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Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

Accueil > Actualités > Opinions • Source photo : Jeune Afrique / © MICHELE CATTANI/AFP • mercredi 8 janvier 2020 à 22h35min
Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

« A qui profitent les discours antifrançais ? », « ces discours sont-ils légitimes ? », telles sont les interrogations de Guillaume Lafargue, Journaliste indépendant, dans la tribune ci-après. Pour le journaliste indépendant, « le discrédit jeté sur la France sert des intérêts moins avouables que ce que voudraient prétendre certains. »

Depuis quelques mois, les discours antifrançais se répandent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Dans tous les pays du Sahel, une défiance déjà ancienne à l’égard de l’ancien pays colonisateur est ravivée par l’impuissance des troupes françaises à lutter contre le djihadisme. Le narratif antifrançais se concentre sur l’opération Barkhane, bouc émissaire et symbole de la tutelle qu’exercerait encore la France sur l’Afrique.

De manière générale, la France est donc accusée de pratiquer une forme de néocolonialisme sous couvert de soutien apporté à des pays alliés. Mais ces discours antifrançais sont-ils légitimes ? Et à qui profitent-ils ? Il est aisé de constater que le discrédit jeté sur la France sert des intérêts moins avouables que ce que voudraient prétendre certains.

La gauche anti-impérialiste aux manettes

Certains des tenants les plus virulents du French bashing sont des figures de la gauche anti impérialiste. Ils voient encore la France comme l’ennemi héréditaire, venu opprimer les peuples du Sahel. Exit la demande d’aide du président Traoré et l’intervention de la France pour empêcher la prise de Bamako en 2013 : "Serval" et "Barkhane" ne seraient que des noms de code pour une vaste opération de recolonisation.

C’est ainsi que Salif Keita a posté une vidéo sur facebook adressée au président Ibrahim Boubakar Keïta pour lui demander de ne plus obéir au méchant président Macron. Le chanteur star, qui a élu domicile en France pendant une grande partie de sa vie, et qui a été plusieurs fois primé dans ce pays à qui il doit son succès international, va jusqu’à accuser la France de financer les djihadistes.

Clément Dembélé, candidat aux élections présidentielles de 2018, entretient le même type de discours à l’égard de la France. C’est à Paris que sa candidature a reçu ses principaux soutiens de la diaspora malienne et c’est depuis Paris qu’il a critiqué la France. Oumar Mariko, autre ancien candidat de la gauche anti impérialiste aux élections présidentielles du Mali critique l’intervention militaire de la France au nom du refus d’un supposé néocolonialisme. Mariko, qui a affiché à maintes reprises son admiration pour l’autoritaire Hugo Chavez, plaide-t-il pour l’exportation de ce modèle ?

Ainsi, les discours antifrançais, qu’ils se réclament ou non de la gauche radicale, sont fondamentalement politiques. Les hommes politiques qui s’en prennent à la France exploitent un filon facile et oublient souvent de rappeler ce qu’ils doivent au pays qu’ils critiquent.

La Russie en embuscade

Dans le vieux couple que forment le Mali - et au-delà, les pays du Sahel - et la France, force est de constater qu’un tiers cherche de plus en plus à s’immiscer. Alors que la France est critiquée pour son supposé impérialisme, les propos offensants voire complotistes qui visent l’armée française émanent en effet d’ardents défenseurs de la Russie. La proximité de certains leaders de la gauche anti impérialiste avec la Russie s’est vue notamment au dernier sommet Russie-Afrique. Laurence Ndong, gabonaise qui accuse la France sur le respect des droits de l’homme, ne s’est pas inquiétée des rapports que son hôte entretient avec ces derniers lorsqu’elle a accepté de participer à deux tables rondes lors du sommet de Sotchi en novembre dernier.

Le point commun de ceux qui conspuent la France est toujours à chercher du côté de Moscou. Sans se soucier des contradictions, on critique l’impérialisme supposé de la France pour favoriser l’impérialisme de Poutine. Clément Dembélé demande l’aide de la Russie au Mali, de même que Yaya Sissoko, directeur du groupe de patriotes du Mali, qui a récemment lancé une pétition demandant l’aide de la Russie dans la lutte contre le djihadisme. Il a également organisé des manifestations pour le retrait des troupes de la Minusma et de Barkhane.

Au Burkina Faso, le député Henri Koubizara critique avec virulence l’action de la France au Sahel : c’est sans doute un hasard s’il préside le groupe d’amitié parlementaire Burkina-Russie. Même Kémi Séba, le franco-béninois aux discours les plus radicaux sur la nécessité de sortir l’Afrique de toute tutelle, en cherche une du côté de la Russie. Il dirige l’ONG Urgences panafricanistes qui diffuse le discours antifrançais dans tout le Sahel mais travaille étroitement avec la Russie ; il est notamment proche du think tank Afric. Celui qui qui s’est rendu populaire en brûlant symboliquement un billet de 5000 francs CFA souhaite-t-il aujourd’hui l’avènement du rouble CFA ?

Une tribune de Guillaume Lafargue, Journaliste indépendant
Source photo : Jeune Afrique / © MICHELE CATTANI/AFP

Vos commentaires

  • Le 8 janvier à 15:40, par TANGA En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    « A qui profitent les discours antifrançais ? »
    La réponse est simple : à l’Afrique !!!
    Est ce que vous penser que de nos jours vous pouvez endormir nos populations encore ?
    Vous savez, la communication est la communion des peuples, et les peuples communiquent très bien maintenant. Les peuples se partagent les informations et VOUS N’Y POUVEZ RIEN !

