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COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

Accueil > Actualités > Opinions • LEFASO.NET • jeudi 9 avril 2020 à 21h00min
COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

Le Coronavirus dans sa variante 2019, appelé Covid’19, est apparu dans la dernière moitié de l’année 2019 et a vite infecté la quasi-totalité des nations. Qu’il soit une erreur de la nature ou une erreur humaine, il revêt de grands aspects très utiles. C’est la réflexion faite par Patrice ZOMBRE que nous vous proposons de lire.

Prise de conscience avec Covid’19 : les nations ont pris conscience de leur fragilité, de leur vulnérabilité et leur manque de préparation à faire face à une pandémie de nature plus grave que celle du Covid’19 ;

-  les humains ont pris conscience que l’essentiel est la santé et la foi (en Dieu ou en soi), qu’en tout état de cause il faut garder courage pour réussir à planifier des actions et à endiguer le mal ;
-  les croyants en Dieu ont pris conscience ce qu’est l’essentiel de la vie religieuse réside dans la foi et le service à autrui, et non dans les rituels dictés par les communautés ;

-  les gouvernants ont pris conscience que la guerre contre un mal du genre Covid’19 n’est pas de chercher à se protéger soi-même, mais d’aller affronter le mal là où il est apparu, car c’est en cherchant à fuir le mal qu’ils l’ont attiré vers leurs peuples (qu’ils croyaient protéger) ;

-  les hommes ont pris conscience que lorsque la nature prend le dessus, tout, ce qu’ils imaginaient urgents et indispensables, peut s’arrêter ;
-  les hommes ont d’ailleurs compris que la nature n’a pas besoin d’accord pour instaurer la COPxx et regénérer la couche d’ozone ;

-  toutes les nations ont pris conscience que les industries, les marchés, les promenades, les élections, les championnats de tout genre, les écoles à la méthode traditionnelle, les voyages peuvent s’arrêter ;
-  les chefs d’Etat, gouvernants de communauté et dirigeants d’entreprise ont pris conscience que des voyages, parfois avec escale chez eux, peuvent être économisés au profit d’autres dépenses essentielles ;

-  nous avons tous pris conscience que la technologie est plus que jamais le fil qui peut aider à maintenir la cohésion du monde et à assurer la communication des connaissances ;
-  les chefs d’Etat d’Afrique très particulièrement ont pris conscience qu’ils doivent désormais disposer, dans leurs pays, de l’essentiel vital de qualité dont des hôpitaux bien équipés et des moyens de leurs maintenance ;

-  les parents d’élèves, surtout africains, ont pris conscience que l’autonomisation des enfants (selon les méthodes paysannes) est indispensable pour favoriser leur réussite dans un système de télé¬-enseignement.
Parler de cette prise de conscience peut aboutir à plusieurs développements, mais dans ce qui suit, je vais juste parler de la priorité santé, de la priorité industrielle pour les états africains et de comment faciliter le financement de projet d’industrie de grande envergure.

1. Priorité santé

La question de priorité santé longtemps débattu dans les pays africains doit changer non seulement d’importance mais aussi de contenu. Elle doit changer d’importance, car elle ne sera plus vue comme une action sociale au profit d’une population pauvre incapable d’acheter le moindre médicament générique ! Elle doit changer d’importance, car il ne s’agira plus de juste copier des lois d’autres communautés, mais d’asseoir des lois et de bonnes conduites applicables avec la culture du peuple.

Elle doit changer de contenu, car elle ne doit pas être constituée de constructions centres médicaux précaires et continuer à s’appuyer sur des dons de matériels et médicaments ! Elle doit changer pour être la vraie et la plus importante priorité !
Vraie priorité, car ce sont surtout les médicaments et le personnel médical dont nous avons besoin.

