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Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

Accueil > Actualités > Opinions • • vendredi 6 décembre 2019 à 23h00min
Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

Dans la tribune ci-après, Salvador Maurice Yaméogo, du Rassemblement des démocrates pour le Faso (RDF), analyse de la situation sécuritaire du Burkina Faso et fait des propositions pour une sortie de crise.

Avant propos

Depuis le premier attentat terroriste que notre pays ait connu, celui du « Capuccino », en plein cœur de notre capitale, quatre années, bientôt se seront écoulées. La liste s’est tristement allongée et nombre de voix autorisées, en interne, comme à l’international, continuent de s’élever, pour condamner la spirale d’attaques djihadistes dans laquelle nous sommes désormais, dramatiquement, plongés, à l’instar de nos frères maliens et nigériens. C’est bien compréhensible, quand la République est attaquée de toutes parts et que tant de nos vaillants soldats ont payé de leur vie, la défense de notre patrie. Aussi, avant d’aller plus loin, sacrifions au devoir de mémoire, leur rendant le vibrant hommage que requiert leur suprême sacrifice et adressant à toutes les familles des militaires, tombés au champ d’honneur ainsi qu’à celles des victimes civiles, toutes endeuillées, le témoignage de notre profonde compassion.

Pour que le sacrifice ultime de tous ces disparus, ne soit pas vain, pour que leurs âmes reposent en paix, dans cette terre de nos ancêtres, qui doit rester nôtre, « Un sursaut national » sans égal dans notre histoire, est maintenant indispensable, avant qu’il ne soit trop tard.

« Le vrai sujet »

Le Burkina Faso, jadis Haute-Volta, faut-il le rappeler, a été créé, démembré puis reconstitué. Notre combat est aujourd’hui, de conjurer ce sort qui semble s’acharner, nous promettant subrepticement, sa disparition.

Ces mots forts, alors même que des signes encourageants sont annoncés, le sont à dessein. Qui d’entre nous, pouvait prédire au lendemain de la dernière présidentielle, que nous en serions là, fin 2019 ? Simple parallélisme des formes : alors que les états major de certaines formations politiques, de la majorité, comme de l’opposition, fourbissent déjà armes (non létales) et stratégies pour les joutes de 2020, qui sait où nous serons rendus à cette même date ?

La majorité ou le pouvoir, avait certes d’abord, la charge de mettre en œuvre le programme ayant fédéré une majorité de suffrages, lors du dit scrutin. L’opposition, se devait, elle, de promouvoir une option alternative et de se préparer à la soumettre en 2020. L’intégrité de notre territoire, en tant que priorité, figurait-elle, en bonne place dans les programmes ? Peu probable, dans un contexte où, l’euphorie ou l’abattement aidant (c’est selon), les indicateurs sécuritaires n’étaient pas scrutés, ni perçus comme dirimants.

Entendons-nous bien. Il n’entre nullement dans mon propos de faire (rétrospectivement), un procès d’intention, à qui que ce soit. Ce serait maladroit et déplacé. Nous avons, quelque part, tous été victimes d’une cécité collective.

Gardons juste à l’esprit, désormais et pour toujours, que nul ne connait l’avenir...
Sur ce fondement et en toute bonne foi, j’irais jusqu’à concéder que le Chef de l’Etat, le Président Roch Kaboré fait de son mieux, toutes choses égales par ailleurs et que l’opposition est logée à la même enseigne, dans le difficile registre qui est le sien.

Mais, en réalité, est-ce encore le sujet ? Sans vouloir jouer les mauvais augures, les questions qui taraudent l’esprit sont graves et tenaces. Elles ont, à juste titre, été récemment effleurées. Le Burkina Faso sera-t-il en mesure, dans un an, de tenir un scrutin couplé (Présidentielle et législatives) sur toute l’étendue du territoire national ?

Subséquemment, à supposer que ce ne soit, malheureusement pas le cas, quelles régions seront soustraites au suffrage ? Et partant, à la République ? Les régions en zonesrouge et/ou orange ? Celles « présumées occupées » ou à tout le moins « dangereusement infiltrées » par les groupes djihadistes ?

