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Gare routière et CHR rénové de Dori : « Nous collons aux besoins réels des populations à la base », explique Mikaïlou Sidibé, expert en infrastructures du G5 Sahel

Publié le lundi 24 février 2020 à 23h30min

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Gare routière et CHR rénové de Dori : « Nous collons aux besoins réels des populations à la base », explique Mikaïlou Sidibé, expert en infrastructures du G5 Sahel

Le jeudi 20 février 2020 dans la région du Sahel, le président Roch Kaboré a, dans le cadre des projets à impact rapide du G5 Sahel, inauguré la gare routière de Dori et le Centre hospitalier régional (CHR) rénové de ladite région. Pour pousser davantage sur cet engagement d’urgence du G5 Sahel et ce qu’il poursuit en 2020 pour les populations des zones fragiles de l’espace saharien, nous avons rencontré une des chevilles ouvrières de l’organisation, le jeune burkinabè, expert en infrastructures, Mikaïlou Sidibé. Dans cette interview, il revient également sur la présidence en exercice du G5 Sahel du président Roch Kaboré qui doit passer le témoin au sommet de Nouakchott, ce mardi, 25 février 2020, en Mauritanie.

Lefaso.net : Cette inauguration d’infrastructures…, un bol d’oxygène pour le G5 Sahel, quand on sait les difficultés que vous avez à démontrer les réalisations sur terrain ?

Mikaïlou Sidibé : Merci pour cette opportunité que vous nous offrez de parler non seulement de cette inauguration d’hier (l’interview a eu lieu le vendredi, 21 février, ndlr), mais également de tout ce que nous portons, au niveau du G5 Sahel, comme initiatives en faveur des populations, spécialement dans les zones les plus fragiles.

Effectivement, après avoir organisé la Conférence pour mobiliser les financements pour la réalisation de notre Programme d’investissements prioritaires (Conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 Sahel, tenue le 6 décembre 2018 à Nouakchott, en République islamique de Mauritanie, ndlr), on s’est donné pour objectif, au cours de la présidence en exercice du Burkina Faso, d’obtenir des résultats concrets, avant vraiment que le président Kaboré ne passe le flambeau à son homologue mauritanien.

Le projet que nous avons inauguré hier est donc un exemple patent. C’est une composante d’un projet qui va toucher les trois pays (le Burkina, le Mali et le Niger), dans cette zone des trois frontières et également dans les autres pays du G5 Sahel. Nous travaillons d’arrache-pied à engranger des résultats concrets à travers notamment la multiplication de projets socio-économiques à impact rapide au bénéfice de nos populations.

La dernière fois, quand nous vous rencontrions à la Conférence internationale de Nouakchott, dont vous étiez d’ailleurs l’une des chevilles ouvrières, vous confiez que la présidence tournante du Burkina (février 2019 - février 2020) était également un défi personnel pour vous. N’avez-vous pas douté à un moment donné de la concrétisation de ce projet qui vient d’être réalisé ?

Non, je n’ai pas douté ; parce que c’est un objectif important que nous avait assigné la hiérarchie, notamment le secrétaire permanent (Maman Sambo Sidikou, ndlr) et le président en exercice Roch Kaboré qui nous a appuyé sur le volet diplomatique et politique pour pouvoir mobiliser les financements. Une fois que les finances ont été mobilisées sur la base des promesses qui ont été faites, le reste, c’est un travail technique et ça, c’est ce que je peux modestement faire le mieux.

On a donc monté le projet, on a lancé rapidement les travaux dans cette zone, qu’on dit difficile, mais malgré tout cela, nous avons pu livrer l’ouvrage en trois mois ! Quand vous lisez la joie sur les visages des populations, ça ne peut que donner encore plus de motivation à travailler davantage pour répondre aux préoccupations des populations de l’espace G5 Sahel.

Le G5 Sahel était critiqué de ne pas réaliser de résultats concrets pour les populations. Avec cette réalisation socio-économique…, c’est désormais un tonus supplémentaire pour la suite !

Absolument ! Ça nous conforte, incontestablement. Ce que nous avons inauguré hier est une composante sur quatre de ce projet qui est en train d’être mis en œuvre. Donc, en plus de la remise à niveau de ce CHR de Dori, qui a consisté à le doter d’un système autonome d’adduction en eau potable, de retoucher le plateau technique, etc., nous avons un autre volet qui concerne l’économie pastorale au niveau de la zone à cheval entre les trois pays (Burkina, Mali, Niger).

