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Festival international de danse de Ouagadougou (FIDO) : La 8e édition aura lieu du 25 janvier au 1er février 2020

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • lundi 20 janvier 2020 à 15h00min
Festival international de danse de Ouagadougou (FIDO) : La 8e édition aura lieu du 25 janvier au 1er février 2020

La 8e édition du Festival international de danse de Ouagadougou (FIDO) aura lieu du 25 janvier au 1er février 2020. L’annonce a été faite par le comité d’organisation au cours d’une conférence de presse, le samedi 18 janvier 2020 à Ouagadougou.

Le rendez-vous incontournable de la danse à l’horizon ! Le samedi 18 janvier 2020, les organisateurs ont indiqué à l’Institut français de Ouagadougou les dates de la 8e édition du FIDO. Il se tiendra du 25 janvier au 1er février 2020 sous le thème : « la stigmatisation ». Selon la directrice artistique du FIDO, Irène Tassembédo, la stigmatisation conduit à l’exclusion de personnes jugées différentes de la norme majoritaire par un groupe social.

Dans un environnement social et culturel habituellement jugé inclusif, de nombreuses personnes sont pourtant stigmatisées au Burkina Faso. Il s’agit de celles qui souffrent de maladies graves (cancer ou maladies mentales, etc.), celles qui vivent avec le VIH, celles qui sont albinos, celles qui sont en situation de handicap, celles qui appartiennent à des communautés qu’on considère comme alliées des groupes terroristes, celles qui ont une orientation sexuelle différente, celles qui sont les plus pauvres d’entre les pauvres.

Ainsi, Irène Tassambedo a expliqué : « dans notre pays, on stigmatise des régions, des ethnies… Ailleurs, on nous stigmatise, en déconseillant le Burkina Faso aux étrangers. Mais ce que nous voulons démontrer à travers l’expression artistique, c’est que la stigmatisation est un poison qui peut reculer si nous y travaillons avec volonté ». « Lutter contre la stigmatisation, c’est aujourd’hui notre devoir. C’est considérer ces personnes différentes comme nos frères et sœurs. C’est respecter ce qu’elles sont, ce n’est pas les juger sur les apparences ou les à-prioris, sur les milieux dont ils sont issus ou leurs conditions de vie, sur leurs choix ou leurs différences », a-t-elle soutenu.

Pour Patrick Hauguel, directeur de l’Institut français de Ouagadougou , plus on va multiplier les occasions de se retrouver ensemble pour partager une esthétique, les émotions, le plaisir de voir les danseurs du théâtre, ces occasions de partage, de communion laïque ensemble, plus on marquera des points contre les gens qui visent à séparer les gens, à les mettre dans des cases. Selon lui, le festival a toute sa place et même plus, c’est nécessaire pour le Burkina Faso.

Le directeur du CITO, Martin Zongo, a invité la population à venir voir le spectacle pas seulement qu’il est bon mais parce que vous avez la conscience que c’est une modeste contribution en venant voir la présentation. Cela promeut la culture à l’interne. Ainsi, une vingtaine de compagnies venant du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de l’Italie, de la France, de la Slovénie, des Etats-Unis et du Burkina Faso présenteront leurs créations tout au long de la semaine de la 8e édition FIDO.

Rendez-vous toutes les soirées du 25 janvier au 1er février 2020 à 20h30 à l’Institut français de Ouagadougou où au CITO. Après les spectacles, des ‘’concerts live’’ sont prévus au Grin des Arts vivants situé dans le quartier Cissin pour réunir tout le monde autour de quelques-uns des meilleurs artistes chanteurs et musiciens du Burkina Faso.

L’événement est placé sous le haut patronage de Christine Kafando, activiste engagée contre le VIH-SIDA et pour la protection de l’enfance et sous le co-parrainage de Georges Momboye, chorégraphe et danseur de la Côte d’Ivoire et de Ana Clara Guerra Marques, danseuse et chorégraphe de l’Angola.

Esther Kabore (stagiaire)

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