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  • Le 8 janvier à 16:31, par verite no1 En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Je ne partage pas le point de vue de ce "journaliste" !!!!! Oui, les anti-francais ont sejourne en France mais cela n’est pas une raison pour ne pas denoncer l’imperialisme francais !!!!!!
    J’ai visite la France, j’ai des amis Francais, j’ai eu des copines francaise mais cela ne m’empeche pas d’etre anti-francais pour dire la verite sur le pillage de la France sur ses colonies !!!!!! Je vais meme manger des frites francaises aujourd’hui !!!!
    Nous allons nous rapprocher de la Russie, pian ! On sait que ca moyen vous dja !
    Savez-vous que c’est a cause de Poutine que le Venezuela n’a pas ete attaque par l’OTAN ???
    L’homme a deploye des avions de guerre au Venezuela, jamais construite par aucun pays, susceptible de detruire n’importe quelle cible !!!
    Vive Poutine ! Vive l’Iran ! Vive la Chine ! Vive la revolution ! La patrie ou la mort, nous vaincrons !

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  • Le 8 janvier à 16:42, par I COMME ICARE En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Et après ?
    Nous ne voulons plus de la France.Nous allons tenter notre expérience ailleurs.

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  • Le 8 janvier à 16:55, par X En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    M.Lafargue, j’ai quelques questions à vous poser :
    - pourquoi c’est la France qui est de plus en plus critiquée en Afrique et non les autres puissances ?
    - pourquoi la France continue de s’immiscer dans la gestion économique, monétaire(cfa=eco ), politique des pays africains ?
    - pourquoi depuis près de 60 ans la France veux toujours nous assister militairement ?
    - quel est le rôle des bases militaires en Afrique ?
    Sans vouloir entrer dans les détails, je m’arrête là.

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  • Le 8 janvier à 17:06, par Zama En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Cest discours profitent a Lumumba,aux biafrais aux centrafricains aux libyens aux upcistes Um Nyobe et Félix Moumie aux sankaristes aux algériens du NFL la liste est longue.Venez voir comment il fait beau de vivre en Libye libre de Sarkozy,tellement il ya la démocratie des armes. Même madame qui reste à la maison à droit à une kalachnikov avec
    plein de munitions.

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  • Le 8 janvier à 17:22, par la Déesse En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    pourquoi la France persiste , insiste à rester accrochée à l’Afrique francophone ?

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  • Le 8 janvier à 17:29, par Danhy Kab En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Il faut que la france et ce monsieur sache que le sentiment "anti-français" découle d’un constat. La france à montré ses limites un peu partout dans le monde (Lybie, Sirie, Iran, Centre Afrique).
    Il est temps que la france se mette de coté et nous laisse choisir nos partenaires. Que ça soit la Russie, la Chine ou tout autre pays, ce que nous voulons c’est de ne plus voir à la télé des Africains mourir dans la méditérané. Tout simplement parce que la france impose un système monétaire qui empêche le développement industriel. Il a fallut que le Rwanda cesse la collaboration avec la france pour s’en sortir.
    Ce qui nous renforce dans notre lutte est le fait que la france cherche à tout prix à collaborer avec nous même quand on lui dit que c’est bon comme ça.
    Pourquoi ce acharnement. Regardez ce qui se passe avec l’ECO. Nous ne voulons plus rester sous tutelle française. On ne veut pas de garant. Es ce que la france peut comprendre cela ?
    Depuis l’arrivé des Russe en Centre Afrique, les tueries ont drastiquement diminué, en tout cas elle ne fait plus la une des médiats.
    Je parie que si nous collaborons avec la Russie, on ne parlera plus de terroriste au Burkina.

