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Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Attaques terroristes • • dimanche 17 mai 2020 à 23h22min
Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

Depuis maintenant deux mois, l’écho de ce petit tronçon de 36 km se meurt dans le silence et l’indifférence du reste du pays, le Burkina Faso. Namsiguia-Djibo, ou le voyage de tous les dangers. Ceux qui ont tenté le périple sans escorte, s’ils n’ont pas été tués, ont dû rebrousser chemin, à pied. Le 13 mai dernier, à l’occasion d’une caravane hautement sécurisée, nous avons vécu des séquences de vie dignes d’une zone de guerre.

Des cadavres jonchant le tronçon, des véhicules abandonnés sur lesquels on peut voir des impacts de balles. Un voyage à pas de tortue, dans la plus grande minutie, encadré par des Forces de défense et de sécurité, dans des blindés, à moto, sur des pickups et même dans les airs…

Djibo vit depuis longtemps sa quarantaine, avant celle décrétée par les autorités dans les villes ayant enregistré au moins un cas de Covid-19. Depuis deux mois, sur l’axe Namsiguia-Djibo, long de 36 km, c’est le blocus. Les groupes armés essaiment le long du trajet. Ils semblent avoir installé carrément leurs pénates dans le village de Gaskindé, situé entre les deux communes.

De mémoire de journaliste, c’est de loin le voyage le plus sécurisé que nous ayons effectué. Au moins trois bastions, plusieurs pickups, des binômes sur des motos. C’est une unité de l’armée nationale qui est aux manœuvres. Elle est appuyé par l’Unité spéciale d’intervention de la police nationale. A partir de Namsiguia, tout le cortège marque un arrêt sous le regard curieux des villageois qui s’amassent sous des hangars. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) font des va-et-vient. Ils parlementent, et tout porte à croire que c’est la dernière coordination qui se met en place avant de s’engager.

A peine le cortège s’ébranle-t-il, que l’on aperçoit une dizaine de camions transportant aussi bien de la marchandise que des passagers, garés au bas-côté de la route. Ils attendaient depuis plusieurs jours, nous confie un jeune assis à côté de nous, dans l’autre rangée du véhicule. Ils profitent pour faire route avec le reste du cortège.

Il faut dire que dans le bus, il y avait surtout des fonctionnaires, notamment des agents de santé qui étaient bloqués à Ouagadougou depuis mars. Le cortège sécurisé était une aubaine qu’il ne fallait pas rater. Dans d’autres véhicules de la caravane, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry, Ahmed Dicko, promoteur de Groupe d’action pour le Soum, initiateur de la caravane de ravitaillement de la ville de Djibo. Djibo qui connaît une pénurie de presque tout. D’autres leaders religieux et coutumiers de la province sont également du voyage.

Quand la multitude se met en route, l’on se rend vite compte que l’allure a diminué. On roule très lentement. Les arrêts sont incessants. A chaque pause, des pickups descendent des FDS lourdement armées. Certains sont à genoux, d’autres arrêtés, armes de guerre au poing. Kalachnikov et lance-roquettes sont bien en évidence. Les regards panoramiques et inquisiteurs percent cette vaste étendue parsemée ça et là d’arbustes. Sous un soleil ardent, comme si le temps s’était arrêté. Ce sont les binômes à moto qui ouvrent le chemin, abandonnant parfois la route principale.

Toute l’équipe inspecte minutieusement l’environnement, avant de regagner les montures. Le manège est le même, presqu’à chaque 20 minutes. Le silence est souvent lourd dans le bus qui nous transporte. Ordre est donné aux chauffeurs de suivre les traces de pneus des véhicules précédents. La zone dangereuse, c’est à environ 10 km après Namsiguia, nous confiera le jeune homme. Pendant ce temps, à travers les vitres nous apercevons un avion qui balaie de façon incessante le ciel dégagé de Gaskindé. La sécurité du convoi est donc assurée par l’armée de l’air.

