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Cohésion sociale : Le Réseau des femmes leaders outille des femmes et des jeunes filles

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • dimanche 15 décembre 2019 à 20h59min
Cohésion sociale : Le Réseau des femmes leaders outille des femmes et des jeunes filles

Le Réseau des femmes leaders (REFLE), appuyé par le PNUD, a organisé, le samedi 14 décembre 2019, une conférence publique sur la contribution de la femme à la cohésion sociale au Burkina Faso. Une conférence tenue dans le cadre de ses 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, dont la clôture s’est tenue deux jours auparavant. La cérémonie a été parrainée par le ministre en charge de la Famille, Hélène Marie Laurence Ilboudo.

C’est sous le thème « Contribution de la femme et de la jeune fille à la cohésion sociale au Burkina Faso » que s’est tenue la conférence publique du Réseau des femmes leaders (REFLE), avec l’appui financier du PNUD. Une conférence dont l’objectif, selon la présidente du REFLE, Céline Ouédraogo, est d’outiller la femme et la jeunesse féminine pour booster en elles un leadership confirmé pour les grandes questions de vivre-ensemble.

Le Burkina Faso est actuellement sous menace sécuritaire, et cette menace est en train d’impacter sérieusement le vivre-ensemble, a déploré la présidente. C’est dans cet esprit que le REFLE est à la croisée des chemins pour définir le rôle de chacun dans la construction de la paix. Et comme la femme est le reflet de la société, elle a son mot à dire car c’est elle qui peut manager dans une famille pour créer la paix. « L’intolérance est en train de gagner du terrain et c’est important que nous, nous puissions semer les graines de la paix, de la tolérance et de la cohésion sociale », déclare Céline Ouédraogo. Elle ajoute que les 16 jours d’activismes s’inscrivent dans le même cadre, avec un accent particulier sur les violences faites aux femmes déjà exacerbées par les déplacements internes.

Trois thèmes ont été développés au cours de cette conférence. Ils ont porté sur l’historique et la nécessité d’une cohésion, la veille citoyenne et la sécurisation des frontières et enfin la contribution de la femme à la cohésion sociale en lien avec la résolution 1325.

Le ministre Laurence Ilboudo a rappelé que si l’on avance aujourd’hui que la femme est la mère de l’humanité, cela voudrait dire que sans elle, une paix durable ne saurait se faire. Et son ministère, dit-elle, travail sur plusieurs axes allant dans le sens de l’épanouissement de la femme. Le Burkina Faso a l’une des législations les plus fortes pour la protection de la femme, mais il faudrait que les femmes elles-mêmes s’impliquent pour aider à lutter efficacement contre ces violences. Toutes les femmes aujourd’hui doivent être maîtresses de leur destin.

« Si une femme choisit d’être une femme au foyer, il faut que ce soit un choix venant d’elle-même et qu’elle accepte d’assumer ce choix pour être la meilleure femme au foyer. Pareillement pour celles qui décident de se lancer dans le monde du travail ou des affaires », martèle la ministre Laurence Ilboudo à l’adresse de ses filleuls. Elle les invite au leadership en se servant d’exemples d’icônes. « Lorsque vous voyez une femme qui a réussi, faites-en votre allier parce, lorsque la femme va au combat, rien ne peut l’arrêter », s’exclame-t-elle. Elle poursuit : « Tous les chasseurs vous diront, quand voyez un couple de lions, tuez toujours la femelle et laisser le mâle. Parce que quand vous tuez le mâle, la femelle va vous poursuivre partout où vous irez. Soit vous arrêtez la chasse, soit elle vous tue ».

L’invité spécial de l’évènement, le docteur Patrice Kouraogo, a aussi salué l’idée de sensibilisation qui vise le plein épanouissement de la femme et partant toute la société burkinabè. La femme, par définition, est celle qui apaise, qui enfante et qui éduque. Alors pour emboîter les pas de la marraine, il confirme que sans la femme, il ne saurait y avoir de paix durable. Il n’a pas non plus manqué d’interpeller la gent féminine qui, dit-il est la base de tout. « Aujourd’hui, si une Force de défense tombe, c’est un époux, un fils, un père, un frère ou un cousin d’une femme, preuve que la femme est à la base de tout, et elle doit en prendre conscience », lance-t-il.

Le président du comité d’organisation a présenté le REFLE comme un regroupement de femmes leaders dont les membres s’intéressent au développement économique et social du Burkina Faso. Il a pour but de permettre aux femmes d’optimiser leur contribution au développement économique et social du Burkina Faso et de conjuguer leurs efforts au sein d’un cadre qui garantit leur épanouissement.

Présidée par la marraine, la ministre Laurence Ilboudo/Marshall, la cérémonie a connu la présence de plusieurs autorités coutumières de Ouagadougou.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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