Il faut donc non seulement former en grand nombre des médecins, des infirmiers mais aussi investir dans l’industrie pharmaceutique. Si former des médecins relèvent de la grande spécialité des universités, il est possible de favoriser la création d’écoles de médecines pour les infirmiers, magnéticiens et sages-femmes.
C’est cela que les Etats africains doivent se pencher, à l’exemple de Cuba qui a toujours volé au secours de l’Afrique, malgré le rejet conspirateur des diplômes qu’il a délivré à nos médecins de la Révolution.

Quand les hommes finis de faire les marchés, participer aux cérémonies, voyager ou marcher ça et là, ils ont besoin d’être en bonne santé ! La santé est au début et à la fin de toutes les préoccupations humaines. Car celui qui jure de ne pas manquer une rencontre est probablement ignorant ce que c’est que la santé !
Avec Covid’19 des rendez-vous aussi importants les uns que les autres ont été annulés !

Il faut donc investir dans la santé. L’investissement dans la santé commence par la fabrication de médicaments, une très bonne pratique ancestrale que les africains modernes ont délibérément décidé d’abandonner. Cet aspect est valable dans tous les domaines, car nous tous, commençant par nos gouvernants, avons toujours cherché à abandonner et faire abandonner nos pratiques ancestrales au lieu de les faire moderniser. Les occidentaux ont modernisé leurs pratiques pour les rendre plus mesurables, reproductibles et ajustables. Et quand, je pense que nos méthodes sont celles qui sont facilement modernisables, je ne peux que pleurer sur moi-même. Je vais prendre un exemple très simple.

La plupart des tradipraticiens soignent les infections à partir de plantes amères, et pose les meilleurs pansements à partir de plante à sève agaçante. La plante ou son écorce peut être pressée, bouillie, brulée, ou encore écrasée une fois sèche. Un laboratoire peut étudier le produit obtenu afin de donner sa numération en composants chimiques. De part cette numération, les pharmaciens et les chimistes peuvent déduire la teneur du produit en éléments nocifs pour la santé.

Selon la teneur en élément nocif dans le produit, l’impact de cet élément dans le corps humain, le nécessaire à son élimination de l’organisme, ils peuvent décider si le produit est administrable à un être vivant ou non et la posologie imposable pour éviter une intoxication. Après cette étape, vient le conditionnement du produit. Le conditionnement dépend de la durée de vie du produit dans les conditions de conservation utilisables.

Il s’agit dès lors de décider si le produit va être en comprimé, en gélule, poudre, en sirop. Si c’est en comprimé, quel type de farine utiliser pour l’enrobage : riz, maïs, blé, autre ? Si c’est en gélule, faut-il granuler ou non le produit avant d’encapsuler dans les gélules ? Si c’est de la poudre, faut-il ajouter un colorant, un stabilisant, un parfum alimentaire, du miel, du sucre ? Si c’est du sirop, faut-il un stabilisant, un colorant, etc. ?

Voyez-vous, l’avantage de la médecine moderne est de pouvoir énumérer les éléments composant une matière, ce que la phyto-médication ne s’est pas encore intéressée.

Alors dites-moi que cet exercice scientifique est très difficile ou impossible à réaliser, pour que ce soit l’affaire d’autres peuples !
Un autre point d’interrogation concerne les produits tels Compresse, Alcool, Coton. Même si nous parlons de normes de fabrication et d’hygiène, parlons surtout de la capacité de notre Etat à encadrer la production de ces essentiels médicaux ! Les autres sont passés par ce que nous savons de ces produits.

2. Priorité industrielle

Du précédent développement, vous comprenez avec moi qu’il y a une priorité industrielle à prendre au bras-le-corps. Mais autant vous dire que même si j’ai précédemment parlé de fabrication de médicaments, il ne s’agit pas d’industrie pharmaceutique !

Comment fabriquer des produits en utilisant essentiellement de la machinerie importée ? N’allons pas à la fin trouver le coût de production insupportable ? Bien sûr que OUI ! Mais que faire pour mécaniser et automatiser nos méthodes de production afin de les moderniser ?