Le silence trompeur d’une zone dangereuse

Sur tout le trajet, des camions abandonnés, les portières ouvertes. Des impacts de balles sur les pare-brises et les pneus. Des carcasses de motos calcinées. Et surtout des corps (des passagers en ont compté six aux abords de la route), certains en état de décomposition. « C’est une période beaucoup difficile. On ne peut plus aller à Dori, depuis deux ans. On ne peut plus aller à Baraboulé, depuis plus d’un an. Bientôt un an aussi qu’on ne peut plus aller à Ouahigouya. Et maintenant, c’est la route de Ouaga, qui permettait de ravitailler la ville, qui est coupée. Tout venait de Ouaga. Avec ce blocus, le ravitaillement devient plus difficile. Beaucoup ont forcé, on a tiré sur leurs camions et leurs bus », nous expliquera plus tard l’émir de Djibo.

En temps normal, malgré l’état de la voie, le trajet Ouagadougou-Djibo dure quatre heures. Nous en avons mis sept pour rallier la cité du Djelgodji.

A l’entrée de Djibo, plus de 20 camions attendent également, depuis quelques jours. C’est jour de marché ; ils sont chargés de bétail, transportent des passagers. Les chauffeurs guettent le retour de la caravane pour bouger avec elle.

C’est un ouf de soulagement pour les passagers quand le bus pousse son dernier vrombissement devant la mairie de Djibo. « J’étais à Ouaga depuis le 11 mars au chevet d’un malade. Entre temps, j’ai été bloqué à cause du coronavirus. Mais aussi et surtout à cause de l’insécurité sur la route. Je suis très heureux de regagner Djibo, je vais reprendre mon poste demain matin, c’était ma préoccupation. Vraiment, merci à la sécurité grâce à qui on a pu faire le voyage ; ils ont risqué leur vie », nous confie un agent de santé.

Son collègue ne dira pas le contraire. « Ça fait deux mois que j’attends cette opportunité de regagner mon poste. Il y a d’abord eu le problème lié à la sécurité sur la route ; entre temps, il y a eu la quarantaine des villes qui est venue s’ajouter. Quand la quarantaine a été levée, le problème particulier de Djibo, c’est-à-dire l’insécurité sur la route, subsistait. Finalement, on a eu cette occasion. Il y a toujours cette peur liée à tout ce qui peut se passer sur la route, malgré l’escorte des Forces de défense et sécurité, mais tout s’est bien passé », nous confie cet infirmier également.

Ainsi va la vie sur cette portion du territoire menant au chef-lieu d’une province du Burkina Faso, que les groupes armés, dans le silence absolu du reste du pays, ont pris le temps d’assiéger.

A LIRE AUSSI : Djibo : Une caravane de ravitaillement rompt momentanément le blocus

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 mai à 11:47, par welore En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Dieu protège le Burkina Faso
    Dieu protège et bénisse les fds
    Dieu bénisse les journalistes
    vivent les travailleurs du Burkina
    j’ai souvent peur au regard de ces risques encourus par tous ces braves gens s’assaillent chez eux avec des critiques faciles comme dirait l’autre.
    de toute façon collaborer avec les fds est une obligation morale et citoyenne

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  • Le 16 mai à 12:03, par Diongwale En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    .
    Un grand merci pour ce témoignage, Tiga Cheikh Sawadogo.
    "De loin", disons plus à l’ouest du pays, il est difficile de se rendre compte à quel point le Nord a été abandonné à des groupes armés, même si cette opération pourrait prétendre le contraire.
    Parfaitement protégée par les FDS, cette caravane l’aurait-elle été si le président de la CENI et le promoteur du Groupe d’action pour le Soum n’en avait pas fait partie ? Permettez-moi d’en douter, et cela me laisse un goût amer dans la bouche.
    Car, quand même, cela fait si longtemps que cette région souffre, comment est-il imaginable que des groupes armés puisse ainsi bloquer l’accès à une ville, sans qu’il soit possible de les en déloger ? Notre armée est-elle exsangue ?
    Et vous le dites très bien : "Sur cette portion du territoire menant au chef-lieu d’une province que les groupes armés, dans le silence absolu, ont pris le temps d’assiéger".
    Honte à ceux qui, par faiblesse, paresse et manque de courage politique, leur ont laissé ce temps...

