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Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • vendredi 17 janvier 2020 à 11h19min
Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

Les ministres de la Culture de l’espace G5 Sahel ont rendu une visite de courtoisie au Moogho Naaba Baongho ce vendredi 17 janvier 2020 à son palais. Abdoul Karim Sango et ses pairs sont allés faire part à sa majesté de leur rencontre à Ouagadougou et lui demander ses bénédictions.

Présents à Ouagadougou pour réfléchir sur la contribution de la culture à la prévention et à la lutte contre l’extrémisme violent au Sahel, les ministres en charge de la culture de l’espace G5 Sahel sont allés présenter leurs hommages à Naaba Baongho. C’était ce vendredi 17 janvier 2020 au palais royal. Le ministre de la Culture du Burkina, Abdoul Karim Sango qui conduisait la délégation, a expliqué qu’ils sont venus informer sa majesté de l’organisation de la conférence. Il a fait remarquer qu’avant, les communautés vivaient en toute symbiose.

Au regard donc de ce qui se passe aujourd’hui, il est nécessaire d’interroger selon lui, notre patrimoine culturel. Il est convaincu qu’avec la culture, il y a beaucoup de chances que nous résistions mieux au phénomène de l’extrémisme violent. La chefferie traditionnelle étant un relai puissant pour la promotion de la paix, le ministre Sango dit solliciter le soutien et les bénédictions du Moogho Naaba. Ce dernier, à son tour, a félicité les ministres pour l’initiative. Il a souhaité que les conférenciers parviennent à de bons résultats pour la paix au Sahel.

Il a également souligné que c’est une très bonne idée d’utiliser la culture pour une solution douce. Naaba Baongho a aussi expliqué que notre société était bien organisée avant les colonisateurs. Il a indiqué que nous avons des difficultés aujourd’hui parce que nous avons perdu nos repères. Il a donc suggéré une bonne éducation à l’école des enfants en intégrant les valeurs de tolérance, de paix, de respect et de solidarité. Il a pris l’exemple sur le fait qu’avant, quand un enfant revenait avec un bien ou de l’argent à la maison, on lui demandait la provenance de ce bien. Si c’était frauduleux, on lui demandait de le retourner. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

A la fin de l’audience, les ministres ont eu droit à la lecture de deux poèmes. L’un portait sur la culture et l’autre sur l’argent. Le palais les a honorés également avec sa fanfare traditionnelle. Mais, bien avant l’audience, les ministres ont pu suivre la cérémonie du faux départ du Moogho Naaba.

Dimitri OUEDRAOGO
Bonaventure Pare (Photo)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 janvier à 11:51, par TANGA En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    Vous avez bien fait d’aller le voir. Si il y a des entités bien placées comme lui dans nos pays, n’hésitez pas, allez y les voir.
    Pour celui qui ne sait pas, l’empire mossi est l’un des plus coloriés qui puisse exister. Il n’est pas fait seulement de mossé mais a accepté, demandé et accueillit d’autres ethnies pour être plus sage, plus riche en cultures et mieux assis.C’est donc un Mogho Naaba d’un empire de la tolérance que vous êtes allés rencontrer.
    Pour exemple pour ceux qui ne savent pas et qui crient à tord que le mossi n’aime pas les autres ethnies, prenons :
    - Les Yarcés, de retour de leur pélérinage à la mèque, le Mogho Naaba de l’époque leur a demandé de rester, s’installer dans son royaume. Ils apportèrent la religion musulmane ainsi chez les mossé et le premier à se convertir fut le Naaba. La réligion musulmane n’est pas arrivée chez les mossé par la force donc mais mais bon vouloir de l’Empereur des mossé.
    - Les peulhs, de nature ils traversaient seulement le pays mossé ; ces derniers (les mossé) leur confiaient leurs animauxet quand besoin se faisait sentir, ils commissionnaient un peulh de passage de faire savoir à l’autre qu’ils auraient besoin d’une bête à telle ou telle periode. Avec le temps, les Naaba ayant su que les peulhs avaient aussi la maitrise de la religion firent appels à des peulhs pour renforcer les connaissances, exorciser certains lieux car les fétiches étaient abandonnés de plus en plus. C’est ainsi que les Bâh, les Doukouré, les Bandé arrivèrent.
    Cette liste n’est pas exhaustive et on trouve même des peulhs avec balafres (signes distinctifs mossi) jusqu’à présent dans nos villes.
    - Les Dafings, préalablement appelés pour leurs religiosité puis installés sur le site actuel du fespaco, ils furent relogés à samandin. Ces dernier ont carrément pris des noms de famille mossi et reste nt musulmans.
    ETC.
    Quel bel exemple de fusion donc.
    Pour finir, il faut noter que dans les cours des cinq grands chefs mossi, existent des conseillers issus de groupes cités plus haut.