Quelles sont les populations qui, majoritairement, peuplent ces régions ? En ne les associant pas au vote, ne court-on pas le risque de les pousser davantage, pire de les offrir à la radicalisation djihadiste, par le simple effet mécanique d’une exclusion imposée, fut-ce par les circonstances ? Sans parler de celui plus pernicieux d’une stigmatisation ambiante, que de possibles et malheureuses « bavures », ont pu, un temps, illustrer. Le terreau du djihadisme est avant tout la pauvreté et non un quelconque déterminisme ethnique.

Entre l’obligation constitutionnelle de tenir des élections à bonne date et l’impérieuse nécessité, l’urgence politique, de sauver notre pays, en préservant son intégrité, la paix sociale, l’harmonie et le vivre-ensemble du peuple burkinabè, dans toutes ses composantes, y a-t-il véritablement un débat à mener ?

Dans notre histoire, combien de régimes d’exception avons-nous connu, pour de bonnes ou de mauvaises raisons ? Nous avons toujours fini par aller aux élections. Dans la situation qui prévaut, ne nous trompons pas de sujet, encore moins de combat.

Ne présumons pas de nos capacités à tenir des élections libres, équitables, transparentes et apaisées fin 2020, sur l’entièreté du notre territoire, sauf retournement extraordinaire de celle-ci, avant terme. Certes des solutions palliatives peuvent être trouvées, notamment pour les déplacés, mais quelle interprétation en sera faite ? Quelles conséquences en résulteront ?

Des précédents peuvent, sans doute, être invoqués, de pays, confrontés au terrorisme, qui ont pu organiser des élections. Mais « comparaison n’est pas raison » car toutes les comparaisons ont leurs limites, si des modulations ne sont pas opérées.

Enfin, comment aller, décemment, honnêtement, battre campagne auprès de populations déplacées, traumatisées, meurtries par les attaques et les tueries ?
Quel bilan de circonstance invoquer ? Quelle option alternative crédible soumettre, pour solliciter leurs suffrages ? Dans un tel contexte, sommes-nous même, à l’abri d’une crise post-électorale ?

Il faut dès à présent et pour de bonnes raisons, anticiper et songer à un consensus national sur le principe de l’activation possible d’un « plan B » (A mettre en œuvre, en cours de mandat, sur la base des prérogatives constitutionnelles exceptionnelles, dévolues au Président du Faso, dans les situations d’urgence, plutôt qu’au-delà de 2020. Une forme de « Transition » voulue et préparée, davantage qu’imposée).

Nous sommes en guerre et dans l’incapacité immédiate, de garantir que tous les burkinabè pourront voter, que ce scrutin sera transparent, équitable et que son résultat sera accepté. Ce propos, pourra choquer et provoquer une levée de boucliers, tant du côté de ceux qui s’apprêtent à aller à la « conservation » de leur pouvoir (sans avoir pleinement démontré l’avoir mérité) que de ceux, prêts à aller en découdre pour sa conquête, estimant le régime aux abois (sans non plus convaincre des solutions idoines à disposition, pour sortir le pays de cette situation, inédite). « La critique est aisée, mais l’art est difficile » dit-on.

Pour tous ces motifs, ayons le courage de « prévoir », d’anticiper, sans angélisme, ni démagogie, mais avec lucidité et détermination, une autre feuille de route, épousant les contours possibles, qui vont suivre, car, assurément c’est « notre union qui fera notre force ».

Aussi, osons nous retrouver, pour :

1) Unir toutes nos forces (politiques, économiques, sociales, traditionnelles, religieuses) dans le combat pour la libération totale du territoire ;

2) Prolonger, le cas échéant, le mandat du Président du Faso, des députés, subordonnant le tout, à la mise en place d’un Gouvernement d’Union et de Guerre, avec un PM, issu de l’opposition ;

3) Négocier un moratoire avec les forces syndicales ;

4) Plaider la grâce, voire l’amnistie, pour les condamnés du putsch manqué ;

5) Inviter tous les exilés à rentrer, accepter la main tendue du Président Blaise Compaoré ;

6) Commencer par élargir (sous conditions) tous les militaires aux arrêts ou radiés, en état de combattre (l’enrôlement de civils, venant en sus) ;

7) Affecter d’office le budget des élections d’abord aux FDS, dans le cadre d’un budget de guerre, faisant la part belle à un équipement conséquent de notre armée (Drones, Hélicoptères et pourquoi pas, avions de combat) et à nos populations déplacées ;

8) Réduire au maximum les charges de l’Etat. (Représentation et missions extérieures, un Gouvernement d’Union et de guerre, le plus représentatif et compact possible) ;

9) Lever les fonds nécessaires, en engageant dans la transparence, la rigueur et le professionnalisme nos ressources minières connues et/ou attendues (or, manganèse, pétrole, uranium…) ;

10) Récupérer et sécuriser par tous les moyens et en bonne intelligence avec les pays frères confrontés au même fléau et ceux amis, ces « 274 200 Km2 » qui doivent continuer de constituer l’entièreté du Pays des Hommes Intègres ;

11) Rétablir nos populations des zones sensibles dans le sentiment d’appartenance pleine et entière à la nation burkinabè, en premier lieu, en les relocalisant ;

12) Aller aux élections une fois, le Burkina totalement libéré et, enfin, se pardonner, se réconcilier.

« Mieux vaut prévenir que guérir ».

A trop discourir, et quelle que soit la justesse ou la hauteur du verbe, on finit par ne plus être audible. Ne pas s’exprimer, c’et s’exposer, à la critique du « silence coupable ».

Entre les deux, le choix est possible et désormais fait, d’une parole rare mais profondément sincère, à défaut de viser l’unanimité.

Au-delà du recours à des poncifs (diront certains), lesquels ont justement la vie dure, par le force du bon sens évident qu’ils véhiculent, c’est à la clairvoyance, au patriotisme et à la résilience de mes compatriotes, de l’intérieur et de la diaspora, que j’ai voulu faire appel.

Si dans notre construction mentale, dans notre simple cheminement d’homme, nous pensons avoir reçu, ayons cette obligation morale, quand les circonstances l’exigent, de « donner » un tant soit peu, aussi.

Dieu bénira assurément le Burkina Faso, si tous ses fils et filles le placent au-dessus de tout

Salvador M. YAMEOGO
Président du RDF

Novembre 2019

Vos commentaires

  • Le 6 décembre 2019 à 18:57, par yannick En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »
    Mon cher Salvador,vous venez de vous réveillez ? Il est déjà trop tard et de quoi parlez-vous ?
    Dans l’histoire de ce pays,avez vous déjà entendu et vu autant de déplacements de nos populations rurales vers des villes pour le moment sécurisées ?
    Nous avons tous,filles et fils de ce pays échoués alors trève aux bavardages inutiles.
    Le tribunal de l’histoire nous jugera et sera très ferme envers nos "petits politiciens" !!!
    Je suis un citoyen révolté de voir ses concitoyens déambulés comme des mendiants sur sa propre Terre,le Burkina Faso.
    Honte à nous tous,une cinquantaine d’années après notre soi-disant "indépendance".
    Nos populations ont toujours cru depuis des temps,aux belles paroles venues de la ville et voilà le résultat : ce sont aujourd’hui ses courageuses populations qui subissent,qui triment,qui perdent leurs biens,qui meurent assassinés tandis que tranquillement nous menons notre vie egoiste de citadins et citadines ,sirotant nos verres d’alcool après des bouchées de brochettes ou de volaille grillée sous les regards de ses braves populations ayant le ventre affamé.
    Trop tard,et il est déjà trop tard après ce long sommeil intellecto-politique !!!
    Le réveil après de longues siestes,sera amer,douloureux !!! :
    l’avenir politique de tous les politiciens est entrain de se jouer à présent.

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  • Le 6 décembre 2019 à 19:47, par Nouvel ordre En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Transition avec gouvernement d’union nationale pour permettre aux politiciens de bouffer sans être élus par qui que ce soit ? Et le peuple lui il gagne quoi ? Que cette idée sorte rapidement de la tête des uns et des autres. Cette classe politique opposition comme pouvoir n’a plus rien à apporter au Burkina. Que les choses soient claires.
    il faut un nouvel ordre national à ce pays.

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  • Le 6 décembre 2019 à 20:55, par Joseph En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    4 ans depuis l’attentat au Cappuccino/Splendid , et toujours nous sommes en arrière. Nous avons besoin de chaque aide internationale possible le plus rapide possible.
    Votre suggestions n’est vont pas nous approcher à la fin de la guerre, vous suggères de libérerait des criminels pour battre des criminels ;)
    Mes suggestions relatives au besoin immédiat :
    former le gens, les équipées, modernisées notre équipement, établir une infrastructure qui peut répondre à chaque attaque ( création des base d’attaque aéroportuaire) . Un pays sans sécurité est un pays condamné à la faillite !
    Je suis d’accord avec vous sur un seul point : prolonger le mandat du Président et le gouvernement, sans doute sa serait la chose la plus correcte et logique à faire

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  • Le 6 décembre 2019 à 21:25, par Dedegueba SANON En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    La seule bonne idée que je retiens, c’est que la priorité reste la défense de l’intégrité totale du territoire. Les élections dans un contexte sécuritaire délétère restent peu crédibles.
    Et je verrai bien une prolongation du mandat du président jusqu’à la sécurisation du territoire. Et ce serait un bon pied de nez fait à tous ces politiciens calculateurs, qui avaient promis lui pourrir la vie. Ainsi ils se serraient bien tirer une rafale sur eux-mêmes. Comment peut-on s’allier à ceux qui prônent notre disparition, et vouloir être président ? Président du vide ?
    Pardonner aux putschistes ? Et si ça se trouve que ce sont les amis ou ex amis de ces putschistes qui nous embêtent ? Faire revenir Blaise ? Ok pour pardonner, mais qui peut garantir que Blaise va pardonner ce que ses compagnons traitres et le peuple ingrat lui ont fait ? Le contraindre à l’exil chez ses beaux-parents ? Lui qui avait fini par se croire chef indispensable,et sans qui le pays n’existe pas ?
    Nous tous nous connaissons sa rancune. Alain Yoda l’avait insulté du temps de son MDS, mais il en a fait son plus fervent défenseur. Même le lion avait été " retourné ".

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  • Le 7 décembre 2019 à 00:47, par Eleve de maternelle En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Salvador Maurice Yaméogo a le mérite d’avoir réfléchi aux problèmes de son pays et de faire une proposition de sortie de crise inclusive baseé sur l’existant . Vous quel est le contenu de votre slogan de nouvel ordre ?. Faut il tout détruire et faire le chaos sans la constitution comme on l’a fait avec le départ mal géré de Blaise COMPAORE ?.

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  • Le 7 décembre 2019 à 07:53, par Ed En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Ces propositions montrent un esprit de LUCIDITÉ dans la situation actuelle.
    Il faut avoir CONSCIENCE que les élections proches vont servir de levier pour le terrorisme et déboucher sur le RISQUE de mettre à l’écart beaucoup de gens qui ne pourront pas s’exprimer librement.
    Le PAYS est en GUERRE. D’abord la gagner avant de passer à la suite pour que leur tenue se fasse dans la SERENITE.
    C’est aussi Réfléchir ensemble pour prendre les meilleures décisions.

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  • Le 7 décembre 2019 à 10:32, par YAWOTO En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Si certaines propositions peuvent être intéressantes à analyser, celle pour ma part qui parait anti démocratique c’est de vouloir un 1er ministre de l’opposition qui doit mettre en oeuvre le programme d’un président qui n’est pas issu de son bord politique, je ne vois pas comment un politicien avisé peut faire une telle proposition. Des ministres issus de l’opposition dans le cadre d’un gouvernement d’union oui, mais pas le 1er ministre.
    En outre rien ne prouve que le peuple veuille que ce régime continu dans cette gestion avec les résultats qu’on connait et par conséquent les politiciens ne peuvent pas ficeler un deal entre eux sur le dos du peuple pour se partager le maigre gateau en exploitant une situation qui pouvait être gérée autrement par un régime dont le peuple attend 2020 pour porter son jugement.
    IL faut être vivant pour rouler sur une route goudronnée et aller se faire soigner dans un hopital flambant neuf. Allez demander à un déplacé qui a fuit abandonnant champs et récoltes crevant de faim et totalement désespéré si en ce moment ce sont les investissements dans les infrastructures qui l’intéressent. Si tout ne doit pas s’arrêter pour la sécurité parce que c’est un état, la sécurité doit passer avant tout ! Dans une maison quand il y a un incendie, on ne se préoccupe pas d’abord de savoir si on a pu faire sortir l’argent ou les engins, la question importante est " est-ce qu’il n’ y a pas quelqu’un dedans ?
    Non, c’est à ce régime de créer les conditions d’une élection juste et transparente d’ici 2020 et si ce n’est pas le cas, le peuple en tirera toutes les conséquences.