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  • Le 16 mai à 12:03, par billy billy En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Ceci prouve que Djibo est abandonné et ne fait presque plus partie de Burkina.
    Toute la population de Djibo parle des promesse faites avant les élections.
    Mais ce que nos gouvernants ne savent pas, à ce rythme c’est ouaga que les rebelles visent finalement puisque le gouvernement ne fait rien.
    Et surtout des corps (des passagers en ont compté six aux abords de la route), certains en état de décomposition. « C’est une période beaucoup difficile. On ne peut plus aller à Dori, il y a deux ans.

    MERCI A Ahmed Dicko

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  • Le 16 mai à 12:29, par Mosher En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Dans un tel contexte on ne fait pas des élections une priorité. Ceux de Djibo et autres zones touchées ont besoin de vivre comme ceux de ouaga et autres.
    Vivement que les autorités se penchent de façon serieuse sur la question sécuritaire. Merci aux FDS qui se battent au péril de leur vie pour sécuriser les populations. Merci particulier aux hommes de plume qui font tout pour nous donner l’information juste et en tant réel. Dieu benisse le faso et nous aide à bouter hors de notre territoire ces terroristes.

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  • Le 16 mai à 13:21, par Sawadogo En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    C’est une apocalypse que nous sommes entrain de vivre dans ce pays. Il faut une révolution générale du peuple pour donner le pouvoir aux militaires afin de sauver ce pays.

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  • Le 16 mai à 13:29, par Zama En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    C’est le prix à payer pour une région où les gens refusent la collaboration. Au départ c’est beau car les petits cadeaux les jihadistes savent en distribuer pour avoir la sympathie des populations, mais à long terme cette même population payera cash le prix de la compromission.Il ne faut jamais couvrir ces gens car ils sont des désespérés qui n’ont plus rien à perdre dans la vie.

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  • Le 16 mai à 14:54, par Sacksida En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Tres triste et incroyable que cela se passe dans notre chere patrie ; un adage dit que "Honte a ceux qui ne font pas mieux que leurs devanciers". Mais tout probleme quel que soit sa complexite et sa dangerosite doit trouver une solution perenne qui permette au peuple Burkinabe de se retrouver. Cela pose des questions legitimes : Comment en est on arrive la ? Pouvait on pas prendre des dispositions preventives ? Maintenant que le loup se trouve dans la bergerie utilise t on tous les moyens intellectuels ,materiels et humains necesaires pour s’en sortir ? En tout etat de cause, il revient aux gouvernants de resoudre toutes ces questions et d’arriver a une securisation complete de notre territoire. Que Dieu et les Ancestres aident notre chere patrie et que le Burkina Faso retrouve tout son esprit de Nation combattante et paisible. Courage a nos FDS.

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  • Le 16 mai à 15:06, par David En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Tout le monde sait que les terroristes qui opèrent au BF sont à grande majorité des Burkinabè. Les terroristes qui sèment la merde dans le Soum sont des Soumois. Dans le Soum, les gens se connaissent très bien. Autrement dit, chacun sait qui fait quoi, ou et pourquoi. Mais personne ne veut parler. C’est l’omerta général. Autrement dit, personne ne veut dénoncer personne. Chaque Soumois est tapis chez lui et regarde tranquilos. Demander aux FDS qui sont sur le terrain dans le Soum, concernant le comportement des Soumois en matière de renseignement. C’est inimaginable. Personne ne donne des informations ou des indices aux FDS, pour qu’ils puissent agir avec efficacité. Dans l’esprit des Soumois, que les FDS viennent se débrouiller seuls.
    En fait, l’isolement du Soum est dû à l’omerta général de ses fils. Finalement les habitants du Soum sont tombés dans leur propre piège. SVP, habitants du Soum, sortez de cet omerta en collaborant franchement avec les FDS. Faites le pour vous mêmes d’abord, pour que les FDS puissent vous sauver.
    C’est l’hypocrisie et le mensonge qui sont en train de ruiner le Soum.
    Dans le Soum, vous avez des Émirs, des chefs religieux et coutumiers qui quadrillent la province. N’est- ce pas ? Que font-ils pour aider les FDS en matière d’information ? C’est l’omerta général !!!
    Les Soumois sont donc en partie responsable de ce qui les arrivent. Ils sont victimes de leur refus de collaborer avec les FDS . Peut être que cette situation intenable dans laquelle ils sont, va les réveiller tous.
    " Quand on te lave le dos, fournis un effort pour te laver le visage"