Ma réponse est simple : UN HAUT FOURNEAU ! Voilà la priorité industrielle pour les pays africains. Si réaliser un haut-fourneau est coûteux pour un seul pays, allons à la dimension régionale ; par exemple, pour les pays de la CEDEAO ou de l’UEMOA ou du Conseil de l’Entente.

Grâce au haut-fourneau, il sera possible produire de l’acier, de l’aluminium, du cuivre et bien d’autres matériaux. Le pays qui produit ces matériaux peut très rapidement mécaniser ces procédés. Grâce à la mécanisation des procédés, il peut aller vers l’automatisation et donc la création d’usines hautement moderne.
Les avantages du haut-fourneau sont immenses. Outre la création de millions d’emplois grâce aux métiers satellites (fournisseurs de matières premières, transport, concassage, distribution, revente, …), et aux multitudes de métiers de transformation et de distribution :

producteurs de fer à béton, constructeurs de coque à véhicule motorisé ou non motorisé, fabricants de mobiliers, fabricants de matériaux de construction, fabricants de moteurs, câblerie, fabricants de conteneurs métalliques, fabrication de foreurs, fabrication de moulins, usines diverses. Je n’ose pas vous dire, qu’il sera possible de fabriquer ses propres armes et les perfectionner par la suite.

En fait, un haut-fourneau, c’est l’INDEPENDANCE !
Si nous voulons construire facilement nos routes, nos maisons, nos champs, nos systèmes d’irrigations, nos couveuses, nos habitats, nos greniers mobiles ou fixes, construisons la source de tout cela !

Mais attention ! Décider d’un projet de haut-fourneau au niveau national n’est pas du tout aisé et risque de ne pas aboutir. A moins de décider de partir de la technique de haut-fourneau ancestrale (à grande envergure), le pays souffrira d’abord du financement, puis de blocage de ceux qui pensent que ce projet va leur faire perdre une grande parcelle économique et politique. Autre danger c’est l’impatience et les manipulations des politiques intérieures qui peuvent conduire à des grèves, des accusations, au blocage du projet. Il faut donc soit du lobbying fort ou s’associer avec plusieurs autres nations.

En effet, le gouvernement qui décide de faire bâtir un haut-fourneau, aura certes décides d’un grand avenir pour son peuple, mais devra faire face à des incompréhensions et devra sacrifier son mandat pour y parvenir. Il doit accepter d’être critiqué, injurié, traité de voleur, menacé d’emprisonnement avant de voir ses membres ovationnés en héros nationaux quelques années plus tard, sauf si le peuple a pris conscience très tôt que la priorité de toutes les priorités est ce haut-fourneau. L’Afrique du Sud dans son histoire a souffert pour parvenir à construire son premier haut-fourneau.

Bien que les dirigeants étaient des descendants de l’occident, le projet n’a connu le soutien de ceux qui initialement devaient lui en fournir la technologie et l’assistance technique. Il a fallu la détermination des dirigeants qui ont impliqué des ingénieurs et chercheurs allemands pour qu’enfin le premier haut-fourneau voit le jour. Et tenez-vous bien, en Afrique du Sud tout est grand et bien ! En plus la vie est moins chère que chez nous !

Avant de passer au point suivant, je résume que c’est par le haut-fourneau que nous serons à mesure de réaliser l’industrialisation de nos pays et donc faciliter la fabrication de produits pharmaceutiques et de matériel médical (ciseau, lit, brancard, lame, aiguille, plateau d’accouchement, plateau chirurgical, etc..).

3. Financement de projets industriels

Eh oui, parle-bien ignore que pense-bien est préoccupé ! Non, je ne l’ignore pas ! Je n’ignore pas tout projet industriel à un coût et qu’il a besoin de financement. Je n’ignore pas que nos Etats peinent à supporter des petites dépenses ! Mais, je sais aussi tout dépend de la volonté : volonté politique, volonté communautaire, volonté individuelle !

La volonté politique est le moteur essentiel à tout projet d’envergure nationale ou régionale. Elle est celle qui galvanise et mobiliser les communautés autour d’un idéal. C’est la volonté politique qui engage les financiers à s’impliquer dans les projets d’entreprise.

La volonté communautaire, elle est essentielle pour l’appropriation du projet et la mobilisation des individus. Elle crée et entretient la foi nécessaire pour construire la force et la détermination nécessaires à l’atteinte des objectifs. Elle est galvanisée et encadrée par la volonté politique. Elle se nourrit de l’engagement individuel de ses membres.

La volonté individuelle est la principale source d’engagement et de motivation de l’individu à participer ou à soutenir un projet d’Etat : le soutien peut être moral ou contributif. La volonté individuelle se nourrit des convictions et des assurances que donnent la communauté et le politique par rapport à ses acquis, à ses placements (financiers, physiques, intellectuels, ou moraux) dans le projet. L’individu ne se donne de la peine et ne s’engage que pour ce qui est d’une grande utilité, soit pour lui-même, soit pour sa communauté, soit pour la génération future. Je dirai, heureusement !

Ainsi, les Etats ont en leurs mains les leviers nécessaires pour créer et faire aboutir un projet sans courir vers l’extérieur.
En réfléchissant peu, je vais prendre l’exemple du Burkina Faso. Le nombre des burkinabè est environ 20 millions (voir bien plus). Supposons que le gouvernement décide de la création d’une banque d’industrie et qu’il décide aussi de ce qu’il suit :

1) La mise en place d’un comité de promotion et vente des actions ;

2) Tout burkinabè, quel qu’en soit son âge, est considéré souscripteur ;

3) La valeur de l’action est 10.000 FCFA ;

4) L’action est cédée à 11.000 FCFA (1.000 seront reversé pour la gestion de la campagne de mobilisation et autres dépenses liées à la création de la banque) ;

5) Tout burkinabè se voit attribué 10 actions ;

6) Les burkinabè qui ne peuvent pas payer leurs actions sont autorisés à céder au maximum 9 actions aux personnes physiques ou morales qui désirent acquérir des actions ;

7) L’action est rachetée à 12.000 FCFA ;

8) Les entreprises burkinabè sont invitées à participer au rachat des actions détenues par des personnes désirant les vendre ;

9) Toute personne physique ou morale, burkinabè ou non burkinabè, résidente ou non résidente, peut racheter des actions chez les personnes physiques ;

10) Chaque burkinabè doit être détenteur d’au moins une action à la fin de la campagne.
Voyons ce que ça donne :

1) La campagne aura mobilisé 11 000x20 millions = 220 milliards de francs CFA ;

2) Sur ce montant nous avons 200 milliards pour 20 millions d’actions et 20 milliards convertiblement en actions au compte de l’Etat et en fonds de roulement de la banque ;

3) Grâce ce montant, il est possible de créer une banque forte qui pourrait faire appel à d’autres capitaux pour financer des projets industriels.
Indépendamment d’impliquer cette banque, dont tous les burkinabè sont actionnaires, l’Etat ou le porteur de projet d’industrie peut faire appel à d’autres investisseurs dont des burkinabè qui se sentent capables d’être actionnaires à part entière dans l’industrie.

Un tel programme permet d’une part d’asseoir un socle de développement mais aussi d’impliquer tous les citoyens à la cause nationale. Il permet aussi non seulement créer de la richesse pour le citoyen mais aussi et surtout créer une grande crainte chez les dirigeants de la banque et des sociétés sous holding de cette banque. Car chaque dirigeant sait qu’il n’aura pas seulement à faire à la justice mais à répondre à toutes les personnes qu’il rencontre tous les jours dont ses parents, ses voisins et tout le peuple.

