwell »

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