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  • Le 8 janvier à 18:00, par Bahdon Abdillahi Mohamed En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Quelle explication convainquante ! Vous avez sans doute noter l’ironie. Allons au détail du détorquitage de l’opinion de Guillame Lafargue sur trois points. D’emblée il met dans des cadres les hommes politiques et leaders d’opinion pour leurs critiques contre la politique française dans cette grande région africaine. Par ailleurs il réduit ce qu’il appelle "le narratif antifrançais" à l’opération Berkhan, qui serait une tutelle de la France sur l’Afrique. Sur ces deux points, son analyse me paraît assez partisane et tendencieuse. Quand on met des cadres, on se limite dans les analyses. Il n’est pas surprenant que les leaders politiques et de la société civile qui expriment des critiques contre la politique française depuis 2016 jusqu’à nos jours soient de l’opposition politique ou proches d’une gauche anticapitaliste et antimondialiste, on note un contrôle ou une limite des discours des hommes du pouvoir dans ces pays. Dans son analyse il exprime une prétension à la française, qui consiste à généraliser à tout le continent une politique sur les pays francophones. L’opération Berkhane opère dans 5 pays du Sahel, qui n’incluye pas le Nigéria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Libéria, l’Angola, la Guinée-Equatoriale ni l’Ethiopie... Même dans ce que la presse française appellait le pré-carré français, les réseaux occultes francafrique n’agissent pas de la même manière, et donc la politique n’est pas la même. Par ailleurs, il ignore l’appel du Nigéria aux pays francophones d’Afrique de l’Ouest de clarifier leurs relations avec la France. Qu’est-ce qu’il appelerait cette position ? La force Berkhane n’est pas présente dans ce grand pays.
    Ensuite l’autre point de sa critique, c’est le retournement des hommes politiques et chanteur contre la France, pays qui les a donné beaucoup comme Salif Keita, Clément Dembélé, Oumar Mariko. Ils n’ont pas eu le soutien de la France, le chanteur comme les hommes politiques ont un public malien, qui vit à Paris, qui occupent des emplois que les français.es ne veulent pas occuper. Comme les français.es de l’extérieur, les Maliens.es de l’extérieur ont le droit de vote de leur pays d’origine. Sur ce point, Guillaume Lafargue ne fait qu’exprimer le côté rancunier de la France et de ses représentants.es. Dans sa dénonciation d’accusés.es, il semble qu’il a oublié Aminata Traoré Dramane, laquelle a été critiqué et critique avec arguments la politique destructrice de la France dans les pays francophones.
    Enfin le troisième point, c’est la cause de l’anti-français. Et comme par magie intellectuelle il a trouvé : c’est la Russie en dénigrant : la Russie en embuscade. Alors si c’est la Russie est derrière ce discours pourquoi n’écrit-il pas une réflexion sur la politique russe. C’est encore l’étroitesse d’un nambrilisme français quand la France est confrontée à des difficultés évidentes dans des pays où sa politique a détruit le développement institutionnel et politique des Etats, nés de sa politique coloniale. Faut-il rappeller à l’auteur un fait qui a marqué Vladimir Putin lors d’un voyage en Côte d’Ivoire. Alors qu’une visite d’Etat du chef de l’Etat russe était prévue en Côte d’Ivoire sous la présidence de Laurent Gbagbo, une crise éclate dans le pays. La France intervient. Elle s’impose comme une autorité gérante de ce pays et donc Putin, qui, se dirigeait vers Abidjan, ne pourrait poursuivre son voyage parce que la France a fermé le ciel ivoirien.
    En conclusion Guillaume Lafargue manifeste ou bien une ignorance totale des enjeux économiques et politiques, qui se jouent dans cette région pour la France ou bien il joue à l’ignorant qui veut se faire entendre sur une question qui préoccupe Macron et les grandes entreprises qu’il soutient par ses politiques néolibérales qui cherchent à conserver des avantages par les politiques de corruption française et de certains.es dirigeants.es francophones d’Afrique de l’Ouest. Il est indéniable que le sentiment populaire anti-français repose sur les dégats de la période coloniale et les assassinats des dirigeants politiques (par exemple Sylvio Olumpius du Togo et bien d’autres, on ne parle pas jamais des crimes contre l’humanité commis par la France dans ce continent) dans la période postcoloniale. Mais accuser les leaders politiques de chercher à remplacer un impérialisme par un autre, c’est nier la liberté de choisir un partenaire. On ne peut nier que la Russie défendra ses intérêts. Il faut comprendre qu’il y a une génération d’Africains.es, qui n’a pas vécu la colonisation, ni les indépendances, qui demandent à vivre des pays où ils/elles doivent avoir leur futur. Les pays d’Afrique francophone ne vont pas rester la propriété de la France, non des réseaux mafieux de la France. C’est à la France de revoir sa politique envers ces pays, ce ne sont pas celles et ceux qui souffrent de la répression, de la violence, de l’imposition (directement de Paris et/ou à travers les institutions financières internationales comme le FMI ou du Conseil de l’Insécurité des Nations Unies) qui doivent changer leur point de vue. On ne peut continuer de supporter ad vit nam son bourreau.

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  • Le 8 janvier à 19:40, par Sidpassata Veritas En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Ce journaliste français, Guillaume Lafargue, ne peut pas nous comprendre. Il regarde "leur afrique" depuis la France alors que nous, nous regardons notre Afrique depuis l’Afrique. Il ne peut pas comprendre que nous ne voulions plus de "leur france" ; la Françafrique.

    - 1- Il parle de nous comme des enfants mineurs qui auraient besoin nécessairement d’un tuteur pour vivre, et il reste dans la guéguerre néocoloniale de la période des deux blocs. Alors pour lui, ceux ne veulent plus de "leur france" et son en train de se mettre sous la tutelle de la Russie. Il sous-entend ainsi que refuser "leur france" serait peut-être plus acceptable, si les auteurs d’un tel refus n’avait pas des amitiés russes.
    - 2- Il reste dans une logique incroyablement anachronique, parce que selon son discours il pense que notre Afrique ne peut avoir de relation internationale qui ne soit de type coloniale, comme si notre destin est de rester indéfiniment sous aux autres, sans aucune capacité d’un partenariat d’égal à égal. En fait, il est profondément français et il ne comprend pas que c’est cette manière de vouloir toujours traiter notre Afrique avec en incapable majeur qui nous irrite. Nous avons clairement conscience que ni la Chine, ni la Russie, ni aucune puissance étrangère ne peut coloniser l’Afrique : si cela était possible, la colonisation occidentale n’aurait pas reculé sans même qu’il ait eu partout une véritable vague de guerres d’indépendance. l’Afrique d’hier a été un morceau difficile à avaler par la colonisation. Faute d’avoir voulu à tout prix en avaler un morceau, "leur france" est secouée d’indigestion et ne comprend pas ce qui lui arrive. Il suffit de cracher les morceaux indigeste (CFA, exploitations économiques injustes, politiques antidémocratiques infantilisantes...)
    - 3- Pour illustre nos incohérences comme il le pensent, il évoque le fait que c’est le président malien qui a sollicité librement l’aide de la France pour éviter le cahot et que cela semble totalement ignoré par ceux qui développent un discours qu’il qualifie d’anti-français. Or il y a une différence entre "porter secours" à quelqu’un et "se faire le maître" de celui à qui on porte secours. Nous ne sommes pas dupes, et nous savons que nos chefs d’État n’ont pas beaucoup de marges de manœuvre, du fait même des incohérences et de l’irresponsabilité de hommes politiques africains au regard des aspirations profondes de leurs populations.
    - 4- Le journaliste français a conclu son article avec une plaisanterie concernant la monnaie en posant la question suivante : Kémi Séba "souhaite-t-il aujourd’hui l’avènement du rouble CFA ?" C’est l’occasion de dire ici que la contestation du Franc CFA n’ouvre pas les yeux à "leur france" qui tente de saboter l’avènement de la monnaie de la CEDEAO. En effet, dans l’annonce de la réforme que le président ivoirien a faite avec le Macron à ses côtés pour signifier la réforme du Fr CFA est une haute trahison : l’ECO n’est pas la monnaie des pays de l’UEMOA. C’est le nom choisi par la CEDEAO dans le projet de sa monnaie. C’est donc une usurpation d’un nom qui n’appartient ni à la France ni à l’UEMOA pour faire capoter le projet intégrateur et libérateur de la CEDEAO. C’est cette france-là qui est "leur france" avec leurs traires locaux qui font leur sale boulot chez nous pour nous retarder encore et toujours. Pourquoi allons aimer cette france-là qui dit nous défendre et qui piétine nos grands projets ?
    - 5- Pour répondre enfin à cet article et à tous ceux qui ne nous comprennent pas, je leur demande de noter que les peuples africains ne sont pas naïfs et que leurs opinions qui manifestent leurs aspirations sont longuement muris à l’épreuve de l’histoire géopolitique et celle des frasques des nos dirigeants inconséquents. Nous savons clairement les appétits qui motives les puissance industrielles qui viennent chez nous. Les africains d’aujourd’hui demandent que leurs hommes politiques leur rendent des comptes sur la gestion, la protection et la défense des intérêts communs de la nation entière. Que la France, la Russie, la Chine et tous ceux qui arrivent en Afrique aujourd’hui ne soient pas étonnés de cette revendication légitime des peuples. Il faut que cela entre dans les têtes que l’Africain d’aujourd’hui considère les pays du monde entier comme autant d’opportunités pour lui-même et sa nation. Il attend plutôt des partenariats équitables que des relations d’assujettissement. Voilà l’erreur de Macron et de tout ceux qui apprécient cette nouvelle attitude des peuples africains comme un discours ou un sentiment anti-français. Nous ne nous préoccupons que de l’Afrique et si cela ne plait pas à "leur france", qu’elle se retirer et laisse nos dirigeants face à leurs peuples pour assumer leur entière responsabilité. Nous sommes conscients qui la souveraineté a un coût que nous avons à payer pour notre monnaie, notre développement, notre défense, notre sécurité ...

