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Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • vendredi 28 février 2020 à 02h11min
Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

1er mars 2010-1ermars 2020 ; l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a dix ans d’existence. Cette date ne passera pas inaperçue. Ainsi en a décidé la direction politique nationale qui a animé une conférence de presse ce jeudi, 27 février 2020 à Ouagadougou, pour décliner les activités commémoratives du jubilé d’étain.

« 10 ans de l’UPC : combat pour le vrai changement ». C’est autour de ce thème que les « lions » vont marquer ces dix ans de vie de leur parti. « Ces festivités auront lieu dans une ferveur populaire et militante », ont annoncé les conférenciers. Ils révèlent que le programme prévoit, entre autres, un panel et une projection de film documentaire sur l’histoire du parti, le samedi, 29 février au CENASA ; une exposition-photos, un don de sang et un cross populaire (qui ira du siège sis au quartier Gounghin, le dimanche 1er mars à 6 h).

Cette date sera aussi une occasion pour le parti de procéder à l’installation des unions provinciales des jeunes et des femmes du Kadiogo ainsi que du Club des « Lioncelles » à la cérémonie de clôture au Pavillon Soleil levant du SIAO, dans l’après-midi de dimanche, 1er mars 2020. Au cours de ce dernier acte de la commémoration, le président du parti, Zéphirin Diabré livrera un « important message » sur les élections et les actions à venir.

« Les militants et sympathisants viendront des quatre coins du pays pour prendre part à cette commémoration. Nous compterons également parmi nous, la présence de partis frères et amis ou appartenant aussi bien au CFOP (Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso, ndlr) ou à la majorité au pouvoir », a annoncé le président du comité d’organisation, député Adama Sosso, deuxième vice-président chargé des affaires politiques de l’UPC.

« 10 ans après, le constat est toujours amer, très amer d’ailleurs… »

La conférence de presse a donné le ton du regard qui sera porté, non seulement sur le contexte de création du parti en rapport avec la situation actuelle du pays, mais également de son évolution dans l’animation de la vie politique nationale.

« Déjà, dans notre Manifeste, nous faisions le constat que ‘’la naissance de l’UPC survient dans un contexte national marqué par une soif d’alternance, de progrès et au cœur d’un système politique qui se caractérise par de nombreuses insuffisances’’. 10 ans après, le constat est toujours amer, très amer d’ailleurs, parce qu’à vrai dire, notre pays n’a pas avancé. Au contraire, il a reculé, et de la pire des manières. Le Burkina Faso, jadis havre de paix, fréquentable, rayonnant dans le concert des Nations, est aujourd’hui méconnaissable. 10 ans après sa création, l’UPC constate que la situation de notre pays est pire qu’hier. Il est en délitement total. L’insécurité, la faim et la malnutrition y sévissent, une crise humanitaire sans précédent s’y est installée, l’économie est à terre. Comme si ces maux ne suffisent pas à notre pays, ses dirigeants actuels continuent de piller les ressources nationales. La série de révélations de la presse, dont vous êtes les animateurs, révèle des scandales tous les jours. On peut dire qu’en plus du terrorisme classique, notre pays souffre du terrorisme économique institué par le régime en place », relève-t-on dans la déclaration liminaire.

« L’UPC se porte bien, et même très bien… »

En attendant la commémoration qui reviendra à proprement dit sur la vie du parti, de sa création à ce jour, les conférenciers mentionnent déjà que l’UPC « se porte bien, et même très bien ».

« Du parti dont on ne vendait pas chère la peau en 2010, l’UPC est venue en force aux élections couplées municipales et législatives de 2012 avec 19 députés, 19 maires et 1600 conseillers municipaux. Aux élections de 2015, quoique n’ayant pas eu le pouvoir d’Etat, notre candidat à la présidentielle a obtenu presque 30 pourcent des suffrages, et le parti a engrangé 33 sièges de députés à l’Assemblée nationale. Aux municipales qui ont suivi, en 2016, l’UPC a obtenu plus de 3000 conseillers municipaux, 33 mairies et la Présidence du Conseil régional du Centre-est », présentent Adama Sosso et ses co-conférenciers (Rabi Yaméogo, secrétaire général national et Nathanaël Ouédraogo, vice-président chargé de la région du Centre). Ceux-ci annoncent l’arrivée « en force » en novembre 2020 (présidentielle/législatives) de l’UPC comme le premier parti politique du Burkina.

« Les yeux des Burkinabè se sont ouverts, et ils cherchent l’alternative crédible. (…). Il faut le souligner et prendre les Burkinabè à témoin, en 10 ans, l’UPC n’a fait aucune compromission, n’a commis aucun crime, et n’a jamais trahi le Peuple. C’est un mérite qu’il faut nous reconnaître : faire 10 ans dans l’Opposition, tout en gardant sa dignité, et en restant fidèle au Peuple et à ses idéaux », loue M. Sosso.

Les représentants du parti se réjouissent du chemin parcouru, « malgré les difficultés inhérentes à toute organisation sociale ».

« Quand un parti comme l’UPC naît, en dix ans, a déjà 33 députés, un chef de file de l’opposition, vous comprendrez que la progression a été tellement rapide, qu’il y a des aspects que nous ne prenons pas toujours en compte. Aujourd’hui, nous avons dit que le choix, parfois, des hommes pour pouvoir nous représenter dans les localités constitue des faiblesses à notre niveau ; parce que juste après l’insurrection, les Burkinabè, dans la majorité, pensaient que le pouvoir allait revenir à l’UPC. Tout le monde s’est engouffré, en disant ; nous aimons l’UPC. Mais vous avez vu vous-mêmes que, au finish, certains avaient besoin de l’UPC pour grandir et pour pouvoir avoir des ailes. Ça a été une faiblesse de croire à un moment que tout le monde nous aimait, parce que nous avons été plébiscités. Mais aujourd’hui, nous croyons véritablement que dans le choix des acteurs, il faut bien réfléchir et savoir sur qui compter », tirent-ils des leçons.

« Aujourd’hui, au moment où le Burkina Faso se déchire, c’est un parti comme l’UPC qu’il faut au pouvoir : il a les mains propres, il a des cadres très compétents que les Burkinabè n’ont pas encore vu à l’œuvre, il n’a pas d’ennemis, et peut donc rassembler tout le monde de tous les bords pour reconstruire ce pays », font valoir les responsables de l’UPC.

O.L.
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 28 février à 11:19, par Lom-Lom En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    C’est un droit d’avoir des ambitions et même de charger les autres de tous les péchés d’Israel. L’UPC, un parti auquel nous avions tous cru à sa création ! Nous avons suivi son projet de société, son évolution sur le terrain. Si nous sommes d’accord avec l’UPC sur beaucoup de sujets, sa analyse sur la question sécuritaire me semble myope et uni-jambiste ! Quelqu’un pourrait facilement convaincre les Burkinabè que la guerre que l’on nous impose avec toutes ses conséquences sont le fait du seul Parti au pouvoir ! Je le dis et je le répète, l’UPC gagnerait dans ses discours, à ne plus tenir pour seul responsable de l’insécurité, le MPP au pouvoir car comme vous le dites si bien, les Burkinabè ont désormais les yeux ouverts et c’est eux qui subissent directement les conséquences de la sale guerre et de la sale politique des politiciens revanchards, tapis dans l’ombre, pensant arriver au pouvoir se servant du sang des pauvres populations quotidiennement endeuillées ! Si au sein de l’UPC, il y a certainement des gens très propres, il n’est pas certains que parmi les militants et responsables, il n’y ait pas de gens plus sales que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui ! C’est juste un point de vue comme tant d’autres ! Avec tout mon respect !

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  • Le 28 février à 13:36, par Ahmed En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    Analyse très propre L’OM L’OM. L’UPC gagnerait à faire un grand tapage autour de ses 10 années et mieux se positionner à l’intérieur du pays que de passer son temps à critiquer le MPP ..A la place il ne pouvait rien faire rien faire face aux terroristes. . Blaise n’avait pas d’armée. Il avait le RSP pour sa protection. ZEPH sait qu’on ne commande pas les armes comme acheter du pain dans son quartier. Aussi quand il est allé féliciter ROCK Il n’est pas dit que tous les militants UPC doivent rester à la maison et laisser les militants seuls du MPP travailler. Sortir tous les mardi critiquer le pouvoir en place n’est pas un programme

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  • Le 28 février à 14:17, par Sigry En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    Je ne suis pas sûr que sans votre grand parti l’insurrection aurait eu lieu. C’est dommage que c’est CDP bis qui en profite.

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  • Le 28 février à 19:03, par YAAM SOBA En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    L’UPC a apporté la démocratie et l’alternance dans notre pays.
    C’est ce parti qui a apporté un nouveau souffle à l’opposition politique, jadis fragile (avec Bénewendé). Personne ne pourra dire le contraire.

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  • Le 28 février à 19:14, par Camarade Dipama En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    Merci @YAAM SOBA, sans la création de l’UPC, jamais on parlerait d’alternance dans notre échiquier politique ! Il a fallu des marches meetings historiques comme celles du 29 juin 2013 et du 18 janvier 2014 conduites par ZEPH pour prouver que l’UPC est le pionnier de l’alternance politique !

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  • Le 28 février à 19:47, par Fêrkêbougou En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    Moi j’ajoute en disant que c’est grâce au leadership de l’UPC que les Roch Salif Simon & Cie ont eu le courage de s’émanciper de Blaise Compaoré, pour créer leur parti MPP. Au regard de la foule que l’UPC drainait dans ses manifestations, les RSS ont su que vent soufflait vers l’opposition. L’histoire leur a donné raison ; l’UPC a empêché le "Naam" à vie de Blaise COMPAORE.

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  • Le 29 février à 20:47, par jeunedame seret En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    Même si on n’aime pas le lièvre, reconnaissons qu’il court vite. L’UPC nous a assez ouvert les esprits ; il nous a émancipés. Car son leader Zeph est une vraie tête. Et nous lui devons reconnaissance d’avoir bien éclairé nos lanternes. À la tête du pays un jour, même s’il n’arrive pas à nous récupérer cette paix d’antan 100%, au moins, nous profiterons bien de son intelligence. L’UPC a un grand problème : sa pauvreté. Et il pourrit mieux gérer son stress en attaquant moins RMCK dans cette affaire terroriste. Joyeux anniversaire aux fonceurs !

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  • Le 2 mars à 15:55, par le caméléon En réponse à : Politique au Burkina Faso : L’UPC braque les projecteurs sur ses dix ans d’existence

    Joyeux anniversaire. Comme l’UPC le sait bien, les latins ont dit que "vox populi, vox dei", la voix du peuple est la voix de Dieu. Luttez toujours en revoyant votre gestion interne du parti et votre stratégie en vue d’être élu au sommet du pays, par le peuple en 2020.Voudriez - vous un test écrit entre candidats ou quel modèle d’élection aviez vous en tête pour passer ? Le terrorisme n’a pas de visage politique car il endeuille les familles de tous les partis qu’on soit au pouvoir, à l’opposition ou apolitique, donc arrêtez d’utiliser ce paramètre comme une incapacité de gouvernance .Bon vent .

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