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    • Le 18 janvier à 12:04, par Goulgoulé En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

      Prendre un pan de l’histoire pour justifier un argument, tout en omettant d’autres faits , frise un peu de la malhonnétété intéllectuelle.

      Si vous voulez faire un peu d’histoire, pourquoi ne remontez vous pas à l’époque précoloniale, pour mieux illustrer l’époque post coloniale. Voici quelques questions pour mieux illustrer mon propos :

      1- A l’époque des empires, quel était le plus grand empire de l’Afrique de l’Ouest, avec des vestiges encore visibles de nos jours ?
      2- Quelles étaient les raisons véritables du refus de soumission d’un chef Mossi, qui a dû fuir en exil ?
      Qui étaient les vrais resistants face à la colonisation et qui sont ceux qui ont collaborés avec les colons contre les resistants ?
      3-Il y a t-il pas eu un traité de protectionnisme entre la royauté Mossi et la France coloniale, ?
      Qui sont ceux qui servaient de bras armés pour mater les rebellions pendant les travaux forcés ?
      4- Comment se fait -il que de tous les grands empires et royaume, seul le royaume Mossi à survécu et se retrouve majoritaire dans un découpage coloniale bien pensé, au détriment des autres Peuples ?

      L’implantation d’un palais royale à Ouagadougou est le fruit du démentèlement progressif de l’empire Manding, où la terminologie "Dougou" (ville ou pays) fait partie de la langue.

      EN voulant occulter un pan de l’histoire, tout en la travestissant, vous insultez notre conscience et provoquez ce genre de questionnement.
      Ces questions sont très pertinentes et méritent une réponse pertinente.
      Une sages africaine ne dit-elle pas que la vérité est comme de l’huile, car malgré les sécousses et le temp, elle remontera toujours à la surface.

      Dommage que ce post subira une censure pour éviter ces réponses, même si d’avance je sais que vous allez vouloir noyer le poisson.

      Vous pouvez supprimer ces questions, mais jamais freiner l’élan de la reflexion autour de ces faits historiques, qui continuent d’influencer d’une manière ou d’une autre notre présent.

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  • Le 17 janvier à 16:03, par Lejuste En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    @Tanga : ce que tu as dit, beaucoup de gens le savent. Certains ne veulent pas qu’on en parle par jalousie. Car beaucoup d’entre nous preferent que leurs enfants s’appellent Pierre et non Kougri. Beaucoup aimeraient qu’on ne parle pas d’histoire puise qu’on ne sait rien d’eux mais si c’est l’histoire du colon alors ils veulent que tous apprenent cela car dans ce cas on est tous dans le meme panier.
    Ils diront toujours il faut eviter de parler du Mogh-Naba si vous voulez la cohaison sociale. C’est triste

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  • Le 18 janvier à 10:47, par Hussein En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    Wênd na kaoss Mogh-Naaba ! Wênd na waog yân ! Celui qui ne reconnaît pas sa culture est une âme perdue, errante sans racine. Malheureusement, même à Ouagadougou, on trouve des Mossi qui refusent que leurs rejetons aprennent leur langue maternelle qu’est le Mooré. Le comble ils parlent seulement francais chez eux avec leurs enfants, le comble de l’aliénation culturelle !

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  • Le 19 janvier à 18:46, par Seydou En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    Pour mettre la République moderne sous les pieds d’un chef féodal de façon insidieuse, on ne s’y prendrait pas mieux. Qu’est-ce que des ministres de la culture de républiques modernes peuvent-ils aller apprendre en quelques minutes seulement au près du Mogh-Naba que les historiens n’aient pas transcrit dans leurs oeuvres.