C’est pour cela qu’il faudrait les mettre sous serment et les avertir de ce qui peut leur arriver soit par la justice, soit par la fureur du peuple.
Si un tel investissement concerne tous les secteurs de l’industrie, il est certain que les citoyens seront eux-mêmes assidus au travail et veilleront aux biens publics, désormais faisant partie de leur patrimoine commun.
Plusieurs politiciens africains chantent démocratie ou socialisme, et bien, ils ont là une solution pour les réaliser !

Revenant à notre haut-fourneau, je suis quelqu’un qui aime les intégrales, qu’elles soient simples ou doubles. Dans la vie, l’homme ne fait qu’intégrer partie par partie. Personne ne s’assoit devant un remet et en une bouchée fait entrer le repas dans son ventre. Il l’intègre, plutôt, petit à petit ou cuillérée par cuillérée jusqu’à terminer le plat ou se rassasier.

De même, personne ne se lève et dit qu’il va dans son bureau ou au champ et aussitôt se trouve là-bas. Il parcourt, plutôt, partie par partie la distance nécessaire pour se rendre au lieu où il va. Alors, si vous savez faire cela, vous savez intégrer même si vous ne comprenez la corrélation avec les maths dont les abstractions sont d’un autre langage.

De même pour le haut-fourneau, il faut intégrer ! Commencer par un fourneau qui s’agrandira ou permettra de bâtir d’autres fourneaux dans l’avenir. Supposons que la fameuse banque d’industrie soit une banque de la CEDEAO, que chaque pays accepte procéder comme j’ai suggéré, combien forte sera cette banque ? La population de CEDEAO compte plus de 400 millions d’habitants.

Une campagne similaire à celle que j’ai décrite engendrerait au moins 4.400 milliards de francs CFA. S’il vous plait, avec un tel capital propre, ne serions-nous capables de mobiliser du financement pour de grands projets de la région ?
Je vous laisse répondre !

Patrice ZOMBRE

Vos commentaires

  • Le 11 avril à 20:21, par Jupiter En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    Bravo à vous pour cette précieuse contribution, qui par sa portée et ses interprétations profondes, nous confirme quant à nous une chose. A savoir qu’ il est fort probable, que vous ne soyez pas de ceux qui attribuent tout bonnement et naîvement ce genre de catastrophe, à de simples erreurs naturelles ou humaines. La réalité est certes là, il faut y faire urgemment face. Sinon le "Covid 19" n’est rien d’autre apparemment, que de " la poudre aux yeux" du monde. Une espèce de dérivatif que Donald TRUMP a inventé au forceps, pour se dépêtrer de tous ces problèmes d’exposition à la destitution. Echec de sa lutte contre l’immigration mexicaine, humiliation face à la Corée, alors, il fallait trouver une gigantesque arnaque aux risques incommensurables, profitable tôt ou tard à lui et ses mandants industriels et économiques

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  • Le 13 avril à 11:36, par Fils de Tampané En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    Bravo mon frère Patrice pour tes analyses très pertinentes. La diaspora confrontée aux multiples expériences d’ailleurs a de très belles idées réalistes et réalisables. Il reste pour nos dirigeants de pouvoir véritablement en tirer profit et mettre en œuvre si possible certaines propositions au bénéfice des propositions. Seulement, pour en venir là, il faut que les dirigeants aient des couilles solides et acceptent pour un temps d’être "impopulaires" aux yeux de leurs électeurs pour un temps. Cela s’appelle : "Arracher la liberté des gens pour en user à leur avantage !"
    Vivement que ces pandémies puissent être catalyseur des décisions importantes dans ce monde !

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  • Le 14 avril à 00:55, par ZOMBRE Hamidou En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    Bravo mon frère Patrice pour cette pertinente analyse. Tout est réalisable mais la difficulté ici en Afrique est que nous ,peuples africains nous sommes désunies. Que Dieu protège l’Afrique.

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  • Le 14 avril à 01:41, par ZOMBRE Hamidou En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    Bravo mon frère Patrice pour cette pertinente analyse. Que Dieu protège l’Afrique contre cette pandémie.

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  • Le 14 avril à 07:13, par Paul KÉRÉ En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    Félicitations à Monsieur ZOMBRÉ pour son essai que je trouve pertinent. Il faut commencer à un moment donné même si les difficultés ne manqueront pas. kwamé N’kruma, Sékou Touré,, Thomas Sankara, Amicar Cabral, Patrice Lumumba, Fidèle Castro et bien d’autrres précurseurs nous ont montré le chemin, parfois au risque de leur vie. Mais nous n’avons aucun autre choix que d’inventer cet avenir merveilleusement décrit par Monsieur ZOMBRÉ. Bravo et félicitations. Merci de nous avoir livré ce sillon d’avenir. Paul KÉRÉ.

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  • Le 19 avril à 11:15, par Made En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    J’ai surtout pris conscience que Bado a raison de dire que l’Occident et l’homme blanc c’est l’incarnation du diable. Tous les maux de l’humanité sont causés par les blancs. Donner moi un seul exemple de crise humanitaire mondiale qui ne vienne pas d’eux. Jupiter, Donald Trump n’est pas la base des maux actuels de notre société et du COVID . Lui au moins il aime son pays. Il ne pille pas son pays pour envoyer ailleurs. Si nous Africains sommes incapables de développer nos pays, n’accusons pas les autres.

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  • Le 19 avril à 16:40, par jeunedame seret En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    M. ZOMBRÉ toutes mes félicitations ! Vous avez vraiment une tête sur les épaules. Dire que le Faso a tous les potentiels pour son développement et bonheur. Mais à mon avis il manque à ce Faso deux grosses choses : l’estime de soi et le leadership. Et on flotte, on hésite ; on désespère pour se limiter à l’exhibitionnisme pour combler ce préjudice. M. ZOMBRÉ, si vous convenez avec moi que ces 2 éléments défauts justifient nos bêtises et nos absences de fermeté et autres bassesses, alors, essayez toujours autres exercices de raison pour des solutions. Il y a espoir de sortie.

    Répondre à ce message

  • Le 20 avril à 10:39, par Patrice ZOMBRE En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    Bonjour à vous tous qui contribuez à cet article par vos commentaires.
    Je suis conforté que vous aussi soyez préoccupés par la difficile histoire que nous vivons. L’Afrique n’a pas le choix que de compter sur elle-même d’abord avant d’espérer de l’aide de ses voisins.
    Nos dirigeants le savent mais semblent pas avoir les moyens de décider ce qu’il faut faire.
    Je vais gratter un tout petit sujet, négligeable mais qui va nous aider à comprendre ce que je veux dire. Voyez-vous, depuis les indépendances, les africains, surtout francophones ont rarement, sinon jamais, bénéficié de "l’étranger" des bourses d’ETUDES INITIALES (entrée à l’université) dans les domaines scientifiques. La plupart des bourses étrangères pour des études en première année étaient dans les domaines de science-politique (droit, politique, langues, beaux-arts, journalisme) et quelque fois en macro-économie (et pas en micro-économie) ! Les bourses dans les domaines scientifiques étaient et restent octroyés à des étudiants en fin de cycle et qui sont donc de potentiels scientifiques pouvant contribuer dans les recherches. C’était déjà du CHOISI ! Nos états à l’époque pauvres avaient des difficultés à former, maintenir et utiliser des scientifiques. Pire, ils sortaient affaiblis par deux choses :
    - La première est que les scientifiques initialement bénéficiaires de bourses d’état ont été convaincus à intégrer des entreprises ou labo en Europe (créant ainsi un fonds d’état perdu tant en argent qu’en intelligencia).
    - La seconde est l’occident s’empressait d’encourager le retour des diplômés en science-po après qu’ils aient été bien moulés sur les enjeux socio-politiques de leurs pays et du rôle qu’ils doivent quasi-aveuglement y jouer. Très excités, ils devaient malgré eux, malgré leur sommité, et malgré toute la nation entière, un VRAI PROBLEME pour l’Etat, obligeant le gouvernement (aussi bien manipulé) à se transformer en bourreau au point de confondre tous les citoyens.
    Cette maladie, aussi destructive que Covid’19, n’a semblé trouver une solution avec les révolutionnaires. Mais comme la révolution a un défaut de longévité due à l’usure des méthodes (les hommes aimant le changement) les révolutions africaines ont fini par sombrer. Les plus tenances comme celles de l’Angola et du Zimbabwe ont fini leurs courses soient au sein de leurs propres populations, soient faces à une mondialisation des préoccupations.
    La notre, du Président Thomas Isidore SANKARA, est terminée aussi prématurément qu’elle a commencé.
    Aujourd’hui, c’est une nouvelle révolution que nous espérons : une révolution industrielle et économique ! Mais pour cela, il faut que les gens cessent de se faire peur et d’avoir peur les uns des autres !
    Bon, je m’arrête là !
    Merci encore à vous tous.