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  • Le 8 janvier à 19:46, par Bahdon Abdillahi Mohamed En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Quelle explication convainquante ! Vous avez sans doute noter l’ironie. Allons au détail du détorquitage de l’opinion de Guillame Lafargue sur trois points. D’emblée il met dans des cadres les hommes politiques et leaders d’opinion pour leurs critiques contre la politique française dans cette grande région africaine. Par ailleurs il réduit ce qu’il appelle "le narratif antifrançais" à l’opération Berkhan, qui serait une tutelle de la France sur l’Afrique. Sur ces deux points, son analyse me paraît assez partisane et tendencieuse. Quand on met des cadres, on se limite dans les analyses. Il n’est pas surprenant que les leaders politiques et de la société civile qui expriment des critiques contre la politique française depuis 2016 jusqu’à nos jours soient de l’opposition politique ou proches d’une gauche anticapitaliste et antimondialiste, on note un contrôle ou une limite des discours des hommes du pouvoir dans ces pays. Dans son analyse il exprime une prétension à la française, qui consiste à généraliser à tout le continent une politique sur les pays francophones. L’opération Berkhane opère dans 5 pays du Sahel, qui n’incluye pas le Nigéria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Libéria, l’Angola, la Guinée-Equatoriale ni l’Ethiopie... Même dans ce que la presse française appellait le pré-carré français, les réseaux occultes francafrique n’agissent pas de la même manière, et donc la politique n’est pas la même. Par ailleurs, il ignore l’appel du Nigéria aux pays francophones d’Afrique de l’Ouest de clarifier leurs relations avec la France. Qu’est-ce qu’il appelerait cette position ? La force Berkhane n’est pas présente dans ce grand pays.
    Ensuite l’autre point de sa critique, c’est le retournement des hommes politiques et chanteur contre la France, pays qui les a donné beaucoup comme Salif Keita, Clément Dembélé, Oumar Mariko. Ils n’ont pas eu le soutien de la France, le chanteur comme les hommes politiques ont un public malien, qui vit à Paris, qui occupent des emplois que les français.es ne veulent pas occuper. Comme les français.es de l’extérieur, les Maliens.es de l’extérieur ont le droit de vote de leur pays d’origine. Sur ce point, Guillaume Lafargue ne fait qu’exprimer le côté rancunier de la France et de ses représentants.es. Dans sa dénonciation d’accusés.es, il semble qu’il a oublié Aminata Traoré Dramane, laquelle a été critiqué et critique avec arguments la politique destructrice de la France dans les pays francophones.
    Enfin le troisième point, c’est la cause de l’anti-français. Et comme par magie intellectuelle il a trouvé : c’est la Russie en dénigrant : la Russie en embuscade. Alors si c’est la Russie est derrière ce discours pourquoi n’écrit-il pas une réflexion sur la politique russe. C’est encore l’étroitesse d’un nambrilisme français quand la France est confrontée à des difficultés évidentes dans des pays où sa politique a détruit le développement institutionnel et politique des Etats, nés de sa politique coloniale. Faut-il rappeller à l’auteur un fait qui a marqué Vladimir Putin lors d’un voyage en Côte d’Ivoire. Alors qu’une visite d’Etat du chef de l’Etat russe était prévue en Côte d’Ivoire sous la présidence de Laurent Gbagbo, une crise éclate dans le pays. La France intervient. Elle s’impose comme une autorité gérante de ce pays et donc Putin, qui, se dirigeait vers Abidjan, ne pourrait poursuivre son voyage parce que la France a fermé le ciel ivoirien.
    En conclusion Guillaume Lafargue manifeste ou bien une ignorance totale des enjeux économiques et politiques, qui se jouent dans cette région pour la France ou bien il joue à l’ignorant qui veut se faire entendre sur une question qui préoccupe Macron et les grandes entreprises qu’il soutient par ses politiques néolibérales qui cherchent à conserver des avantages par les politiques de corruption française et de certains.es dirigeants.es francophones d’Afrique de l’Ouest. Il est indéniable que le sentiment populaire anti-français repose sur les dégats de la période coloniale et les assassinats des dirigeants politiques (par exemple Sylvio Olumpius du Togo et bien d’autres, on ne parle pas jamais des crimes contre l’humanité commis par la France dans ce continent) dans la période postcoloniale. Mais accuser les leaders politiques de chercher à remplacer un impérialisme par un autre, c’est nier la liberté de choisir un partenaire. On ne peut nier que la Russie défendra ses intérêts. Il faut comprendre qu’il y a une génération d’Africains.es, qui n’a pas vécu la colonisation, ni les indépendances, qui demandent à vivre des pays où ils/elles doivent avoir leur futur. Les pays d’Afrique francophone ne vont pas rester la propriété de la France, non des réseaux mafieux de la France. C’est à la France de revoir sa politique envers ces pays, ce ne sont pas celles et ceux qui souffrent de la répression, de la violence, de l’imposition (directement de Paris et/ou à travers les institutions financières internationales comme le FMI ou du Conseil de l’Insécurité des Nations Unies) qui doivent changer leur point de vue. On ne peut continuer à supporter ad vit nam son bourreau

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  • Le 8 janvier à 20:20, par La barbe En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    C’est à la population africaine que ça profite. Tout simplement parce qu’elle en a marre des manigances et du pillage de la France. Et cette humeur à l’égard de la France va continuer jusqu’à ce que celle-ci lâche l’Afrique francophone. Et tout dirigeant qui fera l’affaire de cette France sera surpris d’être chassé par le peuple. Ce n’est donc donc pas à Blaise Compaoré que vous allez demander pour en savoir.

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  • Le 8 janvier à 20:27, par NegBlanc En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Arrêtez vos salades, il faut vous demander pourquoi les ghanéens, nigérians et autres anglophones n’en veulent pas à l’état anglais ! Vous ne changerez jamais de croire que si quelqu’un doit exploiter les africains çà doit être vous, parce çà c’est normal n’est-ce pas ?

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  • Le 8 janvier à 22:01, par Sacksida En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    D’abord, il faut souligner que les peuples africains par leurs cultures et leurs traditions nationales ne sont pas contre le peuple francais, pas plus qu’ils ne sont pas contre tous les autres peuples. De surcroit, ils sont en consequence des etres tout a fait profondement humanistes et sociables. Cependant, la politique francaise en afrique doit etre celle des interets des peuples et en dehors des combines, des magouilles et des tendances "neocoloniales et imperialistes" d’une certaine epoque ou la france soutenait des "dictateurs africainds" au detriment des peuples concernes. Si la cooperation franco-africaine se fait dans un cadre transparent et dans l’interet bien compris des peuples africains et francais gagnant-gagnant cet espece de "sentiment anti-francais" constate se dissipera. De plus, la France doit s’engager en clair et sans ambiguite avec les peuples africains dans une lutte sincere contre le terrorisme et pour la paix. Egalement, elle doit soutenir ces peuples africains qui reclament une gouvernance vertueuse et une veritable justice sociale conditions de son aide au developpement economique et sociale. En tout etat de cause, si la France parvenait a faire mienne la lutte des peuples africains et francais contre tous ceux qui nous exploitent chez nous et nous oppriment ensemble nous ferons triomphe partout les causes justes, et le droit des peuples a la liberte et a la paix. Salut.

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  • Le 8 janvier à 23:10, par Bao-yam En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    On sait qu’un journaliste est servile quand il se qualifie de "journaliste indépendant". Ceci est le 2e service de journalistes indépendants qui comme par hasard défendent la politique francafricaine. Il n’y a aucun fait dans ce écrit pour réfuter les critiques de la politique francafricaine. Juste une tentative de discréditer les personnes critiques soient parcequ’elles ont vécu en France, soient parce qu’elles seraient proches de la Russie. Et alors ? Cela rend-t-il moins crédibles les opinions qu’elles partagent avec des milliers de jeunes africains qui n’ont été ni en France, ni en Russie ?

    Monsieur le journaliste, les médias occidentaux vous enferment dans un tel mensonge qu’ils s’ etonnent que personne ne leur croit. Les Africains observent ce que la la Russie a fait en Syrie par comparaison avec la France et ses alliés. La conclusion est nette. La Russie est claire dans ses intentions et efficace dans ses actions.

    Vous qui traquez les fausses informations : dites nous pourquoi aucun média occidental ne parle de la falsification du rapport d’experts de l’OPCW en faveur du mensonge occidental qui a aboutit aux frappes contre la Syrie en pleine debandade des terroristes ? Nous avons des yeux pour voir désormais.

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  • Le 9 janvier à 05:31, par Pateick En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    J aimerai tellement contempler , au plus vite , cette partie de l Afrique sans le soutien de la france !
    Et de surcroît, , avec des partenaires , comme la Russie ou la Chine
    J aimerai tellement me délecter, de ce délicieux spectacle de désastre Et de désolation
    Vous allez trop loin dans vos propos contre la france , l époque que vous citez est révolue depuis longue date ,
    Je vous fais quelques suggestions , n utilisez plus notre langue ,vous l insultez par vos propos injurieux , mettez vous sérieusement au travail et de grâce changez vos mentalités radicalement afin d assainir votre société, vos administrations , et surtout ne prenez que les engagements, que vous serez sûrs de tenir
    Les problèmes des africains viennent des africains , ce n est ni une autre monnaie ou un retrait imminent des troupes françaises, qui va changer cela par magie ,
    De grâce soyez un peu sérieux , plus d un demi siècle d indépendance, est bien suffisant ,pour s émanciper, de bien des choses
    Soyez sûrs d une chose , sondages a l appui sérieux et représentatifs de tous milieux , la majorité des français souhaitent la même chose que vous , que nos soldats rentrent à la maison et que le divorce , soit très vite acte, alors ne vous énervez pas svp inutilement , en brassant de l air , cela va arriver plus vite , que l on croit , après inch Allah !!!

