Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Les gens qui doutent d’eux-mêmes n’ont qu’un vide au centre d’eux-mêmes.» John Maxwell Coetzee

Lettre ouverte au Président du Faso : « Allez à la rencontre du bas peuple et vous saurez que le malaise est profond »

Accueil > Actualités > Opinions • Point de vue • lundi 9 mars 2020 à 11h38min
Lettre ouverte au Président du Faso : « Allez à la rencontre du bas peuple et vous saurez que le malaise est profond »

Dans cette lettre ouverte au président du Faso, le citoyen Mahamadou Koanda, « un instituteur principal au QI à la moyenne, à la plume incertaine » invite le président du Faso à ne pas s’enfermer dans sa tour d’ivoire mais à aller à la rencontre du bas peuple. « Un dirigeant qui aime se renfermer dans sa tour d’ivoire sera vite coupé des réalités du peuple ; en lieu et place des préoccupations du pays réel, ses courtisans lui raconteront ce qu’il souhaite entendre », prévient-il.

Monsieur le Président,

Le 04 janvier 2020, je vous ai adressé une lettre ouverte faisant état de la fronde sociale, plus que jamais, en ébullition dans notre pays. Ce fut un coup d’épée dans l’eau, une peine perdue. Pire, le clou est davantage enfoncé avec la généralisation de l’IUTS sur les primes et indemnités.

Mais pour l’amour de ma partie, je ne me lasserai pas, je ne lâcherai rien.
En sus, "le silence des gens bons" de Norbert Zongo qui m’anime m’amène, une fois encore de plus, à revenir à la charge espérant cette fois ci que mon appel sera entendu.

Excellence,

Mon cri de cœur se résume par ces propos de Gnindé BONZI tenus dans son célèbre ouvrage intitulé "Dix histoires de LA LÉGENDE SANKARA" : « Sankara ressemblait à ce roi à propos de qui l’on dit qu’il se faisait passer pour un fou certains jours de marché : allant par ci par là, il pouvait entendre les critiques des populations à son endroit. On n’est jamais mieux servi que par soi-même dit l’adage. Un dirigeant qui aime se renfermer dans sa tour d’ivoire sera vite coupé des réalités du peuple ; en lieu et place des préoccupations du pays réel, ses courtisans lui raconteront ce qu’il souhaite entendre. Et on lui dira toujours que tout va bien ».

Alors, Excellence, faites comme ce roi ou comme Sankara.

Allez à la rencontre du bas peuple et vous saurez que le malaise est profond, la métastase se généralise.

Les récurrentes levées de boucliers ne sont aucunement contre votre auguste personnalité, encore moins contre la nation burkinabè. La masse a plutôt soif d’une gouvernance vertueuse et d’une justice sociale. C’est tout.

Un problème bien posé est un problème à moitié résolu.

Tous mes respects et considérations.

Mahamadou Koanda, un Instituteur Principal au QI à la moyenne, à la plume incertaine.

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Don d’ordinateurs à l’Assemblée nationale par la Chine : Un cadeau empoisonné, selon un citoyen
Différence entre ‘’soumission’’ et ‘’être attentionné’’ : Des éclairages dans ce texte
Violences conjugales : Des hommes aussi en sont des victimes
Année scolaire 2019 - 2020 : L’Etat est maître du calendrier scolaire
Conte : Le tueur invisible
Décès de la députée Marie Rose Compaoré : Sidiki Aboubacar Wendin Zerbo analyse le système administratif et managérial burkinabè
Décrets signés par le Premier Ministre : Des actes dépourvus de fondement politique et de base légale !
Député Compaoré, décédée de covid-19 ou pas, cela ne saurait nier l’existence de la pandémie au Burkina Faso !
Différend entre juges et l’État central : Un citoyen appelle à une nouvelle législation sur les avantages accordés aux magistrats
Covid-19 et échéances électorales : « Techniquement, le droit offre la possibilité de repousser les élections de quatre mois », Guetwendé Gilles Sawadogo
Situation nationale : « Dans le paysage politique actuel, il n’y a pas un qui fera mieux que Roch », pense Lébouré Crépin Zanzé, expert en communication et sécurité
Covid-19 : Faire contre mauvaise fortune bon cœur…
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés