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Le FMI et les garanties souveraines en Afrique : “Un faux procès d’intention contre EBOMAF”

Accueil > Actualités > Opinions • Par Julio GADA - Photo : RFI • mardi 10 décembre 2019 à 15h30min
Le FMI et les garanties souveraines en Afrique : “Un faux procès d’intention contre EBOMAF”

Du 2 au 3 décembre dernier, Dakar a été la capitale des remontrances d’endettement. Kristalina Georgieva, nouvelle directrice du Fonds monétaire international (FMI), a invité neuf chefs d’Etat africains à la capitale sénégalaise en vue de négocier la limitation des recours ou même la suspension des garanties souveraines de certains États africains.

Selon la Bulgare communiste, certains chefs d’Etat africains abuseraient de ces garanties d’Etat pour masquer le niveau réel de leur endettement. Et les contrats d’énergie ou de BTP sont des secteurs dans lesquels ces cautions d’Etat seraient largement utilisées.

Sans la nommer directement, une entreprise panafricaine, créée, utilisée et employée par des Africains sur le continent serait dans le viseur du symbole du capitalisme mondial. Il s’agit d’EBOMAF et de son Président-Directeur Général, Mahamadou Bonkoungou, cités par un magazine africain. A en croire les informations de ce magazine (La Lettre du Continent n°813 du mercredi 5 décembre 2019), Mahamadou Bonkoungou, fondateur de l’entreprise EBOMAF, est également le propriétaire d’une compagnie aérienne dont les avions seraient souvent affrétés gracieusement pour les présidents de la sous-région.

En creusant les faits, on peut se demander en quoi le recours à un emprunt sur le marché financier, assuré par une garantie d’État pour une raison de développement gênerait-il le FMI ? N’est-ce pas une garantie souveraine ? Les institutions de Bretton Woods n’encouragent-elles pas aussi les pays en développement à l’endettement ? Depuis la mise en oeuvre de leurs réformes en Afrique, quels pays ont-ellles déjà développé ? Les États-Unis d’Amérique ne sont-ils pas le pays le plus endetté au monde à un moment donné ? Pourquoi l’Afrique doit-elle avoir des gendarmes pour son propre développement ? N’est-ce pas une ingérance nocive ? L’institution aurait-elle les mêmes réactions lorsqu’il s’agirait d’une entrepise occidentale ?

Il est temps pour les Africains de comprendre les manoeuvres de l’impérialisme occidental en Afrique, reconnue continent de l’avenir, afin de mieux cerner les enjeux politiques et économiques pour l’émergence du continent des ressources.

Julio GADA

Vos commentaires

  • Le 10 décembre 2019 à 16:31, par LE PEUPLE En réponse à : Le FMI et les garanties souveraines en Afrique : “Un faux procès d’intention contre EBOMAF”

    C’est la politique de la France qui ne maîtrise pas correctement le Burkina. Il faut tout simplement dire merde au FMI et à la Banque Mondiale comme le Ghana si nous voulons nous développer.

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  • Le 10 décembre 2019 à 16:40, par Phil En réponse à : Le FMI et les garanties souveraines en Afrique : “Un faux procès d’intention contre EBOMAF”

    Je partage l’analyse.
    Le FMI contrôle nos économies, nos finances à travers ses programmes inadaptés, conçus dans leurs laboratoires au profit des firmes multinationales occidentales. Il faut que les africains comprennent bien pour qui ces institutions fonctionnent.
    Le FMI fait un faux procès aux entreprises africaines qui avec le soutien de leurs Etats sont progressivement en train de ravir la place des entreprises occidentales sur le continent africain.
    Voyant la menace pointer, on envoie le FMI en mission. Donnez moi le nom d’un seul pays sous programme avec le FMI qui s’est développé ?! Ses programmes sont juste bon pour maintenir nos pays sous assistance permanente pour justifier leur existence et faire le jeu des firmes occidentales.

    Répondre à ce message

  • Le 10 décembre 2019 à 23:22, par Maria de Ziniaré En réponse à : Le FMI et les garanties souveraines en Afrique : “Un faux procès d’intention contre EBOMAF”

    Arrêtez ces jérémiades de colonisés complexés pour qui c’est les autres lla cause de ses malheurs en l’occurrence impérialisme. EBOMAF n’est pas la seule société qui traite de gros contrats avec les états africains. Envol immobilier de Madani TALL l’ex egerie de la Banque Mondiale et Le groupe Telyum du sénégalais Yerim SOW ont livré clé en mains les 2 sphères ministérielles de Diamniadio au Sénégal pour un cout moyen de 50 milliards par sphère. Envol Immobilier est entrain de réaliser l’Université de San-Pedro qui sera livrée clé en main pour plus de 100 milliards d’investissement. Le mérite de ses sociétés c’est d’apporter les financements des projets dont elles ont en charge la réalisation. Par ailleurs le FMI n’oblige aucun état à travailler avec elle : il y a des états qui n’ont jamais eu de programme avec lui et certains qui ont librement demander l’aide du FMI pour l’assainissement de leurs finances publiques. Le FMI n’a donc pas vocation à développer un pays comme l’insinue la publication. Le développement économique d’un pays relève de la politique économique des dirigeants de ce pays ;

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