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    • Le 9 janvier à 10:50, par Sidpassata-Veritas En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

      Voilà Mr Pateick, je suis parfaitement d’accord avec vous.
      - Je ne sais pas si vous parlez sérieusement ou si vous faites de l’ironie. Alors dans le même style, je vous réponds qu’il vous faut vraiment repartir dans votre paradis et nous laisser dans notre enfer, avec nos projets infernaux. Mais tant que vous essayerez de torpiller nos projets, vous nous verrez brasser de l’air comme vous dites pour vous chasser.
      - Dites-nous pourquoi vous et vos valets locaux vous prétendez que que l’ECO c’est du CFA réformé, alors que l’ECO est un le projet de monnaie unique de la CEDEAO pourquoi cette usurpation de nom d’une monnaie qui n’appartient qu’à la CEDEAO ? Le CFA réformé qui a été annoncé devrait plutôt s’appeler EUROF (pour euro faible)., ou l’euroCFA. Vous comprenez mieux notre colère contre votre politique ?
      - Partez totalement et laissez-nous notre enfer, nous savons comment le transformer sans vous et vos voyous de politiciens véreux. Nous aussi nous rêvons de contempler cette Afrique enfin débarrassée de ses prédateurs externes et internes et de ses pompiers pyromanes. Nous rêvons, mieux que vous, d’une Afrique maitresse de sa destinée. Essayez vous aussi de construire votre paradis sans dépendre de notre enfer. MERCI.

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    • Le 9 janvier à 13:11, par Hussein En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

      @Pateick
      Avant c’était le Boche qui devait tout payer pour votre France jusqu’à ce que les nazis avec le Führer mettent fin à ces soi-disantes réparations de la première guerre mondiale que vos grand parents francais et les anglo-saxons ont provoquée en assassinant l’achéduc d’Autriche à Sarajewo, afin de mettre de casser les Empires Austro-Hongrois et germanique. La suite de l’histoire, on la connaît : le Boche occupa Paris et le Pays de France et ce fut aux Francais de payer. Puis vint le tour des Africains (qui pourtant ont combattu à côté de vos grand-parents dans des guerres qui ne le regardaient pas) de tout payer pour votre France qui est une bouteille sans fond. Les mêmes causes produisant les mêmes effets chez le Boche comme chez l’Africain, viendra un moment où l’Africain sera obligé de vous chasser jusqu’à Paris pour vous faire payer des réparations aux Africains. Donc il vous faut déjà anticiper et partir de gré maintenant. Laissez-nous le choix de nos partenaires et faites-vous plus de soucis pour la France sans l’Afrique plutôt que pour l’Afrique sans la France et apportez-nous la joie de devoir mourrir en Afrique si on se passait de la France qui a perdu toutes ces guerres dépuis 1871.

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  • Le 9 janvier à 07:16, par salou En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Au lieu de poser ta question indirecte sois plus directe et simple. Qui a saccagé la libye pour permettre la circulation des armes et des Djihadiste ? Qui arme les terroristes ? En afrique, on ne fabrique pas d’armes. Qui occupe nos portions de terres eg KIDAL au Mali et ne veut pas de l’armée malienne dans ces zones avce des arguments farfelues ? TOUJOURS LA FRANCE. Tout le monde le sait ici dans nos pays.

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  • Le 9 janvier à 08:06, par La sagesse En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Cher Auteur, ne confondez pas anti imperialisme français et antifrançais. La politique de la France en Afrique est très malsaine.

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  • Le 9 janvier à 08:23, par DJIMAH En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Quand je lis les différents commentaires , je me rends compte que l’Africain est effectivement guidé par ses émotions. L’Africain est fort dans la critique et faible dans l’action. Au lieu de se remettre en cause, faire le bilan sur nos propres actions pour voir ce qui a marché ou pas et en tirer des leçons pour avancer. Nous sommes toujours entrain de jouer les victimes. Toujours entrain d’accuser la France pour tous nos maux, entrain de gaspiller nos énergies à dire il faut chasser les Français.
    En réalité est-ce eux qui régleront nos problèmes à notre place ? Sont ils exclusivement la cause de tous nos problèmes ?
    Leur départ au cours de la situation de terrorisme qui gagne du terrain réglera t’il le problème ?
    J’en doute fortement. je pense également que le développement de ce sentiment antifrançais se fait pour servir des objectifs inavoués.
    Ne nous trompons pas de combat. #SaveSahel

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  • Le 9 janvier à 08:25, par Auguste Ouoba En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Je ne partage pas le même point de vue que ce journaliste là. Nous sommes libres de lier amitié avec qui nous voulons pour un partenariat que nous pensons gagnant gagnant. Lorsque tu nous prouvés ton incompétence, il ya de quoi voir ailleurs.

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  • Le 9 janvier à 08:43, par Samuel Bilet En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Il faut préserver les relations entre la France et l’Afrique. Il faut se mettre dans une posture de partenariat gagnant gagnant. Savoir collaborer avec les partenaires externes. La France veut s’engager dans le développement de l’Afrique. Il faut mettre fin aux discours haineux, aux discours de violence qui incitent à la révolte...#SaveSahel #StopIntox #StopFakeNews

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  • Le 9 janvier à 09:41, par Hussein En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Je pense que la Russie n’a pas d’ambition impérialiste en Afrique parce qu’elle est déjà très grande (17 millions de km², donc plus de la moitié de tout le continent africain). Elle a de bonnes intentions, celles d’aider l’Afrique à se développement librement et sans pression extérieure. Que la France se pose elle-même la question, pourquoi il y’a un sentiment antifrancais en Afrique. Ni de sa puissance militaire (sur papier), ni de sa puissance économique (douteuse, sinon elle doit rembourser au minimum 500 milliards de Dollar américains aux états étouffés dans le système FCFC et transférer les réserves d’or à ces pays), ni de sa force technologique (limitée seulement à la soi-disante force de frappe nucléaire, sinon le niveau technologique de la France n’est pas beaucoup plus que tiers-monde) la France saurait être un bon example pour nous Africains à suivre pour un développement dans l’épanouissement et dans l’harmonie. C’est Dieu Lui-même qui a donné l’Afrique aux Africains. La France est-elle africaine ? Si la réponse est non, elle n’a que foutre en Afrique, cette Afrique dont elle a tiré pendant trop longtemps toute sa gloire dans le monde et toutes ses richessses. Devrions devenir à l’égard de la France reconnaissant pour tous les bienfaits civilisateurs et le bohneur qu’elle nous a apporté ici en Afrique ?

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  • Le 9 janvier à 10:31, par Danhy Kab En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    @DJIMAH et Samuel Bilet,
    La france n’a jamais voulu le développement de ses "ex-colonies". La preuve est que le système monétaire que la france nous a imposé, lui avait été imposé par les Nazi lors de la 2eme guerre mondiale. Juste après la libération de la france, elle a arrêté ce système et nous l’a imposé presque immédiatement. Pourquoi n’y est-elle pas restée si c’est bénéfique ?
    En plus la france ne contribue qu’à hauteur de 5%/an dans notre aide publique au développement. On peut bien se passer de ça, car le système CFA en donne beaucoup plus à la france.
    La pire des choses que les pays francophones ont connu, c’est d’être colonisé par la france.
    Posez vous la question ; pourquoi il n’y a pa de sentiment antianglais, antiportugais, antiespagnole, antiallemand ? Ces pays ont bien eu des colonies ?

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  • Le 9 janvier à 11:03, par burkinbila En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    armée française allez-vous en du mali , du BURKINA, du Niger et partout en Afrique, nous ne voulons plus de vous

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  • Le 9 janvier à 12:28, par Thomas SANKARA En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Il n’y a pas de discours anti-français en Afrique mais des discours anti-coloniaux et anti-impérialistes...

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  • Le 9 janvier à 13:04, par SOME En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    « ...une défiance déjà ancienne à l’égard de l’ancien pays colonisateur est ravivée par l’impuissance des troupes françaises à lutter contre le djihadisme  ». M Lafargue reconnait au moins que ce fameux sentiment anti francais ne date pas d’aujourd’hui, car il donne a entendre qu’il en a toujours été ainsi, meme c’était en sourdine ou latent. Alors pourquoi aujourd’hui ce sentiment devient ouvert et ravivé ?

    Derriere votre temps du conditionnel se cache bel et bien votre intention malveillante sous la fallacieuse deontologie journalistique de la prudence. Tout ceci entre bien dans votre technique de manipulation et de mepris particulierement lorsqu’il s’agit de l’afrique. Ceci est plus particulierement vrai comme fonctionnement dans l’inconscient collectif francais.

    Tout votre article et votre plan d’attaque meriteraient un commentaire suivi afin de vous demonter point par point. C’est un peu trop leger, M le journaliste independant. Volez un peu plus haut ! Vous ne pourrez pas si aisement manipuler les esprits, fussent-ils africains. Je vous rappelle que les africains sont les seuls a vous sauver, vous les francais, car sans l’afrique la France n’est rien. Les Belges dont vous aimez tant vous moquer sont pourtant deux a trois fois mieux dans leur mentalité que les francais.

    Vous vous mobilisez parce que vous le savez que la france c’est fini. Vous vous excitez parce que vous savez que les bons vieux temps de nos peres et grands peres des independances truquées par votre cinique De Gaule, et imposée aux incapables et traitres dirigeants africains, oui ! cette epoque là est a jamais revolue. Tremblez car les peuples africains, plus particulierement dans sa jeunesse, ont decidé enfin que la mascarade avec leurs peres et grands peres va trouver sa fin aujourd’hui, bon gré mal gré.

    Oui, agacez vous, tremblez car les peuples africains se mettent debout. Oui il existe une vraie gauche anti imperialiste en afrique et au burkina. Oui le neo colonialisme et neo imperialisme comme seule la France sait les utiliser en afrique, tout cela y trouvera son tombeau desormais. La jeunesse africaine consciente n’a plus peur.

    La jeunesse africaine consciente sait desormais ce que c’est cette francafrique que chaque president francais pretend balayer mais pour mieux l’ancrer encore plus dans cette tactique de lutte de survie de la France. Macron avait peur de venir sur le campus de l’universite de ouagadougou, reputé etre un repère de marxistes revolutionnaires. On sait ce qui s’y s’est passé. Vos medias en France n’ont pas osé en souffler mot. Vous-même journaliste (soi disant) independant, n’avez rien dit.

    Vous faites semblant de ne pas voir que ceux qui exploite les africains depuis des siecles sont les memes qui exploitent les peuples europeens. Vous ne comprenez pas que Macron n‘est que le bras armé d’une certaine ideologie et que cette lutte est reliée a la place geopolitique de la France en afrique. Dommage pour un journaliste !

    Vous ne nous apprenez rien en disant que ces critiques contre la France sont fondamentalement politiques : vous tentez tout simplement de nous faire croire que vous avez fait une certaine demarche intellectuelle pour en arriver là. Nul n’a besoin de cela pour le voir. Les populations africaines l’ont compris depuis bien longtemps.