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  • Le 16 mai à 15:23, par Le sage En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    J’ai fait 9 mois dans la ville de Djibo dans le domaine HUMANITAIRE, j’ai vécu des moments terribles de ma vie. J’ai subi une attaque terroriste le 3 novembre 2019 lors de l’assassinat du maire de djibo, on a attaqué la gendarmerie de djibo le 31 décembre 2019 et j’étais là. On a enlevé une vendeuse d’attieke devant moi a midi, on a tué un voisin dans sa cour à 17h, vraiment je n’avais plus le choix que de démissionner de mon poste définitivement.
    Mais je félicite les agents de santé qui continuent de travailler dans la ville. Ce sont des héros.
    Vraiment que notre État prenne ses responsabilités et sauve Djibo de ces HANI.
    PAIX POUR MON FASO

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  • Le 16 mai à 16:19, par Iris En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Zama, il faut apprendre à connaître la réalité de terrain avant d’aller dans des affirmations du genre. Que savez-vous du comportement des populations vis-à-vis des assaillants ou à l’endroit des FDS ? Vraiment dites moi ce que vous en savez. Malheureusement, les gens se contentent de rester chez eux (c’est peut-être votre cas) pour se faire des raccourcis du genre. Depuis quand une population de toute une région donnée peut-être acquise à une cause d’un quelconque groupe armé ? Et comme vous n’êtes peut-être jamais aller en Iraq, Afghanistan, Colombie ... Renseignez-vous ce qui se passe là là-bas puisque j’ai l’impression que pour Djibo aussi vous vous contentez de vous faire une idée sans être sur le terrain pour comprendre l’état d’esprit des populations sur place. Il y a, dans le Sahel, des populations qui n’ont jamais demandé que le terrorisme vienne troubler leur vie. Et puis, lorsqu’il y a eu les attentats à Ouaga est-ce que le reste du Burkina a considéré que les Ouagalais sont les collaborateurs des terroristes ? Et à Kaya, Fada et l’ouest du Burkina ? Renseigne-toi auprès des FDS et les autorités pour savoir combien de personnes ont été éliminées par les assaillants parce qu’elles collaboraient avec les FDS ? Je te donne l’exemple de mon village où les groupes armés sont venus liquider un habitant (mitraillé et égorgé) par ces hommes armés parce qu’il collaborait avec les FDS. Le lendemain, tout le village a reçu un ultimatum des groupes armés pour vider la cité. Depuis septembre 2019, ce village est vide. Oseriez-vous encore accuser ces habitants d’être les hôtes des assaillants ? Pour soigner un mal, il faut le connaitre. Il ne faut rien imaginer. Je voudrais donc inviter tous ceux qui pensent comme toi à comprendre puis à contribuer à un retour à la sécurité sur l’ensemble du territoire. C’est ce qui est bon pour tous..

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    • Le 16 mai à 20:44, par Amidou En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

      @Iris,

      Sans sacrifice on arrivera à rien. Si après avoir tué un collaborateur des FDS tout un village va fuir, alors tout ce qu’on peut dire à ces villageois c’est de vivre la vie de déplacé interne. Vous avez un territoire, des étrangers viennent (ou certains des vôtres) et vous êtes incapables de les dénoncer auprès des FDS. Ceux qui le font se feront tuer par l’ennemi car il a intérêt à ce que les FDS ne soient pas informées. Mais si par peur de mourir vous ne collaborez pas avec les FDS, c’est vous qui allez fuir votre localité. A Bobo ici, à plusieurs reprises, on a dénoncé la présence d’individus au accoutrement djihadiste dans des écoles coraniques et les FDS sont allées les cueillir sans autre forme de procès ! L’ennemi se cache parmi nous ; ce qui fait que la guerre n’est plus conventionnelle. C’est à nous d’aider les FDS à nous protéger. Si on a peur de le faire, alors qu’on vive !