    Répondre à ce message

  • Le 20 avril à 12:34, par Patrice ZOMBRE En réponse à : COVID’19 : L’ERREUR UTILE !

    Bonjour à vous tous qui contribuez à cet article par vos commentaires.
    Je suis conforté que vous aussi soyez préoccupés par la difficile histoire que nous vivons. L’Afrique n’a pas le choix que de compter sur elle-même d’abord avant d’espérer de l’aide de ses voisins.
    Nos dirigeants le savent mais semblent pas avoir les moyens de décider ce qu’il faut faire.
    Je vais gratter un tout petit sujet, négligeable mais qui va nous aider à comprendre ce que je veux dire. Voyez-vous, depuis les indépendances, les africains, surtout francophones ont rarement, sinon jamais, bénéficié de "l’étranger" des bourses d’ETUDES INITIALES (entrée à l’université) dans les domaines scientifiques. La plupart des bourses étrangères pour des études en première année étaient dans les domaines de science-politique (droit, politique, langues, beaux-arts, journalisme) et quelque fois en macro-économie (et pas en micro-économie) ! Les bourses dans les domaines scientifiques étaient et restent octroyés à des étudiants en fin de cycle et qui sont donc de potentiels scientifiques pouvant contribuer dans les recherches. C’était déjà du CHOISI ! Nos états à l’époque pauvres avaient des difficultés à former, maintenir et utiliser des scientifiques. Pire, ils sortaient affaiblis par deux choses :
    - La première est que les scientifiques initialement bénéficiaires de bourses d’état ont été convaincus à intégrer des entreprises ou labo en Europe (créant ainsi un fonds d’état perdu tant en argent qu’en intelligencia).
    - La seconde est l’occident s’empressait d’encourager le retour des diplômés en science-po après qu’ils aient été bien moulés sur les enjeux socio-politiques de leurs pays et du rôle qu’ils doivent quasi-aveuglement y jouer. Très excités, ils devaient malgré eux, malgré leur sommité, et malgré toute la nation entière, un VRAI PROBLEME pour l’Etat, obligeant le gouvernement (aussi bien manipulé) à se transformer en bourreau au point de confondre tous les citoyens.
    Cette maladie, aussi destructive que Covid’19, n’a semblé trouver une solution avec les révolutionnaires. Mais comme la révolution a un défaut de longévité due à l’usure des méthodes (les hommes aimant le changement) les révolutions africaines ont fini par sombrer. Les plus tenances comme celles de l’Angola et du Zimbabwe ont fini leurs courses soient au sein de leurs propres populations, soient faces à une mondialisation des préoccupations.
    La notre, du Président Thomas Isidore SANKARA, est terminée aussi prématurément qu’elle a commencé.
    Aujourd’hui, c’est une nouvelle révolution que nous espérons : une révolution industrielle et économique ! Mais pour cela, il faut que les gens cessent de se faire peur et d’avoir peur les uns des autres !
    Bon, je m’arrête là !
    Merci encore à vous tous.

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