C’est donc une aire pastorale que nous allons aménager, des couloirs de transhumance, des retenus d’eau, des boulis, des postes de sécurité et au niveau de la ville de Tillabéry au Niger, nous allons moderniser totalement l’abattoir frigorifique, notamment la chaîne de froid et l’aire d’abattage.

Au niveau du Mali, nous allons construire, à Gossi, des magasins d’aliments pour bétail avec un stock pour une première année. C’est véritablement donc l’économie pastorale et la santé des populations qui sont mises en avant à ce niveau-là.

C’est sur quelle échéance vous prévoyez tout cela ?

Dans moins de dix mois, les autres composantes qui ne sont pas encore achevées seront inaugurées. Tout cela sera réalisé au cours de l’année 2020.

On sait que dans quelques jours, le Burkina va passer la présidence du G5 Sahel à la Mauritanie. De façon générale, quel bilan personnel faites-vous de cette présidence en exercice ?

Tout récemment, nous avons travaillé justement sur le rapport portant mise en œuvre de la feuille de route de la présidence en exercice du Burkina Faso, qui dégage un taux d’exécution très satisfait.

Cette feuille de route était déclinée en quatre actions ; il y avait un point qui concernait l’opérationnalisation de la Force conjointe, beaucoup d’actions ont été menées, surtout sur le plan diplomatique et politique, avec notamment cette coalisation qui va être mise en œuvre au niveau du fuseau centre et qui va s’attaquer à l’insécurité endémique au niveau de la zone des trois frontières. C’est donc un réel motif de satisfaction à ce niveau. La deuxième composante, c’était la mobilisation des financements pour la mise en place des projets de développement.

La troisième et la quatrième priorité, sont en rapport avec les initiatives en faveur des femmes et des jeunes. En somme, avec l’accompagnement politique et diplomatique du président Kaboré, nous avons pu bien travailler et aujourd’hui, on peut dire que cette présidence a été un succès. Le sommet de Nouakchott, le 25 février prochain, pourra faire le bilan de façon complète et dégagera vraiment tout ce qui a été engrangé comme acquis. La Mauritanie qui a déjà élaboré sa feuille de route, s’appuiera sur ces acquis pour relever les nombreux défis qui sont encore à relever pour la paix, la stabilité et le développement de notre espace sous-régional.


Cliquez ici pour lire aussi Dori : Le président du Faso inaugure la gare routière et le CHR rénové


Parlant des infrastructures inaugurées à Dori, comment a été fait leur choix ?

Une fois que nous avons mobilisé les financements, nous nous sommes dit qu’il faut que les projets que nous mettrons en œuvre touchent directement les populations, qu’ils soient indubitablement l’expression des populations à la base. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur les collectivités territoriales, en l’occurrence la C3 Sahel pour ce qui est de la zone des trois frontières. C’est une structure bien organisée, rassemblant les collectivités frontalières des trois pays (Burkina, Mali et Niger, ndlr).

La C3 Sahel nous a proposé un certain nombre d’actions qui entrent dans les priorités de notre programme d’investissements prioritaires. Donc, en retenant ces activités qui sont graduellement mises en œuvre, c’est véritablement pour répondre aux besoins des populations. Ces activités permettront naturellement de renforcer leur confiance (vous savez que dans cette lutte contre le terrorisme, on a besoin de cette confiance entre les populations et les Forces de défense et de sécurité, que ces populations aient également confiance vis-à-vis de leur Etat, qu’elles sentent que leur Etat est là pour elles). Donc, nous nous collons vraiment aux besoins réels des populations à la base.

Il y avait en ligne de mire également, cette volonté d’accélération des infrastructures socio-économiques aux frontières. Avec la dégradation de la situation sécuritaire, les populations de ces zones sont déplacées, cela n’a-t-il pas modifié votre trajectoire de départ ?

C’est vrai que ce facteur a été pris en compte. Chez nous, on parle de changement de paradigme. En fait, on avait deux types de projets : les projets à impact rapide et les projets structurants (parce qu’on sait que ce sont d’autres types d’actions, plus robustes, qui vont pouvoir vraiment changer la physionomie de la région). Mais comme vous l’avez dit, la dégradation de la situation dans ces régions nous a fait observer qu’il fallait mettre l’accent en urgence sur ces projets à impact rapide.

C’est ce qui nous a vraiment motivé à aller rapidement pour mettre en œuvre ces projets pour pouvoir inverser cette tendance désastreuse dans ces zones et également avoir à l’esprit que les projets structurants qui doivent changer transformer ces zones doivent être conduits et la mobilisation des financements à ce niveau se poursuit, notamment dans le domaine des transports (les infrastructures routières pour pouvoir relier les pays), des ouvrages d’accès à l’énergie, d’adduction en eau potable.

Donc, nous gardons en mémoire ces projets structurants, mais nous lançons en parallèle plusieurs projets à impact rapide pour venir en aide aux populations qui sont très éprouvées.


Lire aussi Mikaïlou Sidibé, expert infrastructures du G5 Sahel : « Si le G5 Sahel veut s’attaquer à l’insécurité, il faut aussi s’intéresser à la gouvernance »


Effectivement, on a ces populations devenues des déplacées, car ayant été obligées de fuir leurs villages d’origine. Le G5 Sahel prévoit-il des actions d’urgence en faveur de cette catégorie de populations ?

Absolument, au-delà de ce projet dont une partie a été inaugurée, nous avons ce que nous appelons le PDU (Programme de développement d’urgence du G5 sahel), qui comprend deux composantes qui touchent au renforcement de la résilience des populations, la cohésion sociale. Actuellement, quelques-uns des projets du PDU sont lancés. Pour la plupart en tout cas, au moins les contrats avec les prestataires qui doivent mettre en œuvre ces initiatives ont été signés. Courant cette année 2020, nous allons passer à leur mise en œuvre de tous les projets restant afin de soulager nos populations.

Je tiens à préciser par exemple qu’en réfectionnant ce CHR, c’est non seulement pour servir les populations de la ville de Dori, mais également en faveur de toutes les populations déplacées (non seulement des déplacés internes, mais également des autres pays). Nous n’avons donc pas perdu de vue cette réalité, naturellement, ça ne va pas au rythme que tout le monde souhaite, vu la précarité dans laquelle les gens vivent, mais nous avons vraiment à l’esprit cela et nous comptons également sur la mobilisation de la communauté internationale pour pouvoir inverser cette situation déplorable.

Le président du Faso, Roch Kaboré, en tête-à-tête avec l’expert Mikaïlou Sidibé (au milieu) et le maire de Dori avant la cérémonie d’inauguration

C’est un très grand pas de franchi avec ces infrastructures de Dori. Quels sont les défis immédiats pour votre département ?

C’est déjà les autres projets qui ont pu accrocher les partenaires. Après la conférence sur la mobilisation des financements, les promesses qui ont été faites, nous passons à la mobilisation de ces fonds et au fur et à mesure que ces ressources arrivent, nous développons les projets que nous avons proposés et nous passons à la mise en œuvre. Donc, les défis immédiats, c’est le PDU, qui comporte trois piliers. Il y a l’accès à l’eau, le renforcement de la résilience et de la cohésion sociale.

Au-delà de ce PDU, pour accélérer la mise en œuvre de notre Programme d’investissements prioritaires (PIP) qui contient dans sa globalité 40 projets, nous allons accélérer le plaidoyer politique et diplomatique, mobiliser plus rapidement les financements et passer à la mise œuvre sur le terrain. D’ores et déjà, au niveau des routes qui sont contenues dans ce PIP, nous avons pu avoir une oreille attentive auprès des partenaires arabes qui se sont engagés à financer un projet par pays au cours de l’année 2019.

Donc, il y a eu de la lenteur dans le traitement des procédures des requêtes qui devraient être transmises par les Etats et on n’a pas pu boucler les financements de ces projets de route. Donc, un des défis majeurs de l’année 2020, c’est avancer sur ce dossier. Malheureusement, au niveau du Burkina, le projet de route retenu, c’est Djibo-Baraboulé et, avec le problème sécuritaire, nous serons peut-être obligés de revoir le tronçon (comme le financement était déjà identifié, nous allons voir quelle route retenir pour ne pas perdre le financement qui a été acquis).

Nous avons également un projet structurant qui concerne le ferroviaire, le Transsaharien, dont nous avons même lancé l’étude de faisabilité ici à Ouagadougou en septembre 2019 et cette étude se poursuit, nous avons bon espoir, certains partenaires n’attendent que le bouclage de l’étude pour pouvoir nous accompagner dans le démarrage de ce gigantesque projet qui sera un symbole fort d’un espace G5 Sahel tourné vers le développement !

On sait aussi que la situation sécuritaire a beaucoup entamé le monde scolaire, le G5 Sahel a-t-il des initiatives rapides envers cette frange sociale ?

Effectivement, le PATI (Programme d’aménagement territorial intégré) que nous conduisons, constitue une phase-pilote ; donc nous avons mis l’accent sur deux volets : santé et économie pastorale. Parallèlement, nous avons constaté la dégradation au niveau scolaire. Donc, le PATI II que nous allons monter et que nous allons présenter aux partenaires va davantage mettre l’accent sur la santé et comment venir en aide à ces enfants qui n’arrivent pas à aller à l’école et quelles solutions alternatives trouvées parce que ces enfants, sans système éducatif, deviennent un danger aussi (ce sont des cibles potentielles que les terroristes peuvent recruter, puis c’est un cycle sans fin qui va s’installer).

