Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.» Antoine de Saint-Exupéry

4e journées scientifiques et techniques sur l’eau et l’assainissement : Les changements climatiques et les ressources en eau en débat

Accueil > Actualités > Environnement • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • samedi 14 décembre 2019 à 12h00min
4e journées scientifiques et techniques sur l’eau et l’assainissement : Les changements climatiques et les ressources en eau en débat

La 4e édition des journées scientifiques et techniques du Cadre permanent de concertation sur la recherche dans le domaine de l’eau et de l’assainissement (CPCR- Eau), se tient les 13 et 14 décembre 2019, à Ouagadougou. Cadre de réflexions et de prospections scientifiques entre chercheurs et praticiens, ces journées entendent lever les incertitudes sur les changements climatiques. D’où le thème de la présente édition : « Ressources en eau au Burkina Faso : les grands défis à relever face aux changements climatiques ».

Cette rencontre, selon Dr Zakari Bouraima, coordonnateur national du CPCR-Eau, est un cadre de dialogue entre d’une part, les chercheurs qui s’investissent dans le domaine de l’eau et de l’assainissement en vue d’aboutir à des résultats de recherches et d’autre part, les praticiens qui mettent en œuvre des actions de développement liées à l’eau et l’assainissement dans les villages et les villes. Et pour une 4e édition, le coordonnateur national dit être satisfait de l’ensemble de ces journées qui ont toujours associer les étudiants en vue de susciter des vocations.

Dr Zakari Bouraima

Pour cette année, acteurs de l’eau et de l’assainissement ont décidé de mener la réflexion sur la problématique des ressources en eau et les changements climatiques. Au menu des échanges, des conférences sur douze thématiques en lien avec cette problématique. « Au regard de l’actualité, le choix de ce thème s’imposait.

Aujourd’hui, les ressources en eau du Burkina sont très limitées et affectées par les changements climatiques. Il est donc question pour nous de voir dans quelle mesure on peut initier des actions et trouver des solutions appropriées pour faire face à cette situation », a signifié le directeur général des ressources en eau, Serge Traoré. Comme lui, le ministre de l’Eau et de l’assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, soutiendra que cette rencontre permettra de songer à l’avenir, de connaitre les contraintes et les approches à adopter. « Si nous n’avons pas une bonne connaissance des concepts, des évolutions, si nous ne les matérialisons pas par notre formule de recherche qui elle-même évolue, on est parfois surpris d’une situation sur laquelle on ne devrait pas ».

Le ministre Niouga Ambroise Ouédraogo

Et d’ajouter : « Parlant de changement climatique, on a beau dire, l’eau c’est la vie mais quand on pense aux inondations, elle (l’eau) peut être la mort. Je le dis souvent, on peut éteindre le feu par l’eau mais on ne peut éteindre l’eau. Quand on est prévenu, quand on le sent venir, on peut effectivement prendre des mesures ».

Soulignant que les quantités d’eau du pays, la qualité et leurs évolutions sont des notions que nous devons travailler à cerner, le ministre de l’Eau et de l’assainissement indique qu’au Burkina, la moyenne de l’évapotranspiration du sol (ETP) ou quantité d’eau qui s’évapore par le sol excède 2m par an, entrainant une énorme perte au niveau de nos plans d’eau. Ainsi, dit-il, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) relève un bouleversement du cycle de l’eau qui « se traduit par une modification de la moyenne et la répartition géographique des précipitations, l’augmentation de l’évapotranspiration et des épisodes de périodes sèches, de fortes précipitations et la modification du régime du cours d’eau et des eaux souterraines ».

Serge Traoré

Cela, suite à la hausse des températures qui surviennent dans le cadre des changements climatiques. Par ailleurs, il soutient que le dérèglement suivi de la croissance démographique et le développement des villes entrainent l’augmentation crescendo des besoins en eau en quantité et qualité. D’où la nécessité de trouver des outils et des approches en matière de résilience face aux impacts des changements climatiques.

A ce propos, Niouga Ambroise Ouédraogo a rappelé que le Burkina s’est intéressé à cette problématique dans la Stratégie nationale de l’eau 2018-2030, à travers cette question majeure : « Comment satisfaire de façon durable tous les besoins en eau des populations et des écosystèmes dans un environnement physique affecté par les changements climatiques et peu propice à la reconstitution et à la mobilisation des ressources en eau ? »

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Réduction des émissions de gaz à effet de serre : Le Burkina élabore son système MRV
Gestion du froid en Afrique : Les acteurs réunis à Ouagadougou pour mutualiser leurs forces
Climatiseur Triple Inverter de Samsung : Le climatisseur qui garantit 68% d’économie d’énergie
Renforcement des capacités des institutions nationales en identification, préparation et gestion de projets climats
Protection de la couche d’ozone : Le sport, canal de sensibilisation des citoyens
Catastrophes naturelles au Burkina : L’élaboration urgente d’une stratégie nationale de gestion des risques d’inondation s’impose
Protection de l’environnement : L’artiste Ras Simposh sensibilise par la musique
Protection de la couche d’ozone : La qualité de l’air au cœur des Journées à faibles émissions de Carbone
Restauration des terres : Un projet pour renforcer les capacités institutionnelles de six pays
Changements climatiques : L’ONG SNV veut améliorer la résilience des agriculteurs et éleveurs
Réhabilitation de la ceinture verte de Ouagadougou : Le groupe Hage s’engage à travers la plantation de 400 arbres
Préservation et protection de l’environnement : Une quinzaine de techniciens en réfrigération et climatisation formés aux bonnes pratiques
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés