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Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

Accueil > Actualités > Politique • • samedi 4 avril 2020 à 01h29min
Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

Dans un message à la nation hier 2 avril 2020, le président du Faso, Roch Kaboré, a annoncé de nouvelles mesures en riposte à la propagation du COVID 19. Des mesures à caractère essentiellement économique mais qui ne prennent pas en compte tous les secteurs, notamment le secteur primaire. Que deviendra-t-il, s’interroge Sayouba Traoré, écrivain et journaliste.

Depuis l’apparition du Covid19 au Burkina Faso, confinement ou pas, tout le monde à l’oreille tendue vers le pays. Connaissant la faiblesse de notre système de soins et les difficultés de notre tissu économique, tout cela aggravé par la situation sécuritaire nationale, l’inquiétude est dans toutes les têtes. Même si on hésite à parler ouvertement, de peur de remuer des douleurs cachées. C’est dans cet état d’esprit que toute la diaspora a suivi la mise en place des mesures sanitaires pour contrer la pandémie. Et c’est encore dans le même état d’esprit que les uns et les autres ont attendu le discours du Chef de l’état, annoncé pour le 2 avril à 20 heures.

Le décalage horaire ne suffisait pas à décourager les impatients. Pas plus que les retards de la RTB. Ceux qui le pouvaient ont écouté les mots du Chef de l’état avec une attention pointue. Puis on s’est débrouillé pour se procurer les images vidéos. Et on a attendu ce matin pour compléter avec le texte du discours du Président du Faso.

Alors ?

De tout cela, l’impression générale est confuse. D’abord, il faut traduire ou se faire expliquer ces mesures d’accompagnement en termes simples. C’est-à-dire à hauteur du citoyen. L’idée centrale, c’est que l’état et ses démembrements ne peuvent se contenter de décisions ayant de fortes répercussions sur la vie des citoyens, sans des efforts pour amortir le choc socio-économique inévitable. Il ne faut pas se leurrer. Notre pays est pauvre. Nous-mêmes filles et fils de ce pays sommes pauvres. De ce fait, nous ne pouvons donner au gouvernement qu’un budget à la hauteur de nos moyens. En somme, un budget maigrichon pour régler d’énormes problèmes. Voyons le casse-tête dans lequel nos dirigeants sont enfermés. Il faut lutter de toutes nos forces, faire tout ce qui est possible pour empêcher la maladie de se propager. Ce qui requiert des moyens financiers qu’ils n’ont pas. On n’a pourtant pas le choix, il faut le faire. Or cette lutte concerne tout le monde. Parce que le virus ne connaît ni pauvre ni riche.

Et le secteur primaire ?

Tous ces préalables posés, il me faut venir à ce qui me préoccupe au premier chef. Me connaissant et connaissant mon parcours, vous ne serez pas étonnés si je vous dis : et les villageois, et les paysans, et les maraîchers, et les gens des quartiers périphériques de nos villes ? Ce que les techniciens appellent le secteur primaire, c’est la très grande majorité de nos concitoyens des villages. Il faut y ajouter ceux du secteur informel des villes. Informel, dans la bouche des administrateurs, ce sont tous les acteurs économiques qui ne sont pas dans les petits papiers des agents dans les bureaux. Il se trouve que ce sont les plus fragiles. Et pas que sur le plan économique. Cette grande masse de la population du Burkina Faso, ce sont les défavorisés dans tous les domaines.

Vous les rencontrez tous les jours, sans les voir. Le matin, elles sont devant le marché de Dassasgho, où elles revendent des produits frais. Elles sont au marché de fruits et légumes de la Cité An II. Elles sont autour de Burkina Décor. En descendant de l’avion, vous ne pouvez pas les louper : elles ont leurs échoppes juste en face de la sortie de l’aérogare. Pour le voyageur arrivant à Ouagadougou en autocar, c’est le même scénario. On les voit travailler, mais nul ne cherche à savoir où elles se procurent la marchandise. Encore moins le genre de pacte qui les lie au jardinier ou au fournisseur-importateur. Et on ne parle pas des produits jetés le soir, en cas de mévente, faute de chambre froide.

C’est un métier parmi les nombreux métiers du secteur informel. C’est un métier du secteur primaire où tout le monde dans la chaîne de valeur est gagnant, sauf ces femmes. Comment je le sais ? C’est bien simple : je prends le temps d’aller discuter avec elles. Le matin, quand elles vont s’approvisionner à vélo ou à bord de tricycles, je demande à les accompagner. A force, nombreuses sont celles qui reconnaissent mon visage. Et qui me parlent. Il se trouve que ce sont des gens qui vivent au jour le jour. J’explique !