    Maintenant que des dirigeants africains (comme Thomas sankara et meme Kagame au rwanda, Rawlings au ghana a coté) ont montré aux peuples africains qu’affronter l’imperialisme est une affaire de volonte politique, la jeunesse africaine a fait le choix de prendre en main leur destin pour oser inventer leur avenir, au lieu de trembler devant l’armada de l’imperialiste, fut-il francais. C’est la seule solution pour s’en sortir. Le president Jimmy Carter (il est encore vivant et cela peut se verifier) a dit (une fois qu’il a quitté le pouvoir) qu’il y a une chose que les africains doivent comprendre : c’est que s’ils veulent s’en sortir, il ne leur reste qu’a faire comme Fidel castro a cuba. Carter sait de quoi il parle !

    M Guillaume Lafargue, veuillez rafraichir vos methodes et techniques redactionnelles : ne nous ramenez pas cette vieille sempiternelle rengaine du tiers comploteur, en l’occurrence la Russie, ce bolscheviste d’hier stalinien exploiteur, etc. qui menace les africains que la France est venu sauver. Vous vous excitez tant parce vous voyez que l’afrique, dans sa fraction Jeunesse, a ENFIN eu le courage de se chercher ailleurs et vous perdez votre poule aux œufs d’or. Hier on nous terrorisait avec le communisme bolcheviste, le matin on nous brandissait le peril jaune (le chinois), l’apres midi on nous deploie un certain épouvantail slave poutine…

    Au final, je ne vois meme pas ce que recherche cet article de M Guillaume Lafargue, sinon exprimer son enervement comme son president Macron, de voir les africains oser faire un crime de lese-majesté. Ce qui est sur, c’est qu’il ne nous apprend rien de nouveau du tout, à quelque niveau que ce soit. Il ne fait que nous ressasser les memes vieilles lectures sans aucune analyse quelconque ! Sans meme y integrer la nouvelle donne geopolitique mondiale. Bref des lieux communs banals.
    SOME

    Répondre à ce message

  • Le 9 janvier à 14:07, par ouedraogo1979@ gmail.com En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    M Guillaume Lafargue vous êtes intrinsèquement impérialiste. vous êtes un partisan de la théorie du complot.

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  • Le 9 janvier à 14:34, par Dajo En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    En tous cas, pour l’instant on peut constater que l’Afrique a hérité des mauvaises habitudes françaises qui consistent à tout critiquer, à ne jamais être satisfait, à estimer que ce sont les autres qui sont responsables, que ce soit les étrangers ou le parti au pouvoir.
    Il ne faut pas se leurrer : les pays étrangers qui viennent développer l’Afrique ont tous des intentions de profit. Le pire c’est aussi lorsqu’ils amènent leurs produits de très mauvaise qualité, comme les Chinois qui sont expansionnistes y compris en France.
    Il faut accepter le passé qu’on ne peut changer et construire l’avenir en étant conscient que nous faisons partie d’un seul monde et chercher ce qui va aider chacun à survivre.
    Pour que l’Afrique se développe, il ne faut pas oublier les villages qui ont un handicap majeur, celui de ne pas pouvoir communiquer ensemble, faute d’une langue commune.
    Certes, il faut conserver les langues locales mais avoir conscience qu’une langue commune est indispensable.

    Répondre à ce message

  • Le 9 janvier à 14:40, par Anti-français En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Monsieur Guillaume LAFARGUE, nous ne sommes pas nés pour accompagner les pays développés dans leurs enrichissements à travers le pillage des ressources africaines. Lorsque nous battons notre monnaie, en France de surcroît, la France exige que nous gardions 50% de la monnaie dans un compte dans les caisses françaises, ce, depuis toujours. La France impose aux pays africains des présidents qui leur font allégeance pour les permettre de continuer à piller nos ressources, au détriment des populations africaines. Un exemple palpable, la concession de l’exploitation de tous les ports de l’Afrique de l’Ouest à un seul et même individu, BOLLORE. Avec ce pillage de nos ressources, il va de soi que par manque de moyens pour créer des emplois au profit de la jeunesse, certains soient obligés de braver les océans au péril de leurs vies pour espérer de lendemains meilleurs chez vous en France. C’est de toutes ces pratiques dont nous avons marre. Il est grand temps que vous compreniez que nous sommes en mesure de décider avec qui nous souhaiterions évoluer désormais. Comment voulez-vous que nous continuons d’utiliser une monnaie émanant d’un pays qui lui-même ne l’utilise plus depuis une vingtaine d’années.
    Soyons sérieux tout de même. Nous sommes assez mâtures pour choisir avec qui nous voudrons évoluer.

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  • Le 9 janvier à 18:09, par jeunedame seret En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    À qui profitent ces articles ou opinions désespérant ? À qui profite le financement du terrorisme et la création des zones de tensions en Afrique ? À qui profite l’obsession française de s’immiscer, de se pénétrer dans nos affaires politico-économiques malgré notre refus ? À qui profite une mentalité de subordination historique à une France par une liste de pays africains dans un semblant d’indépendance politique ? À qui profite cette culture de défaitisme exacerbée par les journalistes africains cyniques de ce siècle, à une jeunesse épanouie ? Tous ceux qui sont contre notre franchise et notre autogestion sont des pawéto français qui ont perdu une grande chose : l’amour pour la terre natale. En attendant, nous exaltons notre patriotisme, notre nationalisme. Quelles que soient les embûches.

    Répondre à ce message

  • Le 9 janvier à 21:21, par Ana En réponse à : Sahel : « A qui profitent les discours antifrançais ? » s’interroge Guillaume Lafargue, journaliste indépendant

    Tôt où tard nous allons coupés ce cordon ombilical et vivre dans la quiétude.

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