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  • Le 7 décembre 2019 à 13:13, par Kinkester En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Je suis totalement d’accord avec les propositions de Salvador nonobstant le fait que je n’ai aucun doute sur l’incapacité de ce régime de bras cassés de nous mener vers de lendemains qui chantent. Il faut mettre en place une tribune vérité et réconciliation. J’ai peu de sympathie pour ce régime et le précédent mais l’heure est à l’union sacrée. Si les terroristes djihadistes prennent le contrôle, il n’y aura plus de justice, plus de partis politiques, plus de Burkina Faso.

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  • Le 7 décembre 2019 à 14:02, par Kansié En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    On y sent plutôt la plume de Hermann Yaméogo et non Salvador Yaméogo...
    Votre analyse est pertinente, mais certaines de vos propositions ne rencontrent pas mon assentiment : il s’agit des points 2 ; 4 ; 5 ; 6 et 9.
    Merci pour votre contribution.
    Dieu bénisse le Burkina. Amen !

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  • Le 7 décembre 2019 à 16:08, par jan jan En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Vraiment, gardez vos propositions, si votre père avait bien travaillé, il n’allait pas être débarqué. Des propositions de fils à papa, qui ne ce sont pas battus et faire leur preuves dans la vie sont inutiles.

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  • Le 7 décembre 2019 à 16:09, par wendy En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Mr Salvator cherche encore un autre gouvernement d’union pour rentrer au Gouvernement. cet temps est revolu.

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  • Le 7 décembre 2019 à 20:55, par Le solitaire En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Critiqué, oui ! Mais proposé des solutions est encore meilleurs, car "tout le monde connait le prénom de la vieille mais on l’appelle yaaba".

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  • Le 9 décembre 2019 à 08:59, par HORUDIAOM En réponse à : Insécurité au Burkina : Les propositions de Salvador Yaméogo « avant qu’il ne soit trop tard »

    Merci à Salvador Yaméogo pour sa proposition. Comme ça, ceux qui ont voulu pourrir la vie de Roch vont comprendre qu’il faut apprendre à attendre la fin du mandat d’un président pour le battre dans les urnes. Salvador n’est pas de la majorité présidentielle, il est de l’opposition. J’adhère donc à l’idée de prolongation du mandat du président Roch Kaboré. S’il faut ouvrir une période de transition avec la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, elle ne se fera qu’à partir de 2021. Ce gouvernement d’union nationale doit comporter de nouvelles têtes avec une large majorité des jeunes. Enfin, le premier Ministre ne doit être ni de l’opposition ni du pouvoir(une personne sans parti). Pour la main tendue de Blaise Compaoré oui, mais il faut qu’il s’explique devant la justice même s’il sera gracié plus tard. Les putschistes de Septembre 2015 doivent rester en prison, leur plus value aura été d’éviter de honnir le pays et de tuer des innocents en 2015. En conclusion, il ne peut y avoir d’élection dans ces conditions en 2020. Roch et son régime ne valent rien mais il fallait éviter d’attaquer le pays. Tant que les attaques continuent, il sera président. Le Burkina n’est pas le Mali pour organiser une élection dans le chaos. D’ailleurs, cette élection a t-elle sorti le Mali du gouffre ? La Somalie se porte t-elle mieux avec les élections ? Apatridie quand tu nous tient !

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