Un équilibre instable tout le temps

D’abord, vous devez savoir que nombreuses parmi ces femmes sont chef de famille monoparentale. Monoparentale, c’est un mot forgé pour pouvoir dire sans gêne, veuve, ou femme abandonnée et méprisée. Donc, elles doivent se débrouiller toutes seules pour nourrir et élever leurs enfants. C’est pourquoi vous les voyez pédaler le vélo en donnant le sein à un nourrisson, ou bien vendre en donnant le sein. Ce n’est pas ma faute, ce sont là des tares de notre société. Et évidemment, elles n’ont pas été scolarisées. Au petit matin, avant le chant du coq, elles doivent être sur pied.

Parce qu’il faut être la première au périmètre maraîcher et la première sur le lieu de vente. Elles quittent le domicile avec l’essentiel de leur maigre capital. Le soir, avec le fruit de la vente, il faut faire trois parts : prévoir une petite économie, prévoir la partie pour les achats de marchandise du lendemain, et prévoir la partie pour nourrir la famille. Ce n’est pas tout. Pour le repas, il faut préparer un peu pour le petit-déjeuner, un peu pour emporter au marché pour midi.

Au final, ce sont des travailleurs en équilibre instable tout le temps. Pas besoin de longues explications pour vous faire comprendre que la fermeture d’un marché ou d’un yaar est une catastrophe. Quand vous allez donner vos habits chez le tailleur, vous n’imaginez pas les difficultés pour tenir sa boutique. Comment croyez-vous que le mécanicien qui répare la roue de votre moto se débrouille pour faire vivre sa famille ? Tous les artisans de notre beau et riant pays vivent une situation similaire. Et ce que je vous dis là, vous pouvez facilement le vérifier. Il suffit d’aller voir ces gens.

Monsieur le Président

Monsieur le Président du Faso. Parmi tous ces cas, permettez-moi de revenir à nos femmes revendeuses de produits frais ! Il semble que les mairies sont chargées de prendre des mesures pour faciliter l’écoulement des produits. L’idée, c’est d’organiser des ventes par segment d’activité et par rotation. Eh bien soit ! En soi, l’idée n’est pas mauvaise. Mais on doit prendre en compte une petite chose : les mairies elles-mêmes ne disposent pas d’équipements adaptés pour la conservation des produits frais. Monsieur le Maire lui-même est déjà submergé par les problèmes de sa commune. Comment pourrait-il faire face à cette nouvelle tâche ? Là également vous pouvez vérifier ce que je raconte : allez tout simplement voir au niveau de votre mairie !

Monsieur le Président du Faso. Depuis l’apparition du Covid19 dans notre pays, vous êtes sur le pied de guerre. Votre discours d’hier fait partie de ces actions. Toutefois, je vous demande de revenir à la télévision. Il faut voir le cas de ce secteur primaire. C’est tout simplement la requête d’un fils du Faso, qui a eu l’opportunité de parcourir nos campagnes. Et de voir de qui s’y passe réellement.

Sayouba Traoré
(Ecrivain-Journaliste)

Vos commentaires

  • Le 3 avril à 18:07, par Victor En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    « Bonjour grand " garantir la soutenabilite budgetaire » aussi selon le président. Si on partage tout ce qui on a on fait quoi après. On dédommage les ayants droit des victimes du covid aussi pour cause de défaillance de l état en matière d infrastructures de santé depuis aussi ????

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  • Le 3 avril à 18:38, par Ka En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    Sayouba : Comme d’habitude je suis d’accord avec ton analyse pertinente de la situation socio-économique de notre pays : surtout sur la question de nos laissés pour compte. Et comme me disait ce matin un habitant d’un village a côté de Laye après avoir écouté le président, ‘’et nous dans tout ça ?’’

    Oui Sayouba, le président doit ressortir car nous avons besoin dans cette épreuve sans solution rapide d’une aide nationale qui va a tout le peuple sans tabous. Le président doit ressortir et mettre sur la table une aide pour tout le monde pour arriver à une seule conclusion que tout le peuple du pays a les mêmes droits dans ce Faso. Heureux de te lire camarade.

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    • Le 4 avril à 00:32, par kenfo En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

      Mes amis, y compris le grand frère sayouba Traoré qui a aussi fréquenté l’Ecole Primaire privée Protestante de Ouahigouya, comme moi. Soyez patients, n’allez pas si vite en besogne. Vous savez que notre pays est un gros malade, depuis longtemps. De grace, ne surmédicaliser pas la situation qui est déjà compliqué ; et puis, il ne faut que le PF parle trop souvent. Attend que l’on mette en œuvre concrètement les décisions prises, en suite nous allons voir. D’accord ? Ne soyez pas pas trop pressé, à moins de vouloir pousser le PF à faire des erreurs. Quant à moi, je suis satisfait avec les annonces ; pour un premier pas dans un problème qui nous a surpris, la réaction du PF est formidable. Il montre sa robustesse politique, avec un sens de l’écoute jamais égalé.
      Les petits gens de Ouaga, vont boire gratuitement l’eau de l’ONEA, au des 3 prochains mois. pas mal, pas mal.
      merci Monsieur le Président.
      Kenfo

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  • Le 3 avril à 21:54, par Yirmegna En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    Bonne analyse mais disons nous c’est un vrai casse tête pour satisfaire toutes ces masses. Peut être si vous aviez une proposition concrète sur comment distribuer lequitablement le président me semble ouvert.

