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Boukary Tiemtoré : De vendeur ambulant à gros importateur de banane plantain au Burkina

Accueil > Actualités > Portraits • LEFASO.NET • mercredi 29 janvier 2020 à 22h45min
Boukary Tiemtoré : De vendeur ambulant à gros  importateur de banane plantain au Burkina

Boukary Tiemtoré, l’homme qui a essayé presque tous les petits métiers du monde sans jamais se décourager, car convaincu que sa détermination payera un jour. Effectivement, cette opiniâtreté a fini par payer et l’homme fait partie des plus gros importateurs de banane plantain au Burkina Faso. Polygame et père de cinq enfants, ce quarantenaire ne recule devant rien, car disant avoir tout vu et vécu. Un vrai parcours du combattant. Portrait.

Boukary Tiemtoré était adulte avant à l’âge. Né dans une famille polygame de quatre femmes et d’une quinzaine d’enfants, c’était chacun pour soi. A 12 ans, lui était déjà dans le monde des adultes. Il devait aller à la recherche de sa pitance quotidienne, raconte-t-il avec fierté, quand il se rappelle toutes les situations difficiles auxquelles il fut confronté et qu’il a pu surmonter. Selon lui, si la souffrance tuait, il en serait la première victime. Au contraire, lui, il s’en est servi pour être l’homme qu’il est devenu.

Une aventure vieille de 25 ans

Alignant toutes sortes de petits boulots, Boukary Tiemtoré a été vendeur ambulant de tous les petits produits qui pouvaient se vendre, charretier et autres. Aujourd’hui, l’homme de 45 ans, polygame et père de cinq enfants, est devenu l’un des gros importateurs de la banane plantain au Burkina Faso. Chaque semaine, il fait venir au minimum deux remorques de banane plantain d’une valeur d’un million et demi à deux millions de francs CFA avec une trentaine de jeunes sous sa coupe.

Boukary Tiemtoré, de vendeur ambulant à gros importateur, racontant son parcours

En écoutant son histoire, l’on a tendance à se demander, comment un sahélien a pu devenir devenu l’un des gros vendeurs d’un produit côtier. Mais pour le quarantenaire, son histoire avec la banane est une histoire vieille de plus de 25 ans, suite à sa rencontre avec l’un des premiers importateurs de banane au Burkina Faso, Arouna Goubgou. Une personne de bonne volonté qu’il appelait ‘’père’’, auprès de qui, Boukary Tiemtoré a tout appris sur l’importation, surtout de la banane plantain.

« C’est un métier noble comme les autres »

Pour celui qui est affectueusement surnommé ‘’le mari des dames’’ par ses clientes et collègues, M. Tiemtoré connaît la banane comme ses propres doigts. Lorsqu’il voit une banane, il identifie automatiquement sa provenance. La banane, «  c’est son affaire ». « A vue d’œil, les gens ne considérèrent pas ce métier. Quand, ils voient quelqu’un qui vend de la banane, ils ne le respectent pas. Pourtant, c’est nous qui sommes dans le métier qui connaissons combien nous gagnons. C’est un métier noble comme les autres », lâche-t-il, en précisant qu’à part les tracasseries routières auxquelles, ils sont confrontés, la vente de la banane est bel et bien un métier qui nourrit son homme. Car le produit est rentré dans les habitudes alimentaires de la plupart des Burkinabè. « Et aujourd’hui, souligne-t-il, je rends grâce à Dieu, parce qu’avec ce travail, j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille ».

Yvette Zongo
Lefaso.net

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