Nous ne perdons pas de vue cela et déjà, à la célébration de la journée du G5 Sahel, le 19 décembre 2019, de façon symbolique, le Secrétaire permanent a offert des kits avec l‘accompagnement des partenaires, dont le ministre en charge de l’éducation au niveau du Burkina. C’est pour dire que nous prenons en compte cet aspect au niveau de notre PIP et il y a des partenaires comme l’UNICEF qui entendent nous accompagner dans ce sens.

Mikaïlou Sididbé (extrême gauche), les regards désormais orientés vers les infrastructures socio-économiques à mettre à la disposition des populations dès cette année 2020

Quel peut être l’enjeu du sommet de Nouakchott qui se tient le 25 février ?

Les réunions préparatoires ont déjà démarré avec les experts. Le 23 et 24 février, c’est la session des Conseils des ministres du G5 Sahel et le 25 février, le sommet des chefs d’Etat. Donc, l’enjeu, c’est autour de la feuille de route que la Mauritanie va présenter, qui va partir des acquis et des défis qui restent à relever par rapport à la présidence en exercice du Burkina et à ce niveau, la Mauritanie entend mettre l’accent davantage sur la mobilisation des fonds et la mise en œuvre des projets à l’image de ce PATI dans les zones fragiles.

L’enjeu, c’est de pouvoir convaincre la communauté internationale que c’est maintenant ou jamais. Il ne faut pas attendre que la situation se dégrade davantage ; il faut accompagner les initiatives à l’image du PATI pour pouvoir répondre aux besoins immédiats des populations à la base. Parallèlement, mettre en place cette coalition internationale au niveau du fuseau centre pour venir à bout des terroristes dans cet espace-là et concrétiser progressivement des projets structurants pour véritablement transforme positivement l’espace G5 Sahel.

Interview réalisée par Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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Messages

  • Toutes mes félicitations à Mr Mikaïlou Sidibé.
    Bonne continuation pour les autres projets...

  • Si c’est pour avoir la confiance des populations ces réalisations devaient être à DJIBO. DORI ne connaît aucun problème de terrorisme.

  • Mon admiration à Monsieur SIDIBE, le jeune vaillant Burkinabè, on est fier de toi. Merci pour ce que vous avez fait pour les populations en salle souffrance et pour votre pays, le Burkina. Bon courage à vous !

  • Burkindi,ne voyons pas tout en noir.Reconnaissons que c’est bien car nous ne savons pas ce qui est prévu pour Djibo.Disons nous que le meilleur est à venir.Est ce qu’il faut attendre que Dori fasse l’objet d’attaque avant de commencer les investissements ?Puisse DIEU bénir le Burkina.

  • Burkindi, Dori ou Djibo c’est le FASO qui gagne. Je suis convaincu qu’ils ont aussi des projets pour Djibo, Kongoussi, Fada, Tougan, bref toutes les régions dans la zone rouge. Encourageons notre jeune compatriote et tout le G5 pour le meilleur. Par ailleurs, Dori est bel et bien touchée parcequ’il y a des villages situées à 20 km ou moins qui ont été attaqués par les Djihadistes. Il y a deux mois environ, les populations d’un village de la commune , juste à 3 km de Dori,. a trouvé 5 corps de personnes exécutées près de la route principale Dori-Ouaga. A la demande de la mairie de Dori les populations ont accepté de les inhumer ! Donc Burkindi, il est clair que la commune de Dori est bel et bien touchée par cette violence.

  • Le début est encourageant et surtout que Mr Sidibe dit la source des financement. Il faudrait des projets plus innovants pour un développement durable. L’ancien régime avait le projet de pôle de croissance des mines dans sahel,mais à la surprise générale depuis la transition ce projet phare a été abandonné. Ce gouvernement n’en parle pas. Il faut accélérer la construction des routes Djibo - Dori-Grom-Grom pour désenclaver la région avec un hôpital régional plus l’université de Dori. S’intéresser le développement du sahel avec la création d’emploi.

  • Caca : je suis pour des jeunes avec des objectifs de développement durable. J’admire la lucidité du jeune Sidibé qui me rappelle ma jeunesse. ’’’Ma vérités blesse mais ne tue pas.’’’ Pour te dire d’arrêter tes charabias avec ton ancien régime.’’’’’ Beaucoup de conseillers mandataire au développement de notre pays te confirmeront ce que j’avance. Pendant des années beaucoup des projets pour le Nord, surtout Dori et environnante ont été étudié par des chargés de mission dit mandataires, mais le plus grand nombre de leurs dossiers dorment de nos jours dans les tiroirs. Tu parles d’Université ! Et si on voit à la télévision nationale un invité de marque responsable de la NAFA et originaire du coin dans une émission bien écouté le dimanche soir, qui pourtant a vu des sicaires qui tuent les enseignants Français par ce qu’il enseignent le Français, et dire publiquement que l’arabe doit être enseigner au Nord, oublie tes charabias d’Université et autres qui ne rentre pas dans les désirs des terroristes déguisés qui veulent accaparé tout le nord du Burkina. Sauf la jeunesse du Nord sans des personnes qui disent que l’arabe doit être enseigné au Nord, comme veulent ceux qui tuent les enseignants en Français, cette jeunesse qui se démarque peut faire développer tous les projets dont tu cites. Que ça soit l’ancien régime ou le nouveau, le problème reste le même. Au Moins le nouveau nous montre ce qu’il rénove dans ce coin : caca, moi connaissant la région en 27 ans de règne de ton régime Dori est resté comme au début de notre indépendance. Sans rancune.

    • Ka,
      Tu peux ne pas aimé mon ancien régime c’est ton choix, mais dire que ce régime n’a rien fait pour le sahel et le nord c’est faux. Je connais également cette région du Burkina avant le régime des 27 ans. Je suis allé plusieurs à Ouahigouya quand le goudron s’arrêtait à Yako, et c’est l’ancien régime qui a bitumé Yako- Ouahigouya. Je suis allé à Djibo plusieurs fois quand la route Ouaga-Kongoussi n’avait pas de goudron, Je suis allé à Kaya quand la route Ouaga Kaya n’avait pas également de goudron. Je suis allé plusieurs fois à Dori quand la route Kaya Dori n’avait pas non plus de goudron aujourd’hui ces routes mêmes ont un besoin de rénovation parce qu’elles dates déjà. Avant l’avènement de la révolution sankariste suivi du Front populaire pour aller à Dori ou Grom-Grom et Djibo en saison de pluie c’était la croix et la bannière. Au temps de l’ancien régime le maire de Dori avait élu meilleur maire du Burkina pour ses innovations avant même sa mort. Le Burkina a cumulé un déficit développement après le premier soulèvement populaire. Du gouvernement de Sangoulé Lamizana à l’avènement du Front populaire, le pays était abandonné à sort faute de l’argent. C’est avec l’ouverture au monde capitaliste sous l’ancien régime en passant par le PAS que le Burkina a pu de nouveau avoir des financement pour son développement. Ouagadougou est devenu capitale rayonnant sous l’ancien régime. Vous pouvez bien critiquer l’ancien régime et ça partie de la vie, mais l’ignorer est une faute grave. Je critique le gouvernement du MPP certes, mais je reconnais également comment ce gouvernement a pu achever des projets phare de l’ancien régime. Le budget des 11 décembre tournant est conséquent avec ce gouvernement. Mais le défi demeure grand pour tout gouvernement qui arriverait aux affaires. A la création du G5 Sahel en 2014, l’objectif était le développement que la guerre contre le djihadisme parce que les pays sahéliens demeurent les plus pauvres au monde. Le plan universitaire planifié depuis l’ancien régime recherchait plus Mille milliards pour la construction des universités régionales. Chacun chef lieu de région une université. L’ancien régime a bien commencé et est parti, mais le projet demeure et suit son chemin avec les difficultés que nous connaissons tous. Le budget national de l’état du Burkina aujourd’hui se chiffre 2500 milliards en dépense par rapport à son cousin ivoirien 6 milles milliards. Vois-tu notre limite pourquoi certains dossiers dorment toujours dans les tiroirs ? L’ancien régime a pu remettre le Burkina moderne dans un chantier du développement durable et c’est à le nouvelle génération de persévérer. C’est à dire aujourd’hui, tout gouvernement qui arrive doit travailler sur le projet en cours. Tentez d’achever les université régionales et transformer les CHR en CHU régionaux avec les équipement nécessaires. Peut être avec les déplacés internes il y a une possibilité d’accélérer la construction régionale notamment les villes de Dori dans le Sahel, Kaya dans le centre Nord et Ouahigouya dans le Nord. Cela veut que le gouvernement doit faire un nouveau plan d’insertion des déplacés internes dans ces villes en facilitant leur relogement et en créant de l’emploi. Sans rancune

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