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  • Le 4 avril à 07:09, par Amoless black power En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    En Afrique on se rappelle des paysans uniquement au moment des votes et c’est pourquoi le secteur agricole est en voie de sclérose profonde pour ne pas dire plus dans nos pays alors qu’il devait être le moteur de la croissance. Peaux noires, masques blancs.

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  • Le 4 avril à 10:44, par De Dori En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    Cette situation met à nue beaucoup d’insuffisance dans ce secteur (manque d’infrastructure des stockage et de conservation, faible organisation des acteurs, manque de vision des structures d’encadrement...). Cher ainé ST, si la volonté politique y ait c’est bien le moment pour les autorités recadre les choses. même en situation normale, les pertes sont énormes : au champ (jardin et périmètre), chez les grossistes et les revendeurs (euses). Vivement, que la situation actuelle de ce secteur soit revue.

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  • Le 4 avril à 11:15, par De Dori En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    Cette situation met à nue beaucoup d’insuffisance dans ce secteur (manque d’infrastructure des stockage et de conservation, faible organisation des acteurs, manque de vision des structures d’encadrement...). Cher ainé ST, si la volonté politique y ait c’est bien le moment pour les autorités recadre les choses. même en situation normale, les pertes sont énormes : au champ (jardin et périmètre), chez les grossistes et les revendeurs (euses). Vivement, que la situation actuelle de ce secteur soit revue.