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    • Le 17 mai à 00:01, par Zama En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

      Mon frère je porte à ta connaissance que je vie dans une zone de guerre depuis 2011 et je sais de quoi je parle.Les 3cas de tuerie qui t’ont effrayés et tu as fuis c’est notre quotidien. Les terroristes procèdent méthodiquement pour s’installer dans une zone et les actions humanitaires précèdent les opérations armées et non le contraire. S’ils n’ont pas un pied à terre dans une zone le mode opératoire varie et c’est les attentats qui sont privilégiés. Mais à partir du moment qu’il ya une complexité interne ils font l’économie des kamikazes et assiègent la zone comme c’est le cas présentement.Le cas irakien dont tu as mentionné, ils n’ont eu le salut que par la mobilisation populaire des jeunes du hachd al chaabi sous le parrainage du gl iranien souleimani tué par les forces du mal qui faisaient semblant de lutter contre Daesch tout en l’activant en bas.Cest le même mode operandi que font les forces françaises qui prétendent nous aider.Les milliers d’armes que les toubous revendaient au post avancé de Madama entre le Niger et la Libye Dieu seul sait dans quelle direction les forces françaises les acheminent.

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  • Le 16 mai à 16:35, par Konsimbo En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Récit pathétique. Ainsi va donc mon Faso ! Ça me fend le cœur ! Non. Non. Quelque chose doit changer.

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  • Le 16 mai à 17:28, par Salou TAMBOURA En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Merci pour ce commentaire très utile pour le Soum qui semble être omis du territoire burkinabè.Nous espérons que les autorités donneront une réponse positive à ce problème crucial.Que Dieu nous aide ! Amen !

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  • Le 16 mai à 20:40, par kiriki En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Moi je vais pas pleurer ou pleurnicher. On sait ce que le président tchadien a fait. Nous on attend quoi ? Ha si j’étais président du Burkina, j’allais danser parce j’aime le combat. Et mon combat aurais été de libérer le territoire burkinabé de tout les parasites qu’on appele terroristes

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  • Le 16 mai à 21:30, par Ka En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Tant que les responsables politiques de cette région et les imams radicaux jouent l’Autruche avec le pouvoir centrale concernant les terroristes qu’ils ne veulent pas dénoncer, cette région sera toujours le nid de ces punaises sans foi ni loi. La réussite de la lutte contre le terrorisme est uniquement une question de volonté de tout en chacun, surtout ceux connaissent la liste des noms publiés par l’état Burkinabé dont 90% étaient des Dicko et Diallo déguisés en terroristes et nous tuent comme des mouches.

    La population de cette région a 80% sait que les responsables politiques aux petits pieds très puissants, qui tiennent le pouvoir de cette région en le partageant avec les imams radicaux pour des miettes en savent trop de choses, et pouvaient poussé la population a dénoncer ces malsains : Malheureusement, dans la plupart des cas, on n’assiste qu’à quelques timides gesticulations pour se donner bonne conscience ou améliorer quelque peu son image vis-à-vis de la population, ou, pire encore, à une instrumentalisation minutieuse et fermer les yeux pour les prochaines élections.

    Le Burkina n’a pas oublié cette région. Mais c’est cette région avec ces politiciens aux petits pieds et les imams radicaux qui manipulent la population de cette région, qui a oublié le Burkina et ses institutions. Que Dieu tout puissant vienne en aide a la population primaire et innocente de cette région.

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    • Le 18 mai à 15:29, par warzat En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

      Merci mon ainé. Vous dites haut ce que ce que votre petit frère, quidam lambda que je suis pense tout bas. Mais le silence, le calme de nos FDS ces derniers temps, prouve à ceux qui savent lire que la fin est proche pour les pseudo-terroristes, voleurs de bétail et autres brigands, assassins de paysans dans leur champ. Les plus malins doivent dès que possible se rendre à nos FDS avant qu’il ne soit trop tard.

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  • Le 17 mai à 00:16, par Beouco En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Bravo au journaliste pour ce reportage.
    mais desole, c du pour cinema.
    1.la presence de N.A.B dans le convoi fait de cette caravane un cinema.
    2.ce gouvernement excelle la ou les autres ont echoue :la partition du pays. Jusqu en Mars 2019 ,on nous intoxiquait avec le scenario Blaise compaore qui se venge. Faux et archifaux. C le regime actual qui fait un Mauvais diagnostic du problem .c sont art.
    3.on parle toujours de HANI dans les attaques. Ce regime a t in une seule fois fait viser un chef terrorist ? C n est pas sa priorite. Pris au piege des elections , voici un N.A.B mandate et escorte pour aller a Djibo.
    5.c parce que ce regime est inbu de son clientelisme que des hommes d action se taisent, las de proposer, de risquer leur vie, pour rien.
    6. Déby l a demontre dans le lac Tchad, si I’ll ya la volonte, la securite sera maitrisee.
    7.ceux qui savent pour Djibo , sont fatigues d interpeller le regime .c au peuple de se liberer des terroristes.malheureusement c nest pas la formule pour un etat responsable.

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  • Le 17 mai à 14:35, par Manuel En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Bonjour
    Tristesse ! Tristesse ! Tristesse !
    "Seule la lutte libère" Ceux qui pensent que seul un régime peut venir à bout de ces bandits ont certainement des recettes à appliquer.
    Il faut arrêter de mélanger tout ; pourquoi Dori qui est de loin plus grand que Djibo est jusqu’à présent épargné ?
    Continuons à faire le jeu des terroristes en aboyant chaque jour sur le président du Faso.
    Que le CDP prenne le pouvoir et nous restaure la paix ,eux qui sont et resteront ceux qui conduit le Faso dans la déliquescence morale et intellectuelle
    Pauvres revanchards !

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  • Le 17 mai à 14:47, par Bao-yam En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Le peuple burkinabè doit se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Quand on lit ce reportage, on doit féliciter le journaliste mais aussi se poser la question de savoir pourquoi c’est aujourd’hui seulement qu’on entend qu’il y a des cadavres le long de la route. La violence terroriste fait des victimes chaque jour sans qu’on en parle. Les médias ne jouent pas suffisamment leur rôle. Même sur lefaso.net 3 titres sur 4 portent sur la covid19 alors que c’est la guerre terroriste qui est la principale menace du pays. Le gouvernement veut imposer l’omerta pour masquer sa défaite et son incompétence mais les médias ne doivent pas jouer ce jeu car c’est notre survie collective qui est en jeu. Il faut que 3 titres sur 4 portent sur la violence terroriste pour forcer le pouvoir à agir ou à rendre le tablier.

    Certains accusent les habitants du Soum d’être reponsables des malheurs de la province. Il faut savoir que partout, il y a des criminels et des gens qui se laissent tentés par des idéologies de toute sorte. Ce n’est pas le cas de la majorité. C’est plutôt l’incapacité du pouvoir actuel qu’il faut dénoncer. C’est l’impuissance et la faiblesse qui a permis au mal de progresser. Si ceux qui dénoncent se font tués, ça n’encourage personne à le faire. Le peuple burkinabè doit se réveiller !

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  • Le 17 mai à 17:30, par le pardon En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    MAIS POURQUOI NE PAS GOUDRONE CETTE ROUTE EN LA CONFIANT AUX MILITAIRE GENIT CIVILE EN RENFORCANT LA SECURITE A CHAQUE METRE

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  • Le 18 mai à 07:01, par Fotougo En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Triste. Mais ce que je n’ai jamais compris et ne comprendrai jamais, c’est pourquoi jusqu’à ce jour, les personnes ressources de la zone, vivants hors de porté des terroristes, a ouaga et même hors du pays (en Europe, etc.) n’ont pas une seule fois et publiquement (je peux me tromper, alors que l’on me corrige donc) dénoncé ou entrepris des actions judiciaires au niveau national et même international contre les chefs terroristes connus et affichés comme Malam Dicko, Amadou Kouffa & Compiagnies. Ce silence est troublant et a contrario, les menaces a répétition du CICS contre les FDS, sans dénonciations des chefs terroristes précités me semblent encourager ces derniers et tétaniser les FDS. Alors, les résultats sont là sans surprise. Tant que le jeu ne sera pas franc, les populations continueront de souffrir inutilement du fait de calculs souterrains de certaines personnes.

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  • Le 18 mai à 09:10, par Denis En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    Voilà un sujet qui aurait mérité mille fois plus de tapage et surtout d’investissement que le COVID-19. Non pas que le COVID-19 ne soit pas un problème sérieux, mais nous devrions nous rendre compte que nous particulièrement, nous avions beaucoup plus sérieux a nous en occuper avant cette maladie. Au lieu de nous laisser emporter par cette vague de dictature COVID, elle aurait due plutôt nous enseigner la manière dont les autres prennent au sérieux le bien-être de leurs citoyens. Si ils sont capable de mettre toute leur machine économique a l’arrêt pour contrer une épidémie, on peut s’imaginer de quoi sont-ils capable s’il s’agissait de défendre leur intégrité territoriale et pire, leur existence en tant que nation (Car il s’agit bien de ce à quoi on est confronté). Si nous avions mobilisé la moitié de l’énergie que nous mettons actuellement sur le COVID-19 pour le combat du fléau terroriste, nous n’en serions certainement pas là.

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  • Le 18 mai à 10:38, par yerbanga henri joel En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    moi jai suivis l’operation de BOHMA conduit par le président Tchadien IDRISS DEBY ITHNO, tous les chefs des clans, des régions concernées ont collaborer et coopérer avec les forces de défenses et de sécurité pour leurs permettre de mater les bandits et autres terroristes hors du territoire du lac Tchad.
    Sans collaboration franche et claires de la population locales, il est difficile aux FDS de mieux préparer des actions plus muscler pour vous libérer de l’emprise des tueurs car ils sont parmi vous et c’est vous de les renoncer aux FDS de façon anonyme.
    Le Tchad à gagner la bataille de l’operation colère de BOMA en procédant par cette stategie sinon personne n’osera mettre son pied sans savoir ou il doit aller. Nos FDS n’attendent de vous que votre franche collaboration pour vous débarrasser à jamais ces ulliminées sans foi ni loi.

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  • Le 18 mai à 16:48, par Bao-yam En réponse à : Namsiguia-Djibo : Carnet d’un voyage en zone assiégée par les groupes armés

    @Denis, Très bien dit, rien à ajouter.

    @Yerbanga,
    Vous avez bien dit que l’Opération a été conduite par le CHEF de l’ETAT tchadien. Au Burkina, avez-vous vu un leadership pareil ? La vérité c’est que beaucoup d’habitants et certains notables ont collaboré avec les FDS. Certains se s’ont fait tués. Le Député-Maire de Djibo assassiné ; qui s’en rappelle ? A-t-on déjà entendu une communication pour dire qu’on a attrapé ou éliminer ceux qui ont fait ça ?

    Pour qu’il y ait mobilisation des notables et habitants, il faut qu’il y ait mobilisation de tous, à commencer par le chef d’état. Au Tchad on a déployé toute l’armée sur le terrain et mobiliser toutes les ressources du pays pour ça. Au Burkina, on a continué à faire comme s’il ne s’agit pas d’une guerre : indifférence à Ouaga, poursuite de séminaires et autres inaugurations de morceaux de routes.

    Les soit-disant personnes ressources seraient taxées de régionalistes s’ils manifestaient une préoccupation inhabituelle pour leur région. Quand le territoire burkinabè est attaqué, tout le monde doit se sentir concerné. Ce sont-là des tentatives de culpabiliser les victimes pour l’incompétence du gouvernement. Le gouvernement a le monopole de l’action publique dans un État.

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