    Non arrêtons ces manières de faire si nous recherchons vraiment la cohésion sociale. Vouloir mettre tout le temps, le Burkina Faso sous les pieds du Mogh-Naba, c’est malsain et inacceptable. C’est une façon de ne pas respecter les autres nationalités burkinabè. En rappel : il y a une soixantaine de nationalités dans notre pays.

    SANKARA avait raison sur la féodalité.

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  • Le 20 janvier à 14:06, par Lcouso En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    Pour finir SANKARA allait traiter avec ces coutumiers pour être plus opérationnel dans la promotion du BURKINDI raison pour laquelle il ont vite précipité sa mort.

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  • Le 20 janvier à 16:00, par Samory En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    C’est inadmissible. Le Burkina n’est pas un pays mossi. C’est dangereux ce qui se fait actuellement.... nous regardons seulement. Ca va Peter un jour

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  • Le 21 janvier à 07:49, par Lcouso En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    La Reine d’Angleterre n’appartient à toutes les dialectes des Royaumes UNIS mais ça marche.
    De surcroît cette rencontra à concernée toutes les représentations coutumières. Arrêter la PYROMANIE DANS NOTRE CHER FASO.

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    • Le 21 janvier à 09:18, par Goulgoulé En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

      Le Burkina Faso n’est pas le Royaume Unis, ni la France ou le Bengladesh si vous voulez. C’e genre de comparaison est bidon, C’est une dialectique politicienne, avec une réthorique à la con qui consiste à dire, comme ailleur c’est comme ça, donc c’est normal que ce soit comme ça chez nous.
      Blaise ne disait -il pas qu’aucune marche n’a pu faire partir un président ?

      Pendant qu’en France l’ex ministre Manuel Vals invitait les Français à accepter de vivre avec le terrorisme , le président Russe dit qu’il faut aller chercher les terroristes jusque dans les chiottes pour les faire payer leur crimes.
      Chaque peuple ou chaque génération à son combat face à l’oppression ou à l’injustice. Thomas Sankara a fait sa part et il revient à tous ses héritiers de continuer le combat sans relache. Si vous voulez vous comparer aux Anglais ou aux Français, c’est votre choix , mais permettez aux autres de prendre en main leur destinée.

      Comaraison n’est pas raison .

      La démocratie en France n’est pas la même qau Ghana, ou aux Etats ou en Iran. Vous êtes libre de venerer votre Roi et c’est de hon sens, mais de grâce respectez ceux qui ont d’autres valeurs , parfois contradictoire au vôtre.

      Cependant, c’est en voulant imposer les vôtres aux autres que vous créez les base de la division et du chaos. Acceptez les autres dans leur differences et leur croyance, avant que les autres ne vous acceptent. ça s’appelle du "bon sens".

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  • Le 21 janvier à 10:33, par Lcouso En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    LE BON SENS VOUDRAI QUE L’ON ÉVITE D’EXPOSER SA VOLONTÉ DE DIVISER.C’EST N’EST QU’UN DÉBUT. C’EST LORSQUE LES COUTUMIERS DE TOUS LES HORIZONS DU BURKINA VONT TENIR LE MÊME LANGAGE QUE VONT SE TERRER LES PYROMANES DE MOINDRE SITUATION.

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  • Le 21 janvier à 10:58, par Lcouso En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    Définissez le visage du burkina, mr GOULGOULER.
    et si le burkina est unique en son genre alors on fera avec ce que l’on a.

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  • Le 21 janvier à 23:12, par jeunedame seret En réponse à : Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel prennent des conseils auprès du Moogho Naaba

    Goulgoulé, quand vos gouvernements partent demander des fonds des Chinois ou ailleurs est-ce que le Burkina un pays asiatique ? Faut savoir que le terme Ouagadougou n’a rien de commun avec le mandingue. Va apprendre le mooré pour savoir que Ouagadougou et Ouahigouya sont synonymes. Et Ouagadougou = wa waoogdo = viens nous vénérer, nous honorer. Tu dois beaucoup alors bien approfondir ton immersion dans la culture moaaga et sa langue pour comprendre certains termes et faits ; au lieu de t’afficher sur les articles des historiens la rue.

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