    Répondre à ce message

  • Le 4 avril à 22:28, par Jupiter En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    Sans en faire un article spécial, nous profiterons ici de notre intervention, pour développer ce qui suit :
    Rassurez-vous, ce n’est ni un coup de boutoir, ni une preuve de fatalisme.
    C’est tout simplement une tentative d’éclairage sous un jour nouveau, avec pour but de décompresser bien de cœurs et ’esprits.
    En vérité, même si le « Nouveau Corona virus » demeure aujourd’hui un fléau réel à combattre avec la dernière énergie, pourquoi ne pas tenter d’y jeter aussi et à juste titre, un nouveau regard autre que celui actuel du commun des mortels ?
    En effet, pourquoi ne faut-il pas qu’au-delà de tous ces tintamarres à caractère fataliste et mystique, liés à un prétendu « Covid 19 » sorti du néant, et en passe d’engloutir l’humanité entière, l’on s’autoriser à présent, une tout autre logique ?
    C’est-à-dire un raisonnement cette fois-ci scientifique et non moins plausible, fondé par-dessus tout sur les habituelles tactiques classiques, propres aux inclinations historiques des puissances politico-économiques, qui nous gouvernent depuis des siècles et ne cessent de nous manipuler constamment, nous assignant des missions incomprises, pour mieux nouer leurs intrigues.
    Et ce langage que voici, même si d’innombrables personnes en sont déjà conscientes, et feignent de l’ignorer volontairement, il y’a bel et bien lieu et pourquoi pas, de le porter à l’attention du grand public sinon dans son intérêt, du moins pour le consoler et l’orienter sur le sens réel de son existence :
    - Tout d’abord, par la force de leur implication politique, économique et industrielle dans toutes les grandes entreprises des autres pays développés (France, Grande Bretagne, Allemagne, Japon etc.), ainsi que leur degré d’implantation dans toutes les activités du reste du monde (continents américain, Européen, Asiatique, Océanien et Africain), les USA constituent depuis des années la nation la plus puissante de la planète, manipulant comme bon lui semble, le monde entier dans tous les sens.
    - Ensuite, de la même manière, le Président d’une telle nation, considéré comme l’homme le plus puissant du monde, loin d’être autonome dans ses prises de décisions, peut en cas de fausse route, ou avec la complicité des membres du Congrès Américain ( et c’est ce qui se fait le plus souvent d’ailleurs, ces congressistes n’étant d’ailleurs rien d’autre que les représentants des grands groupes commerciaux et industriels qui se partagent le monde), soumettre l’univers entier à toutes sortes de tortures à portée économique, rien que pour faire fructifier les seuls profits de ces derniers.
    - Enfin, dans l’actuel cas qui nous préoccupe (l’apparition du Covid 19),pour la petite histoire, rappelons-nous la récente crise sans précédent qui secoue le pentagone, exposant manu militari, le Président Américain à une procédure de destitution.
    Apparemment crucial pour lui, cet événement semble le pousser, à vouloir détourner à tout prix les attentions.
    Sinon, pourquoi l’aurait - on vu au même instant se démener comme un fou face à la Corée du Nord, qu’il semble accuser à tort d’agression militaire ?
    N’est- ce pas plus par calcul pour déclencher comme au temps de la « Guerre Froide », une nouvelle course aux armements au profit des fabricants d’armes membres du congrès, que par crise de démence comme beaucoup le pensent ?
    Et si cette alternative ( plan A) a été si tôt abandonnée, c’est certainement parce que, soit elle ne s’est pas avéré conforme au contexte, soit elle n’a pas suffi pour satisfaire les desirata de ces derniers, qui font tout autant partie des groupes de pression capables de le destituer, le maintenir ou le faire réélire.
    Alors l’autre solution de rechange (plan B) qu’ils ont dû trouver après concertation, a été de se retourner probablement vers les représentants de la cause médico-pharmaceutique, autre groupe de pression au congrès et pas des moindres, pour rattraper la bourde.
    Autrement dit, tout ce massacre planétaire perpétué au compte du (Covid 19)), ne constitue autre chose de plus qu’une basse flagornerie, destinée à réactiver en les faisant fructifier, les monumentales affaires des industries médico-pharmaceutiques à travers le monde.
    II en a toujours été ainsi pour toutes ces épidémies, endémies et pandémies depuis que les USA dirigent le monde, il en sera toujours ainsi sans aucun état d’âme, et davantage aujourd’hui plus qu’hier, de sorte que les industries Américaines obtiennent d’abord la manne recherchée à travers tous les circuits d’autorisations, de recherches, d’encadrement, de tests etc, avant de se décider à officialiser les remèdes et vaccins appropriés.
    Car de toutes les manières, le Président Américain lui, en a fortement besoin non seulement pour redorer son image politique en complicité avec les membres du Congrès Américain, mais aussi pour se venger du continent Asiatique en raison de son échec face à la Corée qu’il n’oubliera pas de si tôt, même s’il faut pour cela , commencer par inoculer qu’importe, le virus à la Chine et aux Chinois.
    Pour le reste, qu’au bout du compte, le monde en soit réduit finalement au tiers par contagion de ses habitants, les USA continueront indifféremment à se positionner à la tête des marchés et à exploiter de plus belle les ressources forestières, terrestres et souterraines de la planète.
    Mais, « le plus haut degré de la sagesse humaine « dit-on », est de savoir plier son caractère aux circonstances et se faire un intérieur calme en dépit des orages extérieurs.”
    Quelqu’un a aussi affirmé que « pour mériter d’être homme, il faut être capable de voir détruit l’ouvrage de sa vie, et sans dire un mot se mettre à le rebâtir, conserver son courage et sa tête, quand tous les autres les perdront ».

    Tenons-nous-en donc à ces deux adages nous les moins nantis, en nous armant d’un mental et d’une foi à toute épreuve, car en dépit de la part de l’homme, il y’a aussi celle de Dieu.

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  • Le 5 avril à 17:31, par Burkindi En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

    Moi je veux du concret. Combien vous autres qui voyez ce que les autres ne voient pas, avez envoyé pour acheter du savon, du gel, des laves-mains, des masques pour le secteur primaire qui a été oublié ? On est à ce stade au Burkina. Ce n’est pas les analyses des gondouanais, qui nous aiderons à venir à bout du COVID19. On attend de vous des actions concrètes

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    • Le 7 avril à 07:54, par Sayouba Traoré En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

      Prière te renseigner sur mes actions et sur les actions collectives auxquelles j’ai contribué avant de parler. Cela dit, je pourrais te retourner la question : et toi, que peux-tu citer comme action concrète que tu aurais entreprise ? Et puis, voudrais tu m’empêcher de faire mon métier de journaliste ? Si c’est le cas, je ne comprends pas le bien-fondé de ta démarche.

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    • Le 7 avril à 08:20, par Sayouba Traore En réponse à : Mesures d’accompagnement : Et le secteur primaire ?

      Prière te renseigner sur mes actions et sur les activités collectives auxquelles j’ai contribué avant de parler. Et moi, je ne vise aucun bénéfice politique. Je pourrais te retourner ta question : et toi, que peut on citer comme contribution concrète à ton actif ? De plus, je te rappelle que c’est le métier d’un journaliste d’écrire sur l’actualité. Enfin, cette question : au nom de quoi voudrais tu empêcher un citoyen Burkinabé d’écrire sur la vie publique de son pays ? Un peu d’indulgence et de cohérence ne fait de mal à personne.

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